22
oct

La phrase culte du jour (made by L'amour est aveugle)

Nous connaissions déjà l'incontournable "je vous emmerde avec un grand A", made by Secret Story.

Voici la nouveauté du jour, enfin d'hier soir "j'espère rencontrer la femme avec un grand A", made by L'amour et aveugle.

Je n'ai qu'une chose à dire :

Ah ah ah ah ah.

Avec un grand A.

PS 1 : second ah ah ah en prêtant l'oreille pour entendre "elle doit avoir un côté asiatique, euraniaise ou je sais pas".  Trop bon.  Comment définir une euraniaise ?  Eurasienne ayant perdu quelques neurones à la naissance ?

PS 3 : troisième ah ah ah avec "j'aime pas la calvitie de là", en montrant la tête.  Oh oh oh, y'a des calvities d'ailleurs que la tête, ma bonne Dame ?

17
sep

La tête à claques de Koh Lanta est belge

Argh, la honte intersidérale, déjà que les belges envahissent Secret Story, les voilà maintenant sur Koh Lanta, et pour le coup, zont pas choisi n’importe qui…

Zont choisi Maxime, 20 ans, celui qui se trouve séduisant,  très intelligent, parfait, marrant et tout et tout, et qui, en guise de modeste conclusion, précise « j’ai beaucoup plus de mal à trouver mes défauts que mes qualités ».

Euh, attends, je t’aide : narcissique, vantard, susceptible, imbu de lui-même, n’ayant aucune peur que le ridicule ne le tue (heureusement pour lui).

Alors bon, je récapèpète :

- séduisant : euh, pour les gamines prépubères, peut-être, pas pour moi, moi je préfère de loin Benoît, rhaaaa, Benoît.

- très intelligent : pas sûre, commencer une telle stratégie, c’est à coup sûr se faire repérer un jour et être viré illico presto, le temps le dira

- marrant : clair qu’il me fait mourir de rire, mais bien malgré lui

- parfait : ah ah ah, qu’ajouter à cela, je vous le disais qu’il me fait mourir de rire

Bref, on dirait un Michael Vendetta à la belge, et encore, quand je compare, j’adoooore Michael Vendetta.

Mais bon finalement, tout se comprend lorsqu’un apprend qu’il et étudiant en sciences politiques, titchu.  La totale.  Une vraie blague belge, ça.

A découvrir !

maxime.jpg

10:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une enfant de la TV | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : koh lanta, tf1, maxime |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
sep

Quatre mariages, une lune de miel et un bébé, avec un détour par Secret Story et Master Chef

 

tf1,secret story,master chef,quatre mariages et une lune de miel,babyboom

TF1 se lance en ce moment dans les émissions à caractère très très familial.  Un peu « comme si que » la chaîne voulait séduire la ménagère de moins de cinquante ans. 

Passque déjà, ils avaient annoncé que Secret Story serait plus familial.  Et ça l’est : plus de scènes sous la douche, interdiction de fumer devant la caméra, interdiction de prononcer les mots tabous tels cigarette, alcool, boire, se saouler… sans oublier les classiques putain, bordel, merde, salope, pétasse, lesquels sont remplacés par des biiiiiiiiiiip stridents.  Et bien sûr, les candidats ne peuvent plus fumer devant la caméra (tchu je radote je l'ai déjà dit plus haut).  Ce qui les rend vachement agressifs je trouve, pas vous ?

Ensuite, ils ont annoncé que Master Chef serait plus cool.  Exit la froideur de Carole Rousseau. Exit l’agressivité des chefs, prenant plus de plaisir à humilier les candidats qu’à déguster leurs préparations.  Ça en devient du coup totalement guimauve, surtout avec les chefs qui n’engueulent plus personne.  Ainsi, au lieu d’entendre, par exemple, « c’est quoi cette merde que vous nous proposez, il vous a fallu une heure pour préparer ça ? » on a droit à « puis-je me permettre d’oser vous signaler que votre préparation semble un tout léger petit tantinet simpliste, au risque d’outrer votre majesté ».  Soporifique.  Quant à Carole, je ne vois aucun changement, toujours aussi glaçon, non ?

Mais c’est surtout avec ses deux nouvelles émissions que TF1 se la joue proche du peuple et de ses préoccupations principales : l’amour et les bébés. 

Babyboom est soi-disant une téléréalité durant laquelle pas moins de 7867 caméras filment, 24h/24, la vie d’une maternité.  Oui, bon, rien de neuf sous le soleil, des émissions de ce type, j’en ai vu treize à la douzaine.  Mais j’aime.  C’est vivant, c’est spontané, c’est drôle, c’est émouvant.  Du futur papa au côté groseille très prépondérant, qui appellera sa gamine Brenda (tapez 1), Jenifer (tapez 2) ou Kevinette (tapez 3) au couple hyper catho qui donne à son enfant un prénom étant celui d’un des premiers chevaliers parti en croisade (alias Tancrède), en passant par l’évanouissement du futur papa qui en entendra parler toute sa vie et par les ragots d’infirmières et de médecins, on en a totalement pour son argent, enfin pour sa redevance Voo.  Le pire, c’est que chaque fois que les futures mamans se mettent à pousser, ben je me surprends à pousser avec.  Vlà que je vais me faire des rides, titchu.  A voir sur TF1 le mardi soir ou sur AB3 le dimanche soir, je vous le conseille vivement, captivant, et fou rires et larmichettes garantis.

Mais le top du top, le soddum du soddum, comme dirait l’autre (private joke), c’est Quatre mariages et une lune de miel.  Une sorte de Dîner presque parfait, version wedding.  Quatre futures mariées s’invitent mutuellement à assister à leur cérémonie, réception, soirée dansante… puis se jugent mutuellement.  Enfin, juger est sans doute un mot trop gentil pour qualifier cette façon qu’elles ont de se démolir et de s’écraser les unes les autres comme des insectes nuisibles qu’elles ne sont pas.   Dans ce genre de jeu, peut-on attribuer une note sincèrement haute à une concurrente, sachant qu’elle risque de vous faire perdre (la note, pas la concurrente, même si c’est kif kif bourricot) ?  Vous comprendre ce que moi vouloir dire ?  Clair qu’à donner des 8/20 systématiquement, on fait baisser la moyenne, et augmenter ses chances de gagner, vous suivre ?

Et comme elles ne sont que quatre, et non cinq, cf Un dîner presque parfait, et bien le dernier jour, chacune visualise son propre mariage et les commentaires de ses ex-amies.  Drôlissime de méchanceté.

Le sadisme de TF1 veut que le coût des mariages soit indiqué.  Jusqu’à présent ça oscille entre 6000 et près de 50000 euros (ou 40000 je ne sais plus).  J’en revenais pas ! 40000 euros pour avoir 75 % de chances de divorcer, non mais sérieux, sont fous.  Je suis mauvaise ?  Même pas, simple question de statistiques.   Bien sûr, pas très équitable de comparer des mariages ayant de telles différences budgétaires, mais l’argent n’est pas toujours synonymes de bon goût… même si jusqu’à présent, pour ma part, ce fut le cas, les mariages friqués rimant avec glamour, bonne bouffe et jolie déco, certains mariages au rabais (mais pas tous, y’a vraiment eu du tout mignon dans le tout bon marché) rimant avec buffets bof bof, striptease pas glamour et déco surchargée.

Deux semaines déjà que cette émission a commencé et je m’amuse comme une petite folle. 

J’ai déjà ri comme une dingue en :

- découvrant qu’une candidate avait non seulement un « wedding planner », qui devient apparemment fort à la mode même en Europe, mais surtout une « dame de compagnie » - euh, ça existe encore ça, les dames de compagnie ?  Si oui, j’en veux bien une, qui me fera mon repassage, ma bouffe et mon ménage – j’appelle ça une bonne à tout faire, mais si elle préfère être appelée dame de compagnie, pas de souci.

- assistant à des drames dramatiquement dramatiques : le gâteau non livré because boulangerie fermée, l’envol de ballons foireux because ballons non détachés, la madame censée lâcher les cinquante colombes qui oublie de venir, le gâteau en glace qu’on oublie de mettre au congel et qui a sa sortie s’est transformé en bouillie colorée (trois de ces drames se rapportant à une seule et unique mariée, qui en plus était une vraie charogne avec les autres).

- entendant « elle avait tout, une énorme robe à volants, des gants, des bijoux, un voile, un diadème… », imaginant que suivrait un « my god, trop trop trop chargé », alors qu’a suivi un « magnifique, c’était parfait » - j’en ai eu la nausée, moi, mais c’est peut-être à force de regarder Babyboom, qui sait…

- voyant une représentante en robes de mariée arriver dans une robe dix fois trop large, qui risquait de laisser s’échapper un sein à chaque pas (clair que ça aurait boosté l’audience).

- découvrant les critiques sur une déco trop minimaliste car dénuée de ballons, de colombes, de volants, de tulles et j’en passe… bon cette fois, c’est sûr, je reviens, je vais vomir.

Et j’en passe.  Ça vaut le détour, je vous le conseille, sur TF1, chaque jour de semaine à 17h25.

Le plus drôle étant bien sûr la mesquinerie stupéfiante avec laquelle les candidates se tirent dans les pattes, en coulisses, alors qu’en face de la mariée, elles y vont de leurs plus grands sourires.  Trop fun, je me croirais au bureau, des fois.

Malgré tout, par moment, ben tout ça m’a donné des envies d’amour, de mariage et de bébé, même si, clairement, en ce moment, je suis partie pour n’avoir aucun des trois, bisque bisque rage.

Suggestion pour les prochaines émissions de ce type : « Un bébé presque parfait » ou « Quatre langes et un couffin ».  Où les jeunes mamans jugeront : la chambre du petit (dont les côtés kitsch devraient souvent nous faire mourir de rire), les futures fringues du petit (idem niveau kitch, saupoudré du côté « j’expose mon fric dans les fringues de mon gamin, exclusivement Baby Dior » ou « toute ma layette est tricotée main en rose pâle pour ma petiote »), l’accouchement (avec ou sans péridurale, pour gagner des points, avec ou sans coupage de cordon, avec ou sans papa, avec ou sans hurlements…) et enfin le petit proprement dit (passque parfois, les bébés, keske c’est moche, même si personne n’ose le dire, là, enfin elles se lâcheraient sur les oreilles décollées, le nez énorme, l’œil bovin ou la bouche en cul de poule).  Ah ben oui, ça pourrait être super marrant ça, comme concept, non ?

tf1,secret story,master chef,quatre mariages et une lune de miel,babyboom

19
mar

Carré ViiiP : on prend les mêmes et on recommence…

Après dix ans de télé-réalité, il semble que l’imagination fasse actuellement cruellement défaut.

Pourtant, y’a plein d’idées géniales, trash, gore et abominables pour innover en la matière, non ?

Apparemment, non.

TF1 a donc ressorti de son grenier d’anciennes « stars » (mouahahah, je vais faire une crise d’asthme tellement je me marre) de la télé-réalité pour les enfermer dans un genre de, euh… loft (tiens, ça me rappelle quelque chose).  TF1 les a brossés dans le sens du poil, les ViiiP, et adjugé, emballé c’est pesé, c’est reparti pour un tour à la télé…

C’est quoi un ViiiP, enfin un VIP, au fait ?

En théorie, une Very Important Personnality. 

Le VIP de la télé-réalité a huit « qualités » : mégalomanie, extravagance, sens du caprice, côté tendance, art de la séduction, côté too much, humour, capacité à faire du buzz.  Tiens, zont oublié la modestie.

TF1 nous offre donc sur un plateau hyper criard, plein de bling bling et de lumières ridiculement ridicules, agrémentés de limousines roses et de voiture dorées, sans oublier les blocs-notes des présentateurs, dorés aussi (empreintes digitales grasses en cadeau bonus), huit têtes déjà connues, si du moins vous avez, comme moi, maté toutes les télé-réalité du début de siècle, mélangées à huit « wanna ViiiP », inconnus aux dents aussi longues que l’ego de leurs rivaux, si pas plus longues.  Ça promet des étincelles bien débiles bien captivantes sociologiquement parlant.

Durant dix semaines, ces VIP qui n’en sont pas - pour moi, des VIP, c’est, chais pas moi, Mandela, Madonna, Sinatra ou moi… nan je rigooole hein, juste pour la rime, mais sérieusement, des VIP c’est des gens qui ont un talent réel, un don, qui ont fait du bien au monde, dans des domaines divers et variés comme l’humanitaire, la musique, la littérature, la science, et pas des ceusses qui se la pète gravent de la mort qui tue la vie.

Bon, place aux ViiiP.

D’abord, une brune que je ne connais pas, qui s’avère finalement être Thomas de Secret Story 3.  Tiens, il s’habille en meuf maintenant, avec des collants que j’imaginais même plus que ça existait, moi je mettais ça y’a vingt ans les collants en dentelle (mais bon, Marygribouille en a mis dans son dessin pascal, la semaine dernière, sur Planète célibataire, donc j’ai peut-être loupé un épisode, le collant dentelle est peut-être revenu à la mode, comme le pantalon carotte ou le fuseau, qui sait).  Bref Thomas est devenu(e ???) Thomase, faut pas chercher à comprendre, et il est accompagné(e ???) de son double languedevipèrien Benoît(e ???).  Ceux-là, ouf, on s’en souvient.

Puis encore une illustre inconnue pour moi, Afida, qui a apparemment épousé le fils de Tina Turner, ben oui, ça permet de devenir VIP quoi, juste par alliance.  Alors on ajoute bien Turner sous son prénom, pour pas qu’on oublie.  Semblerait qu’elle ait participé au loft 1, dont on avait été privé en Gelbique.  Gros ego, petit QI en tout cas, et grande adepte du mélange franglais.  Elle est française de souche, mais bon, ça fait bien de placer de l’anglais dans tout.  Tiens, le jour où ça fera bien de placer des belgicismes dans tout, je serai une ViiiP, moi aussi.  On dirait Mia Frye, le poulpe en moins.  Chais pas pourquoi, elle m’exaspère déjà.  Elle est donc célèbre pour rien… aaaaaah, mais c’est le cas de tous, suis-je bête, m’enfin.

Asseyez-vous confortablement, bloquez votre estomac, la nausée menace déjà, voilà Giuseppe, le retour.  Déjà.  Avec maman, of course.  Il a toujours sa tête à claques, même si, en quelques mois, il est passé de célibataire endurci qui vit chez môman à père de quasi trois morveux (ça devrait être interdit par la loi, que les Giuseppe se reproduisent, non ?).  Son petit dernier doit déjà se retourner dans l’utérus de maman.

Tiens, revlà Cindy.  Ben finalement, c’est encore elle que je préfère.  La moins conne de tous.  Si si, je le sens je le sais.  Mais elle ferait bien de mettre un soutif, la gravitation ne lui sied vraiment pas.  Et ça a l’air d’avoir empiré depuis la dernière fois qu’elle s’est foutue à poil, non ?

Suivie par FX.  Bon, décidément, ils ont regroupé toutes les têtes à claques, ça se confirme, c’est indéniable.  Et là je comprends, ça sera la première télé-réalité où y’a un meurtre en direct.  Et un Viiip de moins, un… voire plus si manque d’affinités.

Puis vlà Marjolaine.  Elle est belle et elle le sait.  Insupportable.  Dommage, car elle pourrait être chouette, si elle arrêtait de parler de ses quatre salles de bain, de ses employés de maison et de son single qui a été vendu dans le monde entier (qui se souvient de son titre, allez, faites bosser vos neurones).

Enfin, Alexandra, la princesse de Secret Story.  Ben finalement c’est encore la plus simple.  Enfin, simple, dans sa mégalomanie quoi.  Sans doute grâce à son éducation de princesse.  Paraît même qu’elle a fait une autre télé-réalité depuis, je savais même pas, tchu, ma culture téléréalitesque laisse à désirer.  Elle a un petit coup de vieux non ?

Grosse déception tout de même, où est Amélie, l'adoooorable belge de Secret Story ?

Dans les Viiip donc, niveau mecs, on a droit à trois homos, Benoît, Thomas et FX, et l’insupportable Giuseppe.  Pas de quoi fantasmer.  Pas de quoi me brookiser en matant ma TV, c’est clair.  Restent les filles… vais-je virer de bord ?

Dans les huit wannaViiip, ben on verra à l’autopsie, mais clair que sont tous tombés dans le lac, on ne peut le nier (comme Narcisse quoi, vous connaissez pas vos classiques ?)  Y m’énèèèèèèèèèèèèèèèrfent déjà tous autant qu’ils sont.  Et les mecs sont même pas beaux, trop jeunes, trop nabots.  A nouveau, rien de fantasmant.  Et y’a même un clone de Michael Vendetta, siiii, je vous jure.  Grosses lèvres et yeux gonflés, comme lui, mais chapeau en sus.   Y’a Musclor aussi, totalement tablettedechocolaté.  Et niveau filles, que de la blondasse.  Tchu, zont oublié que les brunes comptent pas pour des prunes, chez TF1.

Aaaaaah, tiens, tout de même, au sein de ces inconnus qui se prennent pour des stars internationales, y’a du belge.  Une schtroumpfette bruxelloise, foraine, qui se la pète plus qu’une vache atteinte de gastro-entérite.  Ça va pas encore redorer le blason de mon pays déjà ridiculisé politiquement parlant, ça.  Et la chtite belge de conclure « je lis tous les magazines people, et bientôt, ce sera moi qui sera dedans ».

Et l’ersatz de Mia Frye d’ajouter « on peut pas leur cracher dessus (les wannaViiip), c’est leur première télé, faut les encourager, ils y croivent ».

Et le coach des wannaViiip, comble de l’horreur, c’est Michael Vendetta, le vrai, pas le clone dont je parlais avant.  Bon, je reviens, je vais vomir cette fois.  Me demande s’il va pas jouer dans Dallas ancienne version, avec sa ceinture dorée, sa veste brillante et sa chemise rose.  Et il adore toujours autant s’écouter parler « Y yyyyen a qui zont du potentiel ».  Pourtant, en fin de compte, je me rappelle qu’à la fin de la Ferme célébrités, je le trouvais quasi plus sympa que Greg le pas millionnaire et l’autre qui jouait dans Alerte à Malibu.  Sera-t-il le plus humble de l’aventure ?

Clair que ça va pas améliorer notre façon de parler la France, tout ça…

Bon, ben tout bien réfléchi, ils m’insupportent tous, tout autant qu’ils sont.  Les VIP qui se prennent pour dieu le père ou Marie la mère, les wannaVIP qui se prennent pour dieu le père ou Marie la mère… euh… ils vont bien s’entendre alors.  Ils m’énèèèèèrffffffffffent, et c’est ça qui me plait, tout bien réfléchi. 

La connerie n’a pas de limite.

La connerie est sur TF1.

La connerie est désormais aussi chez moi.  Vivement ce soir, 17h50.

10:48 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une enfant de la TV | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : carré viiip, tf1 |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
nov

Keske je vais bien pouvoir manger ce soir ? (The finale of Masterchef)

Tous les jeudis, c’est la même salade : j’ai faim.

Passque regarder Masterchef en mangeant une lasagne, quand bien même c’est une Farniente, un bol de soupe insipide ou un bout de saumon plein d’oméga 3, c’est dramatiquement dramatique.

Passque j’ai faim durant toute l’émission, ma bonne Dame.

Apparemment c’est la super mode, les émissions culinaires.

Je pense que la première que j’aie regardée de ma vie, c’était dans un bêtisier cette femme à l’accent bien du Sudeeeee làààà, qui tente de tuer une anguille à la manière d’une tueuse en série, comment elle s’appelle déjà cette cuisinière, c’est pas Maïté des fois ?  Non, la première vraie émission culinaire, c’était Jamie Oliver qui tentait de démontrer que oui, dans les cantines scolaires, on peut manger sainement.  Je me rappelle avoir été traumatisée par ces gosses qui reconnaissent le goût de fraise dans un sirop de fraises artificiel, mais pas dans un vrai jus de fraises.  Traumatisée passque je serais cap de faire pareil.  Cette émission était passionnante.

Et courte.

Passque la mode actuelle, à part « Un dîner presque parfait » qui dure une demi-heure (ce qui fait tout de même deux heures et demi pour la semaine entière, et c’est bien le but, qu’on regarde la semaine entière), c’est de faire des émissions longues comme un jour sans Tic Tac cerise-passion.

Donc on nous fait des émissions de trois heures.

Et Masterchef, c’est trois heures sans compter Master chef se met à table, qui remontre les mêmes choses, mais sous un autre angle, des fois que la ménagère de moins de 50 ans n’aurait pas pigé.

C’est long, mais c’est bon.

Va comprendre pourquoi j’aime ça, moi qui ne suis pas cap de cuire un bout de boudin noir sans qu’il s’échappe par les deux bouts (car oui, un bout de boudin a deux bouts).  Sans doute car ça confirme que, non, franchement, la cuisine et moi, ça fait trois.  Et celui qui ose dire « déjà qu’on pige pas pourquoi tu regardes Qui veut épouser mon chiard, alors on va pas chercher à comprendre » aille au coin immédiatement.

Donc j’ai regardé Topchef, avec le méchant jury.  En ayant faim.

Et j’ai regardé Masterchef, avec le méchant jury.  En ayant faim.

On ne change pas une recette qui gagne.

Et ce souar, c’est la finale.  Y’aura le méchant jury.  Et j’aurai faim.

Un cuisinier brun ténébreux dispo pour mater Masterchef avec moi en me faisant découvrir ses estampes japonaises ses meilleures recettes ?

Et une chtite parodie pas si éloignée de la vérité…

 

 

16:05 Écrit par Anaïs dans Anaïs est une enfant de la TV | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : masterchef, tf1 |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
nov

Qui voudrait s’abaisser à épouser leurs fils ?

J’ai vu beaucoup de choses en matière de télé-réalité.  Et à chaque fois, je suis horrifiée, puis je finis par trouver pire, et encore pire, puis encore encore pire.

J’ai vu des couples se tromper allégrement.  J’ai vu des déneuronés s’ébattre dans des piscines ou des love capsules.  J’ai vu des instincts bestiaux se réveiller dans le noir.  J’ai vu des femmes se mettre à nu au sens propre trash du terme pour un pseudo-millionnaire.  J’ai vu des Belges ridiculiser mon chtit pays adoré en se roulant dans la luxure.

Mais ce que j’ai découvert sur TF1 vendredi dernier, ben je peux vous dire qu’en comparaison, L’amour est là oùsqu’on se roule des pelles, Débilus Secret Story ou Qui veut épouser un dromadaire, ben c’est le mariage des Bisounours et des Barbapapas.  Même L’île de la fornication c’est du pipi de colibri à côté de « Qui veut épouser mon fils ? »

A croire que la télé réalité actuelle se doit de rabaisser la femme plus bas que terre, de la réduire au simple état d’objet (sexuel), qu’on prend, qu’on jette, qu’on utilise et qu’on exploite.  Est-ce ça qui fait vendre en ce moment ?  Est-ce l’image qu’on veut donner de nous, petites créatures fragiles et romantiques ?

Je pensais qu’on ne pourrait pas faire pire que L’amour est aveugle, en matière de présentateur pistonné de type néo-nazi au QI d’amibe, mais également et surtout de en matière de « tu m’as l’air sexy dans le noir, surtout si je peux te palper à loisir et plus si affinités, mais au grand jour, je te largue comme une merde si tu ressembles pas à Pratt Bite ou à Claudia Chou Fleur ». 

Et bien si…

On peut toujours faire pire, c’est ça la joie de la télé-réalité.

Vous allez me dire que j’ai qu’à pas regarder.  M’enfin, vous me connaissez bien mal, vous savez que j’adoooooooooooore la télé-réalité, même si bien souvent elle me révulse.  Tout comme j’adooooore regarder des émissions sur la shoah – adorer n’est pas le terme adéquat, je m’en rends bien compte - même si cette période de l’histoire me rend malade.  La comparaison est mal choisie ?  Bien sûr.  Cela va de soi.  Mais elle est explicite, c’est pas passqu’on est intéressé par un sujet (exemples : la guerre, l’inceste, le tuning, la prostitution dans les sous-sols de Namur, l’élevage de crevettes grises) qu’on n’a pas conscience de sa bassesse ou son ignominie (zavez déjà maté des yeux de crevettes à la mort, des fois ?)

Bref, j’ai découvert « Qui veut épouser mon fils ? » qui pourrait se traduire par « J’ai envie de me débarrasser de mon Tanguy, que j’ai pourri gâté et transformé en macho adepte du cromagnonisme, alors qui acceptera de devenir son esclave et par la même occasion la belle-fille d’une marâtre qui restera collée à vos basques toute la sainte journée, qui, dites-moi qui ? »

Et bien figurez-vous qu’elles se sont bousculées au portillon, les potentielles belles-filles-esclaves-femmes-des-cavernes.

Notamment les prétendantes de Giuseppe, le pire du pire de tous les Tanguy prenant part à l’aventure.  A se demander si c’est pas un acteur, car je peux pas croire que de tels specimens masculin existent encore de nos jours.  39 ans, même pas beau (enfin, certaines aimeront sans doute), vivant glandant chez sa mère à l’âge indéfinissable car camouflé par le maquillage et un (mauvais) chirurgien esthétique.  Se cherchant une top biche et le criant haut et fort.  Mais surtout une boniche, logique, ça rime avec top biche.  Donc une top biche boniche, car la femme est faite pour ça, vous l’ignoriez ? (ça = lessive, ménage, bouffe, repassage, apporter une tasse de café ou un jus d’orange, sans rien exiger en retour même pas un merci – écarter les cuisses à la demande aussi sans doute, même si ce n’est pas clairement dit, car sur TF1, on sait se tenir ma bonne Dame).  Ben figurez-vous que j’ai même entendu une prétendante acquiescer d’un « t’as raison, chacun sa place et tout ira bien » (et une bonne baffe dans la gu…, ça lui remettrait pas le neurone en place, à cette demoiselle ?). 

On croit rêver.

Meuh, non, on rêve pas, c’est la réalité, enfin la télé-réalité.

Giuseppe fait ensuite son shopping et se choisit cinq poules sur dix, qu’il emmène en boîte.  Le clash a lieu lorsqu’elles lui demandent ce qui l’a séduit chez elles.  « Ton cul », « tes nibards », « ta grande bouche avides de fellations », « tes fesses » - nan, je rigole, il a pas dit ça, je vous dis que sur TF1 on sait se tenir, mais c’était sous-entendu bien sûr.  Pour la dernière, il avoue que ce qui lui a plu c’est « ton humour ».  Et c’est là qu’elle se choque et qu’il lui fait bien comprendre que, non, il l’a pas choisie pour son physique, bien inférieur à celui des autres (et paf dans ta tronche)… Après une bonne engueulade, il conclut en la traitant de boudin et en lui ordonnant « mange et tais-toi ».  Dans l’ordre inverse en fait, il la traite de boudin après qu’elle ait mangé, ben ça fallait pas la forcer à manger hein.  Le ton monte et miss comico-clown, qui ne l’est plus du tout du coup, se ridiculise au plus haut point, elle aussi.

Abject. 

Giuseppe n’est pas le seul spécimen qui participe au jeu, bien malheureusement.  Pas un pour rattraper l’autre, même si Giuseppe est vraiment le pire du pire, je vous le disais.  Je n’ai pas retenu les prénoms des autres, vous savez combien je n’ai aucune mémoire à ce niveau, mais je peux vous dire qu’il y a du lourd.  Entre celui qui se fait apporter un verre d’oranges pressées chaque matin par môman pour râler de devoir ensuite le boire (tu connais le coup de « paf le presse-agrumes sur ton crâne vide ?), celui que sa mère aime d’amour même qu’il est si beau qu’aucune femme n’arrivera jamais à la cheville de mon gaminou d’amour (tellement musclé que tu nous la joues remake de Rambo ou Rocky, au choix), le sans doute puceau tout timide qui risque de se transformer en bête de sexe en direct live à la TV (un dépucelage en live, tu y as pensé ?) et celui qui exige de sa mère qu’elle lui repasse ses fringues (« merci », « s’il te plait », tu connais ?), y’a de quoi avoir les yeux qui sortent de leurs orbites et refusent ensuite d’y retourner, je vous le dis.  A noter que le plus normal, finalement, c’est celui qui sera jugé comme anormal par les intolérants qui rôdent ou Monseigneur Léonard : l’homo.  Ben oui, dans toute télé-réalité qui se respecte, faut mettre un homo maintenant, vous saviez pas ?  Je me demande même si on va pas avoir aussi du transsexuel ou du travesti, j’hésite encore entre l’un et l’autre, à l’heure actuelle, mais on en saura plus vendredi.

D’un côté, je me dis que leurs mères ne reçoivent que le respect qu’elles méritent, zavaient qu’à pas éduquer leurs sales mômes comme des pachas.  Bien fait pour elle.

D’un autre côté, je me dis aussi que les candidates ont également ce qu’elles méritent, zavaient qu’à pas participer à une telle daube.  Bien fait pour elles.

Mais tout de même, ça me laisse songeuse de voir qu’en 2010, y’a encore de gros nazes machos pourris par môman et de grosses débiles prêtes à tout pour les séduire… 

Fort heureusement, le ridicule ne tue pas… quoique, dans le cas de Giusseppe, keske c’est dommage !