18
sep

Et si je faisais un peu mon cinéma ?

Pour une fois, ce dimanche, on ne lira pas au lit.  Pas que je sois en train de cuver mon peket, rendant toute lecture impossible, juste que j’ai un retard de dingue dans mes lectures en ce moment, tant j’ai une vie sociale trépidante (aller acheter un pain, nettoyer mes carreaux en causant au voisinage, aller acheter une bouteille de coca, aller chercher un recommandé à la poste, réclamer une facture erronée…).

Alors, je vais vous parler un peu cinéma, passque j’ai vu quelques jolis films ces derniers temps.

Y’a quelques jours, je suis allée voir « Un jour », dont la bande-annonce m’avait séduire, car en ce moment je trouve que les States nous abreuvent de comédies plus comique gras et dégoulinant que romantiques, et moi j’aime pas ça, l’humour gras.

Un jour est une romance tout en sensibilité et émotion, avec une Anne Athaway excellente et touchante. 

Durant plus de vingt ans, au travers d’une seule journée, le 15 juillet, on suit son personnage ainsi que celui joué par Jim Sturgess, amitié amoureuse… ou romance amicale, c’est selon.  Les voir évoluer, année après année, se débattre dans les problèmes, se vautrer dans le bonheur, plonger dans la tristesse, en fonction des moments, est absolument touchant et fait qu’en fin de compte, l’attachement est total, jusqu’à un final en apothéose, dont je ne dirai rien, of course.

Bon, je déplore le cliché de l’étudiante à lunettes genre chenille qui se transforme en papillon en les ôtant, c’est plus très vrai de nos jours, mais soit.

Petit conseil : ne pas se maquiller avant d’y aller.

Petit bonus : durant les bande-annonce, j’ai découvert qu’un remake de « Footlose » allait sortir… Rho, qué souvenir que Footlose, ma bonne dame, ça me donnerait bien envie de le revoir…

 

un jour, anne athaway,

Ensuite j’ai ressorti mes DVD achetés et jamais regardé, de même que ceux empruntés, et je me suis fait une orgie de films, ces dernières semaines, dont :

« Coup de foudre à Rhode Island », un titre débile et cliché, alors que le titre original est Dan il real life, du nom de l’émission présentée par notre personnage, Dan, vous l’aurez compris.  Plus logique.  Je ne comprendrai jamais pourquoi on nous met du « coup de foudre » à toutes les sauces, dans les titres francophones : à Rhode Island, à Manhattan, à Notting Hill, à Bollywood...

Coup de foudre à Rhodes Island, donc, raconte l’histoire d’un coup de foudre (ben voyons) entre Dan, veuf avec trois filles, et Marie, pétillante brunette incarnée par Juliette Binoche.  Sauf qu’elle n’est pas vraiment célibataire, et que cette rencontre va engendrer une suite d’événements inattendus.

C’est drôle sans être débile, c’est touchant sans être guimauve, c’est frais comme un matin d’été (surtout cette année).  Un film adorable, dont on a peu parlé, mais qui constitue, pour moi, un super divertissement, qui met la banane, à s’offrir lors d’une soirée pizza-coca entre filles.

 

un jour, anne athaway,

« Nights in Rodhante » constitue la seconde jolie surprise de ma dvdthèque.  Diane Lane y interprète une femme partie se ressourcer en bord de mer (pas de palmiers et de ciel bleu, que du beau paysage avec un côté triste et sauvage), dans la maison d’hôte d’une amie… avec un seul hôte, vu la météo merdique, incarné par Richard Gere.  Les éléments vont se déchaîner, en même temps que la passion.  Waw, c’est beau ce que je viens d’écrire non ?  Un film prenant, même si romantico-neuneu, m’en fous, j’aime le romantico-neuneu, moi…

 

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Ensuite, j’ai vu « Le temps d’un été », avec notamment Claire Danes.  J’imaginais une bonne comédie romantique, mais que nenni.  Voilà l’histoire d’une femme en fin de vie, qui se retourne sur son passé et livre les secrets de sa plus grande histoire d’amour à ses filles.  Malgré des actrices sublimes et une histoire très bien ficelée, j’avoue m’être ennuyée durant ce film qui m’a déprimée de bout en bout.  Est-ce moi qui étais dans un état d’esprit peu réceptif à des drames ou ce film est-il une succession de scènes d’une tristesse infinie ?  Je ne sais pas.  Avec le recul, il semble que la morale de l’histoire soit qu’une fois au crépuscule de sa vie, il faut pouvoir se retourner sur son passé et ne rien regretter.  Une conclusion somme toute positive, mais je n’ai pas su m’y glisser allègrement.   

 

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Un soir, tard, j’ai vu la bande-annonce de « Never let me go » à la TV.  J’ai cru que c’était une future sortie, puis j’ai découvert sur internet que le film était sorti en mars 2011, presqu’anonymement.  Alors j’ai maté en streaming cette histoire étrange sur fond d’images et de bande son superbes.  Un film de science-fiction… dans le passé.  Très étrange, mais captivant.  Pas de la science-fiction nerveuse, où tout bouge, avec effets spéciaux et tout et tout, non, un film plutôt intimiste, lent sans être soporifique, qui fait se poser plein de questions sur la vie et la mort.  Difficile d’en dire plus sans en dire trop, et vu que je déteste le spoiling, je me contenterai de ces quelques mots pour vous dire que ça vaut vraiment la peine de revoir Keira Knightley dans un rôle un peu secondaire et Andrew Garfield dans un rôle émouvant, ainsi que de découvrir la magnifique Carey Mulligan que je ne connaissais pas.  Bon, parfois une envie de secouer les personnages en leur hurlant « et si tu bougeais un peu ton cul, non ? », mais c’est bel et bien la caractéristique du film, ces personnages qui sont là dans un et un seul but.

Je regrette une bande-annonce qui en dit véritablement trop, ainsi qu’un début de film qui en dit également trop, gâchant tout le plaisir de la découverte.  Je regrette aussi une affiche trop rouge, alors que cette couleur est totalement absente du film.  Un détail me direz-vous ?  Sans doute, mais ça dénote, voilà.

Petit bonus : en lisant quelques critiques, j’ai découvert qu’un remake de « L’âge de cristal » allait sortir, zavez vu, vous, l’âge de cristal ?  Cette série m’a traumatisée, je dois dire, keske c’était captivant… mais effrayant.

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En parlant d'Andrew Garfield, je découvre que c'était lui qui jouait magistralement dans "Boy A", ce superbe film dramatique que j'ai vu il y a quelques temps déjà et dont, je pense, je n'ai jamais parlé, l'histoire d'une réhabilitation d'un jeune homme, sortant de prison après des années de séjour... pour meurtre.  Un film absolument extraordinaire, à découvrir impérativement si vous n'en avez jamais entendu parler.   A l'époque, j'ignorais qui était Andrew Garfield, ben il est divin je vous le dis.  Un film sur la tolérance... ou sur l'intolérance, au choix, qui ne peut laisser de marbre.

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27
nov

Hatchi

 

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(A ne pas confondre avec Atchikatchikatchik aïe aïe aïe ou avec atchoum, le nain de Blanche-Neige).

Je n’ai pas souvenance que ce film soit sorti en salles à Namur, mais j’ai peut-être zappé…

C’est donc suite à de bons conseils, et à un copier coller sur mon super disque dur externe de la mort qui tue la vie, que j’ai, en ce samedi soir (enfin, en ce samedi fin d’après-midi), décidé de regarder Hatchi.

On m’avait dit de préparer mes mouchoirs, mais j’ai pas suivi le conseil.  Après tout, des films sur les chiens, sur la mort, voire sur les deux, ben ça existe depuis des lustres, je suis blasée.  Et les chiens, ça me fait pas vraiment pleurer. 

Et puis y’a Richard Gere, le seul, l’unique, alors j’allais plus baver comme un chiot que pleurnicher, non ?

Vous connaissez l’histoire d’Hatchi ?

Si vous préférez ne pas la connaître, ne lisez pas ce qui suit.

Hatchi est un chien qui a vécu au Japon.  Tous les jours, il allait attendre son maître à la gare.  Jusqu’au jour du décès de ce dernier, en 1925.  Le lien entre eux était si fort qu’Hatchi a passé les neuf années suivantes, jusqu’à sa mort en 1934, à continuer à l’attendre à la gare.  Il n’a fait que ça, attendre.  Et ça l’a rendu célèbre.  Maintenant, y’a même une statue de lui à l’endroit où il attendait.

Oui, bon, en soi, c’est clair que c’est une histoire émouvante comme tout : le chien qui attend en vain, la statue...  Comme toutes les histoires de fidélité : les chiens qui font cent mille bornes pour revenir chez leur maîtres, les chats qui s’usent les coussinets pour rejoindre leur domicile, les iguanes qui arrachent un doigt à leur maître… oups non, ça c’est pas émouvant, c’est sanglant.

Donc, ça allait être émouvant.

Ben j’ai pas pleurniché.

Pas pleuré.

J’ai sangloté.  A gros bouillons, comme dans la chanson de Brel (Orly).

Mais sangloté !

Et sans mouchoir.

J’en ai même chopé une migraine à droite, fait rare, d’habitude je les ai à gauche, mes migraines.

Et des yeux gonflés comme ceux d’un merlan frit… avant qu’il soit frit.

Et des larmes qui me dégoulinent dans le cou.  Et entre les nénés.  Nan, j’étais pas en déshabillé de soie, j’étais en pyjama pilou (hé, ça caille), mais ça a coulé du cou aux nénés, voilà tout.

Ce film, il est d’un triiiiiiiste.

Les images sont superbes.

Richard aussi, tant qu’à faire.

Et que dire du chien.  Ses petits yeux émouvants.  Son amour fou. Sa fidélité. Son poil qui ternit au fil des ans, de l’attente, alors que sa loyauté ne ternit pas, elle, ben ça m’a fait brailler comme un veau qui vient de naître.

Bon, clair que tout est fait pour susciter l’émotion.  Zont même mis de la neige sur ce pauvre chien qui attend.  On l’imagine frigorifié, affamé et tutti quanti, avec de la neige glaciale plein le poil.  Quand je vous dis que c’est hyper triste...

Vraiment une magnifique histoire, à voir en famille.  Ça sera peut-être moins éprouvant.  Passque moi, là, en ce samedi soir, me vlà atteinte de sinistrose.

Et l'histoire d'Hatchi, le vrai, en fait appelé Hachiko, c'est ici.

 

hachiko.jpg

 

21:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : hatchi, richard gere |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |