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Les tribulations d'une célibattante en format PDF (pas d'amoureux fixe)
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08-02-2010

L'info du jour

Après le prof qui tue dès qu'il le peut, voilà le médecin dépeceur... ça fait peur non ?  Et tout d'un coup, me revient en tête ce titre de film que je n'ai jamais vu "mon voisin le tueur".  Et s'il s'avérait que...

Bon, dorénavant, j'ouvre plus ma porte, je fais installer un vidéophone et j'achète une batte de baseball.

La paranoïa, ça vous connaît, ou suis-je la seule à trouiller pour un oui pour un non ?


08-02-2010, 16:34:54 Anaïs
dépeceur de mons   Anaïs tremble d'effroi
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27-01-2010

Si les cloches de Rome sonnent

L'autre jour, lors d'une discussion hautement intellectuelle entre collègues, j'ai évoqué cette petite phrase qui a bercé mon enfance « Si les cloches de Rome sonnent ».

Aux regards héberlués de mes collègues, j'ai compris que je parlais chinois.

Ou alors que je parlais une langue d'un autre temps, un temps où les vilaines mamans faisaient peur à leurs méchants enfants.

J'ai donc expliqué la procédure :

« Il était une fois un temps où les mamans ne risquaient pas encore des procès pour fessées intempestives.  Un temps où les enfants étaient encore relativement sages, passque les parents étaient relativement sévères.  Un temps où, lorsqu'un enfant faisait une grimace, ou tirait la langue, ou faisait n'importe quoi avec son visage, on le réprimandait vertement d'un « si les cloches de Rome sonnent, tu resteras comme cela toute ta vie ».

A force d'entendre cette menace si menaçante (admirez la formule répétitive, pour accentuer la peur de l'enfant), il suffisait d'entendre « si les cloches de Rome sonnent » pour savoir à quoi s'attendre.

Et l'enfant d'arrêter immédiatement de grimacer ou de tirer sa langue chargée par l'angoisse. »

Et voilà comment, sans doute, un beau jour, enfin un moche jour, les cloches de Rome ont dû sonner à un moment inopportun, ce qui explique la tête que j'ai actuellement...

Alors, ça vous rappelle votre enfance, cette expression, ou que nenni ma bonne Dame ?

 


27-01-2010, 16:24:59 Anaïs
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22-01-2010

Horreur et damnation + crèche belle à souhait

Failli avoir une crise cardiaque : je regardais gentiment une petite cassette vidéo (nan, le graveur DVD, j'ai payé, j'ai donné, puis j'ai abandonné), je la coupe pour regarder un film annoncé comme romantique sur Plug et rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, ma grosse tête en gros plan sur mon gros écran.

ça m'a fichu une de ces trouilles...

C'est nin possible de diffuser des films d'horreur à une heure de grande écoute !

Rien de neuf, rassurez-vous, juste la bande-annonce pour une rediffusion de Lifestyle sur Namur, mais ils pourraient me prévenir, ça fait peur de se voir comme ça, sans être prévenue !

Sinon, vous êtes des milliers (2) à l'avoir réclamée, voici la photo de ma cholie crèche de Nowèl...

creche


22-01-2010, 20:40:04 Anaïs
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19-01-2010

Une demande pour Haïti

Je ne peux que vous faire suivre cette demande qui m'est adressée.  Attention, en Belgique, les dons ne sont pas déductibles...  Si vous souhaitez une déduction, à partir de 30 eur de dons, il vous reste le 12-12.

 

AIDEZ UN ORPHELINAT EN HAITI

QUI VIENT D'ETRE TOUCHE

PAR LE SEISME

 

 

Il s'agit de l'orphelinat Notre Dame de la Nativité

de Port au Prince qui accueille une centaine d'enfants.

Haïti est un pays démuni

qui l'est encore plus aujourd'hui !

Vos dons peuvent être récoltés localement

Association Port aux Petits Princes

Chez Valérie et Didier LEVEQUE

11 lot de la Durance - Bd de la Coopérative - 13610 LE PUY STE REPARADE

didier.valerie13@free.fr 06.71.25.29.47 / 06.70.21.82.27

Association d'intérêt général (défiscalisation de 66%. Un reçu vous sera envoyé)

Contact et informations sur       www.portauxpetitsprinces.comportpetitprince


19-01-2010, 19:58:01 Anaïs
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07-01-2010

Vilaine pas belle !

Pas plus tard que l'autre jour, je rentrais chez moi dans le froid et le verglas, qui vont généralement de pair (j'avais mis « pair », pour changer en « paire », qui me semblait plus logique, mais finalement c'est « pair », pas logique hein ?), pas de bol.

Le bus m'avait déposé à cent lieues de chez moi, et je marchais d'un pas rapide pour éviter que ma circulation sanguine se gèle et que mes orteils ne tombent (passque je vis dans le Nooord, hein, comme l'a si bien dit trucmachin dont j'ai oublié le nom, ex-gendarme de Saint-Tropez, dans les Chti's).

J'écoutais en même temps l'opéra rock Mozart, ma passion du moment (d'ailleurs je vais les voir le 1er mai, yahoooooooooooooooooou). 

Soudain, devant moi, un obstacle : une dame relativement âgée qui marche à petits pas.  Bisque bisque rage, je veux dépasser.  Par la gauche, légalement, c'est impossible, y'a les vitrines de magasins pleines d'articles en soldes.  Par la droite, impossible aussi, y'a encore tous ces sapins non décorés qui rétrécissent le trottoir.  Je tente tout de même, pensant passer de justesse entre ladite dame et un de ces sapins.  Il me reste un quart de seconde pour y arriver, mais vu que le sol est glissant et que je marche comme un vieux phoque en fin de vie, espérant ne pas tomber ridiculement devant les centaines de passants qui passent, mon dépassement (dépassage ?) échoue lamentablement.

Dans l'action, j'ai frôlé la dame âgée, qui me murmure un pardon (c'est plutôt à moi de le dire, d'ailleurs) et s'efface un tantinet, me laissant passer.

Hourra, mon dépassement (dépassage ?) est finalement une réussite.

Je continue ma route et suis presque immédiatement bloquée par un feu rouge.  Les feux sont toujours rouges quand on veut traverser, ça s'appelle la loi de la vexation.  Je m'arrête, et suis, bien sûr, rejointe par la vieille dame.  J'ai honte, car je sais que j'ai pas été cool, pensant plus à ma petite personne pressée qu'à quiconque.  Vilaine pas belle Anaïs.

Pendant que jesaispasqui me hurle l'assasymphonie dans les oreilles, je sens une pression sur mon bras et j'entends un « Madame ? »

Je me retourne et vois la dame âgée (toujours la même) me dire quelque chose.  Vu qu'elle ne crie pas plus fort que « jesaispasqui » (le chanteur dont question ci-avant), j'enlève mes écouteurs, lesquels sont enfoncés dans mes pavillons jusqu'au cérumen (tiens, je vous parlerais bien de mes problèmes d'oreille, tant que j'y pense), et je lui dis « pardon ? »  Oui, j'ai été bien élevée moi, ma bonne Dame, je dis « pardon » et pas « quoi » ou « hein », je le jure devant Dieu et ses amis les saints. 

Et elle de me répondre : « Madame, je pourrais vous donner le bras pour traverser, je sors d'une opération, avec des vis dans la hanche et toutes sortes de trucs barbares qu'on m'a faits (là j'extrapole, car j'ai pas bien saisi les tenants et aboutissants de son hospitalisation).  Je vis seule et je viens d'arriver dans le quartier, je ne m'y retrouve pas.  Longer les murs ça va, mais traverser je ne suis pas encore à l'aise ».

Et là, je réalise à quel point vraiment, mais vraiment de vraiment, j'ai été vilaine pas belle de vouloir dépasser égoïstement, impatiemment, inutilement.

Je tends le bras à la dame, nous traversons ensemble en papotant de la boucherie qu'elle recherche désespérément.

Durant une fraction de seconde, je me dis que cette dame, ce pourrait être moi dans soixante ans (oui, bon, dans trente ans, d'accord...).  Moi, seule, sur un trottoir verglacé, titubant après une lourde opération, à la recherche de quelque chose à grignoter, tel un phoque en plein hiver lors d'une pénurie de poissons due à la fonte des glaces, elle-même due au réchauffement climatique, lui-même dû à tous ces gaz à effets de serre que j'émets, vilaine pas belle Anaïs que je suis.

Bonne résolution de ce 7 janvier : arrêter d'être vilaine et être attentive aux petits vieux et petites vieilles qui cherchent des boucheries dans mon quartier.


07-01-2010, 06:45:06 Anaïs
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01-12-2009

Les pires jobs du monde

Je vous parlais hier du meilleur job du monde, et du second meilleur job du monde.

Mais y'a un petit temps déjà, j'ai réalisé que certains jobs étaient, pour moi, les pires du monde.

Vous voulez savoir lesquels ?

Oui ?

Non ?

Chuis chez moi ici, alors je fais ce que je veux, na.

Donc, pour bibi, les pires jobs du monde sont, après mûre et longue réflexion, caissière dans un supermarché et chauffeur de bus.  Et leurs dérivés : caissière dans un hypermarché, caissière dans un proxymarché, caissière dans une grande surface, caissière chez Mickey, caissière chez le kangourou orange de Wavre, chauffeur de train, chauffeur de métro, chauffeur de tram, chauffeur de touk-touk, chauffeur de gondole (je sais, on dit gondolier) ...

Pourquoi ?  Ben c'est pourtant clair, m'enfin, réfléchissez.

Nan ?

Vous voyez pas ?

Passque dans ces métiers, on peut pas faire pipi quand on le souhaite.  Ou plutôt quand la vessie le souhaite.  Et ma vessie à moi, elle est hyper motivée.  Genre qui adore éliminer un seul petit verre de coca zéro en quinze fois, voire seize.  Genre qui adore éliminer quatre fois la nuit, surtout les nuits bien froides où quitter sa couette rouge en flanelle relève de l'exploit ou les nuits sans lune où on se cogne l'orteil au chambranle de porte et où la crainte de croiser un loup-garou devant le WC effraie toujours un peu.

Alors moi, chaque fois que je monte dans un bus, et chaque fois que je fais mes courses à Delhéééééés, j'ai une pensée pieuse pour ces pauvres personnes contraintes de se retenir durant leur service, ou de mettre des langes, car elles ne peuvent quitter leur poste.  Et ma pensée est encore plus pieuse pour ceux et celles atteints d'infections urinaires ou de gastro-entérites, pour qui bosser devient un supplice.  Oui, je pense à vous, quotidiennement.  Amen.

Vous me direz, pour moi, le meilleur job au monde alors, c'est de faire madame pipi.  Mais la question est : madame pipi peut-elle impunément s'absenter pour aller... faire pipi, au risque de manquer ses dringuelles ou, pire, de se faire voler sa radio, sa réserve de papier cul et sa coupelle pleine de piécettes ?  Le débat est ouvert...  Témoignages bienvenus.


01-12-2009, 06:30:13 Anaïs
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06-11-2009

Dis… comment tu t'appelles ?

Cette question est sans aucun doute celle qui revient le plus fréquemment dans la bouche de nos têtes blondes (enfin des vôtres, puisque le seul petit être qui partage ma vie est un rat), bien avant "caca boudin ?" et "on mange à quelle heure ?".

J'ai repéré, dans un très vieux Ciné Revue humide, chiffonné et plein d'infos totalement dépassées mais néanmoins toujours croustillantes, le hit parade des prénoms à la mode l'an dernier dans mon chtit pays à la forme indéfinissable.  Passque la France, c'est l'hexagone, mais la Belgique, c'est quoi exactement ?  Enfin soit.

Ce hit parade s'avère passionnant.

Ainsi, les prénoms ayant la cote pour les filles sont Emma, Louise, Sarah et Marie.  Chez les garçons Nathan, Lucas, Noah et Louise.  Par conséquent... si vous avez des jumeaux, appelez-les Louis et Louise, tant qu'à faire.

Tout cela vous laisse de glace ?

Et si je vous dis qu'en Flandre, les gagnants sont Lotte et Milan, en Wallonie Léa et Nathan et à Bruxelles Lina et Mohammed.

Cela vous laisse toujours de glace ?

Bon.

Dernier essai avec les prénoms les plus... euh, dingues, originaux, lourds à porter, qualifiez-les comme bon vous semble ... passque moi j'ai failli m'étrangler en les découvrant : Euro (en souvenir du 1er janvier 2002 ?), Joyeux (septième enfant de la famille ?), Trésor (après un gain au Lotto ?), Dieumerci (après avoir échappé aux quintuplés ?), Harley-Davidson (nom de famille : Jenébesoindepersonan), Mel-Gibson (et pourquoi pas Brad-Pitt ?) et Belgiana (patriotisme me voilà). 

ça donne froid dans le dos non ?  A croire que les employés de l'état civil s'amusent d'ores et déjà de l'avenir de ces pauvres enfants et des quolibets qu'ils risquent de subir.

Alors, un petit frisson d'effroi ?   

En guide de conclusion, un petit PS très personnel... elle se reconnaîtra : Monsieur et Madame Dizeur ont un fils, comment l'appellent-ils ? Brandon.  A prononcer avec une voix enrhumée et à la belch' ...  Brandon Dizeur (sinon t'auras faim à la récré).

Et vous, vous les appellerez comment vos mômes ?  Vous les avez appelés comment ?


06-11-2009, 07:53:11 Anaïs
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07-10-2009

Expérience gore

Autant vous avertir, ce billet est à déconseiller aux âmes sensibles.  Donc les enfants, les moins de seize ans, les femmes enceintes et les cardiaques, prière de passer votre chemin.

Tout commence lorsque je m'achète un morceau de steak.  Un bon morceau bien rose à l'allure bien tendre.  Dans le but de le manger (ben ça, qui l'eût cru), avec un concombre, une tomate, un œuf dur et des frites (les fritofour, vous connaissez ?), le tout arrosé de mayonnaise (light) et de cocktail (re-light).

Jusque là rien de gore.  Attendez, ça va viendre.

Je rentre chez moi et me prépare mon petit festin.  C'est bon.  Avec du Coke light pour bien tasser tout ça dans l'estomac, et c'est que du bonheur.

Sauf que j'ai pris un morceau de viande un chouia trop gros.  Je me revois encore, dans le rayon boucherie squatté par un couple d'amoureux qui hésite entre agneau et porc, à tenter de me frayer un chemin jusqu'au bœuf.  Puis à hésiter entre un morceau à 1,98 et un autre à 2,22 eur, pour finalement prendre le plus cher, histoire d'avoir suffisamment.  Et finalement j'ai trop.  La vie est mal faite.

Je laisse donc un petit morceau sur le bord de mon assiette puis, captivée par Tournez manège version 2009 et ses personnages hauts en couleurs (et bas en QI), je dépose nonchalamment la même assiette, ornée de son bout de bidoche, sur le sol, me disant que j'irai porter les « vidanges » (assiette, couverts, verre) après l'émission, pour une petite vaisselle rapide (je suis devenue une adepte de la vaisselle et du rangement, vous le savez).

Surgit alors une grosse mouche ('tention, c'est là que ça devient gore).  Pas le petit truc noiraud qu'on n'entend pas, non.  La grosse grosse mouche à reflet, qui bourdonne allègrement en tournant, tournant, tournant, telle une valseuse des bas quartiers (comparativement à la valseuse des prés, alias la grenouille, vous l'aurez compris). 

Pour avoir déjà subi les assauts d'une mouche sur une tranche de roastbeef (cf ce billet), et pour avoir regardé, une nuit d'insomnie, une émission passionnante mais répugnante sur la culture des asticots (véridique, c'est fou ce qu'on voit la nuit à la TV, d'ailleurs je vais vous faire un billet), je sais que les mouches sont passionnées par la viande.

Je tente donc l'expérience gore du siècle.

Au lieu de chasser le volatile en furie, qui tourne, tourne et tourne encore, dans une spirale se rapprochant de plus en plus de l'assiette et du bout de bidoche, je la laisse faire.

J'analyse sa stratégie, et je vous jure que c'est passionnant.  Elle tourne en se rapprochant, comme je le disais, puis se pose sur l'assiette, à l'opposé de sa cible.  Et petit à petit, pas après pas, elle s'en approche encore et encore.  Puis s'en va.  Puis revient.

Et moi je l'observe, faisant semblant d'être captivée par Tournez manège.  Et je la vois.  Son petit derrière semble s'étirer, ou bien ai-je rêvé ?  Oups, elle recommence.  Mais je suis myope comme une taupe centenaire, alors je ne suis pas certaine de ce que je crois avoir vu.

Une seule solution : chasser la grosse voleuse volante et m'approcher.  Et là, je vois.

Je vois.  Trois œufs à droite.  Deux à gauche.

J'ai pas rêvé.  Elle étirait bien son arrière-train pour pondre.

J'ai assisté en direct live, mieux que tous les primes de Nikos Aliagas et de Benjamin Castaldi réunis, à la ponte d'œufs de mouche.

Et je vous assure que c'est répugnant, et que le bout de bidoche et ses cinq œufs, ils ont volé à des centaines de mètres de ma modeste demeure, pour éviter tout risque.

Ensuite j'ai réalisé l'horreur de la chose.  Non ce que j'avais vu.  Non le phénomène.  Mais le fait que les mouches repèrent un bout de viande en quelques secondes.  Et surtout, qu'elles y pondent en quelques minutes.

Ainsi, le jour (lointain j'espère) où je serai terrassée par un arrêt cardiaque dû à un abus de lasagnes et de chocolat blanc spéculoos et aussi de macarons et puis de pizzas, et que personne ne s'en rendra compte car ça arrivera un vendredi soir où je crève de solitude devant une énième télé réalité, et qu'on ne trouvera ma carcasse que le lundi, c'est pas dévorée par mon berger allemand, comme Bridget Jones que je serai, c'est pas dévorée par le rat non plus, c'est dévorée par les asticots.


07-10-2009, 17:52:39 Anaïs
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28-09-2009

Campagne trash

Je vous parlais récemment d'une campagne d'une ligue contre l'Alzheimer, interdite de diffusion, car trop choquante...

A ce sujet, je trouve celle-ci vachement plus trash, limite si j'ai pas dû détourner le regard... beurkitude intégrale, mais pourquoi pas... ça vous choque, ça vous donne envie d'arrêter, ça vous laisse de glace ou ça vous file l'envie d'en griller une ?

Je vous mets un lecteur rose, pour adoucir la chose.


28-09-2009, 20:01:22 Anaïs
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Le condamné à mort qui n'est pas mouru

Quand j'ai lu ça, j'ai d'abord éprouvé de la compassion.  Passqu'être condamné à mort, être amené dans le local et savoir que dans quelques minutes ce sera fini, puis subir durant un temps fou des tentatives pour trouver une veine, sans succès, et devoir retourner dans sa cellule en attendant la prochaine fois, c'est tout de même pas facile facile, j'imagine.  Son avocat a dit "c'était incroyablement douloureux, à tel point qu'il s'est effondré et s'est mis à pleurer".

Puis j'ai lu, aussi, que le condamné l'avait été pour enlèvement, viol et meurtre d'une adolescente, il y a 25 ans déjà, je ne suis plus parvenue à avoir une opinion.  Car j'ai imaginé qu'en matière de douleur, ce qu'avait subi cette adolescente était bien pire.  En matière de douleur pour sa famille aussi.

Puis je me suis dit que mes pensées reflétaient la loi du talion, et que c'était pas très joli de ma part. 

Puis j'ai pensé que l'adage "si on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche", c'était pas mon truc.

Puis... puis... puis...

Et depuis lors, je ne parviens pas à me décider...

Est-ce cruel d'avoir fait subir ça à cet homme qui a fait subir pire ?

Doit-on être inhumain avec lui car il l'a été ?

Faut-il relancer le débat de la peine de mort ?

Franchement j'en sais rien, d'un côté j'ai pitié de lui, de l'autre je trouve qu'il n'a eu aucune pitié, alors pourquoi s'en faire ?

Purée, comme c'est difficile tout ça... Z"en pensez quoi ?


28-09-2009, 17:19:52 Anaïs
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23-09-2009

Psychose version 2009

Chais pas si c'est pareil partout, mais en Belgique, il est dorénavant impossible d'ouvrir un journal, un site web d'infos ou d'écouter la radio ou la TV sans entendre parler de la peste, enfin du choléra, enfin je veux dire de cette fameuse grippe aux noms variés, mais pas la grippe saisonnière.

Je n'y prêtais pas trop attention ces dernières semaines, mais là, j'avoue que j'angoisse.

J'angoisse quand j'entends que les gens s'engueulent déjà dans mon pays pour avoir leurs doses de Tamiflu.  Une fois l'épidémie à nos frontières, ce sera chacun pour soi, et les gens seront prêts à tuer plutôt que d'être contaminés.  Y en aura-t-il pour tout le monde ?

J'angoisse quand je lis que les élèves seront séparés d'un mètre chacun.  Mon Dieu ça promet une super ambiance pleine de suspicion.

J'angoisse quand j'entends que les profs ne pourront plus se serrer la main.

J'angoisse quand un spécialiste de la grippe explique à la jolie présentatrice du JT que pour les personnes à risques ça pourra dégénérer en pneumonie très très très dangereuse.

J'angoisse quand je me dis que je vais devoir prendre le bus et cotoyer des tas de gens à l'haleine non seulement fétide mais également pleine de bouts de virus de la grippe.

J'angoisse quand la presse ne trouve rien de mieux que de publier un article sur les pays qui gardent des virus mortels et normalement disparus, juste pour le cas où ils voudraient faire une guerre bien sympa à grands coups d'envoi de maladies mortelles.

J'angoisse à l'idée d'aller me ridiculiser en pharmacie pour obtenir le vaccin, passque oui moi, ma bonne Dame, je suis dans les personnes à risque.  Oui, à risque.  Nan, chuis pas enceinte.  Nan j'ai pas 90 ans, bande d'irrespectueux.  Chuis atteinte d'une maladie chronique moi Madame.  Donc j'ai droit au vaccin, passque le moindre rhume mute en bronchite dans mon organisme, alors la grippe, rhaaaaaaaaa j'angoisse.

Enfin, j'angoisse à l'idée que boss chéri ne prépare rien pour nous protéger des vilains clients pas beaux et contagieux qui vont bientôt franchir les portes du bureau et venir nous contaminer.  Point de masques, point de produit désinfectant.  Nada.  Que dalle.

J'angoisse à l'idée d'être malade et confinée toute seule chez moi, avec personne qui osera venir me soigner ou me nourrir.  Et je mourrai seule ici, bouffée par mon berger allemand (si j'en avais un).  Devrais-je déjà remplir mon frigo et mon congélateur ?

J'angoisse passque j'ai été lire des infos sur le net, non sur la grippe, mais sur le choléra et la peste, et j'ai appris que le choléra existait encore dans beaucoup d'endroits, et même que quelques cas étaient relevés en France chaque année.  Je vais plus en France, fini pour moi les voyages dans des pays exotiques et lointains.  J'ai aussi appris que c'était idem pour la peste et la peste bubonique (me demandez pas la différence, j'ai déjà la nausée).  C'est quoi cette terre où sévissent tant de maladies atroces ?

J'angoisse tellement que je fais des cauchemars où tout le monde se promène masqué, toussant, agonisant, blanc comme des linges ou des fantômes.  Genre épidémie où tout le monde tombe comme des mouches sous une nuée de Baygon vert (ou bleu, chais plus). 

Je me vois en train de regarder L'amour au temps du choléra, ou Le voile des illusions, ou Virus, ou Le hussard sur le toit, ou Pars vite et reviens tard... bref que de trucs pleins d'épidémies et de morts.

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

J'en peux plus, je veux aller vivre sur la lune, là oùsque la grippe n'existe pas.  Ni la peste.  Ni le choléra.  Ni internet, tant pis pour vous.


23-09-2009, 06:00:29 Anaïs
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21-09-2009

Quand eske 2009 va enfin finir ?

Là oùsque je vis, l'année 2009 est un véritable carnage. Si, je vous jure, je n'exagère pas.  A n'y rien comprendre.  Après des années de long fleuve tranquille (nan, je rigole, mais comparé à 2009, clair que les années précédentes me semblent bien tranquilles), voilà la rivière sauvage qui débarque.

J'ai que des merdes.

Pour vous résumer : le toit qui s'envole en début d'année.  Enfin j'exagère un tantinet, mais c'est pour imager l'affaire.  Et le stress.  C'est un bout du toit de côté, près de ma terrasse, qui part dans les airs.  Stress stress.  Sans parler de mon assureur qui me fait un caca nerveux en prétendant que je dois prouver qu'il y a eu du vent supérieur à 90 km heure.  Ça va de soi, je passe mes journées à inspecter le toit, avec un calculateur de vent (comment ksa s'appelle ?)  Entre l'assureur et le couvreur, la crise est proche. 

Ensuite, dès le printemps, ma douche se la joue écossaise.  Le filet d'eau est si fin que le chauffe-bain se met régulièrement en grève, m'offrant de l'eau glaciale à la place d'un bon 40 degrés.  Après six mois de frissons, la semaine dernière, je prends le taureau par les cornes et installe (façon de parler, of course, moi pas être capable d'installer quoi que ce soit) un superbe robinet d'une marque extrêmement sérieuse et extrêmement chère.  Mon budget "nouvelle TV écran super plat" part dans le siphon de ma baignoire.

Dans un élan de "fais bien les choses, petite Anaïs", je fais faire l'entretien, jeudi, du chauffe-bain, dans un élan de joie dû aux douches bien chaudes postérieures à l'arrivée du robinet non couvert d'or fin mais au prix de l'or 18 carats.  Entretien qui vire au cauchemar : chauffe-bain très très vieux (ah bon, 25 ans, c'est vieux... et moi alors, chuis dans la tombe ?), à remplacer rapido presto pour éviter une mort imminente ayant pour conséquence des douches totalement froides durant l'intervalle panne/remplacement.

A peine ai-je contacté quelques plombiers/chauffagistes pour avoir des devis que, affalée sur mon canapé, en train de mater une émission débile, j'entends un bruit synonyme de fin du monde.  Je pense d'abord à une casserole qui se fait la malle, mais le bruit est tel que ce ne peut être ça, je pense à un tremblement de terre, mais non, je pense à un avion qui vient de heurter un building, mais non plus.  Je me retourne, pour découvrir mon volet tout nouveau tout beau (même pas trois ans, non mais), qui, par je ne sais quel anti-miracle, s'est effondré, bloquant par la même occasion totalement l'accès à ma terrasse.  Arrachée, la sangle.  Un appel à l'entreprise l'ayant posé me confirme le drame : même si c'est pas normal du tout que ça s'effondre après même pas trois ans, c'est plus sous garantie, alors tu vas casquer Anaïs... (NDLR après visite du réparateur, il s'agit d'un vice de fabrication, mais comme je doute que l'installateur soit de bonne foi, va falloir te battre, chère Anaïs).

Avec cette semaine de folie, j'ai passé tout mon vendredi à pleurer sur le triste sort de la femme seule que je suis, à la merci des hommes de métiers arnaqueurs qui voient en moi un petit être faible et vulnérable, à plumer comme un poulet bien dodu.

En montant au dodo, les yeux gros comme des billes d'avoir tant pleuré, j'ai eu droit à la cerise sur le gâteau : une ampoule qui pète.  Enfin, après des heures de désespoir profond, j'ai ri.  Passque ça doit être une malédiction, je vois rien d'autre...

Question du jour : keski va encore m'arriver ?

Marre marre marre de 2009.


21-09-2009, 06:15:07 Anaïs
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18-09-2009

Shame

Ce WE, c'est les Wallos à Namur.  Bon, je vieillis mal, car rien que d'être passée par Namur hier soir, pour y découvrir des gens déjà saouls, et rien que d'avoir traversé Namur sur le coup de 13 heures ce jour, moment pourtant calme d'installation des divers stands, ça m'a suffi.  J'ai déjà ma dose.  Pas envie de "Wallonier" cette année, va comprendre.  Je vieillis.  Mal.

Puis je rentre chez moi, et je regarde les mails d'info que j'ai reçus. 

"Ah oui, tiens, hier, c'était Sliimy, cette grande asperge colorée et étrange.  Paraît que sa musique ressemble à Mika.  J'aime bien Mika."  Mais j'ai pas vu Sliimy.  Et puis je lis que Sliimy a été bombardé de canettes, au point qu'il a interrompu son concert après 25 minutes à peine.  Déçu, le Sliimy.

Et là j'ai honte.  Honte de ces gens incapables de respecter quoi que ce soit, qui que ce soit.  Qu'on aime ou pas, ce chanteur est un être humain, un artiste, qui mérite autre chose que des ivrognes lui balançant leurs canettes vides.

Et je me surprends à me demander si c'est moi qui ai changé au point de ne plus aimer ces rassemblements de foule en délire, dont la majorité est ivre alors que le soleil n'est même pas couché.  Cette foule qui empêche de faire plus d'un pas à la minute, dans des odeurs et des émanations d'alcool qui rendent saoul sans boire.  Ces jours censés être festifs, durant lesquels des gens meurent.  Est-ce moi qui ai changé ?  Ou sont-ce les fêtes qui ont changé, qui ont perdu leur côté rassemblement sympa, familial, un peu trop alcoolisé certes, mais sympa, où l'on chante, où l'on danse, où l'on mange, où l'on se gave de concerts gratuits, où l'on découvre de petits groupes, où l'on déambule durant des heures, de quartier en quartier, sans craindre quoi que ce soit ni qui que ce soit...

Chais pas ce qui a changé, mais clair que ça a changé.  Et c'est bien dommage.


18-09-2009, 20:10:13 Anaïs
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13-09-2009

Dingue !

J'étais en train de vous répondre, en commentaires, notamment sur le billet "pataugas", tout en regardant secret story (oui, j'avoue, chuis dingue de cette émission débile oùsque Jonathan rend malheureuses deux filles, FX se prend pour le nombril de l'univers, Bruno ressemble à un tueur en séries, Cindy se transforme en sorcière et Vanessa est partie apprendre le français - je l'aimais bien, moi, Vanessa, malgré sa façon de parler très particulière).  J'adoooore cette émission, plus c'est con plus j'aime, donc je suis servie.

Soudain, à ma droite, une publicité.

Spartoo.

Un site de godasses.

Et sur la pub, défilent des tas de bottes Pataugas.  Celles que j'aime.  Les deux paires.

C'est définitif, je suis cernée.  Ils savent tout.  Mon PC est analysé, découpé, décrypté, et des pubs viennent me narguer.

Je suis foutue...

Je rigole, mais ça fait peur !  J'avais déjà remarqué ça pour les pubs de livres, on me proposait les miens, sans doute car ils apparaissent sur mon blog ou car à un moment j'allais voir si on les trouvait sur le net...  ça fait peur, vraiment.


13-09-2009, 19:29:33 Anaïs
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11-09-2009

8 ans déjà...


11-09-2009, 07:52:24 Anaïs
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29-08-2009

L'heure de la vengeance a sonné

Ceux et surtout celles qui m'auront maudite le jour où j'ai parlé veuve noire, photo à l'appui, ont enfin leur vengeance...

Je sors d'une nuit... dirais-je... mouvementée.

Hier soir, je m'endors après la fin de Secret Story (quéén culture) et le début de Koh Lanta (les habituées, ne vous énervez pas, j'ai enregistré KL et SS, pour ensuite rentrer at home et regarder la toute fin de SS suivie du début de KL, le tout tout début vu qu'en trois minutes je ronflais).

Donc je m'endors vers les quasi une heure du mat, comme un bébé.

Et, en pleine nuit (du moins le crois-je), je suis réveillée dans une situation apocalyptique : ma jolie couette blanche ornée de tout aussi jolies fleurs rouges s'est, par un mystère incroyable, transformée en giga toile d'araignée, sur laquelle courent des dizaines, que dis-je des centaines, que prononçai-je, des milliers, et qui sait, des millions, d'araignées.  Il y en a partout, et elles sont contre moi, sur moi, prêtes à tout...

Je pousse un hurlement déchirant, j'éloigne de moi, comme je peux, cette toile digne du pire film d'horreur, je saute de mon lit, je continue à hurler en m'orientant vers l'interrupteur, j'allume en vitesse, toujours en hurlant.

Comme je n'ai pas mes lunettes sur le pif, je suis dans une sale situation, car je n'ose m'approcher de la table de nuit, sise près de mon lit, sur lequel doivent encore grouiller les araignées.

Dans un élan de témérité, je fonce tout de même, coeur encore palpitant par ce lever en sursaut, et je chausse mes bésicles.

Puis j'inspecte mon lit, sur lequel se prélasse ma couette blanche à fleurs rouges.

J'ai beau chercher, point d'araignées (sans "s" normalement, mais je le laisse pour marquer les esprits).

Je sais au fond de moi que c'était un cauchemar, mais cela semblait si réel que je ne parviens pas à y croire et je suis dans un état d'angoisse rarement atteint.

Après une inspection minutieuse, je me résigne à me recoucher.

Il est 1h38.  Seulement.

Je n'ose plus éteindre et passe le reste de nuit dans une semi conscience, toutes lumières allumées, me réveillant régulièrement, encore anxieuse.

Je vous le disais, vous l'avez, votre vengeance.  Et moi, à cette heure, je ne suis toujours pas remise de cette vision d'horreur.

Voisins, voisines, si vous avez été réveillés par ce hurlement de louve affolée, pas de panique, j'ai survécu.


29-08-2009, 08:37:20 Anaïs
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27-08-2009

La veuve noire va-t-elle envahir la Belgique ?

J'ai d'abord lu ça sur internet : la veuve noire, cette araignée si venimeuse qu'elle est la plus dangereuse au monde, pourrait très bien s'acclimater en Belgique.

J'ai pas eu peur.  Juré craché.

Passque pour moi, inculte en arachnomachintruc, la veuve noire a une tête de mygale ou de tarentule.  Bref un gros truc velu de la taille d'une main, avec des pattes tout aussi velues de la taille de doigts (enfin les miens, que j'ai minces et élancés, d'accoucheuse ou de pianiste), et qui fait sprotch sprotch quand on l'écrase (ça me rappelle la chanson « je m'suis fait tout p'tit devant une poupée qui fait maman quand on la touche », que je réécrirais « je m'suis fait tout p'tit devant une mygale qui fait sprotch sprotch quand on l'écrase »).  Donc un gros truc qu'on repère de loin et puis on jette une passoire dessus et on appelle la police la protection civile les pompiers les voisins et maman.

J'ai pas lu l'article.

Vu que j'ai pas eu peur.

Mais le journal du soir à la télé m'a confirmé qu'il n'existait aucune ressemblance entre la veuve noire et les grosses velues.

Et là j'ai eu peur.

Passque la veuve noire elle est toute petite.  Toute noire.  Toute lisse.  Genre qui ferait pas de mal à une mouche.  Rien que de l'écrire, je la revois sur mon écran de télé, avec son petit cul rouge (comme un singe, facile à reconnaître).  Mais d'inoffensive elle n'a que le genre, puisqu'elle tue d'une simple morsure.  Au point que les hôpitaux vont avoir des antidotes, depuis qu'on a retrouvé quelques spécimens près d'Anvers.  Et quand je dis « quelques », c'est un euphémisme, puisque chaque araignée trouvée avait sur elle un lot d'œufs pouvant donner des tas de bébés veuves noires.  Et à la TV, ils l'ont bien dit, faut pas confondre avec l'araignée qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, belge celle-là, et inoffensive celle-là (bis).  Zont pas dit comment les différencier, ça c'est bête (je me demande si c'est pas le rouge, qui est uniquement sur la veuve noire, mais pas sûre...).  Zavaient sûrement peur qu'Anaïs appelle la police la protection civile les pompiers les voisins et maman à chaque petite araignée noire qui croiserait son chemin.

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.  Je sais maintenant pourquoi je veux pas vivre dans ces contrées lointaines pleines de soleil.  Déjà car je monte pas dans les oiseaux de métal.  Et puis à cause des araignées, c'est clair et net.

Celles de Belgique, passe encore, même si je pousse des cris stridents chaque fois que je les croise.  J'ai beau avoir peur, je sais que les petites bêtes mangent pas les grosses, on me l'a répété sans cesse (pléonasme non ?) toute mon enfance.  Mais les petites à cul rouge, c'est une autre histoire...  Et devoir partager ma vie (et surtout ma mort), avec des veuves noires, moi je dis non merci.

Par contre, j'ai pu constater combien la presse écrite exagérait ses propos.  Derrière un titre laissant présager que le bestiau à huit pattes pouvait s'installer dans ma belle Belgique, se cache une toute autre vérité : elle survivrait pas à l'hiver, car humidité et froid sont ses ennemis, en plus de bibi.

Nous sommes sauvés !

Mais il arrive quand l'hiver, bordel de dieu ?

(Ne reculant devant aucun sacrifice, j'ai bravé mes angoisses afin de vous trouver une photo.  Et dieu sait que j'ai pas aimé ça.  Je supporte pas de regarder les araignées en photo, comme les guêpes.  Ça me file une frousse d'enfer.  Mais dans la vie, je préfère voir une araignée qu'une guêpe, ça c'est clair.  Comment ça, vous vous en foutez, pffffffff.)

veuvenoire


27-08-2009, 06:00:18 Anaïs
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25-08-2009

Buffy contre les vampires version belge

... et version triste, j'ai failli y aller de ma petite larme, sérieusement.  Passque si même la SPA se met à se contrefoutre des animaux, où va le monde ma bonne Dame ?

Alors pour que ça n'arrive plus, je vous prie de lire l'histoire de Buffy et ce qu'il a subi, et de signer la pétition, une pétition qui sera utile cette fois, car elle servira à appuyer une véritable plainte.

Passque si en 2009 on tue les vieux chiens dans les SPA sans leur laisser le délai prévu, jusque passqu'ils sont vieux, qui dit qu'en 2019, 2039 ou 2059, quand je serai vieille, on me tuera pas dans un home pour laisser la place ?

Merci.

A lire et signer ici.

buffy


25-08-2009, 20:49:56 Anaïs
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20-08-2009

Une journée qui pue (au sens figuré)

Je précise "au sens figuré", pour ne pas vous voir prendre la fuite à toutes jambes...

C'est pourtant une journée pleine de soleil qui commence, et une Anaïs pleine d'énergie qui, à l'aube (10h50) est fin prête pour aller s'acheter des pots de peinture.  Levée un chouia plus tôt, elle a pris une bonne douche, mangé un petit bout, et se rend maintenant à l'arrêt de bus, munie de sacs recyclables pour y stocker ses achats.

Bon, chais pas pourquoi je parle à la troisième personne... je repasse la première, si ça vous dérange pas.

Je monte donc dans le bus, qui est censé m'amener, malheureusement, pas tout près du magasin de bricolage, mais pas trop loin non plus.  Je ferai avec.

Le bus a dix minutes de retard, mais ça ne va pas entamer mon moral au beau fixe.  J'ai l'habitude des bus en retard quand je suis ponctuelle et en avance quand je suis en retard, voyons.

Je monte dans le bus et m'assieds.  Le chauffeur n'est pas de super humeur, il interdit à une dame chargée comme un âne et qui descend à l'arrêt suivant de redescendre par où elle est montée, la contraignant à tirer son barda jusqu'à la porte de sortie.  Sinon 50 eur d'amende ma bonne dame.  Ben voyons.

A l'approche de l'arrêt oùsque je dois descendre, je vois de loin que ledit arrêt a été supprimé, titchu.  Ça n'entame pas ma bonne humeur, bisque bisque rage, et je descends 200 mètres plus loin, rien de grave. 

J'avance ensuite vers le magasin de bricolage, et réalise que l'arrêt supprimé l'est depuis quelques jours seulement, et apparemment pour toujours.  Pas de bol Anaïs, à chacune de tes visites au Brico, tu seras grosjean comme devant.

Je vis un instant de réel bonheur.  Il fait frais.  Je me promène.  Pas trop de voitures.  Seules les orties qui envahissent l'étroit trottoir nuisent un tantinet au sourire banane qui orne mon doux visage.

Arrivée à destination, je m'apprête à traverser.  Et c'est pas une mince affaire, croyez-le, car j'ai quatre bandes à franchir, et après réflexion y'a pas mal de tutures.  Qui foncent comme des malades.  Mais je suis prioritaire, donc je m'avance pour montrer mon intention de traverser (même si la loi précise que seule ma présence suffit actuellement).  Je franchis allègrement la première bande et m'avance sur la seconde, repérant au passage une voiture, encore assez loin.  J'avance, confiante en l'avenir, ravie d'aller claquer du fric pour rénover mon chtit logement, lorsque ma vision de côté tire la sonnette d'alarme : "le véhicule de gauche ne semble pas ralentir, alerte rouge, le véhicule de gauche ne semble pas ralentir".  Je tourne la tête, effrayée, et réalise qu'en effet, le véhicule de gauche ne semble pas ralentir et fonce droit sur moi.  J'accélère le pas, termine la traversée en courant et entends des bruits stridents de freins... enfin.  Un peu tard cependant.  Je me retourne et croise le regard courroucé du conducteur.  Et le regard courroucé de son épouse.  L'addition de divers éléments (mon taux d'adrénaline qui a pointé jusqu'au sommet de la cervelle, le regard du conducteur qui ne semble même pas s'excuser et le fait que je suis en droit et que j'étais de plus bien visible) me fait monter dans une rage folle et je hurle sur le conducteur que c'est un passage pour piétons, en faisant des gestes vers le ciel.  Je pense même que j'ajoute un "connard".  Ou un "ducon".  Il n'entend pas, car il roule toutes vitres fermées.  Mais il doit avoir compris. Et moi j'ai le coeur qui bat encore la chamade.  On est peu de choses ma bonne Dame... surtout quand on est un "usager faible de la route".

Je fais mes petits achats : lasure pour châssis, bordeaux pour chambre, framboise foncée (en début de putréfaction ?) pour cheminée.  Puis je repars vers l'arrêt de bus... J'étais partie sur l'idée de rentrer à pieds, histoire de regarder quelques vitrines en chemin.  Mais les litres (et par conséquent les kilos) de peinture me convainquent de reprendre le bus qui, ô hasard suprême, passe toutes les heures, et ô second hasard suprême, ça va faire une heure que je glande dans les rayons, au milieu d'une foule en délire.  Pour la petite histoire, dans les magasins de bricolage, je me sens seule, extrêmement seule, sans doute de par mon incompétence totale...  c'est là que je ressens cruellement le manque masculin (meuh non chuis pas intéressée, voyons).

Je rejoins rapidement l'arrêt de bus.  Cinq minutes et il devrait arriver.  La chaleur est étouffante et l'arrêt est en plein soleil.

Je dépose mon barda.  Je suis seule.  Seule avec l'astre.

Seule ?  Pas tout à fait.  Une guêpe semble défendre son territoire.  Elle me tourne autour et je ne parviens pas à rester immobile, comme on me le conseille depuis mon enfance.  C'est viscéral.  C'est un réflexe inné : combattre le zébré.  Extérieurement, j'ai l'air ridicule, avec mes gestes brusques et mes petits cris de souris voyant un chat.  Mais à l'intérieur, une angoisse indescriptible me tenaille.  Je n'ai plus peur des abeilles, depuis que je les nourris sur ma terrasse.  Mais j'ai toujours une trouille bleu foncé des guêpes.  Ça semble immuable.

Un chatouillis sur mon bras gauche : l'insecte piqueur s'y est posé.  Je l'en déloge illico.

Bref regard sur ma blouse en vichy turquoise pour y repérer un mélange de noir et de jaune pas catholique : l'insecte piqueur revient.  Le turquoise attirerait-il les guêpes ?

De deux choses l'une : soit elle m'aime, soit elle veut me déloger.  Dans les deux cas, j'ai peur.

Tellement peur que je me réfugie brusquement près d'un homme arrivé entre-temps, lui murmurant un "elle me harcèle" angoissé.  Il m'offre un regard hautain et un silence total en retour.  Je hais ce manque de sollicitude, d'humour et de ... de tout.  Sale type pas sympa.

Arrive un jeune homme qui s'assied et se met à déguster des gommes acidulées, aussi rapidement que des chips, à grands renforts de "scrontch, smurlf, scrontch" gluants.  Répugnant.  J'espère un instant que le côté sucré des friandises va me débarrasser de l'insecte.  Que nenni.  Le bestiau persiste dans sa course folle autour de l'arrêt.  Et autour de moi. Je suis tellement angoissée que je crois, un bref instant qu'il s'arrête face à moi et me lance des regards meurtriers.  Soleil, chaleur, peur, paranoïa.  Tout se mêle.  Je sue comme un boeuf avant l'abattoir, et j'ignore si c'est à cause de la température ou du zébré...

Mon calvaire dure un bon moment, car le bus a un retard fou.

Il finit par arriver avec vingt minutes de retard.  Vingt minutes durant lesquelles je scrute sans cesse l'arrêt de bus, afin d'y repérer l'animal qui me veut du mal.  C'est long, vingt minutes de surveillance.  Le chauffeur, le même qu'à l'aller, n'est pas de meilleure humeur : il fait remarquer à une dame chargée d'une poussette dans laquelle dort un jeune enfant que dorénavant, les engins pour enfants doivent être fermés, sous peine d'amende (75 eur cette fois, les enchères montent).  Je me demande un bref instant comment vont faire les mamans, une poussette dans une main, un bébé dans l'autre, pour se tenir dans des bus bien souvent transformés en voitures de courses par des chauffeurs aussi respectueux des passagers que cette guêpe l'a été de moi pendant une demi-heure.

Existe-t-il des thérapies pour plus avoir peur des zébrés, par pitié ?

(Illu de Mako)

rale


20-08-2009, 08:51:59 Anaïs
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18-08-2009

Le monde est devenu complètement fou

Entendu à la TV : en Pennsylvanie, un gamin de onze ans à peine est suspecté d'avoir tué sa belle-mère enceinte d'un coup de fusil.  Par jalousie de l'amour que lui portait son père, lui qui avait vécu cinq ans seul avec lui.  Le pire dans tout ça, c'est que les soupçons se portent sur lui car le crime a été commis avec un fusil... pour enfant !

Et oui, là-bas, de l'autre côté de la grande flaque, on vend des armes pour enfants, ma bonne dame.  Rigolo non ?  Je me demandais à quoi pouvaient bien servir de vraies armes version gosses, lorsque j'ai eu ma réponse, via un revendeur interviewé : pour la chasse.  Quand papa emmène fiston ou fifille à la chasse, ce dernier ou cette dernière peut s'adonner à son jeu préféré avec une arme à sa portée.  Sympa non ?

Je ne reviendrai pas sur l'idée que j'ai de la chasse (même si elle est utile pour diminuer les "stocks" de bestiaux sauvages, certains la pratiquent d'une façon qui fait honte à toute la communauté de chasseurs, et ça me débecte - tiens finalement je suis revenue sur mon idée, en grande bavarde que je suis), mais par contre je trouve incroyable qu'on puisse construire des armes versions enfants, équipées par contre de balles versions adultes, et les mettre dans les mains desdits enfants...

Quand on sait que l'arme qui a tué cette pauvre femme enceinte, d'un coup tiré en plein visage, a été offerte au potentiel petit monstre pour sa Noël... ça fait réfléchir.

Entendu à la TV (bis) : un présentateur d'une émission brésilienne se concentrant sur des affaires meurtrières aurait commandité plusieurs assassinats, histoire de booster son audience. Il serait responsable de cinq meurtres.  Ainsi, l'équipe de son émission était toujours la première sur le lieu des crimes.  Ben voyons.  On n'est jamais mieux servi que par soi-même, dit l'adage.

Ainsi, de l'autre côté de la big flaque (enfin, c'est pas limité à cette région, je crois me souvenir d'un flic qui tuait, puis résolvait les enquêtes, quelque part vers la droite, la Russie et ces pays là..., mais bon, mes souvenirs sont voilés), il a trouvé « sa » solution : créer les crimes sur lesquels il réalisait ensuite des reportages.

Apparemment, l'idée qu'il ôtait la vie à des innocents juste pour une question d'audimat à la con ne l'a pas effleuré une seule seconde.  

A frémir de peur, non ?

Et comme disait l'épouse de George Hazard, dont j'ai oublié le nom, dans le Nord et le Sud (quelle culture) : « Mon dieu George, le monde est devenu complètement fou ».

Quant à moi, je vous le jure sur ma vie et celle de mon animal domestique préféré, je me contente de vous raconter ma modeste existence, sans rien inventer, sans rien créer, sans rien provoquer.  D'ailleurs, vous l'avez constaté, vu la sobriété et la soporifiquité de ladite vie...


18-08-2009, 06:15:06 Anaïs
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