28
sep

FIFF - J 2 (La différence, c’est que c’est pas pareil - L’envers de l’écran - Une chaîne pour deux - Coquelicot)

Grasse matinée en ce samedi, puisque le départ pour le FIFF est prévu à 11h30.  Pour l'occasion, j'ai prévu mon pique-nique : sandwiches bien odorants au crabe (enfin sa pâle imitation dénommée surimi) et au thon, pêche, ice tea, Léo et Choco Prince en dessert.  Tout ça sur recommandation de Mostek, qui a vraiment insisté pour que je prenne de quoi m'alimenter, mais qui, elle, a « oublié » ses sandwiches.  Premier arrêt chez Exki.  Je résiste : j'ai mon pique-nique.

Direction le Caméo pour obtenir des entrées pour « La différence, c'est que c'est pas pareil », en vision presse.  Malgré la nouvelle organisation... c'est un peu désorganisé en ce sens qu'il est impossible de savoir où attendre ces précieuses et rares places.  Un jour on nous dit ici, mais c'est là, le lendemain nous allons là, mais c'est ici.  Tout le monde garde cependant le sourire et l'ambiance est festive et ensoleillée.  Le film est made in France.  Le retour d'un père absent depuis de lustres, dans une famille très rocambolesque.  Avec, entre autres, Clémentine Célarié et François Berléand.  Un peu décevant, ce film, parce que est totalement surréaliste.  Pourtant l'histoire pouvait être sympa.  Pourtant les prises de vue sont jolies.  Pourtant, les acteurs sont bons.  Mais trop d'invraisemblances pour vraiment accrocher.  Les gens s'aiment et se dés-aiment comme si c'était naturel et faisable en un claquement de doigts.  Je ne peux dire que je n'ai pas aimé, mais je n'y ai pas vraiment cru.  Et quand je n'y crois pas, je sors avec un sentiment d'inachevé.

14h.  Retour chez Exki.  La température est exquise.  Le soleil est exquis.  Alors nous nous installons en terrasse pour une petite pause coca (light) et tarte au citron meringuée (non light).  Que du bonheur.  Je commence à adorer ce nouvel Exki namurois, malgré ses prix exorbitants.

15h.  Sus à la Maison de la Culture, pour l'enregistrement de « L'envers de l'écran », avec la belle, la naturelle, la souriante Marie Gillain, petite belge que j'aime depuis qu'elle m'a fait mourir de rire dans « Mon père ce héros », trembler dans « l'appât » et rêver dans « Ma vie n'est pas une comédie romantique ».  Découvrir ainsi l'envers du décor, tout en revisitant la carrière de la liégeoise, ce n'est que du bonheur.  Du pur bonheur.  Son prochain film, « Magique », me met déjà  la larme à l'œil.  Je ne le manquerai pas, c'est clair (comme dirait Mostek).  Diffusion de l'émission en décembre seulement.  Après l'émission, séance photos.  Nous avons oublié notre appareil et supplions un gentil Monsieur de nous en envoyer par mail, ce qu'il promet (si vous me lisez, pitié, envoyez-nous les photos).  Je parviens à obtenir une dédicace, et je me répands en compliments débilo-mielleux, même si sincères.  C'est débile de gagatiser ainsi devant une actrice belge qui n'a point la grosse tête.  Pourtant, j'ai gagatisé comme une débile.  Et tremblé en tendant mon bic. Shame on me.

18h.  Troisième passage chez Exki, en prévision de la soirée qui s'annonce (j'ai mangé tous mes sandwiches).  J'opte pour des pâtes froides au jambon, basilic et parmesan.  J'en bave d'envie.

18h30.  Re-file, mais à l'Eldo cette fois, pour une nouvelle vision de presse : « Une chaîne pour deux ».  Attendre, toujours attendre.  Mais avec le sourire.  Jusqu'au moment où les places attendues à droites sont proposées à gauche.  Rien ne change.  Fort heureusement, tout se passe bien, pas de pugilat, pas d'insultes pour obtenir les places.  Je découvre donc avec bonheur ce film belge, d'un namurois qui plus est : Frédéric Ledoux.  Les travailleurs d'une PME qui fabrique des vélos sont mis en danger lors de la reprise de la boîte.  La compétition qui leur est proposée, afin de déterminer laquelle des deux chaînes de fabrication sera maintenue, va engendrer des conséquences difficilement mesurables, drôles, dramatiques ou romantiques.  Sur fond de drame à l'emploi, un film qui s'avère captivant, amusant et joliment joué, avec en bonus un acteur mmmmmmmmmmmh, dont j'ignore le nom, et un zeste d'amour.  Un très chouette moment, qui me confirme à quel point j'aime le FIFF, qui me permet de découvrir des petits bijoux rarement disponibles dans les salles obscures, plus commerciales.  Un film qui mérite d'être vu.  Alors, vous, les namurois, allez encourager votre cinéma, notre cinéma, dès la sortie de ce film !  Infos sur http://unechainepourdeux.com

20h.  Pause repas.  Les pâtes sont en effet succulentes et je me régale.  Ensuite, nous filons à nouveau au Caméo, pour visionner « Coquelicots ».  Encore un film belge.  Qui mérite le détour.  Un film à tout tout petit budget (l'équipe, présente dans la salle, a tellement insisté sur ce fait que j'ai failli m'endormir, mais soit), qui nous fait partager trois tranches de vie : celles d'une prostituée de longue date à la santé menacée, celle d'une jeune prostituée qui veut quitter le milieu et celle d'un maquereau en apparences sordide, mais qui révélera une jolie facette de sa personnalité.  Un film d'une heure dix-sept minutes, qui présente une facette de la société bien présente, même si je la côtoie peu.  Un très beau film, à voir.  J'ai beaucoup aimé, malgré la présence, derrière nous, d'un couple qui nous a donné des envies de meurtre, de par ses réfléxions débiles permanentes (qui mériteraient un billet à elles seules - je réfléchis à l'idée de le pondre, ce billet).

Je m'en voudrais de ne pas mentionner le court métrage qui a précédé Coquelicots : Orgesticulanismus.  9 minutes incroyables, à la manière d'un dessin animé... vachement animé.  Un début qui a provoqué un bon fou rire : des tas de personnages animés, comme des pantins, dont une petite vieille à grosses fesses plantées sur des jambes allumettes : tout moi.  A suivi une séance de comparaison entre les personnages et nos physiques respectifs.  Dément.  Bien ri.  Ce court métrage est un hommage au père du réalisateur, cloué dans un fauteuil roulant.  Joli hommage.

Photos issues des sites officiels des films et du site du FIFF pour les photos relatives à Marie Gillain (http://fiff2008-new.maehdros.be/main.php)

la_difference

unechainepour deux

coquelicot

gillain

gillain2

gillain4