Première fois dans un sex shop. Dernière fois ? Dans celui-là, oui.
Enfin première fois, j’omets la fois ousque j’avais 13 ans à Amsterdam, ok ? On m’avait forcée (si si, forcée, keske j’étais docile à l’époque), à aller acheter une revue porno, passqu’en Belgique ça ne se trouvait pas, et j’ai gentiment obtempéré. J’avoue que j’ai feuilleté la revue, beurkitude absolue.
J’entre donc dans l’optique de découvrir une boutique dédiée à la féminité, c’est ce que j’avais cru comprendre. Grossière erreur, comme dirait Julia dans Pretty Woman.
Ici, point de magasin féminin, un bête sex shop comme on en trouve tous les 3 mètres 78 à Pigalle.
Premier bémol. Un homme au comptoir. Ce magasin n’est clairement pas conçu par et pour des femmes. La déco n’est pas recherchée. Un grand drap rouge abrite les visiteurs des regards des passants. Point final.
Les deux/tiers de l’espace sont envahis de DVD. Et pas «les Bronzés font du ski» ou «Coup de Foudre à Notting Hill», c’est clair. Je n’ose même pas scruter les femmes en jaquette, qui prennent des poses lascives et provocantes. C’est moche, dégradant. Rien à faire, j’aime pas.
Dans un coin, un quinquagénaire bedonnant et chauve me jette des regards angoissés. Crainte que bobonne débarque ? Ou angoisse du Député, de l’Echevin pris en flagrant délit d’obsession sexuelle ? A moins que ce ne soit une de mes connaissances ?
Je découvre ensuite des vibros monstrueux, devant lesquels Rocco Sifredi fait figure de micro-pénis. Clair qu’on en a pour son argent.
Un ver rose à tête rigolote et fait d’un chapelet de petites boules me regarde bêtement. Mais à quoi ça sert… Ah, c’est un ver solitaire… si vous voyez ce que je veux dire. Vous ne voyez pas ? Contactez-moi en privé, je vous esspliquerai.
Enfin, soulagement, quelques vibros sympas, féminins, doux, hors de prix, un poisson de la même famille du mien, mais rose nacré (j’adore, mais est-ce bien raisonnable d’avoir deux pêchons chez soi ?) et quelques crèmes et autres poudres comestibles.
Rien de neuf sous le soleil (contrairement aux quinze derniers épisodes de la série du même nom, mais je m’égare de mon sujet – résumé sur demande). Déception totale.
Cependant, aucun regret, l’affichette apposée un peu partout aura suffi à mon bonheur : « prière de les glisser dans les rainures et de ne pas les enfoncer dedans »…
(les DVD, bien sûr). |
11-01-2008, 14:51:01
à deux pas
le love shop namurois est à deux pas du sex shop... et rien à voir, absolument rien. je ne vois pas ce que l'éthique vient faire là-dedans, j'ai pas aimé point barre. Jugement hâtif ? que nenni, opinion, simple opinion, je vais pas prétendre avoir aimé un magasin peu accueillant, voilà tout.
Anaïs
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