13
nov

12/11/2017 : quatrième et dernier jour du TEFF (the extraordinary film festival) à Namur

Départ à 8 h pour prendre le bus et déjeuner au TEFF. J’espérais y aller à pied mais niveau drache c’est le pire jour donc j’y vais en bus, trempée mais en bus. Je passe prendre un sandwiche mou aux crevettes pour dîner et, comme d’habitude un cougnou chocolat + sucre, maintenant j’ai retenu le nom.

 Je déjeune avec le chien guide célébrissime, j’ai nommé Gipsy (je pense à Gipsy king pour m’en souvenir) et je demande à sa maitresse si elle connaît la chanson « l’araignée Gipsy », of course elle connaît et on chante ensemble. Le « tiens voilà la pluie » est de circonstance.

 C’est dimanche est c’est la séance « familles ». J’ai un succès fou auprès des fillettes avec mon rolateur customisé et plein de Hello Kitty. La projection de dessins animés pour petits et grands est magique. Je craque tellement tout est beau, notamment « mon petit frère de la lune » (où une fillette raconte sa relation spéciale avec son frère), « Cul de bouteille » (quand un grand myope doit mettre des grooooooooooosses lunettes – ça me rappelle mon enfance) et « the present » (un jeune homme reçoit en cadeau un chien à qui il manque une patte, sacrilège ! Il finit par s’y attacher, et pour cause… le chien n’est pas le seul à qui il manque quelque chose…)

Je vois à l’instant sur un mail reçu que ce petit film a eu un prix hier, yessssssssss, bien mérité.

« Macropolis » est génial aussi : l’histoire de deux jouets, un chat borgne et d’un chien unijambiste, jetés par l’usine de fabrication car ils sont « différents ». Joli, et je fais plein de photos, car y’a un chat !

 J’ai enfin retenu le prénom du créateur du FEFF, qui maintenant me connaît vu que je viens chaque jour, qui est un réalisateur (d’où j’imagine son envie de créer un festival de films) et qui est le papa de Lou : il s’appelle Luc. Alors je demande son prénom à la présentatrice des séances, que je vois chaque jour : Lucie, faciiiiile à retenir : Luc, Lucie, Lou, tout commence par L.

A 11 h, je mange mon sandwiche mou (ouaiiis grosse bouffe a faim) en attendant la séance « court métrage comédie ». Keskon se marre, surtout avec « Diagnostic » où joue Michel Cimes, qui anume l’émission que j’adore et que je regarde avec Adriana Karembeu. Je m’attends à un film dur, vu son nom, mais que neni c’est à mourir de rire, le diagnostic étant « c’est irréversible, vous êtes con ». ça me rappelle, et je le dis quand la parole m’est donnée, une image que je viens de mettre sur facebook, une place de parking pour handicapé et le texte : la connerie n’est pas un handicap, cette place n’est pas pour vus. Un film génial, tout le monde a bien ri. Inversion et Faux départ sont à mourir de rire aussi, et font réfléchir au handicap et à ses conséquences : pari réussi.

Après avoir bien ri, je vais voir ma dernière séance de 2017 : 6 courts métrages de tous pays : Minh Tam, Love is blind, Dans ton monde, Entends-moi, You will fall again et Retina, de superbes courts métrages, histoire de finir ce festival en beauté.

 Je fais une photo souvenir avec Françoise canart, une ex jamboise que j’ai connue via les tricots urbains, qui est bénévole durant tous le TEFF, et je vais manger une crêpe micado juste à côté, boooooooon. Je rentre, vannée par ces quatre jours, mais ravie. 

 
 

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13
nov

11/11/2017 : troisième jour du TEFF (the extraordinary film festival) à Namur

Il bruine, je vais donc au TEFF en bus, mais c’est le marché, le bus ne traverse pas la ville. Je le sais, je vais m’adapter. Première surprise, y’a plus d’arrêt près de la Maison de la Culture, je dois descendre à outsiplou. Deuxième surprise, le grognon est fermé aux piétons, j’ai donc marché pour rien, pensant aller en ville par la rue du Pont, je dois tout retraverser pour passer dans l’autre rue, dont le nom m’échappe (y’a la RTBF radio dans cette rue). Troisième surprise, y’a pas de marché : un gentil monsieur que j’interroge me dit que si, mais vu le temps y’a très peu d’exposants. Vu que je suis super en avance, je marche jusqu’aux trois pelés exposants en train de s’installer, et je veux traverser la galerie d’Harscamp pour rejoindre directement  le TEFF. Quatrième surprise, la galerie est fermé le dimanche, et ce samedi 11 novembre est un dimanche. Grrr, je fais encore demi-tour et je vais au TEFF, trempée, pour déjeuner, après être passée prendre un cougnou.

 Je déjeune donc (un croissant, un pain au chocolat, et le meilleur jus de pommes que j’ai jamais bu – tchu j’ai oublié de demander la marque) et je fais connaissance de Gipsy, le chien guide le plus célèbre de Namur, il a participé à des tournages sur Canal C et va dans les écoles informer les enfants de sa fonction, avec bien sûr son couple de maîtres avec qui je fais connaissance, des gens supers.

 Ensuite, je vais voir mon premier film : la séance « cécité » avec plein de courts métrages : Paris, Magic man, Sculpteur de lumière, Glances of closed eyes et Derrière les yeux. Tout est beau, mais je suis estomaquées par Sculpteur de lumières, un aveugle qui découvre le bonheur de sculpter des choses superbes comme tout, ça le passionne et lui prouve qu’il peut être autre chose pour le public qu’handicapé. . Lors de l’interview, il dit : « toute épreuve est l’occasion de se réinventer ».

 Après, c’est la séance « ailleurs » qui, comme son nom l’indique, parle du handicap dans les autres continents : Traveller et We are able, au Nianmar (j’ignore où c’est mais on dirait en Asie) et Résilence au Brésil. Je réalise à quel point c’est encore plus dure là-bas et suis touchée par le court-métrage filmé au Brésil, Résilence, où le monsieur est hyper positif, incroyablement positif, même s’il doit marcher sur ses mains, équipées de tongs. Très touchants, ces trois courts-métrages.

 Pour terminer, je vais voir une dernière séance de 9 courts-métrages de plein de pays, sur plein de handicaps différents, et je suis pliée en deux de rire en regardant « Leo et Carol », leur mariage est filmé, avant et pendant. Leo, qui souffre d’une forme rare de nanisme, a un humour fou en racontant qu’un médecin lui a demandé « vous êtes comme ça de naissance ? » et sa réponse « non, non, j’étais grand avant puis d’un coup je suis devenu petit. » A question idiote réponse idiote. Encore un super moment.

 Je retourne encoooooooooooore chez Burger King car aucun bus ne traverse la ville, je dois donc remonter à la gare, alors tant qu’à faire… Heureusement qu’une jeune fille retient mon plateau qui allait tomber, sinon mes frite étaient au sol. Hier le coca, aujourd’hui les frites… tchu !

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10
nov

10/11/2017 : deuxième jour du TEFF (the extraordinary film festival) à Namur

Avant d’aller au TEFF, je décide d’aller faire un tour en ville. Enfin, un tour, faut le dire vite, je vais chez Expo (vendeur très sympa, mais pas de chats déguisés en licornes), chez Club (vendeurs très sympas bis, mais pas de Putain de chat volume 3) et voilà. Mon graaaaaaaaaand tour en ville est terminé. Je vais manger chez Exki (il est 11 heures, la foule en délire n’est pas arrivée encore.

 J’en profite pour dire que mes deux trajets en bus furent formidoubles (ben, oui, deux trajets formidables, c’est donc formidouble) : chausseurs adorables, passagers pour m’aider et me céder leur place sans même que je le demande ni que je pleure, yes.

 Donc à 12 heures, midi quoi, j’arrive au TEFF et j’écris un truc pour le tableau puis je fais un test organisé par deux personnes, dont une anglaise avec son chien guide (un labrador noir) : les yeux cachés par un bandeau, je dois toucher ou sentir les objets et deviner ce que c’est.  Le premier est une tour Eiffel, faciiiiiiiiiiiile. Je vous passe les détails, mais j’ai tout trouvé, même si ce fut dur pour le « lipstick » (oui, le mot m’est venu en anglais) et la boîte de conserve. J’ai ainsi appris que pour les aveugles une boîte de conserve est galère, car pas d’inscription en braille et aucune odeur quand c’est fermé, bref dur dur.

Je vais ensuite voir la séance fratries, avec le super émouvant « Gildas a quelque chose à nous dire », durant lequel ses frères filment sans le savoir les derniers mois de la vie de Gildas, entouré de ses parents et desdits frères. Une grande leçon d’amour envers un frère qui n’a jamais su parler, dire ce qu’il pensait, ressentais, laissant sa fratrie pleine de questions, il ne parle pas because le CMV, virus de merde, que sa maman avait eu durant la grossesse. Un film qui m’a faut pleurer. Comme d’hab me direz-vous mais que nenni, j’ai vraiment braillé comme un veau tant j’étais émue.

 Pour déjà finir ma journée, je regarde « Free », un film Croate suite à la « libération » des malades mentaux, jusqu’alors enfermés ensemble. La loi a imposé cela à ce pays et tant mieux, les malades ne sont nullement livrés à eux-mêmes, ils sont aidés, vivent à quatre par appartement, et apprennent enfin la vie quotidienne. Et surtout, ils sont libres. Le personnel soignant, avec le recul, approuve cette nouveauté, qui forme les malades, les responsabilise et surtout, les rend enfin heureux. Un reportage super intéressant et très émouvant.

 Je sors du TEFF vers 17 h, et passe d’un coup du cocon protecteur du Palais des Congrés à la ville bruyante, en pleine heure de pointe, pleine de monde ultra pressé. Le choc ! Je décide de ne pas reprendre de suite un bus, de peur qu’il soit bondé, et d’aller manger au Burger King. Je prends un menu enfant et vais remplir mon verre au distributeur de boissons lights. Y’ a un choix de fous : cherry coke, coca vanille, coca citron, coca fraise, coca framboise, et j’en passe. Je craque pour un coca framboise, que je renverse partout. Ça, c’est fait. Je dévore mon menu et mon reste de coca framboise, et demande à mon voisin, un chauffeur de train qui s’est installé entretemps, si j’ai le droit d’aller remplir à nouveau mon verre. Il me dit que, ouiiiii, c’est à volonté, et me conseille le coca vanille, que je fonce (enfin foncer, faut le dire vite) tester. Et en effet, delicious, je le lui dis et on entame une sympathique conversation sur tout et rien, notamment sur les ceusses qui ne respectent pas les places pour handicapé (commennnnnnnnnnnt ça se voit que je suis handicapée mdr), ce qui le rend fou de rage. Vraiment un homme bien, qui me propose de ramener mon plateau, ce que j’accepte avec joie. Je le remercie pour tout, lui dis au revoir, et reprends un bus jusque Jambes, où je file au dodo, fatiguééééééééééééééée que je suis.

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10
nov

9/11/2017 : premier jour du TEFF (the extraordinary film festival) à Namur

Je suis partie à 8h20 prendre un bus pour aller au TEFF, et je suis rentrée en bus à 19h14 chez moi : presque partie 11 heures, une grande première dans cette seconde vie, mais keske je suis fatiguééééééééééée.

 Il est 19h59, j’ai bu, mangé, et j’écris ce billet. Faut croire que je ne suis pas assez crevée, non je rigole mais tant que les idées sont dans ma cervelle de moineau, autant en profiter.

 Donc ce premier jour au TEFF était fabuleux, les bénévoles adorables, les films marrants et/ou durs, les WC pour handicapés avec portes faciles (ouais, je n’ai absolument rien bu, mais j’ai été deux fois aux toilettes, va comprendre).

 J’arrive en ville comme je peux, en bus, avec un chauffeur atroce : Je dis « bonjour », il ne me répond pas, ne me regarde pas. Ça commence bien. Je lui dis ensuite « vous voulez bien attendre que je sois assise pour démarrer ? » Il me répond, toujours sans me regarder « oui » (en soupirant) puis « vite ». Passque, bien sûr, je peux aller vite. Je m’installe comme je peux sur un siège et me relève car mon imper est coincé. Là, il démarre brusquement, manquant de me faire tomber, ce que j’évite en m’accrochant à la barre. Ça commence bien. Je me retiens pour ne pas pleurer mais j’ai les larmes aux yeux, ce que j’aurai souvent tant je suis émue par ce festival. L’absence de regard de ce chauffeur est le plus dur.

 J’arrive et je croise Françoise Canart, qui est bénévole toute la journée et me dit « mais c’est la semaine prochaine, tu es une semaine trop tôt ». Ah ah ah, trop drôle, je le crois une fraction de seconde et je sens que je vais pleurer mais non, mon génial cerveau me dit que c’est le bon jour et on rigole. Elle entre vite et je m’assieds sur un banc cinq minute avec (toi) mon déjeuner, je mange, je suis enfin zen et je fais des photos.

 Pour cette première, je choisis la table ronde sur le sujet « image et communication sur le handicap », une table ronde passionnante et j’ai bien retenu la parole de l’organisateur, dont le nom m’échappe, mais il est génial et son fils, que j’ai vu, Lou, a composé la magnifique musique de présentation, donc sa parole était « au début du handicap, on est sur le pourquoi (pourkwaaaaaaaa moi ?), ensuite on évolue et on passe au pour quoi (dans quel but). Clair que j’ai vécu ça, je suis dans le pour quoi, cherchant un nouveau sens pour ma vie. Evidemment, j’ai voulu le dire, et j’ai levé la main pour intervenir et raconter mon histoire. L’accident a au moins eu cet avantage de faire disparaître toute trace de timidité en moi. Je raconte à quel point l’humour est important, et je pleurniche en le disant. Très crédible moi être.

 Directement après (1/2 heure après quoi), c’est la seconde séance. Juste le temps d’aller chercher un sandwich mou au saumon fumé et un truc làààààààà (un cougnou me dit la vendeuse) et ça commence : « Une vie normale », un reportage où les réalisateurs filment un papa et son fils trisomique, qui tente de passer son CAP et de s’en sortir dans son job de serveur, avec ses joies, ses peines, et celles de son papa, touchant de volonté, même si les larmes finissent par venir, tellement le ras-le-bol sonne à la porte. Dur et prenant, car on sait comme c’est difficile.

 Je reste sur mon siège, où je suis siiiiiiii bien, pour les deux reportages suivants « des visages et des figues » où des personnes réalisent de jolis masques et posent avec, drôle comme tout et émouvant, et « quand j’étais papillon », témoignage filmé d’adultes handicapés mentaux qui vivent en institution et parlent de l’amour et de la sexualité. Plein de cœurs ouverts par la confiance que les réalisateurs ont installée.

 Je sors marcher un peu dans le palais et je finis en beauté avec « pub, com et handicap », une séance hyper drôle et émouvante parfois, avec de très très courts métrages qui sont des pubs du monde entier sur le handicap, souvent avec un humour fou qu’on n’oserait pas dans notre pays proute ma chère, et c’est dommage car on peut rire de tout, et surtout de soi, quand on est handicapé.

 Bref, une super journée, et je tente d’aller dire au revoir à Françoise Canart en ascenseur, mais je ne prends pas le bon, donc je redescends et j’abandonne car il est tard, 19 heures. J’attrape immédiatement un bus pour rentrer, un vieux bus mais le chauffeur est génial, il se lève pour m’aider à monter et se déplace pour m’aider à descendre car il y a trois marches. Il est aidé par deux passagers. Trois aides pour moi, merveilleux.

 

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7
nov

7/11/2017 : voyage à La Plante

L’autre jour, je suis retournée à La Plante. En rolateur bien sûr, et pas où j’ai été renversée, de toute façons y’a des marches pour aller sur la rue, j’en serais pas cap. Dans ma première vie, je faisais l’aller-retour de chez moi à La Plante à pied, les doigts dans le nez, sans même y penser. Mais là, rien que l’aller, j’en pouvais plus. En chemin, le hasard m’a fait rencontrer Katy, chez qui j’allais le jour de l’accident, que je n’avais jamais revue depuis : une super rencontre. Elle rentrait chez elle et on a fait un bout de chemin ensemble, en papotant. Vu que je marche comme un canard malade, ce fut long comme un jour sans pain pour elle. Puis on a vu Françoise, chez qui j’allais pour découvrir sa nouvelle maison. Une superbe maison, pleine de jolies choses et de jolies couleurs.  Heureusement, elle avait prévu de me ramener en voiture, car j’avais cruellement présumé de mes forces, ça m’arrive souvent. On a été manger une crêpe à Jambes, que du bonheur. A 20 h, j’étais au lit, épuisééééééééeeeeeeeeeeeeee.

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