11
avr

J’ai le bourdon… et ça me met de super super bonne humeur

Passqu’avoir le bourdon, c’est un bonheur du jour.

UN BONHEUR DU JOUR.

Pas le meuble hein, un vrai bonheur, vrai de chez vrai.

Car le bourdon, je l’ai dans mon HLM pour insectes.  Enfin dans ma résidence de luxe pour insectes, on va dire, passque finalement, HLM, ça a une connotation péjorative, non ?

Pour que vous compreniez, je me dois de faire un flash-back.

Abracadabra, flash-back.

Nous sommes en septembre dernier, et Mostek et moi nous rendons chez Coin Vert, le magasin de jardinage devenu entre-temps O’green, vu que tout change tout le temps de nom en Gelbique.  J’y achète je ne sais plus quoi (hé, ça date hein).  Et je repère un truc étrange, au milieu des maisonnettes pour oiseaux : une résidence pour insectes.  Mostek et moi, grandes fans de la nature, inspectons la chose avec un vif intérêt.  La maisonnette est jolie et se compose de divers éléments : bouts de branches, bouts de bambous creux, emplacement accessible via des rainures…  Le mode d’emploi explique que les insectes seront super heureux de la mort qui tue dans leur petite résidence.

Je trouve ça mimi, mais je suspecte une arnaque.  Donc j’achète pas cette résidence pour insectes, qui est, cela se confirme, de luxe et non HLM, vu son coût.

Ensuite, nous nous offrons une virée à Namur, où la place d’Armes nous offre, outre un joli soleil, plein de choses à déguster.  Des trucs oubliés, des trucs fruités, des trucs légumés.  Chouette ambiance.  Chouette mini-repas.  Et, au détour d’une allée, entre divers stands pleins d’infos, surprise : des HLM pour insectes.  Dingue.  Pas à vendre, non, juste à découvrir.  En bonus, un charmant monsieur prêt à tout nous expliquer.  Je l’interroge « c’est pas de l’arnaque, ça ? »  Et lui de vanter les mérites de ces HLM, m’enjoignant à les fabriquer moi-même avec du petit bois, des morceaux de bambous, c’est hyper simple, ma bonne Dame.  C’est cela oui.

Nous apprenons plein d’infos au sujet de ces HLM.  J’aime.  J’aime apprendre que l’abeille solitaire y pond ses œufs et que son instinct lui fait pondre, tout le long de son tunnel de bambou ou de bois creux, d’abord les mâles, puis les femelles, passque les premiers, grands paresseux, mettent plus de temps à éclore que les secondes, ce qui fait qu’ils sortiront ensemble de leur tunnel (si ça tombe, les femelles sont pondues en premier, en grandes paresseuses, mais j’aime à croire que les mâles sont les plus fades).  J’aime.

J’aime tant que je retourne chez Coin vert devenu O’cool et que je m’offre un HLM pour insectes, que j’installe sur mon appui de fenêtre.

Puis j’attends le printemps.

Et l’autre jour, je lisais tranquillement mon Musso sur mon transat, lorsque j’entends un bourdonnement.  Je scrute, angoissée, les alentours, craignant une zébrée de type guêpe.  Je découvre un adorable bourdon velu qui a élu domicile dans mon HLM et y fait d’incessants va-et-vient…

Que du bonheur, ça y est, j’ai le bourdon !

Preuve en image... bon, faut scruter, mais on le voit, en haut, mon bourdon.

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