27
oct

Comment se remonter le moral ? Quick, Abduction, fringues, Pataugas ™

La semaine dernière, j’étais malade comme un chien.  Bon, pas aussi maladivement malade que durant ma grippe de la mort qui tue la vie de janvier, mais malade.  Et hier, ça faisait deux semaines que j’ai détecté mon premier mal de gorge, en participant à la Flash mob de Suarez (tiens, je vous en ai jamais parlé).  Ben être malade, ça démoralise.

La semaine prochaine, je conge.  C’est cool of course, je vais pouvoir mater des séries télé sur mon canapé, en regardant le pseudo-feu ouvert qu’est mon poêle à gaz qui fait un bruit d’enfer depuis que le chauffagiste lui a offert un entretien, même que je me demande si ça va pas péter un jour ou l’autre (paix à mon âme), en allumant des petites bougies et en me gavant de lasagne farniente.  Mais tout de même, la perspective de voir la nuit tomber à 16 heures, de subir les gelées nocturnes, la neige, les congères, la Toussaint et les vilains souvenirs et tout et tout, ben ça démoralise.

Depuis des semaines, je parle qu’à des nazes sur le net (quoique là, depuis deux semaines miracle miraculeusement miraculeux, je parle avec un charmant môssieur tout mignon, tout gentil, qui prend de mes nouvelles, ne me parle pas cul, ne fait pas dix fautes par mot, ne m’engueule pas si je réponds pas dans l’heure et a envie de voir les mêmes films que moi au cinoche).  Ben à force, ça démoralise.

Alors, ce jour, j’ai décidé de me remonter le moral.

Je suis sortie du bureau et je me suis ruée au Quick, en compagnie de mon Ciné télé revue.  J’ai dévoré mon chtit menu OK préféré en lisant les news d’Aurélie de Secret Story.  Un repas hautement gastronomique et intellectuel quoi.

Ensuite, je suis allée au cinéma voir Abduction, ce titre impossible à retenir, qui me fait penser à Ablutions.  Le film avec Taylor Lautner qui montre à nouveau ses jolis pectoraux et nous entraîne dans un thriller assez sympa, même si sans doute destiné aux plus jeunes que moi, quoique pas sûre car y’a quelque chose que j’ai pas pigé, ce qui prouve que j’ai vraiment un QI de poule retardée : à quoi servait la liste secrète (ceusses qui ont vu le film peuvent me répondre…) ?  Mais je n’ai pas boudé mon plaisir, c’était un film cool, avec pas mal d’action, du suspense et même de l’amouuuuur. 

Question du jour : pourquoi, quand on est deux dans la salle de cinéma, le second, qui arrive après moi, se met pile derrière moi, et fait trembler mon siège durant toute la séance en mangeant des trucs qui pue ?  Est-ce dû à l'instinct grégaire, ça ?  Passque ça me saoooooooooooule.  Et c'est pas la première fois.  Solutions : manger de l'ail ?  Puer des aisselles ?  Feindre un syndrome de la Tourette ?

Abduction Poster.jpg

Et puis, je n’en avais pas encore assez, alors j’ai fait une mini virée shopping.  Je déteste rester des heures dans les magasins, donc je suis parvenue, en trois quarts d’heure, à :

- M’offrir un super manteau d’hiver, qui est conçu comme les couettes quatre saisons, je peux enlever l’intérieur pour le transformer en manteau d’été.  Je devrais peut-être, du coup, virer mes 15 manteaux d’été et mes 23 manteaux d’hiver.  Nan, je rigole.  Mais je l’aime mon manteau des quatre saisons.

- M’offrir une petite tunique en solde et un gilet bleu canard, coloris qui fait un étonnant come back cet hiver, alors qu’il avait déjà été à la mode y’a genre quatre ans.  Etrange.  Tant mieux, j’aime le bleu canard.

- M’offrir une énième paire de bottes Pataugas, passque bien sûr, on n’a jamais assez de bottes dans sa vie.  Mais au moins j’ai sauvé la vendeuse de la déprime, elle qui rôdait, toute seule, dans son magasin désespérément vide, because le beau temps m’a-t-elle dit. Elle aime pas le beau temps en octobre, c’est clair.  Grâce à moi, sa journée ne sera pas totalement gâchée.  Et c’est vrai qu’il faisait torride, au fur et à mesure de mon après-midi je me suis délestée de mon écharpe, mon gilet et ma veste, pour me retrouver en manches courtes en ville, un 27 octobre, ça me rappelle une virée sur la Meuse à Dinant puis une gaufre mangée en terrasse, un 31 octobre, y’a quelques années, rha qué souvenir.  Pour parler de godasses, vous trouvez pas que c’est dingue les bottes fourrées qu’on trouve désormais dans les vitrines.  Avant y’avait pas ça.  Maintenant on voit de la fourrure et du matelassé partout.  Même que les Moon Boots font leur grand retour, notamment dans deux versions dont je suis folle au point que j’irais même bien aux sports d’hiver pour marcher 500 mètres par jour et boire des chocolats chauds en attendant l’heure de la raclette : les argentées et les noires vernies.  Mais bon je vais résister, je me suis acheté du matelassé en fourrure à 15 eur l’an dernier, qui m’ont fait tout décembre enneigé, je les recyclerai cette année.  Tout ça est peut-être dû à ces prévisions apocalyptiques ?

- Presque m’offrir un GSM, poussée par la petite gueule d’ange du vendeur à qui j’avais demandé un GSM coloré, qui m’a proposé un truc noir sur lequel on pouvait mettre une sorte de moche élastique vert pomme.  Euh, vous avez dit coloré ?  J’ai résisté.  Je cherche toujours un GSM coloré, genre rose quoi.  Apparemment, chuis la seule en Gelbique, y’a plus que du noir ou du blanc en ce moment.

- Hésiter à m’offrir une gaufre mais résisté, faut que je perde du gras là, là et là.  Mais là, rentrée chez moi, comme je regrette.

Et me voici chez moi.  Reste à ranger tout ça dans mes beaux placards tout beaux tout nouveaux que je vous montrerai bientôt quand j’aurai tout tout rangé.

Et mon moral, me direz-vous ?

Allons allons, y’a pas de miracle, mais tout de même, ça fait du bien une petite après-midi gras-cinéma-portefeuille à plat.

28
sep

FIFF - J 2 (La différence, c’est que c’est pas pareil - L’envers de l’écran - Une chaîne pour deux - Coquelicot)

Grasse matinée en ce samedi, puisque le départ pour le FIFF est prévu à 11h30.  Pour l'occasion, j'ai prévu mon pique-nique : sandwiches bien odorants au crabe (enfin sa pâle imitation dénommée surimi) et au thon, pêche, ice tea, Léo et Choco Prince en dessert.  Tout ça sur recommandation de Mostek, qui a vraiment insisté pour que je prenne de quoi m'alimenter, mais qui, elle, a « oublié » ses sandwiches.  Premier arrêt chez Exki.  Je résiste : j'ai mon pique-nique.

Direction le Caméo pour obtenir des entrées pour « La différence, c'est que c'est pas pareil », en vision presse.  Malgré la nouvelle organisation... c'est un peu désorganisé en ce sens qu'il est impossible de savoir où attendre ces précieuses et rares places.  Un jour on nous dit ici, mais c'est là, le lendemain nous allons là, mais c'est ici.  Tout le monde garde cependant le sourire et l'ambiance est festive et ensoleillée.  Le film est made in France.  Le retour d'un père absent depuis de lustres, dans une famille très rocambolesque.  Avec, entre autres, Clémentine Célarié et François Berléand.  Un peu décevant, ce film, parce que est totalement surréaliste.  Pourtant l'histoire pouvait être sympa.  Pourtant les prises de vue sont jolies.  Pourtant, les acteurs sont bons.  Mais trop d'invraisemblances pour vraiment accrocher.  Les gens s'aiment et se dés-aiment comme si c'était naturel et faisable en un claquement de doigts.  Je ne peux dire que je n'ai pas aimé, mais je n'y ai pas vraiment cru.  Et quand je n'y crois pas, je sors avec un sentiment d'inachevé.

14h.  Retour chez Exki.  La température est exquise.  Le soleil est exquis.  Alors nous nous installons en terrasse pour une petite pause coca (light) et tarte au citron meringuée (non light).  Que du bonheur.  Je commence à adorer ce nouvel Exki namurois, malgré ses prix exorbitants.

15h.  Sus à la Maison de la Culture, pour l'enregistrement de « L'envers de l'écran », avec la belle, la naturelle, la souriante Marie Gillain, petite belge que j'aime depuis qu'elle m'a fait mourir de rire dans « Mon père ce héros », trembler dans « l'appât » et rêver dans « Ma vie n'est pas une comédie romantique ».  Découvrir ainsi l'envers du décor, tout en revisitant la carrière de la liégeoise, ce n'est que du bonheur.  Du pur bonheur.  Son prochain film, « Magique », me met déjà  la larme à l'œil.  Je ne le manquerai pas, c'est clair (comme dirait Mostek).  Diffusion de l'émission en décembre seulement.  Après l'émission, séance photos.  Nous avons oublié notre appareil et supplions un gentil Monsieur de nous en envoyer par mail, ce qu'il promet (si vous me lisez, pitié, envoyez-nous les photos).  Je parviens à obtenir une dédicace, et je me répands en compliments débilo-mielleux, même si sincères.  C'est débile de gagatiser ainsi devant une actrice belge qui n'a point la grosse tête.  Pourtant, j'ai gagatisé comme une débile.  Et tremblé en tendant mon bic. Shame on me.

18h.  Troisième passage chez Exki, en prévision de la soirée qui s'annonce (j'ai mangé tous mes sandwiches).  J'opte pour des pâtes froides au jambon, basilic et parmesan.  J'en bave d'envie.

18h30.  Re-file, mais à l'Eldo cette fois, pour une nouvelle vision de presse : « Une chaîne pour deux ».  Attendre, toujours attendre.  Mais avec le sourire.  Jusqu'au moment où les places attendues à droites sont proposées à gauche.  Rien ne change.  Fort heureusement, tout se passe bien, pas de pugilat, pas d'insultes pour obtenir les places.  Je découvre donc avec bonheur ce film belge, d'un namurois qui plus est : Frédéric Ledoux.  Les travailleurs d'une PME qui fabrique des vélos sont mis en danger lors de la reprise de la boîte.  La compétition qui leur est proposée, afin de déterminer laquelle des deux chaînes de fabrication sera maintenue, va engendrer des conséquences difficilement mesurables, drôles, dramatiques ou romantiques.  Sur fond de drame à l'emploi, un film qui s'avère captivant, amusant et joliment joué, avec en bonus un acteur mmmmmmmmmmmh, dont j'ignore le nom, et un zeste d'amour.  Un très chouette moment, qui me confirme à quel point j'aime le FIFF, qui me permet de découvrir des petits bijoux rarement disponibles dans les salles obscures, plus commerciales.  Un film qui mérite d'être vu.  Alors, vous, les namurois, allez encourager votre cinéma, notre cinéma, dès la sortie de ce film !  Infos sur http://unechainepourdeux.com

20h.  Pause repas.  Les pâtes sont en effet succulentes et je me régale.  Ensuite, nous filons à nouveau au Caméo, pour visionner « Coquelicots ».  Encore un film belge.  Qui mérite le détour.  Un film à tout tout petit budget (l'équipe, présente dans la salle, a tellement insisté sur ce fait que j'ai failli m'endormir, mais soit), qui nous fait partager trois tranches de vie : celles d'une prostituée de longue date à la santé menacée, celle d'une jeune prostituée qui veut quitter le milieu et celle d'un maquereau en apparences sordide, mais qui révélera une jolie facette de sa personnalité.  Un film d'une heure dix-sept minutes, qui présente une facette de la société bien présente, même si je la côtoie peu.  Un très beau film, à voir.  J'ai beaucoup aimé, malgré la présence, derrière nous, d'un couple qui nous a donné des envies de meurtre, de par ses réfléxions débiles permanentes (qui mériteraient un billet à elles seules - je réfléchis à l'idée de le pondre, ce billet).

Je m'en voudrais de ne pas mentionner le court métrage qui a précédé Coquelicots : Orgesticulanismus.  9 minutes incroyables, à la manière d'un dessin animé... vachement animé.  Un début qui a provoqué un bon fou rire : des tas de personnages animés, comme des pantins, dont une petite vieille à grosses fesses plantées sur des jambes allumettes : tout moi.  A suivi une séance de comparaison entre les personnages et nos physiques respectifs.  Dément.  Bien ri.  Ce court métrage est un hommage au père du réalisateur, cloué dans un fauteuil roulant.  Joli hommage.

Photos issues des sites officiels des films et du site du FIFF pour les photos relatives à Marie Gillain (http://fiff2008-new.maehdros.be/main.php)

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