9
oct

Le Fiff – jour 4 – Toutes nos envies

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Un film de Philippe Lioret, qui a déjà réalisé Je vais bien ne t’en fais pas et Welcome, que j’avais aimés d’amour, je dis oui.

Un film avec Vincent Lindon, que j’aime d’amour, je dis oui oui.

Un film avec Marie Gillain, que j’aime aussi d’amour, je dis oui oui oui.

Un film avec Yannick Renier, je dis oui oui oui oui (et vive la Belgique, une fois).

Et le cocktail est réussi, même si un tantinet larmoyant.  Je pensais voir un film sur le surendettement, je découvre un film sur l’urgence, l’envie de vivre, le désir de faire changer les choses et surtout l’amour, envers et contre tout, un amour absolu et à la limite de la crédibilité, mais sait-on jamais...  Marie Gillain y incarne une jeune juge qui, rencontrant une maman surendettée et un juge chevronné mais blasé de sa lutte inutile contre les sociétés de crédit, va voir sa vie bouleversée.

Je ne vous en dirai pas plus, pour ne pas révéler l’intrigue, et je vous déconseille d’ailleurs de regarder la bande-annonce si, comme moi, vous détestez en savoir trop sur l’intrigue, car elle en dit justement trop à mon goût, cette bande-annonce (dans ce cas, regardez juste vingt secondes, comme moi, ça suffira à vous donner l’envie de voir le film).  Mais je la mets tout de même, pour ceusses qui aiment ça, en savoir trop. 

Le plus joli moment du film est sans doute cette phrase de Marie Gillain à Vincent Lindon, de sa voix si douce et aussi fragile que son joli minois : « j’ai adoré ça, vous rencontrer… »

 

9
oct

Fiff – jour 3 – Au cul du loup

Au cul du loup est un film qui nous mène aux antipodes de l’existence d’une petite belge dont le décès de la grand-mère va chambouler la vie : d’une Charleroi froide et grise, encombrée par sa population et ses maisons de rangée à un petit village Corse quasi désert, où se trouve une petite maison délabrée dont Christina ignorait tout, mais dont elle hérite.  Sur un coup de tête, Christina se rend donc « Au cul du loup » (savoir au milieu de nulle part, dans un bled perdu, à Outsyplou les bains de pied, au choix) pour découvrir cet endroit que sa grand-mère a aimé. Pour découvrir des choses qu’elle ne soupçonnait pas à son sujet.  Et puis pour se découvrir elle-même. Une épopée qui va chambouler sa vie.

Voilà un film belge qui mérite grandement d’être connu et que je vous conseille à tous, Belges ou Français, de découvrir dès sa sortie, car il est plein de sensibilité et de drôlerie.  Jamais chiant, en plus.  Je le précise car parfois, les à priori vont bon train quant aux films belges, surtout lorsqu’ils se passent dans la région de Charleroi.  Non, ce film ne parle pas de chômage, de violence ou de drames.  Il parle d’amour : de l’amour familial, de l’amour de soi, aussi.  Et puis de l’amour tout court, avec le si orgasmique François Vincentelli, en cerise sur le gâteau de ce joli film dont on sort sourire aux lèvres et qui se doit d’avoir plein plein plein de spectateurs.

Allez, zou, il sort en janvier prochain.

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10:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs fait son cinéma | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fiff, namur, au cul du loup |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
aoû

Un visiteur typiquement namurois

J'adore les voir déambuler, presqu'autant que j'adore les manger...

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12:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : escargot, namur |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
mai

Un si touchant portrait de famille

Papa, maman, les cinq petiots de même pas 24 heures et le petit retardataire, toujours au chaud.

Si c'est pas émouvant, je vous le demande, keske c'est !

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20:48 Écrit par Anaïs dans Anaïs aime les jolies photos | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cygnes, namur, naissance |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
mai

Après Jésus, vlà le téléférique ressuscité

Le téléférique, tous les Namurois de mon âge et plus encore l'ont connu.  Ces petits oeufs jaunes et rouges qui ont bercé les paysages de mon enfance.  J'ai dû le prendre une ou deux fois, plus peut-être mais j'ai oublié.  La dernière fois, j'étais déjà une ado, et ça m'a traumatisée, je déteste la hauteur et le vide.  Mais bon, c'est mon enfance quoi.  Avant, avec le téléférique, c'était Pâques chaque jour d'été à Namur.  Grâce à ces petits oeufs qu'on nous a enlevés, décision à la con, comme d'habitude, alors que cette attraction aurait pu encore avoir de beaux jours.

Mais voilà, je ne suis pas la seule à être nostalgique, et un namurois nous offre à nouveau un mini téléférique.

Il a acheté son oeuf à 621 eur sur Ebay.  J'aurais aimé en acheter un aussi tiens, mais ça tiendrait mal sur ma petite terrasse.  J'aimerais aussi racheter mes anciens escargots, ceux de la fontaine, que la ville a enlevé et basta adios, encore une décision à la con.

Ben moi je dis bravo.  Merci Monsieur pour ce petit bout de rêve que vous nous offrez à nouveau.

7
déc

Une idée de sortie pour le 19 décembre ?

Le dimanche 19 décembre 2010 de 15h00 à 21h00 Noël s’invite sur la péniche

« La Valse Lente »

Les artisans présentent leur petit marché de Noël

Animation : musique traditionnelle

Vin chaud, crêpes, bières de Noël et …

venez découvrir « la gratinée du Grognon »

 

Journée « portes ouvertes » de la péniche

 

La Valse Lente est amarrée en face du Casino de Namur

Le site de la péniche :

http://www.lavalselente.be/

et attentiooooooooooooooooon, les Sakasara seront en vente, yessssssssssssssssssssssss...

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20
nov

J’ai testé « Le resto des frangines »

 

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« Le resto des frangines » est un endroit magnifique qui a ouvert il y a quelques mois à Bouge.  Une ancienne maison joliment rénovée, dans des tons à la fois chaleureux et sobres.  Une déco que j’adore.

Nous décidons donc de tester les lieux, quelques jours seulement après l’ouverture.

Nous sommes une bonne dizaine à occuper une grande table, un jour à midi.

Le service est très aimable et sympathique… mais la lenteur est en proportion.  Cela s’explique sans doute par l’ouverture récente.  En général, les premiers jours, on patauge dans la choucroute.  Sauf qu’à midi, on n’a pas trop le temps.  Mais en soi, ce n’est pas dramatiquement dramatique.  Tant que le sourire y est…

Tant que le sourire y est ?  Oui, d’accord, le sourire est primordial.  Mais le contenu de l’assiette aussi, pour une gourmande telle que moi.

Je commande, pour ma part, un tartare de bœuf, plus communément appelé un américain frites.  Disons que tartare de bœuf c’est la version « Lequesnoy » tandis que « américain frites » c’est la version « Groseille ».  Donc pour moi, ce sera un américain frites, siouplait.  Les autres prennent des plats variés et divers, dont notamment les tagliatelles aux scampis.

Après une attente aussi longue que la digue d’Ostende, nos plats arrivent.

Mon américain semble tout joli.  Mais au goût il est bof.  Passque le bœuf est tiède (décidément, les problèmes de température sont récurrents dans les restos de nos jours).  Il donne l’impression d’avoir été préparé rapidement puis mis de côté en attendant que les autres plats soient prêts.  Et bien c’est pas bon l’américain tiède.  Et puis le tout est très fade.  Bref, chuis déçue de chez déçue.

Quant aux tagliatelles aux scampis, si leur tête est jolie aussi, leur goût est pareil que mon bœuf.  Là, c’est chaud, donc c’est déjà ça.  Par contre, c’est hyper fade aussi.  Et la sauce est hyper liquide, pas relevée, sans aucune contenance ni goût ni rien du tout à part quelques pauvres scampis déprimés d’en être arrivés là.

Les autres plats commandés, dont je n’ai pas vraiment souvenance, car autour de moi, y’avait que de l’américain ou de la tagliatelle, ne séduisent aucun d’entre nous.

Dommage.

Déception totale pour un endroit hyper cosy, hyper accueillant, mais dont les plats ne sont pas à la hauteur.

Je sais ske vous vous dites : « Anaïs, elle fait rien que critiquer les restos ».  Déjà, c’est faux, quand c’est bon, je le dis, comme chez Elles deux ou Côté Sud. Et puis dans ce cas, mon avis n’est pas unique, nous étions toute une bande dans ce resto, et personne n’a vraiment bien mangé.  Unanimité dans la déception.  En plus c’était cher.  Et pour ma part, une première expérience non concluante dans un nouveau resto, ne me donne nullement envie de réitérer.

Peut-être une maladie de jeunesse, premiers jours d’ouverture obligent… peut-être.  Mais franchement, manger au resto, de nos jours, c’est vraiment pas bon marché, hein, ma bonne Dame, alors je préfère choisir un endroit sûr en matière de rapport qualité prix, tant qu’à faire.

 

26
aoû

J’ai testé « La cité des anges » ou « quand Anaïs mange des pêches au thon »

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« La cité des anges » est un resto que j’ai régulièrement fréquenté du temps oùsqu’il se situait à Namur, rue Saint-Nicolas.  J’y ai toujours bien mangé et l’accueil était très sympa, genre familial et tout et tout.  Je me souviens par exemple de champignons à l’ail ou de moules à damner un saint, ce qui est de circonstance dans une cité angélique, non ?

J’ai ensuite appris que le resto déménageait à Jambes, sous l’Acinapolis.

Supeeeeeeeeeeeeeer, de quoi se faire une bonne petite soirée resto + ciné, moi aimer ça, les soirées resto + ciné.

Un soir de canicule, donc, nous prévoyons une soirée bouffe + ciné avec Moustique, mon ex-collègue démoustiquée il y aura bientôt deux ans (ça ne nous rajeunit pas ma bonne Dame).

Il est presque 19 heures, la séance est à 20 heures, nous avons donc peu de temps, et il fait encore genre 30 degrés dehors, l’enfer.  Je propose donc de zapper notre habituel « Cat’s » (cet endroit sympa ou pour pas cher on dévore un wrap au poulet avec des frites au paprika et un ice tea en refaisant le monde entre filles, cf ce billet), pour nous réfugier à « La cité des anges », où l’air conditionné est de rigueur.  Ce sera ainsi l’occasion de découvrir le nouvel endroit et de redécouvrir le patron et cette cuisine que je connais déjà.  Echapper à l’enfer des températures pour se réfugier à « La cité des anges », chouette moment en perspective.

Nous nous installons en terrasse, à l’intérieur… oui, passque la terrasse est dans le hall du complexe Acina, c’est donc assez rigolo de manger dehors, mais dedans… et c’est bien pratique en cas de canicule.

Rapidement, le boss nous apporte les cartes.  Il a pas l’air de bonne humeur le boss.  Vraiment pas de bonne humeur.  A peine un bonjour marmonné sans un regard.  C’est pas son genre, pourtant, du moins d’après mes souvenirs du temps oùsqu’il était à Namur.  Bon, il doit être mal luné exceptionnellement, ça arrive.  Ça devrait pas arriver dans l’horeca, mais ça arrive.  Nous optons pour des pêches au thon avec des frites, bonne petite bouffe simple, rafraîchissante, mais néanmoins copieuse, merci les frites.  Afin de faciliter la tâche au patron, je décide de lui rapporter les cartes et préciser la commande, ça lui évitera de ressortir.  Vu la gueule d’enfer (là, c’est vraiment pas de circonstance, quand on appelle son resto « La cité des anges », mais soit) qu’il me tire, je comprends que mon initiative lui plait pas.  Mais il était déjà pas de bonne humeur à l’origine, donc passons...

Dialogue :

Moi « Je vous rapporte les cartes, ce sera plus simple, et comme ça je vous dis ce qu’on prend, ça vous évite de ressortir. »

Lui « … » (pas un mot pas un regard)

Moi « … » (sois patiente, il est concentré sur ses salières, tu vois pas que tu le déranges Anaïs)

Lui « … »

Moi « On va prendre deux pêches au thon et deux coca light, s’il vous plait merci bien à tout à l’heure merci encore merci merci. »

Lui « Grmfl. » (vague grognement signifiant sans doute « je prends bonne note de votre commande, je vous prépare tout ça et vous l’apporte rapido presto merci madaaaame », le tout d’un air chantant et enjoué)

Je retourne ensuite sagement à ma place.

Les coca light arrivent en silence.  Je lance un « merci » lorsque le mien arrive devant moi, sans pour autant avoir eu droit à un quelconque « s’il vous plait » ou « voilà » ou, chais pas moi », « et un ptit coca light pour vous rafraîchir mes petites demoiselles, ça va, bien installées, contentes, la forme… ? ».  Nada, que dalle.  Silence d’enfer, encore et toujours.

On papote, on se rafraîchit le gosier, on a faim.

Et les pêches au thon arrivent rapidement, accompagnées d’une bonne dose de frites.

Et là, je commets l’erreur fatale.

La faute de chez faute.

Je demande de la mayonnaise, à grands renforts de s’il vous plait et merci d’avance, car je sens déjà que cette requête est celle à ne pas faire, mais moi chais pas manger mes frites sans mayo, voilà tout.

En attendant ladite mayo, que je soupçonne de ne jamais arriver, mais je veux pas faire l’oiseau de mauvais augure, nous entamons notre dégustation.

Et là, c’est l’enfer, encore et toujours.

Le thon est chaud de chez chaud.  Les pêches aussi.  Pourtant, c’est d’une simplicité rare d’ouvrir une boîte de pêches, une boîte de thon, de mélanger le thon avec de la mayo et un peu d’aromates, et le tour est joué.  Même moi chuis cap’ de le faire, si, j’vous jure.  Ben là, on sent que les boîtes de conserve n’étaient pas au frigo, et vu la chaleur ambiante, les pêches et le thon, ben on dirait que ça sort du four.  J’exagère un tantinet, bien sûr, mais c’est tiède.  Et des pêches au thon tièdes, c’est vraiment dégueu, je vous prie de le croire.

Autour de nos pêches au thon tièdes, quelques miséreuses feuilles de salade saupoudrée de paprika (enfin d’une poudre orange, va savoir ce dont il s’agit) et d’un brin de ciboulette.  Point barre.  Pas la moindre goutte de vinaigrette. Pas le moindre soupçon de mayonnaise.  Le néant absolu.  Et la salade sans rien de rien, c’est dégueu.  Surtout si elle est tiède, aussi, la pauvre.  Et molle.  Et sèche.  On dirait des feuilles de pissenlit qui ont trop subi le soleil.  Et chuis pas un lapin moi, alors manger de la salade non assaisonnée, c’est vraiment pas le pied.  Insipide.  Inodore.  Inavalable.

La mayonnaise arrive, c’est un miracle miraculeusement miraculeux.  Sans un mot sans un regard sans un sourire (mais là, bon, je m’y attendais, je ne crois plus à Papa Noël), le boss dépose le pot de mayo sur notre table.  On sent son enthousiasme, au point que je crains un instant que la violence du geste n’expédie de grandes giclées de mayo sur nous, mais non, ouf, sauvées.

Nous nous ruons donc sur les frites.  Bien chaudes.  Ouf.  Passque des pêches au thon tièdes avec des frites tièdes, ça aurait été le pompon.  Elles sont chaudes, mais molles.  Enfin, elles sont chaudes, je vais pas me plaindre.

Nous allons ensuite payer l’addition à l’intérieur, et là, l’incroyable se produit, le boss se fend d’un sourire et d’un trait d’humour car son serveur s’est trompé en notre défaveur.  Honnête, le boss.  C’est déjà ça.

Tout ça pour 12 eur l’assiette de pêches au thon…  C’est cher en plus.

Je jure, mais un peu tard, qu’on ne m’y prendra plus.

Verdict de l’aventure : La cité des anges, c’est l’enfer.

Question du jour : combien de fois ai-je pu placer le mot « enfer » dans ce billet sur cet endroit pas « angélique » ?