12
nov

J’ai testé la gaine de l’an 2000, ou le highwaist shaper panty

Ouais, je sais, on est en 2010, j’aurais donc dû écrire « j’ai testé la gaine de l’an 2010 », mais ça sonne moche non ?

J’ai toujours été en admiration devant ces gaines miraculeuses supposées donner la taille mannequin même à Obélix.  Ben oui, je crois aux miracles moi, je veux croire que je peux manger un triple swiss au Quick suivi de churros bien sucrés le tout arrosé d’un coca (light), sans prendre un gramme, je veux croire que je peux garder le poids de mes 18 ans jusqu’à mes 81 ans, après tout les chiffres sont similaires, et je veux croire qu’une gaine, quel que soit le nom qu’on lui donne actuellement, ne va pas se contenter de faire effet « vases communiquants », savoir « quand tu écrases le gras là et là, il ressort impérativement juste au-dessus, y’a pas photo ».

Oui, je veux croire aux miracles.

Alors j’ai voulu tester le « luxury shapeware cass », c’est son nom.  Ça a la couleur d’une gaine, ça a l’aspect d’une gaine, mais ça n’a pas (ou plus) le nom de gaine, comme le Canada Dry. 

Tout d’abord, me vlà confrontée à un choix cornélien : lequel choisir, passqu’il y a tout un tas de modèles, qui portent tous des noms imprononçables à la suédoise, sauf que c’est en anglais.  J’hésite donc entre le highwaist shaper panty, qui, comme son nom l’indique, est un panty, soit un genre de cycliste qui remonte jusqu’au nombril, et le bodysuit qui, comme son nom ne l’indique pas, est un genre de top.  Passque je sais où mon gras se localise : sur le bidou, sur les hanches et dans le dos, même que ça fait un petit bourrelet, enfin plein de petits bourrelets autour du soutien-loches.  Donc pour moi, faudrait le highwaist shaper panty bodysuit en fait, qui irait des épaules aux genoux, mais y’a pas.  Alors je me dis que le bodysuit serait parfait, d’autant que je dois vous faire des photos, et je préfère montrer mon dos que mon cul, tout bien réfléchi.

Et je commande le highwaist shaper panty.  Cherchez pas à comprendre, chuis blonde et distraite. 

Par contre, je le choisis noir, passque ça fait plus moderne.  Et puis la couleur chair, rien à faire, ça rime avec grand-mère. 

Et je le reçois couleur chair-grand-mère.  Cherchez pas à comprendre, doit y avoir une blonde distraite par là-bas aussi.

Donc c’est chair.  Et c’est super étroit.  Normal, sans doute, faut que ça serre le gras.

Je l’enfile donc un beau matin, à l’heure où mon bide ne me fait pas encore ressembler à une femelle éléphant (une éléphante ?) en fin de grossesse.  Bon, faudrait un chausse-fesses, ça serait plus facile, mais j’y arrive.  Je l’enfile sous un jeans qui me fait de jolies jambes.  Et je réalise que j’ai vraiment mal choisi, car mes jambes sont minces, y’a rien à aplanir, donc si je fais des photos avant-après en jeans, on verra rien.  Je vais devoir m’y coller en caleçon, enfin en legging, comme on dit maintenant, le terme est plus joli, même le résultat est tout aussi moche sauf si on camoufle avec une petite robe ou une tunique.  Anaïs, ma pauvre Anaïs, dans quoi t’es-tu lancée.

Je m’admire dans la glace mais ne remarque pas de différence frappante.  Mes cuisses sont toujours aussi fines, mon postérieur toujours aussi celluliteux, mon bourrelet de gauche toujours visible, mon bourrelet de droite aussi, mon bidou toujours heureux de vivre.

Je pars ensuite bosser.  En marchant, je me dis que mon jeans est vachement serré, que c’est nin possip d’avoir tant grossi.  Puis je me souviens que je suis engoncée dans ma gaine mon highwaist shaper panty.  Ça serre (j’avais écrit « ça sert », quand je vous dis que je suis distraite).

Jusque 10 h, tout va bien.  Même si personne ne me dit « tchuuuu, t’as fondu toi, depuis hier ».  Et pour cause, on voit pas de différence.  Mais je suis en jeans, peut-être qu’avec un legging et une tunique près du corps, je serai métamorphosée…

Ensuite, j’ignore si c’est l’heure à laquelle je commence à ballonner ou si c’est le hightwaist shaper panty qui se détend un peu à force de tenter de me « contentionner » (comme les bas de contention quoi), mais au niveau du ventre, il se met à rouler sur lui-même pour faire un petit amas de tissus bien rebondi à hauteur du nombril, ce qui me donne l’air encore plus replète du bide.  Et c’est vraiment pas agréable.  A plusieurs reprises, je tente de le remettre en place, mais dès que je m’assieds sur ma chaise de bureau et que je respire, c’est reparti pour un tour d’enroulement.  Rester debout, je veux bien, mais arrêter de respirer, je m’y oppose.

Le soir venu, j’enlève mon attirail, un peu déçue.

Mais le pire reste à venir.

Je dois faire des photos, je l’ai promis.

Sauf que j’avais pas pensé à un insignifiant petit mini détail : faire une photo de mon postérieur en legging, toute seule, ça va être complexe.  Bon, y’a bien le programmateur de l’appareil, mais ça me botte peu, j’en ai pour des heures.

Seule solution : trouver une personne de confiance qui fera les photos.

Et quand je dis personne de confiance, j’entends personne de CONFIANCE, passque se faire photographier le popotin avec et sans highwaist shaper panty, en legging noir, bourrelets inclus, c’est relativement humiliant.

Enlevez le « relativement ».

Alors je trouve une personne de confiance, à qui je fais promettre de ne jamais jamais jamais révéler combien mes fesses sont immondes et mon bourrelet de droite, ainsi que celui de gauche, difformes.    Je lui fais signer une clause de confidentialité, elle s’engage à me remettre les négatifs (oui, bon, c’est du numérique, mais vous voyez le topo quoi) et le moment le plus humiliant de ma vie commence.

Pas la séance photos en elle-même, non, car on a ri comme des baleines durant tout l’épisode, ri du comique de la situation, ri de l’avant-après pas flagrant, ri de mon legging transparent, ri du flash de l’appareil qui montre ma culotte jaune (a-t-on idée de mettre du jaune pour une séance photo), l’étiquette du legging et même un peu de cellulite.  Beaucoup ri.  Mais pour le reste, humiliant.  HUMILIANT je vous dis.

En plus, le pire restait à venir : une fois chez moi, j’ai dû revoir les photos, en big méga format de la mort qui tue.  L’horreur.  Là, j’ai réalisé qu’en effet, ça atténuait un peu mes bourrelets.  En effet.  Pas totalement, mais un peu.

Mais je vous le dis : voir ces photos, me voir de dos, voir un tel résultat, ben ça m’a donné une seule envie : prendre rendez-vous pour une liposuccion. 

Vite.

Y’a un chirurgien dans la salle ?

Verdict : je ne suis pas totalement convaincue, la gaine de l’an 2000 est trop serrante pour être confortable, mais pas assez pour faire totalement disparaître mon gras.  Bon, niveau fesses, j’avoue ça camoufle un peu la cellulite, et niveau bourrelets, ils sont un peu moins voyants, donc ça peut être utile sous une tenue hyper moulante.  Mais je trouve que c’est pas assez efficace.  Faut souffrir pour être belle, ok.  Alors je veux bien porter le highwaist shaper panty sous mes fringues, être serrée et avoir un bourrelet de tissu sur le nombril, à condition qu’il supprime totalement mes formes, comme sur la photo de démonstration, passque là, ben la madame, elle a plus ses bourrelets.

Vous voulez voir mes photos... mouahaha, disparues les photos, et j'ai détruit les négatifs (ça vaaaaa, je sais qu'il y a plus de négatifs à l'ère du numérique, mais façon de parler quoi).

Illu d'Hystericmum, dont les sous-vêtements, eux, sont bien mimis.  Un blog à découvrir !

 

sous vetements.jpg

sous vetements2.jpg

 

 

10:03 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
déc

J’ai testé « cesse de te regarder le nombril durant quelques heures »

Quand j'étais gosse, j'adorais Noël, fête de famille par excellence : la crèche et ses véritables santons de Provence, le sapin décoré de boules kitsch et multicolores même qu'on n'en fait plus des pareilles actuellement et c'est tant mieux, le repas festif durant lequel je ne mangeais rien car étant gosse j'étais une chieuse de première (ça a bien changé niveau bouffe, ça n'a pas changé niveau chieuse, dommage, l'inverse eût été préférable), l'ambiance, les cadeaux et parfois la messe de minuit.

Maintenant, j'aime plus Noël, fête de famille par excellence.  Passque, même si famille doit être entendu au sens large, pour moi Noël, c'est la fête de « sa » famille, savoir son mari et ses enfants, inclus dans le package, sans oublier le chien, le chat, le canari et le poisson rouge.  Sans famille donc, j'aime plus Noël.

L'an dernier déjà, j'avais décidé de me rentre utile à Noël, plutôt que de regarder mon nombril durant tout le réveillon en me lamentant sur ma petite vie sordide sans mari sans enfants sans chien sans chat (quoique) sans canari et sans poisson rouge.  J'avais donc contacté les Restos du Cœur.  Deux fois.  Zont jamais répondu.  Confirmation fut faite : les Restos du cœur, c'est nul, zont pas de cœur.

Cette année donc, j'ai abandonné les Restos du Cœur qui répondent pas et se foutent totalement des propositions de bénévolat, et j'ai trouvé autre chose à faire : Noël pour tous.  Ça dit ce que ça dit, le but est d'offrir un Noël digne de ce nom à tous ceux qui n'en ont pas les moyens, tant qu'à faire.   

Résumé de ces deux jours noëllesques pas comme les autres.

16h.  Je dois m'habiller.  Cornélien.  Ne pas avoir l'air « débraillée ».  Mais ne pas avoir l'air « guindée ».  Ne pas cailler.  Mais ne pas être frigorifiée.  Galère de galère, pire que pour un réveillon « classique ».

17h.  La soirée commence tôt, avec un briefing pour tout le monde :

- explication du déroulement de la soirée,

- apprentissage de la chanson d'accueil à chanter aux 230 invités attendus, qui me fout la larme à l'œil, ça commence bien (et puis rhaaaaaaaaa faut chanter ? on m'avait pas dit que fallait chanter ! veux pas chanter moi !),

- découverte du menu - apéritif et zak, mousse de saumon et son toast aux tomates séchées, potage au potiron et lait de coco, civet de biche, poire et purée de chais plus quoi, chicons je pense, assiette de desserts, lasagnes pour les mioches-  ça y est je bave j'ai faim très très faim (et je pense à ce que j'ai apporté comme en-cas, une tartine à la confiote de fraise... pour un réveillon de Noël, c'est ça être bénévole ma bonne dame, réduction absolue de calories au programme, réveillon le moins cher du monde, aussi),

- répartition des tâches : nous avons opté pour la plonge et l'animation enfants - sacrebleu, pourquoi l'animation enfants, je sais pas animer moi, et puis j'aime pas les enfants moi, et puis je veux rentrer chez moi, moi, et réveillonner seule avec mes cuisses de grenouille à l'ail en pleurant sur ma triste vie de PDF (pas d'amoureux fixe),

- et au boulot...

18h.  La salle est joliment décorée, avec sapin, nappes vertes et tout le tralala.  Y'a même un genre de DJ prêt à lancer des CD de Noël, et une housse rectangulaire qui me fait l'effet de contenir un piano, enfin un synthé ou quelque chose du genre.  Etonnamment, quand je vois un piano, maintenant, je ne me sens plus, même si je suis incapable de réellement jouer quelque chose.  C'est comme une attraction, comme un coup de foudre permanent, une envie de toucher, de caresser (j'ai ça aussi quand je suis amoureuse, tiens, en y songeant bien).

18h15. Les premiers invités arrivent, bien en avance, mais c'était prévu, et ça nous permet de lancer réellement la fête.  Nous sommes censées nous occuper de la vaisselle, mais y'a un lave-vaisselle, et les premiers temps, y'a nin de vaisselle, donc les tâches sont diverses et variées.  Pour ma part, je déambule entre les tables, une bouteille de Coca dans une main, une de Fanta dans l'autre, et je sers tout qui a soif.  Dans mon enthousiasme délirant, je forcerais bien chacun à boire, boire et boire encore, mais je ne peux.  J'aime ça, tiens, servir à boire.  Faire un sourire, remplir le verre d'un enfant, malgré, parfois, l'absence d'un merci, d'un simple regard parfois, malgré les réflexions un peu brusques, parfois.  Un merci, un sourire, un regard... compensent tout.  Je suis dans mon élément.

19h45.  Le moment fatidique du chant a sonné, et je me rapproche du grand drap rouge qui reprend les paroles apprises peu de temps auparavant.  Mon enthousiasme est tel que je fais fi de ma voix de fausset, et j'entonne ce chant de bienvenue qui me met, encore une fois, la larme à l'œil.  Dingue comme Noël peut m'émouvoir.

20h.  J'ai faim.  Je sais qu'il y aura des restes et que je pourrai manger, mais bon, chuis pas là pour ça, me dis-je en engloutissant une olive et un bout de pizza brûlant, que je laisse tomber sur la pince à linge ornée de mon prénom et de paillettes.

20h05. Le service des plats commence et, via une chaîne humaine, la distribution se fait sans encombre.  Une expérience rigolote de travail à la chaîne, immédiatement suivie du début de l'animation enfants.  Dans l'intervalle, je tente d'engloutir une petite mousse de saumon et un Coca light, mais le devoir m'appelle, les enfants n'attendent pas.

20h30. Le principe est simple : plusieurs stands proposent divers jeux, permettant aux enfants de miser des jetons et d'en gagner (ou perdre).  Grâce à leurs jetons, ils peuvent ensuite se rendre au « magasin » pour choisir des cadeaux.  Je tiens le stand du « parcours électrique », là oùsque les mômes doivent faire passer un anneau de métal d'un bout à l'autre du parcours, le long d'un fil de fer métallique, sans le toucher, car chaque contact fait s'allumer une ampoule.  Le parcours est difficile et, après avoir raflé les jetons de deux enfants, je décide de changer la règle en « tout le monde gagne ».  Après tout, c'est Noël hein !  Je m'amuse à voir venir et revenir les mêmes enfants, qui ont bien compris que chez Anaïs, c'est du tout cuit.  Et au fil des visites, ils rient, me parlent et se confient à moi, me livrent qui un secret, qui une réflexion sur sa tenue vestimentaire, qui une recherche de jetons pour faire un cadeau à autrui.  Une complicité inattendue, je l'avoue.  Et j'adore j'adhère.

21h30. On me propose de la soupe et de la biche, mais, étonnamment, je n'ai pas faim du tout.  J'accepte juste un verre de Coca light.  Au loin, dans la salle voisine, j'entends une chorale chanter et le piano jouer (l'envie me prend d'aller jeter un œil, mais je ne peux quitter mon poste, sacrebleu, petit regret, gros regret).

22h30.  Le gong de fin retentit.  Les sourires et la joie des enfants hyper gâtés, sacs à dos remplis de trésors, fait plaisir à voir.  Et comme c'est Noël pour tous, j'ai aussi mon petit cadeau, un chtit nounours tout doux porte-clés.  Petit souvenir d'une soirée pas comme les autres.

22h45.  Petit détour par la cuisine afin de proposer de l'aide pour la vaisselle.  Mais le lave-vaisselle travaille bien seul.  Alors je mange une toute petite mignardise « bombe au chocolat », arrosée d'un autre verre de Coca light.

23h. Destination le coin cadeau, afin de préparer plus de 200 sacs remplis de cadeaux pour les invités : une tasse décorée à la main par des enfants et remplies de douceurs, des olives, des mousses au chocolat, des bonbons, de la feta, des mini produits de soins, des biscuits... Ouvrir 200 sacs, les remplir de 200 pots d'olives, 200 tasses, 200 pot de fêta, 200 sachets de bonbons, 200 kit beauté, puis les disposer en rang d'oignon en attendant qu'ils soient remis aux invités, tout cela dans la bonne humeur générale et les rires, ça fait quand même mal au dos, je vous le dis, ma Bonne Dame.  Mais imaginer la joie de ceux qui les recevra, ça compense largement (mon dos ne sera pas d'accord le lendemain matin, mais qu'importe).

Minuit.  La fête est finie, direction messe de minuit.  Quelques beaux chants (Douce nuit, Il est né le divin enfant, mais pas Peuple fidèle, pourtant repris au « programme », snif, un sermon soporifique à souhait je l'avoue (les messes, c'est vraiment pas mon truc), une flopée de curés (on dit prêtre, mais moi j'aime bien « curé »), dont l'un beau comme ... un Dieu (c'est trop injuste), et un âne tout beau dénommé Zorro (les ânes, c'est vraiment mon truc), gris comme dans la chanson (y'a bien une chanson intitulée « le petit âne gris », non ?). 

1h.  Après un vin chaud pas chaud et pas bon non plus, retour au bercail pour une bonne nuit de sommeil.

Résumé de mon frugal repas de Noël, le plus frugal depuis ma naissance, faut bien le reconnaître : trois olives vertes, deux confettis de pizza, un mini roulé de jambon, un autre de saumon, quelques bouchées de mousse de saumon avalées en quatrième vitesse et une mignardise au chocolat.   

2h.  Je meurs de faim, dans mon lit, et me mets à fantasmer sur le civet de biche, la soupe au potiron et les mousses au chocolat.  Trop taaaaaaaaaaaaaaard.  Je m'endors, le ventre toujours vide, qui crie son désespoir, en vain.

Le lendemain.

15h.  A peine arrivée, un balai me tombe dans les mains.  Balayer le jour de Noël, sacrilège.  Moi qui hais le ménage, je suis servie.  Mais c'est ça le bénévolat, nettoyer, astiquer, balayer...  Suit le rangement des centaines d'assiettes, verres, bols...  C'est à cet instant précis que je réalise à quel point l'entreprise « Noël pour tous », nécessite des heures de travail : récolter les dons, trouver les bénévoles, arranger la salle pour qu'elle soit accueillante, dresser les tables, préparer plus de 200 repas de qualité, rendre la soirée agréable et conviviale, et enfin, tout ranger le lendemain, rapporter la vaisselle prêtée, apporter les restes aux cochons (rien ne se perd).  Chapeau les organisateurs !

17h.  Une fois le travail fini, orgie de chips (j'avais jamais vu des sacs de 50 litres remplis de chips, là j'ai vu) et de mousse au chocolat (sans moi, le resto nous attend), puis nous quittons les lieux avec la promesse de revenir l'an prochain.  Je me sens pousser des ailes de dame patronnesse, en toute confidence.

18h.  Petit tour sur le marché de Noël namurois, puis un repas, un vrai, au Pizza Hut, seul resto ouvert en ce soir férié.  Suivi d'un second repas, foie gras et tarte, arrosé, enfin, d'un verre de vin. 

2h.  Au dodo.

Satisfaite.  Heureuse de cette fête de Noël sous le signe de la solidarité.  Heureuse d'avoir pensé à autre chose qu'à moi durant quelques heures.  Heureuse d'avoir vu cette maman et son fils, ces familles, cette dame seule... tous un peu moins seuls.  Heureuse d'avoir fait la connaissance d'un groupe de bénévoles motivés et enjoués.  Heureuse.

Ça s'appelle Noël pour tous.  Et ce fut également Noël pour moi.

guirlande002

06:16 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
déc

J'ai testé boulanger-pâtissier

Dimanche. 4h30. Drrrrrrrrrrrrrrrrring. Foutu réveil, je te hais.  Je traîne ma carcasse jusqu'à l'atelier d'une boulangerie-pâtisserie namuroise.  En chemin, je sursaute à la moindre feuille morte qui se déplace, tant la ville est déserte.  A-t-on idée de bosser si tôt, aussi.  J'arrive à destination, et je découvre une véritable fourmilière, disséminée dans un dédale de couloirs étroits.  Ce ne sont cependant pas des fourmis qui bossent, mais des hommes.  Uniquement des hommes, ou presque.  Argh.  Bigre, je me demande si je ne ferais pas un stage en boulangerie prochainement, moi...  Je repère cependant une jeune fille penchée sur des raviers de framboises (ce sont surtout les framboises que je repère, pour être honnête).  Pas touche, Anaïs, pas touche.  Elle est concentrée sur son travail.  Elle est présente depuis plusieurs heures déjà, aussi dynamique que je suis lymphatique. A ses côtés, un apprenti dépose avec attention des cerises sur des tartes, une par une.

Du côté boulangerie, il fait chaud comme dans un four.  Logique !  Le four est alimenté au gaz par un énorme tuyau.  Un scénario catastrophe envahit alors mon esprit : explosion, propulsion de petits gâteaux, de tartes, de fruits et de chair humaine dans toute la ville.  Aaaaargh.

Des plateaux entiers de pains, brioches, croissants et pains au chocolat attendent leur tour.  Le travail près du giga four est précis : enfourner, défourner, enfourner, défourner, le tout dans une chaleur dantesque et sur un rythme soutenu.  Pour peu, je verrais les cornes du Diable sur les crânes des ouvriers... 

Je me liquéfie de chaud, j'ai faim, j'ai soif, j'ai sommeil.  Bref, je suis d'humeur très maussade.

Tiens, voilà quelques dizaines de gosettes qui passent sous mon nez, suivies de tartes aux fraises à l'allure appétissantes.  Ma bonne humeur revient instantanément.  J'attends désespérément qu'une fournée soit mise au rebut pour cause de ... euh, je l'ignore, excès de cuisson, de gonflement, de goût... tout pour me permettre une dégustation matinale.  Car j'ai de plus en plus faim.

Retour près de la seule autre femme des lieux, qui se trouve au frais, concentrée dans la préparation d'un fondant de glaçage.  La vue de ce fondant tout blanc, en quantité astronomique, m'écoeure.  Un glacé géant (et quand je dis géant, c'est géant) attend justement sa décoration.  En deux temps trois mouvements, elle le recouvre d'une pellicule de fondant et d'un zigzag de chocolat qu'elle travaille ensuite au couteau.  De l'art, ma bonne Dame.

Pendant ce temps, notre apprenti aligne toujours ses cerises sur les tartes.  Aucune cerise ne doit dépasser en hauteur, c'est la règle.  Et l'appliquer semble décidément bien ardu.

Le va-et-vient des chariots et des plateaux remplis de gourmandise me stupéfie, on se croirait au centre de Namur un lundi matin : embouteillages, dérapages, priorités de droite, arrêts d'urgence.  J'entendrais presque les coups de klaxon.  Clair qu'à ce rythme là, un accident, avec vol plané de croissants, va survenir incessamment, et on va rire.  Mais rien ne se passe.  Même pas drôle !

Le boss passe en coup de vent.  Il est brun.  Il est ténébreux.  Et il a des yeux bleus.  Je me réveille instantanément.  Il me salue.  Et se raconte.  C'est parce qu'il a eu des résultats médiocres (89 % !) à l'école que ses parents l'ont envoyé en stage chez un boulanger.  Voilà comment naît une vocation...

Retour au travail.

Les cerises n'en ont pas fini de faire rager l'apprenti, qui persiste et signe dans leur alignement sur tartes.  Quééén affaire !

Derrière moi, des merveilleux attendent leur finition de crème fraîche.  Des brésiliennes attendent leur finition fruitée.  Des tartes attendent leur finition de fraises. 

Direction le magasin, encore fermé et presque vide.  Les deux rangées de javanais et de mokas orphelins semblent bien tristes.   Petit à petit, les vendeuses me rejoignent et préparent les lieux pour l'ouverture, en chantant "Le bon Roi Dagobert".  Les tartes aux cerises regagnent enfin le comptoir (j'en connais un qui doit être soulagé).  Une abeille fait déjà son shopping.  Il est 6h30, les portes s'ouvrent.  Je suis la première cliente.

J'emporte avec moi : un pain au chocolat et une tartelette aux framboises.

07:49 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
sep

J'ai testé "ménagère de moins de cinquante ans"

Aaaaaaaaaaaaaaaaah le fameux panier de la ménagère, tellement malmené ces dernières années avec l'arrivée du zeuro, la hausse du pétrole de l'essence du mazout de la patate de la frite du riz de la tomate du caviar du Ciné Revue du Gala du Voici et du chocolat belge et j'en passe.

ça fait des années que je suis inscrite dans cette boîte de marketing pour participer à des enquêtes.  Des années.  Passque, depuis que je sais parler, soit sans doute depuis la naissance, voire avant, vu ma bavardite aiguë déjà remarquée en maternelle, j'adore ce genre de trucs : répondre à des questions, tester des choses, donner mon avis sur tout et n'importe quoi.

Ainsi, lorsque je suis harponnée par hasard en rue par des enquêtrices, je dis quasi toujours "oui Madame, volontiers Madame, tout ce que vous voudrez Madame", ce qui m'a valu de goûter un cassoulet juste après avoir englouti une gosette (pour les français : je crois que ça se dit chaussons dans vot' hexagone), de donner mon avis durant plus d'une heure sur le packaging de pots de confiote, de tester des chips light à l'époque où personne n'en avait jamais entendu parler et de noter durant une semaine les détails les plus croustillants de la vie de mon lave-linge ... et je dois en oublier.

Mais dans cette boîte de marketing oùsque je suis inscrite depuis des années, je n'avais jamais été convoquée.  Passque je ne rentre jamais dans les critères : moi pas y'en avoir d'enfant, moi pas me laver les dents avec du dentifrice de pharmacie, moi pas rendre mon linge doux avec de l'assouplisseur (ou -ssant ?) en container de 100 litres, moi pas y'en avoir de chien, moi pas y'en avoir de mari, moi pas y'en avoir de tuture... et je dois en oublier (bis).

Alors, vous imaginez ma surprise lorsque, la semaine dernière, mercredi (ça se passe toujours un mercredi, comme un rituel immuable), après avoir répondu, d'une voix blasée, aux questions habituelles, m'attendant au refus hebdomadaire, j'ai entendu "et bien Médéme Valente, vous rentrez parfaitement dans nos critères, ça vous tente de venir jeudi causer de cartes de fidélité et gagner plein de sousous ?"

J'ai crié youpiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiie et j'ai dit ouiiiiiiiiiiiiiiiiiii.  Quel honneur : faire partie du panel de paniers de la ménagère, ma bonne Dame ! 

Le jour venu, étrangement, j'avais plus envie de m'y rendre, mais plus du tout du tout du tout.  Mais le papier précisait bien "si vous avez un empêchement, merci de nous avertir de toute urgence".  Je ne pouvais décemment pas feindre l'indigestion ou avouer la crise d'angoisse pour y échapper. 

J'y suis donc allée, avec le même enthousiasme que Jeanne d'Arc devant son bûcher.

Et je me suis amusée.  Vraiment amusée.  ça sonnait un peu comme un retour à l'école, avec atelier créatif "inventons notre carte de fidélité idyllique" en prime.  L'animateur était super sympa, juste mélange de clown et d'homme d'affaires.  Les participantes étaient à l'aise.  Y'avait plein de sandwiches super mmmmmmmmmmmh à dévorer, puis du coca, puis du fanta, puis des chocolats. Et puis on a touché des sous, plein de sous, que j'avais dépensés anticipativement durant une chtite séance shopping, tant qu'à faire...

Je vous le dis.  C'est que du bonheur, d'être ménagère de moins de cinquante ans.

07:36 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
déc

J’ai testé un WE thalasso en pleine semaine

Ça fait longtemps que vous l’attendiez, que vous le réclamiez à cor et à cri (et non à corps et à cris, Anaïs) : mon WE thalasso.  Un lundi et un mardi.  Deux jours.  Un WE en semaine quoi.

L’endroit est totalement neuf.  Ouvert quelques mois auparavant.  Les lieux sont superbes : une fermette rénovée en plein centre d’un trou perdu.  Un salon argenté et orange, doté d’un feu ouvert qui dispense une chaleur agréable (du moins quand les curistes – c’est comme ça kon s’appelle – daignent s’en occuper, la direction est sympa mais débordée – cet épisode « créons un feu », j’ai adoré, passqu’on grelottait tous dans nos peignoirs quasi immaculés mais humides).  Un jacuzzi extérieur (glagla) couvert (oufouf) à 39 degrés.  Sauna.  Hammam.  Salles de soins décorées de marron et de turquoise : magnifiques !

Les chambres d’hôtes sont elles aussi soignées, même si pas encore toutes terminées en matière de finitions.

La chambre zen offre une déco sobre, blanche et ornée d’orchidées.

La chambre africaine est dynamique et abrite girafes et autres bébêtes.

La chambre orientale est chaleureuse et pleine de jolies lampes.

La chambre romantique est craquante avec sa tapisserie anglaise et son lit à baldaquin.

La chambre marine est basique, un peu trop sombre, mais mignonne.

Toutes les chambres sont sur deux niveaux (donc avec mezzanine, pour ceusses qui n’ont pas comprendu).  Toutes les chambres offrent une vue sur le jardin et la piscine.  Toutes les chambres, outre le lit, proposent fauteuils ou canapé (déjà installés, ou pour bientôt).  Toutes les chambres ont la TV.

Toutes sauf une : la chambre marine.  Pas de mezzanine.  Pas de canapé.  Pas de TV (aaaargh, et ma quotidienne Star Ac ?).  Et vue sur la rue, les antennes et la maison d’en face, un vrai foutoir.  Vue sur âne également.  Enfin vue, façon de parler.  Disons qu’on l’entend.  Vachement (même si l’expression est inappropriée pour un âne).  Jamais je n’aurais imaginé qu’un âne fasse autant de bruit.  Bruit largement amoindri par les beuglements et les ronflements de ma voisine de lit, mais par respect pour sa personne, j’éviterai de vous en parler (et puis sait-on jamais qu’elle passe par ici).

Passque bien sûr, j’ai choisi la chambre marine, lors de la réservation.  Bien sûr.  La chambre marine.  La moins jolie.  Chouette chambre, je ne crache pas dans la soupe, avec baignoire (la seule avec baignoire, mais après avoir fait trempette une heure dans le jacuzzi, j’ai envie de tout sauf d’un bain... qui a dit « difficile marmot ? »).  J’ai bavé sur les autres chambres, surtout la romantique, mais une réservation est une réservation ma bonne Dame.

Et la chambre marine, elle colle à la chambre africaine.  Même que la mezzanine de la chambre africaine, et ben, elle donne au-dessus de la chambre marine.  Rien de grave en soi.  Si la chambre africaine n’avait pas été peuplée par deux quinquagénaires veuves joyeuses hystériques (dans le sens premier du terme) qui, après avoir écuvé les restaurants du voisinage, sont rentrées à pas d’heure, ont passé des coups de fil dans le couloir, ont énuméré l’ensemble des animaux peuplant la chambre « y’a un léon, un laon, un lion (hips) une rigafe aussi, une figafe, une girafe (re-hips) » et ont ensuite énuméré ce qu’elles avaient bu.  Un délire.  Qui m’a réveillée.  Dans ma chambre marine.  Pas contente l’Anaïs.

Le petit déjeuner est succulent : mandarines, croissant, petit pain au chocolat, chocolat chaud, café, confiture.  Un bonheur.  En peignoir immaculé, of course.  On vit en peignoir durant deux jours, étrange mais agréable.  Après le petit déj, nous quittons les lieux, balonnées, et gratifions la femme de ménage d’un « bonne journée ».  Sa réponse « elle sera meilleure pour vous que pour moi ».  Oups…

Le premier repas est à se damner : une lasagne maison aux brocolis.  Je bave.  Par contre, pas de Coca Light, que du Coca bien sucré bien collant bien lourd.  Soit.  Le lendemain, délicieuse salade et sandwich.  Le soir du premier jour, il faut aller manger dans le bled perdu.  Voiture dès lors indispensable.  Escalope bien grasse, sauce tomate champignons estragon, Coca light (ouf).  Vlà que je mets à énumérer mes repas… la situation est grave Anaïs, après l’élocution sur le soutien-gorge, tu as réellement besoin de repos.

L’accueil est chaleureux.  La patronne est flamande, mais elle ne hisse pas le lion noir.  Elle est adorable, soucieuse de notre bien-être et toujours à l’écoute.  Les esthéticiennes sont belles comme des coeurs, et gentilles, et qualifiées, et douées pour les massages et les soins visage... aaaaaaaaaaargh, j’en reveux.  Ce soin visage agrémenté d’un massage de la nuque et du bras m’a fait découvrir de nouvelles sensations : le blanc du bras est sensible, très sensible.  Le massage du corps sur fond de Chimène Badi m’a ravie.  Le gommage du corps avec du sel marin est agréable.  L’esthéticienne me signale que « j’ai des jambes bien fines ».  Je ne dénote aucune admiration, plutôt de la stupéfaction.  Si elle ajoute « par contre, votre bide, dingue comme il est soufflé », je la frappe.  En plus elle est jolie.  Et sympa.  Tchu.  Par contre j’ai détesté la pédicure.  Mes orteils, faut pas qu’on y touche.  Mes ongles non plus.  Mes pieds non plus.  Alors j’ai morflé.  J’ai stressé.  Mais j’ai bien fait, car le massage final, suivi de l’enveloppement de mes petons de paraffine, mmmmmh...

Un WE de détente, de rires, de farniente, de lecture, de soins et de bons repas.  Un WE encore plus agréable parce qu’il a eu lieu… en semaine.

Illu de Missbean.
relax

06:30 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
nov

SecondSexe

secondsexe

N’ajustez pas vos lunettes, n’imaginez pas avoir trop bu ou trop consommé de substances illicites.  Ce logo est bel et bien flou. 
 
Lorsqu’on m’a proposé de recevoir un « petit cadeau sexy » dans le cadre d’une campagne publicitaire pour le site SecondSexe, sans m’en dire plus, je n’ai pas longtemps hésité, vous me connaissez.  J’adore les surprises.
 
Puis le colis est arrivé.  Et la surprise était adorable : ça ressemble à un lecteur MP3, ça a la forme d’un lecteur MP3, mais ce n’est pas un lecteur MP3, c’est un sex toy télécommandé.  Oui vous lisez bien.  On n’arrête pas le progrès ma bonne Dame.  Mais pas moyen de l’utiliser.  Je sais, chuis nulle.  Si la télécommande fonctionne, il n’en est pas de même de l’objet en question, qui refuse de vibrer.  Chuis nulle.  Après plusieurs essais, j’envisage de le signaler à l’expéditeur, au cas zoù ce serait un problème technique, lorsqu’un mail m’arrive (les grands esprits se rencontrent), me proposant l’envoi de nouvelles piles.  Ainsi, je ne suis pas la seule, et imaginer toutes les bloggueuses en train de tenter de faire vibrer en vain l’objet m’a provoqué un sacré fou rire.
 
Il est écrit qu’Anaïs aura toujours des bémols avec ses colis.  J’adore.  C’est une malédiction qui finira par devenir ma marque de fabrique : « prenez le risque, envoyez des objets à Anaïs… ».
 
Donc, les piles arrivent enfin (à mon avis, elles ont fait le tour du monde avant d’atteindre mon bled), le joujou fonctionne et est adorable tout rose tout discret tout vibrant (je m’imagine dans le bus, jouant avec mon « lecteur MP3 »), mais l’essentiel n’est pas là.
 
L’essentiel, c’est le site dont il fait la promo.  Un très beau site.  Sobre.  Noir.  Vaste.  Attrayant.  Uniquement pour les femmes.  Outre les sex toys, les livres et la lingerie, il propose diverses rubriques vachement intéressantes : des nouvelles érotiques, des conseils médicaux, des bonnes adresses (notamment un studio avec vue sur tour Eiffel qui me ferait bien de l’œil), des films spécialement conçus pour les femmes, des fichiers audios à télécharger… et la possibilité de proposer des nouvelles orgasmiques qui seront publiées (enfin après approbation, j’imagine) !
 
Allez, à vos plumes.  Comment ça, que dites-vous, que je dois m’y mettre aussi ?  Ah bon, vous pensez ?  Après tout pourquoi pas… A ma plume, ou plutôt à mon clavier…
secondsexekit

21:53 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
nov

J’ai testé Tarte & Pain

Tarte & Pain, ça existe à Namur, mais zaussi à Bruxelles (je sais combien ceusses de la capitale sont désorientés lorsqu’ils doivent la quitter leur belle ville et sa belle Grand Place).  Cependant, j’ignore si la carte est identique.
 
Tarte & Pain, avant ça s’appelait la Tarterie de Pierre (ou de Paul, d’ailleurs, jamais su retenir le prénom) et j’y allais à l’occasion.  Ça se trouve dans le piétonnier, y’a une terrasse sympa en été, la déco est très agréable, y’a jamais foule, et c’est bon.  J’ai notamment testé la portion bien fournie de tarte au saumon et épinards accompagnée de sa salade bien remplie avec un bon gros morceau de saumon fumé en guise de cerise sur le gateau.  Rien que de l’écrire, et parce que j’ai vachement faim en cet après-midi (il est 16h05 ce 15 novembre), je rêve de la voir se matérialiser, cette tarte au saumon et sa salade bla bla.
 
L’autre jour donc, petite bouffe avec une amie.  Notre QG, c’est le Père Gourmandin (ou la Mère, jamais su retenir lequel des deux est où), enfin celui avec terrasse à l’avant qui sert de ces pommes de terre farcies au saumon à se damner (ben non, chuis pas obsédée par le saumon, j’aime, c’est tout).  J’ai de plus en plus faim (à noter : ne jamais rédiger un billet gourmand l’estomac vide).
 
Notre QG étant full de chez full de chez foule (pff, le jeu de mots nullissime), je propose d’aller à la Tarterie de Pierre, Paul ou Jean devenue depuis Tarte & Pain, ayant gardé un si bon souvenir de cette tarte au saumon (pffff je radote, mes neurones ne sont plus dirigés que par mes papilles gustatives en ce moment).
 
L’endroit a été fermé pour rénovation et changement de nom.  De rénovation, je ne vois guère.  Mais la carte s’est réduite à peau de chagrin.  Heureusement (Alleluia), la tarte saumon et épinards existe toujours.  Y’a un dieu pour celles qui aiment le saumon.  Je découvre ensuite qu’ils proposent un menu tarte + dessert, à prix réduit.  Adjugé.  On va se régaler ma bonne Dame.
 
La tarte arrive illico presto.  Je frôle l’étouffement avec gorgée de coca light.  Ça ?  Un repas ?  Imaginez : une minuscule portion de tarte même pas haute (style un quart de tarte au sucre pour quatre personnes, un triangle de six centimètres de côté, vous voyez le topo ?) accompagnée de trois feuilles et demi de salade et d’une asperge verte coupée en dix (voire en quinze), histoire de faire illusion.  Et un plat de salade à part.  Enfin, lorsque je dis « un plat », je suis dotée d’un énorme sens de l’humour.  Je devrais dire « une soucoupe, une micro-assiette, une assiette de dînette ».  La serveuse précise « j’apporte la seconde salade » (youpie, on aura chacune notre mini portion de salade) puis se ravise « enfin non, je vais demander, c’est peut-être pour vous deux » (ben voyons, on coupera chaque feuille en deux, même si les bons usages l’interdisent).  Elle revient avec une seconde soucoupe.  Y’a un dieu pour les mangeuses de minuscule quart de tarte au saumon, on va pouvoir se ruer sur la salade.
 
Seul problème, la salade est limite immangeable : horriblement salée.  Du gros sel.  Je passe donc mon temps à tenter d’enlever les grains visibles, pour avoir quelque chose à me mettre sous la dent.  Elle restera salée, mais j’ai si faim que je tente de ne pas y penser (et j’avale de longues goulées de coca light pour apaiser ma gorge).
 
Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : la tarte est bonne.  Très bonne.  C’est juste que la portion proposée servirait à peine d’entrée (ensuite, j’imagine bien une grosse assiette de farfale au … saumon).  Et pourtant, étrangement, je n’ai pas un gros appétit.  Je n’ose imaginer la réaction d’un homme face à une telle assiette : colère ?  fou-rire ?  évanouissement ?  Je bosserais là, j’aurais honte de servir de telles assiettes à des travailleurs affamés.
 
Vient ensuite le dessert.  Même format.  Mais au chocolat.  Pas mauvais.  Mais pas transcendant.  Il a cependant le mérite d’apaiser un peu la faim qui me tenaille encore.
 
Verdict : adieu Tarte & Pain.
 
Et au fait… je n’ai toujours pas trouvé pourquoi l’établissement s’appelle Tarte & Pain, car on n’a pas vu l’ombre d’un soupçon d’une miette de pain (dommage, ça aurait pu servir de coupe faim).
 
A déconseiller donc si vous n’avez pas l’appétit d’un moineau anorexique en fin de vie.

Illu de Titoun... qui cerne bien ce qui s’est passé ensuite...
manger

06:45 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (22) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
oct

J’ai testé le nouveau Yakult Bifiene

yakult
Lorsqu’on m’a proposé, au détour d’un rayon de mon supermarché, de tester le nouveau Yakult, alias le Bifiene, j’ai de suite accepté.

Vous savez combien j’aime découvrir de nouvelles choses.  Et même si le Yakult classique, je trouve ça immonde, j’ai décidé de faire confiance à cette charmante dame qui était ravie de me voir accepter (et pour cause, à mon avis j’ai été la seule).  

Me voilà donc avec mon petit berlingot de 100 ml, pas de quoi avoir une indigestion, d’un breuvage contenant « la bonne bactérie bifidobacgerium Yakult, principalement active dans le gros intestin.  Les bifidobactéries sont importantes pour un bon fonctionnement intestinal.  Buvez chaque jour un paquet de Bifiene blablabli blablabla ».

Comment ont-ils su que j’avais des problèmes d’intestin ?  A cause de mon bide ballonné ?  J’avais pourtant une écharpe Strelli qui le camouflait.  Etrange.

Toujours est-il que si le Yakult classique fait effet sur l’estomac, celui-ci est censé avoir un impact sur l’intestin.  Parfait.  Parfait pour moi.

Je goûte.  Ou plutôt j’avale une bonne grosse gorgée du breuvage magique, devant les yeux interrogateurs de la démonstratrice en Yakult.  Et c’est parce que j’ai fait l’objet d’une éducation extraordinaire que je ne recrache pas cette mixture entre deux rayons de boissons au bifidus inactif.  C’est infect.  Pire qu’infect.  Imbuvable.  Un mélange de lait caillé et de crème rance.  Jamais rien bu d’aussi mauvais.  

La démonstratrice, à qui, bien sûr, vous me connaissez, j’indique que c’est imbuvable, m’incite à boire une seconde gorgée, sans me donner d’ordre précise-t-elle, pour neutraliser le premier effet.  J’obtempère, vous me connaissez, obéissante comme je suis.  En effet, la seconde gorgée est moins pire, car je sais à quoi m’attendre.  Mais de neutralisation de ce goût, il n’est point question.

Pendant que la miss me tend un bon de réduction pour mon premier achat (ça va pas la tête une fois), je m’éloigne d’elle à pas discrets, et me retrouve dans le rayon biscuits, toujours avec mon berlingot quasi rempli en mains.

Parce que j’ai fait l’objet d’une éducation extraordinaire, je vous l’ai déjà dit, je me refuse à l’abandonner dans un rayon, ce berlingot.  Si ça se trouve, des dizaines de clients l’ont fait avant moi, car on ne me fera pas croire que quiconque peut apprécier ce remède magique.  

Je termine donc, tant bien que mal, mon petit cadeau du jour, je passe à la caisse et je m’enfuis.

Je garderai ce goût aigre durant plusieurs heures en bouche !

J’ignore le prix de cette chose, mais quand bien même on m’en offrirait une cure d’une année complète, je refuse tout net.  (Soit dit en passant, je ne suis pas contre une année de lasagnes Farniente ou d'écharpes Strelli, voire de Manons avec noisette de Léonidas).
Et vous, déjà goûté ?  Aimé ?  Raffolé ?  Adoré ?  

06:30 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
oct

J’ai testé la serviette hygiénique pour dessous de bras

Le premier jour où j’ai entendu parler de cette nouveauté qui envahissait la Gelbique, j’ai de suite demandé un échantillon.

Il est arrivé à la vitesse namuroise, savoir celle d’un escargot centenaire, ce qui m’a fait brûler d’impatience durant des semaines.  Sans doute une nouvelle technique de marketing.

On dirait un protège-slip pour éléphanteau, ça a la texture d’un protège-slip, mais ça n’est pas un protège-slip : ça se met sous les aisselles, pour pomper la transpiration.  Pour moi qui, à certains moments cruciaux de mon existence (les canicules, les premiers rendez-vous, les entretiens d’embauche), sue comme un bœuf dans une casserole, cette nouveauté est digne du prix du meilleur inventeur (mais pourquoi n’y ai-je pas pensé avant eux, moi qui ai souvent envisagé de me scotcher des boules d’ouate sous les aisselles, je serais maintenant multimillionnaire, ô rage ô désespoir).

Je choisis, pour procéder à mon test, une journée particulièrement riche en émotions et en mouvements : une virée shopping.

J’enfile un top et un gilet estival, sur lequel j’ai collé, tant bien que mal (et plutôt mal que bien, un premier essai étant toujours périlleux), mes protections d’aisselles.  Je serre les bras, ça fait un bruit de lange.  Ce bruit typique que font les tout jeunes enfants portant un lange lorsqu’ils marchent : scruitch, scruitch.  Gloups, va-t-on me remarquer ?  Après quelques mouvements circulaires, la matière se donne et le silence se fait.  Ouf, je l’ai échappée belle.

Me vlà partie pour ma virée shopping.  Au bout de quelques minutes, je ne sens plus du tout les trucs blancs peu glamour que j’ai en dessous des bras.  J’espère cependant qu’ils s’accrochent bien, je n’ose imaginer la gêne instantanée si l’un d’eux se fait la malle et atterrit à mes pieds, comme ça, à demi chiffonné…  Si ça m’arrive, plus jamais je ne retournerais dans cette galerie commerçante.

Tout au long de la journée, j’enlève mon gilet, je remets mon gilet, j’enlève mon gilet, je remets mon gilet, durant de longues séances d’essayage.  Les protections restent bien en place, elles ont juste une légère tendance à se racrapoter un peu, avec les mouvements des bras, mais elles s’accrochent, malgré l’épreuve que je leur fais subir.

De retour chez moi, je déboutonne mon gilet, je l’enlève, et, de manière fort gracieuse, je sniffe mes serviettes hygiéniques de dessous de bras.  Et je n’en reviens pas.  Elles sentent la rose.  Je sniffe mon gilet.  Il sent la rose.  Incroyable mais vrai : non seulement elles protègent, non seulement elles aspirent la sueur, mais en plus elles neutralisent son odeur.  Alléluia.  L’invention du siècle est née.

Les plus :
-    exit les mauvaises odeurs, protection immédiate et efficace
-    discret sous une blouse ou un pull foncé

Les moins :
-    inutilisable sous les tops (ça me laisse une porte ouverte, je pourrais inventer la protection de tops, youpie, je m’y mets de suite)
-    à éviter lors d’un rendez-vous galant, imaginez la séance de déshabillage avec deux grosses serviettes rondes sous la blouse… anti-glamour par excellence

Illu de Flo (éh oh Flo, ça va là-bas de l’autre côté ???)
 
Add. du 7/10 : ces protections, ça se trouve ici
anaisdessousbras_copiept

06:15 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
sep

Quand le hi-tech fait irruption chez moi

nokia
Je suis une grand fan de Nokia.  Je ne jure que par Nokia.  Surtout parce qu’après cinq années d’apprentissage pour manipuler correctement la bête (en autodidacte, of course), je maîtrise enfin l’animal et j’en suis ravie : j’arrive à téléphoner et à lire des SMS.  Alléluia.

Sauf que mon Nokia, il pèse trois tonnes, n’entre plus dans les poches faites spécialement pour les GSM dans les sacs, et se décharge à chacune de ses sautes d’humeur.

En tant que membre du club Nokia, que je consulte, bien entendu, chaque matin au réveil, j’apprends qu’il est possible de tester des appareils, quand on est, comme moi, une journaliste hypra célèbre.

Je propose donc à Nokia de me faire tester le plus beaux des GSM de tous les temps, le 7373.  En rose, passque je suis une fille.

Contre toute attente, ils acceptent, et six mois plus tard (la lenteur administrative est décidément partout), je reçois mon Nokia à l’essai.  Je devrais m’abstenir de dire « mon », car le dossier est strict, clair et net, je dois rendre l’appareil après un certain laps de temps, sinon on m’envoie l’huissier, la police scientifique et la brigade d’intervention.  L’appareil m’est remis contre signature et prise d’ADN.

Grosse déception, l’appareil n’est pas rose mais noir.  Mais c’est bien celui dont j’ai envie depuis des mois et des mois, sur lequel je bave devant la vitrine du magasin chaque vendredi après-midi (même que j’ai été repérée, les vigiles m’ont à l’œil).

Je rentre chez moi, je recharge l’engin et je lis paisiblement le mode d’emploi.  L’appareil est super équipé : appareil photo, lecteur MP3, radio.  Bien sûr, j’en suis folle, mais je ne veux pas m’y attacher (un peu comme avec un homme) car je sais qu’un jour il me quittera, pour toujours, et que j’en verserai des larmes de sang.

Me vlà donc ultra équipée, alors, le soir même, je décide de profiter à fond de mon nouveau joujou.  Fastoche.  Je prends quelques photos.  Fastoche comme tout.  Puis je tente de les transférer sur le PC, histoire de les mettre sur le blog.  Et c’est à ce moment précis que je commence à haïr ce téléphone.  Y’a pas de câble.  C’est du Bluetooth ma bonne Dame, tout se fait sans fil.  Pas fastoche.  Plus fastoche du tout du tout.  J’y pige que dalle.

J’abandonne donc provisoirement mes tentatives de transfert de photos pour me concentrer sur la musique.  Dès demain, j’écouterai mes morceaux favoris sur le lecteur MP3 intégré dans ce GSM.  C’est cela le bonheur.  Je teste la radio.  Parfait.  J’entends.  Puis je veux transférer quelques chansons.  Rebelote, pas de câble, bluetooth, etc etc.    J’ai beau lire et relire le mode d’emploi, aucune explication.  Je vais sur le site internet de Nokia, aucune explication.  Je tente de paramétrer la chose, le logo Bluetooth s’affiche, bingo.  Mais aucun changement.  Ma musique veut pas de scotcher au GSM.

Je décide de tenter le tout pour le tout : je vais zau magasin.  J’explique avec moult détails que j’ai eu le GSM à tester par Nokia et que je n’y comprends rien à ce Bluetooth.  Le vendeur n’en revient pas que Nokia m’ait, comme ça, prêté un GSM.  Me vlà contrainte d’expliquer le blog et tout et tout.  Il se lance ensuite dans des explications longues comme un jour sans lasagnes Farniente, d’où il ressort que j’ai pas 36 solutions : soit je parviens à utiliser le Bluetooth, soit j’achète un câble hors de prix pour relier ce GSM à l’ordi, soit j’achète un lecteur de carte mémoire, également hors de prix, à brancher sur le port USB.  

Décidément, c’est pas fait pour moi, ce genre de technologie ultra-révolutionnaire et ultra-complexe.

Je range donc ce magnifique Nokia dans un coin, en attendant qu’on vienne me le reprendre.  J’abandonne la lutte.  Je ne suis pas de taille à affronter tant d’angoisses pour écouter quelques chansons.  Chuis trop vieille.  Trop bête.  Trop démotivée.  Et dire qu’il fut un temps où j’étais la pro du magnétoscope, celle que bon-papa appelait pour changer l’heure de sa montre à quartz, celle que maman appelait pour programmer les chaînes du nouveau téléviseur.

Chuis dépassée.

Mais un jour, quand j’arpenterai les bars branchés de Saint-Trop, et que je serai invitée aux fêtes blanches de je sais plus qui, moi aussi je recevrai un GSM glamour tout rose en cadeau.  Na.  Et j’aurai un garde du corps pour tout me paramétrer, me télécharger les morceaux et me tenir l’appareil près de l’oreille lorsque je téléphonerai…

En attendant, mon Nokia qui se décharge et moi, on s’est remis ensemble, pour le meilleur et surtout pour le pire.

07:46 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
sep

L’OVNI (objet vibrant non identifié)

J’ai récemment été contactée par un nouveau site très sympa, pour la testing zone.  

On me propose de tester le G twist, un vibro en Jelly spécialisé dans le point G, comme son nom l’indique (comme tout peut parfois être simple, dans l’existence).  Qui plus est, il est lumineux.  Rigolo pour le retrouver la nuit.  Je clique pour aller voir la tête de mon futur vibro, sur le site des plaisirs dqplay, et je découvre un vibro tout mauve, en forme de ver.  Parfait.

Il faut dire que je préfère de loin les vibros rigolos, de couleur vive, en forme de ver, de taupe, de poisson ou de pinceau à blush aux vibros de couleur chair et de forme anatomique, qui font croire qu’on dispose d’un bout d’homme à la maison.  Ça doit être mon côté enfant qui veut ça.  Et puis, je trouve indispensable de faire la différence entre un homme, un vrai, et un sextoy, accessoire bien utile, mais qui jamais ne remplacera la tendresse et la dextérité d’un homme (quoique parfois… mais n’entrons pas dans de telles polémiques).  Donc, tant qu’à faire, autant que le sextoy ne ressemble en rien à un homme.

Mon colis arrive un matin, à 7h, durant mes congés.  Je vous passe le détail des péripéties postiennes, la poste belge étant aussi évoluée qu’un unicellulaire, et encore, l’unicellulaire s’active, lui.  Encore endormie, je prends possession de mon nouveau sextoy.  Tant qu’à aller replonger dans les bras de Morphée, autant le tester immédiatement.  Il est parfait, quoiqu’un peu trop volumineux à mon goût.  Pratique.  Docile.  Obéissant.  Et lumineux, ce qui aide énormément quand il est 7h07 du matin et que mes yeux sont encore semi fermés.

Vers 10h, j’émerge enfin.  Et je regarde mon nouveau joujou plus attentivement.  Et là, je frôle la crise cardiaque.  L’apoplexie.  L’évanouissement.  C’est pas du tout le vibro qu’on m’avait proposé.  Mais alors là pas du tout. OK, il est lumineux.  OK, il est en Jelly.  Mais sa forme.  Ah ben sa forme.  C’est pas une forme de ver, c’est le moins qu’on puisse dire.  Je me dois d’appeler un chat un chat, il s’agit d’un sextoy en forme de … sexe.  Au lieu de m’envoyer un ver… ils m’ont envoyé une verge !  Deux lettres qui changent tout.  Ben ça alors.  Etonnement.  Surprise.  Faut le reconnaître, il a beau être très utile, il est moche (me vient à l’esprit qu’on peut parfois aussi dire ça d’un homme, qu’il est utile mais moche, mais je trouve cette pensée vachement misandre, et moi je suis pas misandre, du moins pas toujours misandre – terme que mon Robert refuse de définir, il serait pas misogyne, mon Robert, des fois ?).  Donc il est moche.  Mais vraiment très moche.  Je regarde l’emballage.  En effet, y’a eu erreur sur la marchandise, j’ai reçu le Mighty Vigor et non le G Spot, et ça fait toute la différence…

Bon, rassurez-vous, sur le site qui propose ces joujous, y’a des tas de sextoys tous plus jolis les uns que les autres : un canard rose à plumetis, un pingouin, un ver bordeaux très souriant, un mini ver de poche totalement craquant, un bouquet de marguerites qu’on a envie d’effeuiller…  Y’en a même un blanc magnifique, orné de coeurs roses.  Tous adorables.  Superbes.  Décoratifs.  Un vaste choix pour tous les goûts.  Mais pourquoi donc alors m’ont-ils envoyé ce truc moche ?  Remboursez ! (Ah non, flûte, je l’ai pas payé, c’est un des nombreux avantages dont profite la Marketing Anaïs SA).

Découvrez les ici. 

Quant à moi, c’est décidé, dorénavant je ne testerai plus que des vibros rigolos, qu’on se le dise !  (j’accepte les pingouins, les fleurs, les vers, les taupes, les canards, les chats, les rats, les hot dogs, les espadrilles, les cœurs, les orchidées et même les bouquets de roses,…)
vibros

18:56 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
aoû

Fashions Addict

fashions


Dans ma quête pour devenir une bloggueuse type (cf ce billet), je viens de découvrir une perle : fashions addict.

Un site français qui regroupe tout ce pour quoi je lutte jour après jour : devenir belle, être à la mode, tout savoir sur les tendances, les défilés et les voyages dans les grands zoiseaux de métal.

Parce que jamais il ne sera dit que je n’ai pas tout fait pour m’améliorer et devenir une bonne bloggueuse sachant blogguer.

Ce site fait la part belle aux jeunes créateurs, et je ne peux que lui tirer mon chapeau, car on en a marre du Chanel et du Dior, on veut du neuf, du frais, du dynamique.  Ce site lève le voile sur les grandes marques, nous allons enfin comprendre pourquoi tout cela coûte si cher.  Ce site teste les nouveautés beauté, je vais enfin devenir la plus belle, miroir ô mon miroir.  

Moi je dis qu’il n’y manque que ma griffe pour que ce site soit parfait…

Elle est pas belle la vie ?

22:03 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
aoû

La testing zone - que faire d'une bouteille de Passoa ?

Keskon fait quand on a reçu une bouteille de Passoa à tester ?  On fait une soirée nanas.  Na.

Avec Mostèk, que vous connaissez maintenant fort bien, vu ses incontournables commentaires sur ce blog.  Et avec mon autre collègue bien aimée : la pétasse au premier abord (cf ce billet), que nous appellerons dorénavant Moustique.

Pourquoi Moustique ?  Pour rimer avec Mostèk ?  Un peu, mais surtout car il s’agit d’une partie de son nom d’actrice porno.  Comment, vous ignorez quel est votre nom d’actrice (ou d’acteur porno) ?  C’est simple : vous prenez votre second prénom, auquel vous accolez le nom de votre tout premier animal domestique.  Voilà.  Moi ça donne… euh, non, ça va pas la tête, je vous imagine en train d’arpenter les vidéo clubs à la recherche d’une de mes œuvres.  Top secret, mon nom d’actrice porno.  Vous me direz, Moustique, ce n’est que la seconde partie du nom d’actrice porno de collègue pétasse.  Bien vu.  Mais la première partie, elle m’a interdit de la révéler (je vous dirais juste que c’est un truc loufoque et ridicule genre Cunégonde ou Voldemort).  J’ai juré craché.  Je me tairai.  Même si on me torture en me lançant des lasagnes Farniente brûlantes au visage.

Dorénavant, mes collègues vénérées, c’est Mostèk la commentateuse folle du blog, et Moustique l’ex-pétasse.

Tout ça pour dire que j’ai débarqué avec mon Passoa et que nous l’avons savouré ensemble, entre femmes (y’avait bien également un gaminou, mais vu qu’il a moins de dix ans et qu’il n’a pas encore mué, loin de là, il ne compte pas).  En nous empiffrant de dés de feta bien gras, de chips bien gras et de pizzas bien grasses arrosées de Coca bien light.  Un bonheur.  Le tout en zieutant un petit film romantique à souhait (tourné exprès pour les soirées de nanas) : « Sept ans de séduction », avec le bel Asthon Kutcher (que nous a piqué la vieille Demi Moore, si si elle est vieille, on ne le dirait pas – merci miss chirurgie esthétique – mais elle est vieille).

Ajoutons à cela une bonne poignée de médisance (les collègues gnagnagni, le patron gnagnagna, ce mec ci gnagnagni, ce mec là, gnagnagna…), quelques doses de rire, une réelle complicité, et vous obtenez la recette de la soirée nanas idéale.

Je m’en voudrais de ne pas terminer ce billet, en vous présentant notre trio made in South Park.

Mostèk, Moustique ... et moua

Alors keskon dit ? Merci Passoa !

Au fait, c’est comment, votre nom d’actrice/teur porno ? (Boulu ayant inventé ce défi, je prends le relai : si j'ai 100 commentaires sur ce post, je vous révèle mon nom d'actrice porno en 101e commentaire)

trio

06:30 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (64) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
aoû

J'ai osé vivre nue

Paru également sur www.madmoizelle.com 

Après avoir découvert les plaisirs de la « chasse à l’homme » en lisant l’ouvrage proposé par le Jardin des Dames en avril dernier (cf ce billet), on me propose de découvrir un autre ouvrage de cette petite collection bien sympathique, et je choisis « Osez vivre nu ». (parce que pour « Osez tout savoir sur la fellation », « Osez le sexe selon les astres », « Osez réussir votre nuit de noce » (bouhouhou que je suis malheureuse) ou « Osez les jeux érotiques », faudrait déjà que j’ose trouver un homme, rondidju (et tous ces mots, sexe, fellation, érotique, ça va m’amener une masse de lecteurs, gnark gnark).

Et quoi de mieux, pour lire « Osez vivre nu », que de lire… entièrement nue ?  Aussitôt envisagé, aussitôt fait… ou presque.  Car trouver une journée ensoleillée en juillet et août relève de l’exploit cette année.  Et trouver une journée ensoleillée durant laquelle je ne quitterai pas mon home sweet home (vous ne pensiez tout de même pas que j’allais, pour une première expérience, aller faire mes courses ou m’étendre sur une plage naturiste ?) relève de la gageure.

Lors des jours chauds, j’aime rester en bikini toute la journée.  Une sensation de semi-liberté m’envahit.  Point de vêtements qui donnent chaud.  Moins de transpiration.  Je soupçonne qu’une journée totalement nue pourrait m’apporter une satisfaction supplémentaire…  Qui vivra verra.

Vient enfin le jour tant attendu : il fait beau, je n’ai rien de prévu au programme.  Je vais enfin vivre 24 heures nue comme un ver.

Je commence par une bonne douche, histoire de ne pas sentir le vieux cheval durant toute une journée.  Je sors de ma douche, je m’essuie.  Point barre.  Etrange sensation de ne pas devoir m’habiller.  Comme un manque.  Quelque chose d’anormal.  Je prends toutefois un kimono de soie, afin d’éviter de heurter tout visiteur qui se pointerait à l’improviste : le facteur pour un paquet, patron chéri pour un dossier, môman pour un bisou ou homdemavie pour une déclaration.

Première constatation : fait froid, à certains moments.  Pour vivre nue, mieux vaudrait que je m’exile dans le Sud de la France.  Ou que je le fasse en plein été.  Mais c’est l’été, suis-je bête.  Je parle juste du temps où l’été ressemblait à l’été, avant le réchauffement de la balle bleue.

Je décide de me réchauffer au soleil.  Je rampe jusqu'au transat qui orne ma terrasse, afin de me mettre à l’abri des regards indiscrets (une fois couchée sur ledit transat, personne n’est susceptible de regarder mon corps de déesse, souvenez-vous, j’ai acheté un genre de treillis verdasse à Paris, que j’ai ensuite traîné jusqu’ici et installé de mes jolies mains de bricoleuse).  Le rat me scrute étrangement.  Je vois une lueur espiègle dans son regard.  Une lueur angoissée également.  De même qu’une lueur intéressée.  Et oui, tout ça dans le regard d’un simple rat.

Je m’enduis d’écran total (même si cette expression est dorénavant interdite par la loi).  Un plaisir.  Nul besoin de contourner les bretelles du bikini.  Je me tartine entièrement, et je m’installe.  Le soleil me caresse doucement la peau.  Je ressens une profonde satisfaction et un sentiment d’abandon.  Plus rien n’entrave mon corps.  C’est agréable.

J’offre au rat un petit moment de liberté.  Après tout, lui aussi a le droit en profiter.  Il se promène sur la terrasse, fait une petite sieste à mes côtés, entreprend l’ascension de mon bide, s’accroche comme un dingue pour atteindre le sommet et me plante ses griffes dans les cellules adipeuses.  Etre nue, ça peut être douloureux !  Je l’aide comme je peux et il s’installe enfin en haut de l’Everest, enfin de ma bedaine, pour une petite sieste.  Le contact de son pelage est somme toute très voluptueux.

Pause repas, je rampe jusqu’à la cuisine.  J’y suis à l’abri des regards indiscrets.  Afin d’éviter de me brûler les cuisses, j’opte pour un plat froid : jambon de parme et melon. 

Je retourne ensuite faire l’amour avec le soleil.  Faut dire que cette nudité exacerbe les sens.  Je ressens mieux sa chaleur et la légère brise.  Pourquoi n’ai-je pas pris plus de renseignements sur les orgasmes tantriques, rondidju…

Une légère angoisse m’envahit : et si mes vis-à-vis, là-bas, dans le lointain, s’étaient armés d’une paire de jumelle ou, pire, d’un appareil photo de paparazzi, pour immortaliser mon expérience et/ou me faire chanter ?  Du style « Anaïs, on sait que c’est toi, on veut 500 eur ou on publie les photos sur un blog dénommé ‘le célibat est passé par elle, et matez donc les dégâts’ (à l’heure actuelle, des photos de moi nue ne valent pas plus, mais dans quelques années, qui sait…).  Et cette tondeuse que j’entends travailler, pas loin, n’appartient-elle pas à un voyeur qui a remarqué mes va-et-vient rampants ?  Je frôle la paranoïa.  Et pourtant j’adore ce moment où je peux déambuler totalement « nue au soleil, complètement nue au soleil ».  Une liberté extrême.

Le soir tombe, et je déambule totalement nue à l’ombre, complètement nue à l’ombre.  Fait pas chaud.  Je me blottis sous un polar, mais je reste en tenue d’Eve. 

Durant ces vingt-quatre heures entièrement nue, je lis « Osez vivre nu ».  Et j’y glane des tas de conseils.  Parfois drôles, parfois subtils.  Pour vivre nu chez soi, pour vivre nus à deux et en profiter pour donner un soupçon d’érotisme à cette manière de vivre, pour vivre en tant que naturiste, chez soi et dehors, sur les plages réservées aux non textiles.  Pour se dénuder également, ou l’art de faire un striptease réussi (qui ne vire pas en eau de boudin lorsque je trébuche dans mon porte-jarretelles ou lorsque ma tête reste coincée dans mon top à paillettes).  Pour arpenter les plages naturistes ou autres endroits où la nudité est acceptée voire requise, dans toute la France (petit regret : aucune adresse ou plage belge n’est communiquée).  A ces conseils s’ajoutent un petit historique de la nudité et du striptease, un survol de la nudité dans l’art et, enfin, un aperçu de la nudité dans l’échangisme, l’exhibitionnisme ou le voyeurisme.  Un peu de tout sur un sujet somme toute encore bien tabou.

Un guide que je vous recommande si l’idée de bronzer nue ou de vivre nue chez vous vous a déjà effleuré l’esprit…

Pour ma part, j’ai essayé et j’ai aimé.  Je recommencerai.  Où sont donc les plages belges naturistes que je puisse y courir dès le prochain rayon de soleil ?

Vous achèterez ce livre, je vous l’ordonne, sur le site du Jardin des Dames.

a_oilp___001pt

Vivre_nu

07:00 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (34) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
aoû

J’ai testé la bague au doigt

Aujourd'hui c'est le grand jour.  Un jour à marquer d'une pierre blanche, comme on dit.  Le jour J.  Le premier jour du reste de ma vie… Dans quelques heures, j'aurai la bague au doigt.

Pour marquer le coup, j'ai mis de la crème hyper méga hydratante sur mes magnifiques mains, je me suis fait une french manucure de la mort qui tue, et j'ai mis un magnifique ensemble en maille turquoise avec un pantalon blanc qui me met tellement bien en valeur.

Je suis fin prête.

Elle peut arriver.

Ma bague.

Bleue.

Bleue ?

Mais oui, ma bague bleue de célibataire, vous savez, ce concept innovant au nom aussi imprononçable que ceux des meubles en kit qui décorent mon intérieur comme celui de 698.365 personnes.  Un concept créé par un suédois, Singelringen.  Ma bague bleue de célibattante.

La voilà.  Dans un chouette emballage bien bleu.  Petit cérémonial.  Musique.  Concentration.  Je respire fort et je me passe la bague au doigt.  A l’annulaire droit.  Tadaaaaaam.

Les mariés avaient leur bague, les célibataires ont maintenant la leur, si c’est pas un réel progrès ça.   D’aucuns me diront que c’est comme marquer du bétail, je leur réplique que c’est assumer son célibat, le revendiquer, le vivre pleinement, sans à priori, sans gêne, en attendant l’amour, comme les mariés assument joyeusement leur engagement.  Et c’est, aussi, rencontrer plus facilement d’autres célibataires qui le veulent bien, qui le valent bien.

Je ressens une légère griserie, comme une fierté d’afficher mon état, au lieu de le cacher.  Si je pouvais placer en permanence ma main devant mon visage, histoire de crier au peuple « regardez-moi, regardez cette bague… », je le ferais.  Un peu folle dingue, je sais… On ne se refait pas.  Comme une sensation que le monde m’appartient, que la rue s’est transformée en un supermarché de célibataires potentiels, que j’ai repris le pouvoir.  Que je n’ai plus à me cacher, à accepter les quolibets qui me minent parfois le moral : « comment, t’es toujours célibataire, mais tu cherches bien, t’es sûre ? », « alors, Anaïs, quand eske tu nous présentes enfin ton petit ami ? »…

Maintenant, il est grand temps de tester le concept.

Repas en ville, sur une terrasse bondée.  Je m’installe avec plusieurs amies pour une sympathique petite bouffe.  Je scrute les hommes, cherchant à détecter une miraculeuse petite bague bleue au doigt d’un homme.  Rien.  Nada.  Nothing.  Niente.
bague_bleue-1


Echec sur toute la ligne.  Moi qui m’attendais à voir défiler quantité de célibataires bagués, c’est la déception fulgurante.  Qui plus est, personne ne semble remarquer la transformation qui s’est opérée en moi.

Je tente ensuite le magasin de bijoux, repaire assuré de jeunes femmes avides petites choses jolies, décoratives et féminines.  Je tâte consciencieusement l’intégralité des présentoirs, de ma main droite, cela va de soi, exhibant autant que faire se peut mon bel anneau. 

Je sens les regards braqués sur moi, enfin, soyons honnête, sur mon annulaire droit.   Vu ma propension à palper les bijoux, plusieurs demoiselles me prennent pour une vendeuse et m’abordent « excusez-moi madame (burps, non moi c’est mademoiselle, ai-je envie de rétorquer), on peut la trouver où cette bague bleue ? »  Et moi d’expliciter les tenants et aboutissants de l’objet tant convoité.  Les célibataires se réjouissent, me demandent d’épeler ce nom tellement compliqué, tellement suédois, tellement original.  Les casées heureuses amoureuses se lamentent de ne pouvoir l’acquérir. 

Je décide ensuite de me rendre dans un bar hyper branché de ma petite ville.  Seule.  Seule, je suis plus réceptive. Seule, je suis plus attentive.  Je m'installe, exhibant fièrement ma bague resplendissante.  Pourquoi fait-il si sombre dans ce bar branché.  Ma bague bleue turquoise ressemble à un bout de nuit, vont-ils la voir ? 

Je me sens un peu nerveuse, je fais tourner ma bague comme le font les mariés avec leur alliance.  Il paraît que ce rituel a une signification, vous pouvez me dire laquelle, Docteur Psy ? 

A force de jouer ainsi avec mon anneau, je l’envoie valser à l’autre bout du bar, avec un bruit métallique bien sonore.  Ça pour être remarquée, me v’là remarquée !  Reste à traverser la salle en diagonale pour aller récupérer mon précieux bien.  Et à garder bonne contenance.  L’air de rien, je traverse, je m’accroupis et je cherche ma bague.  Longtemps.  C’est fou comme ces petites choses ont tendance à se faufiler.  Les secondes me semblent des heures.  J’ose jeter un coup d’œil par-dessus mon épaule.  Mal m’en prend : je distingue nettement, malgré la pénombre, dix paires d’yeux masculins braquées sur mon postérieur (diantre, pourquoi ai-je mis un string sous ce pantalon blanc).  J’attrape enfin mon anneau adoré et me relève avec grâce, tant bien que mal.  Les dix paires d’yeux font semblant de ne pas m’avoir vue.  Je traverse la salle, la tête haute, et retourne m’asseoir.  Je suis immédiatement abordée par deux charmants messieurs qui s’assurent que je vais bien, demandent à voir l’objet de tant de recherches, et la conversation s’entame sur les tenants et aboutissants du principe de ma bague bleue.  Bingo.  Gagné.

Le soir, barbecue chez un couple d’amis.  Une foule se rue sur la Sangria tiède et les chips mous.  Je garde espoir.

Je tiens mon verre de Sangria bien haut placé près de ma bouche, de la main droite, histoire de montrer à tous ce magnifique bijou d’un bleu bien voyant.  Réactions ?  Pas réactions ?  Pas réactions… 

Je commence à m’interroger sérieusement : dois-je transformer cette bague en anneau nasal ?  Dois-je en porter une à chaque doigt ?  M’en mettre une kyrielle autour du cou ?

Sur une table, traîne un magazine.  Je le feuillette distraitement lorsque je tombe, ô hasard incroyable (mais j’en suis convaincue, dans la vie, y’a pas de hasard), sur un bel article vantant les mérites de Singelringen, accompagné d’une photo grand format.

Et là, comme un barrage qui explose suite à orage violent, les langues se délient d’un coup…  « Oooooh Anaïïïïïïs, mais c’est pas la bague que tu portes ?  Je l’admire depuis ton arrivée, ta bague. » « Mais Anaïs, tu l’as déjà cette bague, lis-nous l’article, c’est quoi c’est quoi c’est quoi ? »  « Raconte-nous ! »  Ils veulent tous tout savoir.  En une fraction de seconde, moi et ma bague magique nous sommes le centre d’intérêt de l’entièreté des invités.  A qui j’explique brièvement le concept.  « Elle sert à quoi cette bague ?  A dire je suis célibataire, que je m’assume.  Et en guise de conclusion : adoptez-moi ».  Le « adoptez-moi », prononcé d’une petite voix et avec une moue boudeuse, fait beaucoup rire l’assemblée, et il a le mérite d’être clair.  Grâce à cette petite bague, le message est passé.  Je suis célibataire.  Qu’on se le dise…

Et on se le dit.  Les conversations vont bon train.  Le magazine passe de mains en mains, ma bague aussi (aaaargh pitié, attention, préservez-là du gras de chips et de la sangria collante).  Les questions continuent à fuser.  La bague plait.  Le concept plait.  Mêmes les mariés fiers de l’être semblent subjugués.

Nous passons ensuite à table, les conversations s’orientent vers tous les sujets possibles et imaginables.  Exit le sujet bague, elle a eu son moment de gloire.

Je me dirige vers le buffet et me retrouve à côté d’un inconnu, qui inonde son assiette de sauces diverses.  Regard en coin.  Il est brun.  Il est grand.  Il est ténébreux.  Second regard en coin.  Pas de bague bleue, mais pas d’alliance.  Tout espoir est permis.  Il m’aborde rapidement « tu peux me rappeler le concept de ta bague, j’étais loin tout à l’heure, pas bien compris ».  Je m’exécute avec joie et je répète mon bla bla célibat bla bla assumer bla bla adoptez-moi bla bla.  Il a un petit sourire espiègle et s’éclipse.  Maintenant il sait.

La soirée se poursuit dans la bonne humeur.

L’heure est venue de rejoindre mon lit king size de célibattante.  J’entame un tour de table pour saluer et embrasser les invités encore présents.  « Au revoir, merci pour tout, bonne fin de soirée, à très bientôt ».  Lorsque vient le tour de Marc, il enlace doucement et très subrepticement ma taille, très très légèrement, juste ce qu’il faut pour marquer le respect nécessaire à la femme du monde que je suis (si si), mais juste ce qu’il faut également pour me faire comprendre que ce geste n’est pas anodin.  Je le fixe d’un air mi-détaché mi-étonné, je lui dis « Au revoir, Marc ».  Il me susurre doucement à l’oreille « Au revoir, Anaïs… à très bientôt… j’espère… ».

L’effet magique de la petite bague bleue… sans aucun doute…

Billet joliment (et le mot est faible) illustré par Mako, que vous connaissez tous, et par Miss Trop, que vous commencez à connaître… A découvrir encore et encore et encore dans mes liens d’artisssss’.  Deux dessins pour un seul billet, elle est pas belle la vie ??
singelringenpt

09:21 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
jui

Taxipost VS Anaïs : Passoaaaaaaaaaaaaah

Une matinée comme les autres. Je recharge mon GSM après 48 heures de silence (plus personne, d'ailleurs, ne tente de me joindre par GSM, soit je n'entends rien, soit il est déchargé). Je l'allume. Un message « Oui Meudeume Anaïs, Taxipost, j'ai un colis pour vous, chais pas vous le déposer l'adresse est incomplète, appelez-moi au 071/…… ». Le message date de l'avant-veille, je crains le pire.

Je tente, toute la matinée, de joindre le charmant (sic) môssieur qui m'a laissé le message, mais je tombe sans cesse sur la revêche réceptionniste, qui me répète inlassablement, de sa voix de caporal en chef, « je ne peux rien faire pour vous, faut joindre le magasinier ». Keske j'en peux moi si ce £x!!!!!*****!! de magasinier ne daigne pas décrocher ?

Après 26,78 tentatives, une voix masculine me répond enfin. Victoire, la vie est belle, le bonheur surgit dans ma vie (c'est fou comme de petites choses peuvent ensoleiller l'existence – le jour où je parviendrai à atteindre Electramoche, qui doit m'envoyer ma facture annuelle depuis janvier, mais continue à me ponctionner sans honte une somme folle chaque mois, j'organise un big méga barbecue pour tous mes lecteurs sur ma terrasse, rondidju).

La voix masculine se transforme instantanément en voix Shrekéenne, en détectant qui je suis, (savoir la débile qui n'a pas rappelé depuis deux jours) : « Oui ben ma bonne Dame votre colis il est sûrement retourné à l'expéditeur hein ma bonne Dame, depuis le temps que j'attends que vous me rappeliez ma bonne Dame, keske vous croyez ». « Mea culpa, mes excuses, sorry, I apologize, Ik verontschuldig me, Môssieur, pitié je veux mon colis ». « Donnez-moi votre commune, je vérifie (soupiiiiiiiiiiiiiir). » Je m'exécute. « Naaaaaaaaan, j'ai rien, me reste juste telle et telle commune (re-soupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir) ». Je saute de joie « c'est cette commune, c'est cette commune » (la commune étant celle de mon bureau, où je fais livrer les colis, et non celle de ma résidence). « (re-re-soupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir) Zauriez pu le dire, vous m'avez dit une autre commune (re-re-re-soupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiir) ». Je tremble « Mea culpa, mes excuses, sorry, I apologize, Ik verontschuldig me, voici la bonne adresse ». « Ça sera livré demain (voix d'outre-tombe) ». CLAC. Je reste sciée par l'attitude de ce service de livraison privé… jusqu'à ce que je réalise qu'il s'agit de Taxipost, TAXIPOST, à savoir le service de livraison dépendant de la Possssss' belch’. Tout s'explique.

Le lendemain, je ne suis malheureusement pas là pour accueillir à bras ouverts le beau grand black lors de sa tournée de livraison. Rien n'est parfait, nul ne peut avoir impunément le beurre et l’argent du beurre. Je n’aurai pas une journée de congé + un grand beau black qui vient au bureau rien que pour moi. Ma chère et tendre collègue (qui se reconnaîtra) m'apporte donc mon petit colis.

Et bien je vais vous le dire, le jeu en valait vraiment la chandelle, et ça valait la peine de me faire réprimander par miss réceptionniste revêche, puis par mister magasinier râleur : ce colis, il s’agit de mon buzzkit tant attendu ! À déguster lors des prochaines soirées estivales. Au milieu d'une demi tonne d'osselets en frigolite, je trouve : une bouteille de Passoa, deux verres géniaux, une casquette et un Tshirt sexy à souhait. Waw waw waw, la vie est belle lorsqu'elle est jalonnée de petits cadeaux, non ? Mmmmmmmmmmmh, elle est quand la prochaine soirée estivale, que j'ouvre cette tentante bouteille en charmante compagnie ?passoa

22:10 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
jui

Sans son couvre-chef… le Schmilblik est …

moulinroseL'heure est venue de vous dévoiler enfin le résultat du dernier concours Schmilblik. Je sais, vous ne l'aviez nullement deviné, sous ce joli pinceau flashy se cache… un sex toy. Quééééé surprise hein ! (enfin, avouez-le, ça vous aura tout de même pris un sacré temps…)

Je l'ai reçu un midi, à l'heure où je quittais le bureau. J'ai donc échappé au pire, imaginez que boss vénéré ou collègue adoré ait ouvert le précieux emballage en mon absence… Burps. Je préfère ne pas y penser.

Pressée de découvrir l'objet du délit, j'ouvre le précieux paquet à l'arrêt de bus. De toute façon, je n'attirerai pas l'attention avec un gros pinceau rose, aucun risque. Et puis il n’y a personne à l’arrêt. Ah si, un charmant jeune homme vient d’arriver. Bon, sois discrète ma petite Anaïs, ne fais rien tomber.

Je glisse en vitesse dans mon sac le cadeau bonux offert par « Au Moulin Rose » : un vibro de poche à embouts interchangeables… qui passe aisément pour un mini masseur de courbatures et autres crampes. Pratique…

Après avoir admiré le pinceau tout doux qui permettra à mon chéri de me faire des guilis-guilis (« quel chéri ? » me direz-vous, mais sachez que la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe), je tente de l'ouvrir en douce. Je me mets à l’abri du regard du jeune homme, qui pourrait avoir l’un ou l’autre soupçon, et je veux ouvrir discrètement le pinceau. Il est résistant, ma parole, j'ai beau tirer, pousser, tourner, pas moyen. Oserais-je demander à mon futur compagnon de voyage de me l'ouvrir ? J'appréhende ce qu'il découvrira sous les poils du pinceau… Je m’abstiens. Quoique ça pourrait être une bonne entrée en matière, nouvelle technique de drague, par vibromasseur interposé… Non, je m’abstiendrai, sait-on jamais que ce soit un client du bureau et qu’il m’ait reconnue. J’entends déjà boss chéri « Anaiiiiiiiiiiiiiiiiis, je vous remets votre C4, pour corruption sexuelle de la clientèle »…

Je rentre patiemment at home et je me remets immédiatement à la tâche (impatience, quand tu nous tiens). Je tourne à nouveau, je tire à nouveau, je pousse à nouveau. Rien ne bouge. Ma main ressemble à celle d’un ébéniste après la construction de quarante meubles d’affilée. Faut avouer qu’en blanche colombe, je ne suis pas une musclorette en puissance. En désespoir de cause, j’assène un gros coup violent sur ce pauvre pinceau qui n’a rien demandé sinon une vie paisible. Victoire. Je parviens enfin à le déchapeauter. Il est maintenant prêt à se mettre au travail.

Je vous passerai les détails de la séance d’essai, qui fut, bien entendu, une réussite totale… Non seulement ce pinceau est décoratif, mais son embout caché est très très efficace.

Verdict : une super idée de cadeau pour une copine coquine, voire même pour une amie plus prude, qui pourra exhiber sans complexe son vibro déguisé en pinceau. Il décorera facilement une chambre un peu glamour… comme la mienne.

Quant au cadeau bonux, j’ai déjà vanté ses qualités, mais je m’en voudrais de ne pas signaler qu’il est vraiment petit et tout pratique, rose glamour et discret… No comment.

Vous pouvez découvrir ces objets et bien d’autres, du gadget au vibro de luxe, en passant par les accessoires coquins, sur Au Moulin Rose.

Je vous invite également à visiter le blog du Moulin rose ., non seulement il comporte un mode d’emploi pour ignares en matière de boules de geisha telles que moi, un article sur le dernier S’Toys, mais également un article sur bibi que je vous copie ci-après :

Le Célibat ne passera pas par moi ! Les tribulations d'une célibattante qui veut trouver le grand amour !

Non non rassurez-vous il ne s’agit pas de mon coup de gueule du jour car je suis tout nouvellement mariée depuis une semaine…déjà…le temps passe….Mais le tour d’Anaïs viendra je n’en doute pas un instant, en attendant je vous invite à découvrir sans plus tarder les aventures et mésaventures d’Anaïs…fou rire garanti.

Mais qui est Anaïs !

Anaïs est une trentenaire Belge et fière de l’être...Mais surtout, Anaïs est une « Célibattante », elle attend avec impatiente le grand Amour…En attendant elle écrit…et remarquablement bien, l’écriture est son défouloir et son exprimoir pour reprendre ses mots…pour notre grand plaisir…Enfin moi, j’adore et j’adhère. Anaïs, c’est pour résumer un blogueuse qui nous veut du bien.

Sa particularité outre sa bonne humeur : Elle invente des mots…et je vous assure c’est très rigolo…

Le blog : Auteur du blog « Célibat ne passera pas par moi », depuis le 28 octobre 2006, ce blog tenu à la manière du « journal de Bridget Jones » traite bien évidemment du célibat, mais aussi de tout et de rien, de ses rencontres amoureuses, de la mode, de la bouffe, de ses coups de cœur, de ses coups de gueule, de sa vie, de ses joies et de ses peines, tout ça de façon très ludique et très joyeuse.

Le mot de la fin : Je remercie Anaïs pour les bons moments passés à lire son blog et surtout merci pour le soutien d’Au Moulin Rose…Ah oui, j’oubliais, Anaïs est en cours de test de sextoys « Au Moulin Rose »…mais ne dites rien à personne… Stéphanie.moulin2moulin1

22:57 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
jui

Il était une fois un beau black qui m’apporta des sucrettes…

DHptIl est grand, il est bronzé (fastoche d’être bronzé, il est black), il sent bon le sable chaud, et il débarque au bureau.

Un livreur de Coca-Cola light ? (I want you… to be my slave). Non.

Un masseur engagé par boss chéri pour soulager mes épaules contractées par le stress ? Non.

L'homdemavie qui a enfin trouvé mon adresse ? Non.

Ce grand beau black me tend un colis « un colis pour Anaïïïs ma bonne Dame, signez ici ». Je signerai où il veut, sur son torse musclé, sur son bras velu, sur son front dégarni… Ah non, je dois signer sur une tablette graphique moderne. Au revouaaaaaaaaaaaaaaar, à quand vous voulez, je vous attends…

J'aime les colis, et celui-là je l'attends depuis belle lurette, il vient de l'autre bout du monde : la France. Si, si, postalement parlant, la France, c'est l'autre bout du monde, je vous l'assure.

Dans la grosse boîte en carton, je découvre une belle boîte rouge à mon nom, mmmh j'aime déjà. Elle a une place toute trouvée dans ma chambrette. Dans la boîte rouge, un mug Desperate Housewives en forme de pomme. J'adopte. D'autant que sont joints quatre distributeurs de sucrettes Canderel aux allures de Desperate Housewives. Quatre thèmes : audace, caractère, glamour et fantaisie. Mais c’est tout moi, pardi. Perspicaces, chez Canderel.

Seul petit bémol : le mug est pour droitiers. Pitié, les constructeurs de mugs et autres tasses… pensez de temps en temps aux gauchers, mettez les dessins des deux côtés…

Ça c'est un beau cadeau ma bonne Dame. Du genre à mettre le cœur en joie pour toute la journée. Un cadeau quadruple effet : premier effet une boîte rouge très pratique, second effet un mug pour mon thé, troisième effet des sucrettes pour mon thé et pour me la "pé-thé" dans les bistrots chic de ma ville, quatrième effet, mais non des moindres, un bon palliatif au sucre pour soigner mes cuisses qui dégringolent de cellulite et mes fesses en goutte de pluie (c'est de saison ici dans ma Gelbique pleureuse).

Moi je dis vive Canderel, vive buzzparadize, vive Desperate Housewives, vive le thé et vive mes cuisses. Et je vous laisse, mon thé est chaud…

Ah oui au fait, pour vous, lecteurs chéris (enfin ce qu’il en reste, les autres étant au soleil, bande de… et de …), un concours pour gagner des coffrets DVD, une Nissan et des Ipod, sur Les secrets de la féminité

Ah oui au fait bis, c’est Flo qui m’a fait le beau dessin personnalisé pour mon billet, alors même si paraît qu’on est cent à avoir reçu le kit, je suis la seule à illustrer mon billet grâce à Flo… nananère. Merciiiii Floooo

Ah oui au fait ter, très bientôt, sur cette page web, un autre dessin de Flo illustrant les « Desperate Bloggirls ». A ne pas manquer. Si vous êtes sages, ça sera pour demain… si vous êtes sages j’ai dit.dh2

23:16 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
mai

Voyage au pays de la plénitude

Après ce petit délire « rongeuresque », revenons à des choses plus sérieuses. Ici c’est un blog sérieux, je suis une grande personne et je m’occupe de choses sérieuses, n’en déplaise au Petit Prince (tout qui l’a lu comprendra).

Aujourd’hui, c’est le grand jour. Je teste un massage tahitien. Pas un massage érotique, pas un massage coquin (pervers et obsédés, passez directement votre chemin, vade retro satanas, quittez ce blog ad vitam aeternam et ne vous avisez plus d’y revenir). Je pars dans les « îles exotiques » (à dix kilomètres à tout casser) pour un « Massage Tahitien "Mahoi" aux coques de coco et monoï tiède ». Tout un programme…

La journée a très mal commencé. Une matinée d’enfer à tenter de résoudre divers problèmes. La crise de nerfs me guette. J’aurais bien besoin d’un massage… Aussitôt dit, aussitôt fait.

Je m’en vais donc pas très loin de chez moi, en un lieu que je ne connais cependant pas du tout. Une grande première. Je suis à l’arrêt de bus une demi-heure trop tôt, sait-on jamais qu’il serait en avance, ce bus dont le numéro m’est totalement inconnu. Stress. J’aime pas l’inconnu. Il arrive enfin et je supplie le chauffeur de m’indiquer l’endroit où je devrai descendre, et je prie durant tout le trajet pour qu’il n’oublie pas histoire de ne pas me retrouver seule et abandonnée, au milieu du désert, savoir au terminus. Je n’ose même pas mettre mes écouteurs, histoire de l’entendre.

Je parviens saine et sauve à destination et je me dirige vers mon lieu de zenitude absolue.

L’endroit est magnifique : une maison moderne, superbe, grande, sobre et agréable à vivre, joliment décorée. Une splendide fontaine accueille les visiteurs. A l’intérieur, un mini-étang aux allures asiatiques disperse une légère vapeur. Joli comme tout. Je ne parviens pas à le quitter des yeux. Les portes coulissantes renforcent l’impression asiatique.

L’accueil est chaleureux. Mon hôtesse m’entraîne vers la salle qui m’est réservée. Diverses bougies et un tas de pétales décorent le lieu, dans une pénombre relaxante. De vrais pétales. Agréable comme tout. Petite musique. Tout invite à la détente. Le soin apporté à la décoration est notable.

Elle me propose un slip en papier, jetable, que je refuse. Je vais pas mettre un truc monstrueux en papier, tout de même. J’ai pas mis mon superbe ensemble Passionata pour rien, nom d’un petit shorty !

Je m’affale donc, sur le ventre. Ouf, il sera caché, mon gros bide. L’honneur est sauf.

Oups, non, ma « masseuse » entre dans la pièce et me fait me retourner comme une crêpe, elle a rien compris l’Anaïs. Et un bide tourné vers le plafond, un. Mon honneur sauvé quelques secondes est maintenant compromis.

Et ça commence.

Je me retrouve enduite d’huile comme un hareng avant cuisson, mais c’est nettement plus agréable (enfin je l’imagine, je n’ai jamais été hareng, ou alors dans une autre vie). Le parfum de monoï envahit la pièce et rien que l’application d’huile est déjà paradisiaque. Aaargh, je pense à mon shorty Passionata, qui se transforme en frite. Pourquoi j’ai pas accepté ce slip en papier ! Pourquoi j’ai pas fait régime avant. J’y pense puis j’oublie. Et je profite.

Ensuite, je suis massée avec des coques de coco. Je m’attendais à me retrouver prise en sandwich entre deux noix de coco filandreuses. Râpée comme un morceau de gruyère. Il n’en est rien. Les coques sont lissées. Aaaaaaah. Ouf. Les pressions des coques laissent une sensation étrange et bien agréable. Mais le massage qui suit, lui, est nirvanesque. Elle a des doigts de fée, c’est clair et net. Par moment, je perds un peu conscience. Et je reviens à moi, surprise de me découvrir là, aux bons soins d’une magicienne du massage.

Même mes pieds se laissent convaincre, et je peux vous dire que ça relève de l’exploit. Je ne supporte pas qu’on touche mes pieds. Tout qui s’y frotte s’y pique : je mords, je frappe, je ne réponds plus de moi. Jamais je n’aurais imaginé qu’un massage, orteil par orteil, serait si agréable. Ma plante des pieds n’a pas bronché non plus.

De la pointe du gros orteil à l’extrémité du cheveu supérieur, tout est tripatouillé.

Un pur moment de bonheur.

Dont on émerge difficilement. Zombie ambulant moi yen a être. Je m’affalerais bien sur un transat au soleil. Je savoure le thé servi dans un bien joli verre. Je tente d’échanger quelques mots avec ma bienfaitrice, mais ils sortent difficilement. Je suis encore un peu groggy. Moi d’habitude si loquace, me voilà totalement silencieuse.

J’ai déjà testé plusieurs massages dans divers endroits du globe (enfin de Belgique, oh ça va, c’est pas illégal de tenter de se faire passer pour une globe trotteuse), au miel, gommage-massage, massage classique, que j’ai trouvés tous très agréables. Mais s’il y a une chose non négligeable dans cet endroit, que je n’avais pas trouvée ailleurs, c’est le calme absolu. Se faire masser en entendant un brouhaha permanent au dehors, j’ai déjà donné, et c’est très désagréable. Ici, le silence est de mise. Et j’aime me taire quand je me fais masser, pour en profiter. Ne penser à rien (sauf que je pensais sans cesse à ce que j’allais écrire, saleté de virus de l’écriture, quand tu nous tiens). Ajoutez à cela les talents de la professionnelle, qui alterne douceur et fermeté, l’odeur grisante du monoï, le côté original des coques de coco et le lieu paradisiaque : un pur moment de bonheur.

Que je quitte à regret pour rejoindre mon home sweet home.

Dans le bus, je me sens joyeuse, calme, détendue. Sans doute un effet secondaire. Je mets mes écouteurs, j’admire le paysage, je suis bien. Extrêmement bien.

Quelques heures plus tard, ma peau sent toujours délicieusement bon et est incroyablement douce. Ça change de ma peau de croco habituelle.

Si vous êtes tentés par un petit massage, vous aussi, contactez-moi en cliquant là-bas à gauche, je vous communiquerai volontiers les coordonnées de ce lieu préservé de la civilisation (que je ne cite pas texto ici, afin de le préserver de la perversion). A visiter, absolument. Ou à offrir. A s’offrir.

PS : merci pour ce beau cadeau, j’espère que vous avez apprécié les chocolats.

23:05 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
mai

La testing zone - l’anti-gras de Garnier

Il y a quelques semaines, en sortant d’un hypermarché, un charmant jeune homme me propose de tester une voiture. Aaaaargh, ça va pas non ! Depuis la mort de trottinette, j’ai plus mis les fesses derrière un volant. Et ma trottinette c’était un phénomène : vieille bagnole d’avant-guerre, qui ignorait l’usage de l’ouvre-vitres électrique, de l’ABS, du verrouillage central, du toit ouvrant, bref elle ignorait ce que CONFORT voulait dire. Mais j’aimais ça. Au moins, avec son bruit de locomotive à vapeur, je savais aisément quand je devais changer de vitesse. Avec les voitures actuelles, ma bonne Dame, je roule en première même sur autoroute, j’entends rien !

Bref, le charmant môssieur m’invite à essayer une voiture. De marque VW pour pas la citer. Une Lupo (dommage j’aurais bien posé mon arrière-train sur une Beetle, décapotable si possible, rêve de ma vie). Devant mon air ahuri, il me fait miroiter un petit sac plein de cadeaux et me précise que je n’ai pas à la conduire, juste à m’asseoir, écouter le discours à l’intérieur de l’habitacle et, abracadabri abracadabra, je gagne un magnifique lot de surprises…

Aaaah, fallait le dire tout de suite qu’il y avait un cadeau à la clé. Pour un cadeau, Anaïs est prête à traverser la Meuse (en Namourette), courir un marathon (de deux cents mètres) et gravir des Montagnes (en Flandre). Mon œil commence à briller, je salive de bonheur, ma langue traîne jusqu’au sol… des cadeaux, rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaa. Je ferais tout et n’importe quoi pour des cadeaux.

J’écoute donc gentiment le discours de la dadame au sujet de la toto : elle est belle la Lupo, elle est pratique la Lupo, elle est pas chère la Lupo, elle est super la Lupo, merci au revoir.

Je sors et je reçois mon petit paquet.

Et là… là… là… Je m’effondre de désespoir : des produits anti-gras, anti-cellulite, anti-capitons, en d’autres termes : anti-femme ! Pourquoi lutter contre la nature. La nature nous a ainsi faites. A quoi bon le nier. C’est comme vouloir nier qu’un homme est un homme, avec ses tablettes de chocolat fondu par exemple…

Et surtout, pourquoi moi ? Car maintenant, je le sais, ce vendeur avec son air de miel liquide ne m’a pas choisie par hasard. A-t-il perçu, au travers de mon jean pas slim, de mes bottes, de mon pull, de ma veste, de mon écharpe Strelli (en ce temps là il faisait froid), les milligrammes de gras qui s’encapsulent hypocritement pour former une jolie peau d’orange ? Je le crains. Le désespoir m’envahit, je frôle l’évanouissement. Puis je me ressaisis, songeant aux centaines d’autres victimes qui recevront, comme moi, ce kit fesses-fermes-cuisses-lisses-ventre-plat.

Et comme la direction du blog d’Anaïs ne recule devant aucun sacrifice, je décide de les tester. Pour vous.

Durant sept jours, je me tartine consciencieusement de produit miracle raffermissant sur toutes les parties molles de mon anatomie. Ça fait un sacré boulot, je vous le dis ! Pourquoi sept jours. Passque c’est marqué sur le produit : efficacité dès 7 jours (je vous l’ai entouré en rouch sang). Ou plutôt : efficacité dès 7 jours*. C’est justement ce truc, *, qui me tracasse un chouia. Pas moyen de trouver le texte qui s’y rapporte, que j’imagine du style « dans 3 % des cas » ou « testé sur une femme et demie » ou encore « 7 jours à raison de 86 applications quotidiennes ».

Durant sept jours, je me tartine tout aussi consciencieusement de produit miracle anti-cellulite, sur toutes les parties grasses de mon anatomie. Ça fait aussi un sacré boulot, je vous le dis !

Verdict après sept jours d’application intensive : les parties molles sont toujours aussi molles, les parties grasses sont toujours aussi grasses.

Le désespoir me guette derrière ces flacons vides que je vais m’empresser de jeter. Bon j’avoue que j’y croyais pas trop, voilà peut-être la cause de cet échec retentissant. La méthode Coué serait-elle utile pour la fonte des gras (et non des glaciers) ?

Ceci dit, il y a des compensations : le produit sent délicieusement bon. Un mélange d’agrumes très agréable. La texture gel est rafraîchissante pour les soirées d’été. Ça colle peu et ça sèche très vite. A mon avis, avec un peu de persévérance (qui ne fait malheureusement pas partie de mes qualités), et à force de se papouiller les jarrets et le lard chaque soir, ça doit bien finir par dynamiser la peau et exterminer un peu de gras. Et puis, à défaut, ça muscle les bras, on appelle ça le double effet Garnier.

J’invite les centaines de milliers de fabricants de produits anti-gras à me contacter pour d’autres tests, je suis la cible idéale…garnier

07:00 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
avr

Testing zone : « Osez la chasse à l’homme »

La testing zone est donc lancée. Le premier site qui me propose de tester un article est Le jardin des Dames.JDD_logo

Créé par deux jeunes femmes (bien plus jeunes que moi, bisque bisque rage) qui n’ont qu’un seul but, que vous soyez seule ou en couple : votre plaisir. Sex toys, idées gourmandes, livres coquins, musique, lingerie, cours de strip-tease… rien n’est laissé au hasard sur ce site dédié à l’épanouissement sexuel de la femme (et de son homme).

Premier test. On commence soft. Un livre. Mais pas n’importe quel livre. Un livre issu d’une collection dont j’ignorais l’existence : « Osez ». Une vingtaine de titres, variés, des plus soft aux plus hard. Petit format, style Paresseuses ou On n’est pas des courges, petit prix (8 eur). Je reçois « Osez la chasse à l’homme ». Rien que la couverture est déjà prometteuse. Le regard docile du mâle et l’air déterminé de la femelle laissent présager une lecture délirante.JDDchasse_homme

Ce livre n'est pas un recueil de théories psychologiques, ce livre n'est pas un listing de techniques de drague, ce livre n'est pas une analyse de l'homme, de la femme et du gouffre qui les sépare, ce livre n'est pas non plus une invitation à la luxure…

Parfois cru, toujours drôle, il est tout à la fois et plus encore… Il est tellement spirituel, tellement véridique, tellement plein de bons conseils (agrémentés d’une analyse psy très pertinente), tellement fin qu'il se mange sans faim (copyright "le père Noël est une ordure").

Il relève le défi, en 128 pages seulement, de vous faire déguster des kilos de bons trucs pour appâter/dévorer les hommes, de vous gaver de tonnes de conseils pour maîtriser la psychologie du mâle, de vous servir sur un plateau des conseils pratiques et ludiques pour devenir une chasseuse d’hommes respectable, le tout arrosé de litres d'exemples loufoques mais tellement réels et nappé d'une sauce humoristique à vous en décrocher la mâchoire… vous allez vous régaler ! Alternant humour, exemples tirés du 7e art ou de la littérature, témoignages, conseils avisés, c’est un véritable guide pratique.

Je ne veux pas tout vous révéler, préférant vous laisser la surprise. Je vous citerai jusque deux morceaux choisis qui résument parfaitement le ton de l’ouvrage : "Devenir chasseuse d’hommes est un état d’esprit qui passe par une mise en condition physique. Une chasseuse est un être vif et léger, athlétique, elle est ferme. Une chasseuse fait envie et suscite l’admiration, ce n’est pas un loukoum avachi devant la télé." … "Il vaut mieux un beau bijou fantaisie dont vous changerez lorsque vous en serez lassée – comme d’un homme, non ? – qu’un truc en or massif, genre mari encombrant, qui risquerait de vous occasionner des ennuis."

Personnellement j’ai dévoré ce guide en deux jours et vu que je me partage entre la farniente au soleil, le bureau vénéré, la TV, l’écriture de mes billets, les loisirs et mon vibro, je l’ai lu durant mes balades en bord de Meuse, sur un banc. Au début, j’assumais mal la couverture, me disant « mais keskon va penser de moi, lisant un guide pour la chasse à l’homme ». Rapidement, je me suis surprise à bomber le torse, relever la tête et tenir bien haut mon petit ouvrage, histoire de montrer à qui de droit quelles étaient mes intentions !

Ça y est, je suis touchée en plein cœur, je prends mon arc, mes flèches, et à moi la chasse au mâle…

Courez vite sur Le jardin des Dames découvrir les autres titres de la collection. Je serais bien tentée par « Osez découvrir le point G » ou « Osez vivre nu », surtout avec les températures estivales. Je propose un prochain titre pour la collection « Osez les sex toys ».

A bientôt pour un nouveau test du Jardin des Dames.

19:24 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
avr

Nouvelle rubrique : la testing zone

Depuis la nuit des temps, enfin depuis que j’évolue sur deux pattes et que je parle, donc ça fait un bail quasi emphytéotique, j’ai toujours adorer tester.

Tester quoi ? Ben tout. A manger, à boire, à enduire sur le corps, à renifler, à caresser, à écouter… En rue, quand les passants zigzaguent comme des fous pour éviter les « mendiants de test », moi je fonce droit dessus pour être choisie. C’est ainsi que j’ai dû, un jour, après mon repas au Quick suivi de glace dégoulinante de chocolat, tester du cassoulet, des biscuits sucrés et de la soupe en sachet. Je hais le cassoulet. Rien que voir du cassoulet me file la nausée. C’est ainsi que j’ai dû tester des chips light au tout début de l’ère du light. Zétaient bons. C’est ainsi que j’ai perdu deux heures à répondre à un test par téléphone sur tout et rien (mais j’ai pu voir les résultats dans la presse, comme je me la pétais ce jour là, anonyme parmi les pourcentages cités), c’est ainsi que j’ai été testée dans la rue sur je sais plus quoi par le magazine Familles, photo dans le magazine à la clé (non je ne révélerai pas le mois de parution, zêtes pas fou)…

Alors, l’idée d’ouvrir une testing zone sur ce blog mondialement connu a bien sûr germé dans mon petit esprit tordu. Tester tout et rien et vous en parler, quel fantasme intellectuel. Aussitôt dit, aussitôt fait.

Dans quelques jours, vous aurez les résultats de mon premier test.

Qu’ai-je testé ? Surpriiiiiise. Juste pour vous mettre l’eau à la bouche, sachez que j’ai des contacts proches, très proches, trèèèèès trèèèèès proches, avec un site de vente d’articles coquins hyper chouette, ainsi qu’avec un centre de beauté et de bien-être totalement fabuleux…

Et pour ceusses ayant des choses à tester, je suis volontaire pour tout. J’ai bien dit tout. Tester un GSM, un lecteur MP3 greffé à l’oreille, un PC portable, des lasagnes d’une autre marque, de l’autobronzant pas orange ? un jacuzzi, des sacs de luxe, des écharpes de la nouvelle collection Strelli, de la bouffe de régime qui fait maigrir, du dentifrice auto-brossant, des repas gastronomiques, du papier WC hydratant… contactez-moi pour faire partie de ma testing zone (warning : je teste des choses, des produits, des aliments, pas des êtres humains, est-ce bien clair ? Pour cela, faites plutôt mon test là à gauche, dénommé « compatibilité »).

C’est sérieux hein !

18:00 Écrit par Anaïs dans La testing zone d'Anaïs | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |