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Les tribulations d'une célibattante qui ... veut d'l'amour avant la mort
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LES POLONAIS DU CENTRE
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06-11-2009

Dis… comment tu t'appelles ?

Cette question est sans aucun doute celle qui revient le plus fréquemment dans la bouche de nos têtes blondes (enfin des vôtres, puisque le seul petit être qui partage ma vie est un rat), bien avant "caca boudin ?" et "on mange à quelle heure ?".

J'ai repéré, dans un très vieux Ciné Revue humide, chiffonné et plein d'infos totalement dépassées mais néanmoins toujours croustillantes, le hit parade des prénoms à la mode l'an dernier dans mon chtit pays à la forme indéfinissable.  Passque la France, c'est l'hexagone, mais la Belgique, c'est quoi exactement ?  Enfin soit.

Ce hit parade s'avère passionnant.

Ainsi, les prénoms ayant la cote pour les filles sont Emma, Louise, Sarah et Marie.  Chez les garçons Nathan, Lucas, Noah et Louise.  Par conséquent... si vous avez des jumeaux, appelez-les Louis et Louise, tant qu'à faire.

Tout cela vous laisse de glace ?

Et si je vous dis qu'en Flandre, les gagnants sont Lotte et Milan, en Wallonie Léa et Nathan et à Bruxelles Lina et Mohammed.

Cela vous laisse toujours de glace ?

Bon.

Dernier essai avec les prénoms les plus... euh, dingues, originaux, lourds à porter, qualifiez-les comme bon vous semble ... passque moi j'ai failli m'étrangler en les découvrant : Euro (en souvenir du 1er janvier 2002 ?), Joyeux (septième enfant de la famille ?), Trésor (après un gain au Lotto ?), Dieumerci (après avoir échappé aux quintuplés ?), Harley-Davidson (nom de famille : Jenébesoindepersonan), Mel-Gibson (et pourquoi pas Brad-Pitt ?) et Belgiana (patriotisme me voilà). 

ça donne froid dans le dos non ?  A croire que les employés de l'état civil s'amusent d'ores et déjà de l'avenir de ces pauvres enfants et des quolibets qu'ils risquent de subir.

Alors, un petit frisson d'effroi ?   

En guide de conclusion, un petit PS très personnel... elle se reconnaîtra : Monsieur et Madame Dizeur ont un fils, comment l'appellent-ils ? Brandon.  A prononcer avec une voix enrhumée et à la belch' ...  Brandon Dizeur (sinon t'auras faim à la récré).

Et vous, vous les appellerez comment vos mômes ?  Vous les avez appelés comment ?


06-11-2009, 07:53:11 Anaïs
Anaïs tremble d'effroi
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07-10-2009

Expérience gore

Autant vous avertir, ce billet est à déconseiller aux âmes sensibles.  Donc les enfants, les moins de seize ans, les femmes enceintes et les cardiaques, prière de passer votre chemin.

Tout commence lorsque je m'achète un morceau de steak.  Un bon morceau bien rose à l'allure bien tendre.  Dans le but de le manger (ben ça, qui l'eût cru), avec un concombre, une tomate, un œuf dur et des frites (les fritofour, vous connaissez ?), le tout arrosé de mayonnaise (light) et de cocktail (re-light).

Jusque là rien de gore.  Attendez, ça va viendre.

Je rentre chez moi et me prépare mon petit festin.  C'est bon.  Avec du Coke light pour bien tasser tout ça dans l'estomac, et c'est que du bonheur.

Sauf que j'ai pris un morceau de viande un chouia trop gros.  Je me revois encore, dans le rayon boucherie squatté par un couple d'amoureux qui hésite entre agneau et porc, à tenter de me frayer un chemin jusqu'au bœuf.  Puis à hésiter entre un morceau à 1,98 et un autre à 2,22 eur, pour finalement prendre le plus cher, histoire d'avoir suffisamment.  Et finalement j'ai trop.  La vie est mal faite.

Je laisse donc un petit morceau sur le bord de mon assiette puis, captivée par Tournez manège version 2009 et ses personnages hauts en couleurs (et bas en QI), je dépose nonchalamment la même assiette, ornée de son bout de bidoche, sur le sol, me disant que j'irai porter les « vidanges » (assiette, couverts, verre) après l'émission, pour une petite vaisselle rapide (je suis devenue une adepte de la vaisselle et du rangement, vous le savez).

Surgit alors une grosse mouche ('tention, c'est là que ça devient gore).  Pas le petit truc noiraud qu'on n'entend pas, non.  La grosse grosse mouche à reflet, qui bourdonne allègrement en tournant, tournant, tournant, telle une valseuse des bas quartiers (comparativement à la valseuse des prés, alias la grenouille, vous l'aurez compris). 

Pour avoir déjà subi les assauts d'une mouche sur une tranche de roastbeef (cf ce billet), et pour avoir regardé, une nuit d'insomnie, une émission passionnante mais répugnante sur la culture des asticots (véridique, c'est fou ce qu'on voit la nuit à la TV, d'ailleurs je vais vous faire un billet), je sais que les mouches sont passionnées par la viande.

Je tente donc l'expérience gore du siècle.

Au lieu de chasser le volatile en furie, qui tourne, tourne et tourne encore, dans une spirale se rapprochant de plus en plus de l'assiette et du bout de bidoche, je la laisse faire.

J'analyse sa stratégie, et je vous jure que c'est passionnant.  Elle tourne en se rapprochant, comme je le disais, puis se pose sur l'assiette, à l'opposé de sa cible.  Et petit à petit, pas après pas, elle s'en approche encore et encore.  Puis s'en va.  Puis revient.

Et moi je l'observe, faisant semblant d'être captivée par Tournez manège.  Et je la vois.  Son petit derrière semble s'étirer, ou bien ai-je rêvé ?  Oups, elle recommence.  Mais je suis myope comme une taupe centenaire, alors je ne suis pas certaine de ce que je crois avoir vu.

Une seule solution : chasser la grosse voleuse volante et m'approcher.  Et là, je vois.

Je vois.  Trois œufs à droite.  Deux à gauche.

J'ai pas rêvé.  Elle étirait bien son arrière-train pour pondre.

J'ai assisté en direct live, mieux que tous les primes de Nikos Aliagas et de Benjamin Castaldi réunis, à la ponte d'œufs de mouche.

Et je vous assure que c'est répugnant, et que le bout de bidoche et ses cinq œufs, ils ont volé à des centaines de mètres de ma modeste demeure, pour éviter tout risque.

Ensuite j'ai réalisé l'horreur de la chose.  Non ce que j'avais vu.  Non le phénomène.  Mais le fait que les mouches repèrent un bout de viande en quelques secondes.  Et surtout, qu'elles y pondent en quelques minutes.

Ainsi, le jour (lointain j'espère) où je serai terrassée par un arrêt cardiaque dû à un abus de lasagnes et de chocolat blanc spéculoos et aussi de macarons et puis de pizzas, et que personne ne s'en rendra compte car ça arrivera un vendredi soir où je crève de solitude devant une énième télé réalité, et qu'on ne trouvera ma carcasse que le lundi, c'est pas dévorée par mon berger allemand, comme Bridget Jones que je serai, c'est pas dévorée par le rat non plus, c'est dévorée par les asticots.


07-10-2009, 17:52:39 Anaïs
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28-09-2009

Campagne trash

Je vous parlais récemment d'une campagne d'une ligue contre l'Alzheimer, interdite de diffusion, car trop choquante...

A ce sujet, je trouve celle-ci vachement plus trash, limite si j'ai pas dû détourner le regard... beurkitude intégrale, mais pourquoi pas... ça vous choque, ça vous donne envie d'arrêter, ça vous laisse de glace ou ça vous file l'envie d'en griller une ?

Je vous mets un lecteur rose, pour adoucir la chose.


28-09-2009, 20:01:22 Anaïs
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Le condamné à mort qui n'est pas mouru

Quand j'ai lu ça, j'ai d'abord éprouvé de la compassion.  Passqu'être condamné à mort, être amené dans le local et savoir que dans quelques minutes ce sera fini, puis subir durant un temps fou des tentatives pour trouver une veine, sans succès, et devoir retourner dans sa cellule en attendant la prochaine fois, c'est tout de même pas facile facile, j'imagine.  Son avocat a dit "c'était incroyablement douloureux, à tel point qu'il s'est effondré et s'est mis à pleurer".

Puis j'ai lu, aussi, que le condamné l'avait été pour enlèvement, viol et meurtre d'une adolescente, il y a 25 ans déjà, je ne suis plus parvenue à avoir une opinion.  Car j'ai imaginé qu'en matière de douleur, ce qu'avait subi cette adolescente était bien pire.  En matière de douleur pour sa famille aussi.

Puis je me suis dit que mes pensées reflétaient la loi du talion, et que c'était pas très joli de ma part. 

Puis j'ai pensé que l'adage "si on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche", c'était pas mon truc.

Puis... puis... puis...

Et depuis lors, je ne parviens pas à me décider...

Est-ce cruel d'avoir fait subir ça à cet homme qui a fait subir pire ?

Doit-on être inhumain avec lui car il l'a été ?

Faut-il relancer le débat de la peine de mort ?

Franchement j'en sais rien, d'un côté j'ai pitié de lui, de l'autre je trouve qu'il n'a eu aucune pitié, alors pourquoi s'en faire ?

Purée, comme c'est difficile tout ça... Z"en pensez quoi ?


28-09-2009, 17:19:52 Anaïs
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23-09-2009

Psychose version 2009

Chais pas si c'est pareil partout, mais en Belgique, il est dorénavant impossible d'ouvrir un journal, un site web d'infos ou d'écouter la radio ou la TV sans entendre parler de la peste, enfin du choléra, enfin je veux dire de cette fameuse grippe aux noms variés, mais pas la grippe saisonnière.

Je n'y prêtais pas trop attention ces dernières semaines, mais là, j'avoue que j'angoisse.

J'angoisse quand j'entends que les gens s'engueulent déjà dans mon pays pour avoir leurs doses de Tamiflu.  Une fois l'épidémie à nos frontières, ce sera chacun pour soi, et les gens seront prêts à tuer plutôt que d'être contaminés.  Y en aura-t-il pour tout le monde ?

J'angoisse quand je lis que les élèves seront séparés d'un mètre chacun.  Mon Dieu ça promet une super ambiance pleine de suspicion.

J'angoisse quand j'entends que les profs ne pourront plus se serrer la main.

J'angoisse quand un spécialiste de la grippe explique à la jolie présentatrice du JT que pour les personnes à risques ça pourra dégénérer en pneumonie très très très dangereuse.

J'angoisse quand je me dis que je vais devoir prendre le bus et cotoyer des tas de gens à l'haleine non seulement fétide mais également pleine de bouts de virus de la grippe.

J'angoisse quand la presse ne trouve rien de mieux que de publier un article sur les pays qui gardent des virus mortels et normalement disparus, juste pour le cas où ils voudraient faire une guerre bien sympa à grands coups d'envoi de maladies mortelles.

J'angoisse à l'idée d'aller me ridiculiser en pharmacie pour obtenir le vaccin, passque oui moi, ma bonne Dame, je suis dans les personnes à risque.  Oui, à risque.  Nan, chuis pas enceinte.  Nan j'ai pas 90 ans, bande d'irrespectueux.  Chuis atteinte d'une maladie chronique moi Madame.  Donc j'ai droit au vaccin, passque le moindre rhume mute en bronchite dans mon organisme, alors la grippe, rhaaaaaaaaa j'angoisse.

Enfin, j'angoisse à l'idée que boss chéri ne prépare rien pour nous protéger des vilains clients pas beaux et contagieux qui vont bientôt franchir les portes du bureau et venir nous contaminer.  Point de masques, point de produit désinfectant.  Nada.  Que dalle.

J'angoisse à l'idée d'être malade et confinée toute seule chez moi, avec personne qui osera venir me soigner ou me nourrir.  Et je mourrai seule ici, bouffée par mon berger allemand (si j'en avais un).  Devrais-je déjà remplir mon frigo et mon congélateur ?

J'angoisse passque j'ai été lire des infos sur le net, non sur la grippe, mais sur le choléra et la peste, et j'ai appris que le choléra existait encore dans beaucoup d'endroits, et même que quelques cas étaient relevés en France chaque année.  Je vais plus en France, fini pour moi les voyages dans des pays exotiques et lointains.  J'ai aussi appris que c'était idem pour la peste et la peste bubonique (me demandez pas la différence, j'ai déjà la nausée).  C'est quoi cette terre où sévissent tant de maladies atroces ?

J'angoisse tellement que je fais des cauchemars où tout le monde se promène masqué, toussant, agonisant, blanc comme des linges ou des fantômes.  Genre épidémie où tout le monde tombe comme des mouches sous une nuée de Baygon vert (ou bleu, chais plus). 

Je me vois en train de regarder L'amour au temps du choléra, ou Le voile des illusions, ou Virus, ou Le hussard sur le toit, ou Pars vite et reviens tard... bref que de trucs pleins d'épidémies et de morts.

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

J'en peux plus, je veux aller vivre sur la lune, là oùsque la grippe n'existe pas.  Ni la peste.  Ni le choléra.  Ni internet, tant pis pour vous.


23-09-2009, 06:00:29 Anaïs
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21-09-2009

Quand eske 2009 va enfin finir ?

Là oùsque je vis, l'année 2009 est un véritable carnage. Si, je vous jure, je n'exagère pas.  A n'y rien comprendre.  Après des années de long fleuve tranquille (nan, je rigole, mais comparé à 2009, clair que les années précédentes me semblent bien tranquilles), voilà la rivière sauvage qui débarque.

J'ai que des merdes.

Pour vous résumer : le toit qui s'envole en début d'année.  Enfin j'exagère un tantinet, mais c'est pour imager l'affaire.  Et le stress.  C'est un bout du toit de côté, près de ma terrasse, qui part dans les airs.  Stress stress.  Sans parler de mon assureur qui me fait un caca nerveux en prétendant que je dois prouver qu'il y a eu du vent supérieur à 90 km heure.  Ça va de soi, je passe mes journées à inspecter le toit, avec un calculateur de vent (comment ksa s'appelle ?)  Entre l'assureur et le couvreur, la crise est proche. 

Ensuite, dès le printemps, ma douche se la joue écossaise.  Le filet d'eau est si fin que le chauffe-bain se met régulièrement en grève, m'offrant de l'eau glaciale à la place d'un bon 40 degrés.  Après six mois de frissons, la semaine dernière, je prends le taureau par les cornes et installe (façon de parler, of course, moi pas être capable d'installer quoi que ce soit) un superbe robinet d'une marque extrêmement sérieuse et extrêmement chère.  Mon budget "nouvelle TV écran super plat" part dans le siphon de ma baignoire.

Dans un élan de "fais bien les choses, petite Anaïs", je fais faire l'entretien, jeudi, du chauffe-bain, dans un élan de joie dû aux douches bien chaudes postérieures à l'arrivée du robinet non couvert d'or fin mais au prix de l'or 18 carats.  Entretien qui vire au cauchemar : chauffe-bain très très vieux (ah bon, 25 ans, c'est vieux... et moi alors, chuis dans la tombe ?), à remplacer rapido presto pour éviter une mort imminente ayant pour conséquence des douches totalement froides durant l'intervalle panne/remplacement.

A peine ai-je contacté quelques plombiers/chauffagistes pour avoir des devis que, affalée sur mon canapé, en train de mater une émission débile, j'entends un bruit synonyme de fin du monde.  Je pense d'abord à une casserole qui se fait la malle, mais le bruit est tel que ce ne peut être ça, je pense à un tremblement de terre, mais non, je pense à un avion qui vient de heurter un building, mais non plus.  Je me retourne, pour découvrir mon volet tout nouveau tout beau (même pas trois ans, non mais), qui, par je ne sais quel anti-miracle, s'est effondré, bloquant par la même occasion totalement l'accès à ma terrasse.  Arrachée, la sangle.  Un appel à l'entreprise l'ayant posé me confirme le drame : même si c'est pas normal du tout que ça s'effondre après même pas trois ans, c'est plus sous garantie, alors tu vas casquer Anaïs... (NDLR après visite du réparateur, il s'agit d'un vice de fabrication, mais comme je doute que l'installateur soit de bonne foi, va falloir te battre, chère Anaïs).

Avec cette semaine de folie, j'ai passé tout mon vendredi à pleurer sur le triste sort de la femme seule que je suis, à la merci des hommes de métiers arnaqueurs qui voient en moi un petit être faible et vulnérable, à plumer comme un poulet bien dodu.

En montant au dodo, les yeux gros comme des billes d'avoir tant pleuré, j'ai eu droit à la cerise sur le gâteau : une ampoule qui pète.  Enfin, après des heures de désespoir profond, j'ai ri.  Passque ça doit être une malédiction, je vois rien d'autre...

Question du jour : keski va encore m'arriver ?

Marre marre marre de 2009.


21-09-2009, 06:15:07 Anaïs
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18-09-2009

Shame

Ce WE, c'est les Wallos à Namur.  Bon, je vieillis mal, car rien que d'être passée par Namur hier soir, pour y découvrir des gens déjà saouls, et rien que d'avoir traversé Namur sur le coup de 13 heures ce jour, moment pourtant calme d'installation des divers stands, ça m'a suffi.  J'ai déjà ma dose.  Pas envie de "Wallonier" cette année, va comprendre.  Je vieillis.  Mal.

Puis je rentre chez moi, et je regarde les mails d'info que j'ai reçus. 

"Ah oui, tiens, hier, c'était Sliimy, cette grande asperge colorée et étrange.  Paraît que sa musique ressemble à Mika.  J'aime bien Mika."  Mais j'ai pas vu Sliimy.  Et puis je lis que Sliimy a été bombardé de canettes, au point qu'il a interrompu son concert après 25 minutes à peine.  Déçu, le Sliimy.

Et là j'ai honte.  Honte de ces gens incapables de respecter quoi que ce soit, qui que ce soit.  Qu'on aime ou pas, ce chanteur est un être humain, un artiste, qui mérite autre chose que des ivrognes lui balançant leurs canettes vides.

Et je me surprends à me demander si c'est moi qui ai changé au point de ne plus aimer ces rassemblements de foule en délire, dont la majorité est ivre alors que le soleil n'est même pas couché.  Cette foule qui empêche de faire plus d'un pas à la minute, dans des odeurs et des émanations d'alcool qui rendent saoul sans boire.  Ces jours censés être festifs, durant lesquels des gens meurent.  Est-ce moi qui ai changé ?  Ou sont-ce les fêtes qui ont changé, qui ont perdu leur côté rassemblement sympa, familial, un peu trop alcoolisé certes, mais sympa, où l'on chante, où l'on danse, où l'on mange, où l'on se gave de concerts gratuits, où l'on découvre de petits groupes, où l'on déambule durant des heures, de quartier en quartier, sans craindre quoi que ce soit ni qui que ce soit...

Chais pas ce qui a changé, mais clair que ça a changé.  Et c'est bien dommage.


18-09-2009, 20:10:13 Anaïs
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13-09-2009

Dingue !

J'étais en train de vous répondre, en commentaires, notamment sur le billet "pataugas", tout en regardant secret story (oui, j'avoue, chuis dingue de cette émission débile oùsque Jonathan rend malheureuses deux filles, FX se prend pour le nombril de l'univers, Bruno ressemble à un tueur en séries, Cindy se transforme en sorcière et Vanessa est partie apprendre le français - je l'aimais bien, moi, Vanessa, malgré sa façon de parler très particulière).  J'adoooore cette émission, plus c'est con plus j'aime, donc je suis servie.

Soudain, à ma droite, une publicité.

Spartoo.

Un site de godasses.

Et sur la pub, défilent des tas de bottes Pataugas.  Celles que j'aime.  Les deux paires.

C'est définitif, je suis cernée.  Ils savent tout.  Mon PC est analysé, découpé, décrypté, et des pubs viennent me narguer.

Je suis foutue...

Je rigole, mais ça fait peur !  J'avais déjà remarqué ça pour les pubs de livres, on me proposait les miens, sans doute car ils apparaissent sur mon blog ou car à un moment j'allais voir si on les trouvait sur le net...  ça fait peur, vraiment.


13-09-2009, 19:29:33 Anaïs
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11-09-2009

8 ans déjà...


11-09-2009, 07:52:24 Anaïs
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29-08-2009

L'heure de la vengeance a sonné

Ceux et surtout celles qui m'auront maudite le jour où j'ai parlé veuve noire, photo à l'appui, ont enfin leur vengeance...

Je sors d'une nuit... dirais-je... mouvementée.

Hier soir, je m'endors après la fin de Secret Story (quéén culture) et le début de Koh Lanta (les habituées, ne vous énervez pas, j'ai enregistré KL et SS, pour ensuite rentrer at home et regarder la toute fin de SS suivie du début de KL, le tout tout début vu qu'en trois minutes je ronflais).

Donc je m'endors vers les quasi une heure du mat, comme un bébé.

Et, en pleine nuit (du moins le crois-je), je suis réveillée dans une situation apocalyptique : ma jolie couette blanche ornée de tout aussi jolies fleurs rouges s'est, par un mystère incroyable, transformée en giga toile d'araignée, sur laquelle courent des dizaines, que dis-je des centaines, que prononçai-je, des milliers, et qui sait, des millions, d'araignées.  Il y en a partout, et elles sont contre moi, sur moi, prêtes à tout...

Je pousse un hurlement déchirant, j'éloigne de moi, comme je peux, cette toile digne du pire film d'horreur, je saute de mon lit, je continue à hurler en m'orientant vers l'interrupteur, j'allume en vitesse, toujours en hurlant.

Comme je n'ai pas mes lunettes sur le pif, je suis dans une sale situation, car je n'ose m'approcher de la table de nuit, sise près de mon lit, sur lequel doivent encore grouiller les araignées.

Dans un élan de témérité, je fonce tout de même, coeur encore palpitant par ce lever en sursaut, et je chausse mes bésicles.

Puis j'inspecte mon lit, sur lequel se prélasse ma couette blanche à fleurs rouges.

J'ai beau chercher, point d'araignées (sans "s" normalement, mais je le laisse pour marquer les esprits).

Je sais au fond de moi que c'était un cauchemar, mais cela semblait si réel que je ne parviens pas à y croire et je suis dans un état d'angoisse rarement atteint.

Après une inspection minutieuse, je me résigne à me recoucher.

Il est 1h38.  Seulement.

Je n'ose plus éteindre et passe le reste de nuit dans une semi conscience, toutes lumières allumées, me réveillant régulièrement, encore anxieuse.

Je vous le disais, vous l'avez, votre vengeance.  Et moi, à cette heure, je ne suis toujours pas remise de cette vision d'horreur.

Voisins, voisines, si vous avez été réveillés par ce hurlement de louve affolée, pas de panique, j'ai survécu.


29-08-2009, 08:37:20 Anaïs
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27-08-2009

La veuve noire va-t-elle envahir la Belgique ?

J'ai d'abord lu ça sur internet : la veuve noire, cette araignée si venimeuse qu'elle est la plus dangereuse au monde, pourrait très bien s'acclimater en Belgique.

J'ai pas eu peur.  Juré craché.

Passque pour moi, inculte en arachnomachintruc, la veuve noire a une tête de mygale ou de tarentule.  Bref un gros truc velu de la taille d'une main, avec des pattes tout aussi velues de la taille de doigts (enfin les miens, que j'ai minces et élancés, d'accoucheuse ou de pianiste), et qui fait sprotch sprotch quand on l'écrase (ça me rappelle la chanson « je m'suis fait tout p'tit devant une poupée qui fait maman quand on la touche », que je réécrirais « je m'suis fait tout p'tit devant une mygale qui fait sprotch sprotch quand on l'écrase »).  Donc un gros truc qu'on repère de loin et puis on jette une passoire dessus et on appelle la police la protection civile les pompiers les voisins et maman.

J'ai pas lu l'article.

Vu que j'ai pas eu peur.

Mais le journal du soir à la télé m'a confirmé qu'il n'existait aucune ressemblance entre la veuve noire et les grosses velues.

Et là j'ai eu peur.

Passque la veuve noire elle est toute petite.  Toute noire.  Toute lisse.  Genre qui ferait pas de mal à une mouche.  Rien que de l'écrire, je la revois sur mon écran de télé, avec son petit cul rouge (comme un singe, facile à reconnaître).  Mais d'inoffensive elle n'a que le genre, puisqu'elle tue d'une simple morsure.  Au point que les hôpitaux vont avoir des antidotes, depuis qu'on a retrouvé quelques spécimens près d'Anvers.  Et quand je dis « quelques », c'est un euphémisme, puisque chaque araignée trouvée avait sur elle un lot d'œufs pouvant donner des tas de bébés veuves noires.  Et à la TV, ils l'ont bien dit, faut pas confondre avec l'araignée qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau, belge celle-là, et inoffensive celle-là (bis).  Zont pas dit comment les différencier, ça c'est bête (je me demande si c'est pas le rouge, qui est uniquement sur la veuve noire, mais pas sûre...).  Zavaient sûrement peur qu'Anaïs appelle la police la protection civile les pompiers les voisins et maman à chaque petite araignée noire qui croiserait son chemin.

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.  Je sais maintenant pourquoi je veux pas vivre dans ces contrées lointaines pleines de soleil.  Déjà car je monte pas dans les oiseaux de métal.  Et puis à cause des araignées, c'est clair et net.

Celles de Belgique, passe encore, même si je pousse des cris stridents chaque fois que je les croise.  J'ai beau avoir peur, je sais que les petites bêtes mangent pas les grosses, on me l'a répété sans cesse (pléonasme non ?) toute mon enfance.  Mais les petites à cul rouge, c'est une autre histoire...  Et devoir partager ma vie (et surtout ma mort), avec des veuves noires, moi je dis non merci.

Par contre, j'ai pu constater combien la presse écrite exagérait ses propos.  Derrière un titre laissant présager que le bestiau à huit pattes pouvait s'installer dans ma belle Belgique, se cache une toute autre vérité : elle survivrait pas à l'hiver, car humidité et froid sont ses ennemis, en plus de bibi.

Nous sommes sauvés !

Mais il arrive quand l'hiver, bordel de dieu ?

(Ne reculant devant aucun sacrifice, j'ai bravé mes angoisses afin de vous trouver une photo.  Et dieu sait que j'ai pas aimé ça.  Je supporte pas de regarder les araignées en photo, comme les guêpes.  Ça me file une frousse d'enfer.  Mais dans la vie, je préfère voir une araignée qu'une guêpe, ça c'est clair.  Comment ça, vous vous en foutez, pffffffff.)

veuvenoire


27-08-2009, 06:00:18 Anaïs
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25-08-2009

Buffy contre les vampires version belge

... et version triste, j'ai failli y aller de ma petite larme, sérieusement.  Passque si même la SPA se met à se contrefoutre des animaux, où va le monde ma bonne Dame ?

Alors pour que ça n'arrive plus, je vous prie de lire l'histoire de Buffy et ce qu'il a subi, et de signer la pétition, une pétition qui sera utile cette fois, car elle servira à appuyer une véritable plainte.

Passque si en 2009 on tue les vieux chiens dans les SPA sans leur laisser le délai prévu, jusque passqu'ils sont vieux, qui dit qu'en 2019, 2039 ou 2059, quand je serai vieille, on me tuera pas dans un home pour laisser la place ?

Merci.

A lire et signer ici.

buffy


25-08-2009, 20:49:56 Anaïs
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20-08-2009

Une journée qui pue (au sens figuré)

Je précise "au sens figuré", pour ne pas vous voir prendre la fuite à toutes jambes...

C'est pourtant une journée pleine de soleil qui commence, et une Anaïs pleine d'énergie qui, à l'aube (10h50) est fin prête pour aller s'acheter des pots de peinture.  Levée un chouia plus tôt, elle a pris une bonne douche, mangé un petit bout, et se rend maintenant à l'arrêt de bus, munie de sacs recyclables pour y stocker ses achats.

Bon, chais pas pourquoi je parle à la troisième personne... je repasse la première, si ça vous dérange pas.

Je monte donc dans le bus, qui est censé m'amener, malheureusement, pas tout près du magasin de bricolage, mais pas trop loin non plus.  Je ferai avec.

Le bus a dix minutes de retard, mais ça ne va pas entamer mon moral au beau fixe.  J'ai l'habitude des bus en retard quand je suis ponctuelle et en avance quand je suis en retard, voyons.

Je monte dans le bus et m'assieds.  Le chauffeur n'est pas de super humeur, il interdit à une dame chargée comme un âne et qui descend à l'arrêt suivant de redescendre par où elle est montée, la contraignant à tirer son barda jusqu'à la porte de sortie.  Sinon 50 eur d'amende ma bonne dame.  Ben voyons.

A l'approche de l'arrêt oùsque je dois descendre, je vois de loin que ledit arrêt a été supprimé, titchu.  Ça n'entame pas ma bonne humeur, bisque bisque rage, et je descends 200 mètres plus loin, rien de grave. 

J'avance ensuite vers le magasin de bricolage, et réalise que l'arrêt supprimé l'est depuis quelques jours seulement, et apparemment pour toujours.  Pas de bol Anaïs, à chacune de tes visites au Brico, tu seras grosjean comme devant.

Je vis un instant de réel bonheur.  Il fait frais.  Je me promène.  Pas trop de voitures.  Seules les orties qui envahissent l'étroit trottoir nuisent un tantinet au sourire banane qui orne mon doux visage.

Arrivée à destination, je m'apprête à traverser.  Et c'est pas une mince affaire, croyez-le, car j'ai quatre bandes à franchir, et après réflexion y'a pas mal de tutures.  Qui foncent comme des malades.  Mais je suis prioritaire, donc je m'avance pour montrer mon intention de traverser (même si la loi précise que seule ma présence suffit actuellement).  Je franchis allègrement la première bande et m'avance sur la seconde, repérant au passage une voiture, encore assez loin.  J'avance, confiante en l'avenir, ravie d'aller claquer du fric pour rénover mon chtit logement, lorsque ma vision de côté tire la sonnette d'alarme : "le véhicule de gauche ne semble pas ralentir, alerte rouge, le véhicule de gauche ne semble pas ralentir".  Je tourne la tête, effrayée, et réalise qu'en effet, le véhicule de gauche ne semble pas ralentir et fonce droit sur moi.  J'accélère le pas, termine la traversée en courant et entends des bruits stridents de freins... enfin.  Un peu tard cependant.  Je me retourne et croise le regard courroucé du conducteur.  Et le regard courroucé de son épouse.  L'addition de divers éléments (mon taux d'adrénaline qui a pointé jusqu'au sommet de la cervelle, le regard du conducteur qui ne semble même pas s'excuser et le fait que je suis en droit et que j'étais de plus bien visible) me fait monter dans une rage folle et je hurle sur le conducteur que c'est un passage pour piétons, en faisant des gestes vers le ciel.  Je pense même que j'ajoute un "connard".  Ou un "ducon".  Il n'entend pas, car il roule toutes vitres fermées.  Mais il doit avoir compris. Et moi j'ai le coeur qui bat encore la chamade.  On est peu de choses ma bonne Dame... surtout quand on est un "usager faible de la route".

Je fais mes petits achats : lasure pour châssis, bordeaux pour chambre, framboise foncée (en début de putréfaction ?) pour cheminée.  Puis je repars vers l'arrêt de bus... J'étais partie sur l'idée de rentrer à pieds, histoire de regarder quelques vitrines en chemin.  Mais les litres (et par conséquent les kilos) de peinture me convainquent de reprendre le bus qui, ô hasard suprême, passe toutes les heures, et ô second hasard suprême, ça va faire une heure que je glande dans les rayons, au milieu d'une foule en délire.  Pour la petite histoire, dans les magasins de bricolage, je me sens seule, extrêmement seule, sans doute de par mon incompétence totale...  c'est là que je ressens cruellement le manque masculin (meuh non chuis pas intéressée, voyons).

Je rejoins rapidement l'arrêt de bus.  Cinq minutes et il devrait arriver.  La chaleur est étouffante et l'arrêt est en plein soleil.

Je dépose mon barda.  Je suis seule.  Seule avec l'astre.

Seule ?  Pas tout à fait.  Une guêpe semble défendre son territoire.  Elle me tourne autour et je ne parviens pas à rester immobile, comme on me le conseille depuis mon enfance.  C'est viscéral.  C'est un réflexe inné : combattre le zébré.  Extérieurement, j'ai l'air ridicule, avec mes gestes brusques et mes petits cris de souris voyant un chat.  Mais à l'intérieur, une angoisse indescriptible me tenaille.  Je n'ai plus peur des abeilles, depuis que je les nourris sur ma terrasse.  Mais j'ai toujours une trouille bleu foncé des guêpes.  Ça semble immuable.

Un chatouillis sur mon bras gauche : l'insecte piqueur s'y est posé.  Je l'en déloge illico.

Bref regard sur ma blouse en vichy turquoise pour y repérer un mélange de noir et de jaune pas catholique : l'insecte piqueur revient.  Le turquoise attirerait-il les guêpes ?

De deux choses l'une : soit elle m'aime, soit elle veut me déloger.  Dans les deux cas, j'ai peur.

Tellement peur que je me réfugie brusquement près d'un homme arrivé entre-temps, lui murmurant un "elle me harcèle" angoissé.  Il m'offre un regard hautain et un silence total en retour.  Je hais ce manque de sollicitude, d'humour et de ... de tout.  Sale type pas sympa.

Arrive un jeune homme qui s'assied et se met à déguster des gommes acidulées, aussi rapidement que des chips, à grands renforts de "scrontch, smurlf, scrontch" gluants.  Répugnant.  J'espère un instant que le côté sucré des friandises va me débarrasser de l'insecte.  Que nenni.  Le bestiau persiste dans sa course folle autour de l'arrêt.  Et autour de moi. Je suis tellement angoissée que je crois, un bref instant qu'il s'arrête face à moi et me lance des regards meurtriers.  Soleil, chaleur, peur, paranoïa.  Tout se mêle.  Je sue comme un boeuf avant l'abattoir, et j'ignore si c'est à cause de la température ou du zébré...

Mon calvaire dure un bon moment, car le bus a un retard fou.

Il finit par arriver avec vingt minutes de retard.  Vingt minutes durant lesquelles je scrute sans cesse l'arrêt de bus, afin d'y repérer l'animal qui me veut du mal.  C'est long, vingt minutes de surveillance.  Le chauffeur, le même qu'à l'aller, n'est pas de meilleure humeur : il fait remarquer à une dame chargée d'une poussette dans laquelle dort un jeune enfant que dorénavant, les engins pour enfants doivent être fermés, sous peine d'amende (75 eur cette fois, les enchères montent).  Je me demande un bref instant comment vont faire les mamans, une poussette dans une main, un bébé dans l'autre, pour se tenir dans des bus bien souvent transformés en voitures de courses par des chauffeurs aussi respectueux des passagers que cette guêpe l'a été de moi pendant une demi-heure.

Existe-t-il des thérapies pour plus avoir peur des zébrés, par pitié ?

(Illu de Mako)

rale


20-08-2009, 08:51:59 Anaïs
Anaïs tremble d'effroi
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18-08-2009

Le monde est devenu complètement fou

Entendu à la TV : en Pennsylvanie, un gamin de onze ans à peine est suspecté d'avoir tué sa belle-mère enceinte d'un coup de fusil.  Par jalousie de l'amour que lui portait son père, lui qui avait vécu cinq ans seul avec lui.  Le pire dans tout ça, c'est que les soupçons se portent sur lui car le crime a été commis avec un fusil... pour enfant !

Et oui, là-bas, de l'autre côté de la grande flaque, on vend des armes pour enfants, ma bonne dame.  Rigolo non ?  Je me demandais à quoi pouvaient bien servir de vraies armes version gosses, lorsque j'ai eu ma réponse, via un revendeur interviewé : pour la chasse.  Quand papa emmène fiston ou fifille à la chasse, ce dernier ou cette dernière peut s'adonner à son jeu préféré avec une arme à sa portée.  Sympa non ?

Je ne reviendrai pas sur l'idée que j'ai de la chasse (même si elle est utile pour diminuer les "stocks" de bestiaux sauvages, certains la pratiquent d'une façon qui fait honte à toute la communauté de chasseurs, et ça me débecte - tiens finalement je suis revenue sur mon idée, en grande bavarde que je suis), mais par contre je trouve incroyable qu'on puisse construire des armes versions enfants, équipées par contre de balles versions adultes, et les mettre dans les mains desdits enfants...

Quand on sait que l'arme qui a tué cette pauvre femme enceinte, d'un coup tiré en plein visage, a été offerte au potentiel petit monstre pour sa Noël... ça fait réfléchir.

Entendu à la TV (bis) : un présentateur d'une émission brésilienne se concentrant sur des affaires meurtrières aurait commandité plusieurs assassinats, histoire de booster son audience. Il serait responsable de cinq meurtres.  Ainsi, l'équipe de son émission était toujours la première sur le lieu des crimes.  Ben voyons.  On n'est jamais mieux servi que par soi-même, dit l'adage.

Ainsi, de l'autre côté de la big flaque (enfin, c'est pas limité à cette région, je crois me souvenir d'un flic qui tuait, puis résolvait les enquêtes, quelque part vers la droite, la Russie et ces pays là..., mais bon, mes souvenirs sont voilés), il a trouvé « sa » solution : créer les crimes sur lesquels il réalisait ensuite des reportages.

Apparemment, l'idée qu'il ôtait la vie à des innocents juste pour une question d'audimat à la con ne l'a pas effleuré une seule seconde.  

A frémir de peur, non ?

Et comme disait l'épouse de George Hazard, dont j'ai oublié le nom, dans le Nord et le Sud (quelle culture) : « Mon dieu George, le monde est devenu complètement fou ».

Quant à moi, je vous le jure sur ma vie et celle de mon animal domestique préféré, je me contente de vous raconter ma modeste existence, sans rien inventer, sans rien créer, sans rien provoquer.  D'ailleurs, vous l'avez constaté, vu la sobriété et la soporifiquité de ladite vie...


18-08-2009, 06:15:06 Anaïs
Anaïs tremble d'effroi
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10-08-2009

Vade retro vampiras

L'autre jour, je faisais des courses avec Mostek.  Après une longue déambulation dans les rayons à la recherche de nouveautés et surtout de produits remboursés, notre grand dada (hé, on se moque pas, avec ce système, j'en suis à 170 eur de produits entièrement gratos depuis le début de l'année hein, c'est pas de la gnognotte), nous voilà à la caisse.

En voyant Mostek déposer sur le tapis roulant un joli sachet en maille fuchsia rempli de quatre grosses gousses d'ail, je sens ma tête et mon neurone unique immédiatement envahis d'un tas de scénarios (ou de scenarii, comme vous préférez) rocambolesques :

1. Mostek a ressenti la présence d'un (ou pire, de plusieurs) vampires chez elle et veut s'en débarasser.

2. Mostek pense qu'Edward (prononcez Eèèèèèdwoooooooowwwwwd) Cullen va bientôt lui rendre visite, et même si elle le sait végétarien, elle préfère parer à toute éventualité.

3. Mostek part bientôt en vacances dans les Carpates (c'est bien là que ça vit, non, les chauve-souris géantes qui pompent le sang humain ?) ou dans les Ardennes et souhaite se protéger au maximum.

4. Mostek va lire Twilight et croit en la transposition des héros de papier dans la vraie vie (in real life).

Ben oui, je sais, je subis de plein fouet l'influence de Twilight, en livres, en DVD, mais aussi du livre que je suis en train de dévorer (admirez le verbe judicieusement choisi) : Vamp'in Love, dont je vous parlerai bientôt.

Donc, je prends mon air mystérieux de celle qui a tout compris du drame qui se prépare et qui va aider Mostek à la vie à la mort dans sa lutte contre les vampires, et je questionne d'une voix rauque et gravissime : « tu as des vampires chez toi ? »

Et elle de me répondre : « ben non, je vais faire des boulettes ».

Suis-je donc la seule en ce bas monde à avoir le sens du scénario dramatique ?

ail

 


10-08-2009, 06:00:14 Anaïs
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13-07-2009

Un mythe s’effondre

L'information est tombée récemment.  Mais je n'en suis toujours pas remise.  D'autant qu'elle est tombée sur ce blog, mon bébé, mon tout petit, mon mignonnet de bientôt trois ans (rhaaa on ne rajeunit pas ma bonne Dame).  Et sans préavis.  Sans un quelconque avertissement.  Tout de go.  Brute de pomme.  Vlan dans la gueule d'Anaïs.  Et que je te jette l'info au visage en commentaire, sans ménagement.  Et que je te balance tout ça dans la tronche, paf paf paf.

Le gruyère n'a pas de trou.

Le drame.  D'autant que l'info vient d'une Suisse(sse ?), et que j'en déduis qu'elle doit être fiable.  Elle m'aurait dit que le chocolat suisse est meilleur que le belge, je n'y aurais pas prêté foi, of course (non mais, moi chuis belge hein, je sais que mon chocolat est the best of the best).  Mais quand il s'agit de fromage suisse, je ne peux que croire ce que je lis. 

Ainsi le gruyère n'a pas de trou.

A mon grand désespoir.  Je l'ai toujours cru.  C'est là qu'on réalise que dans la vie, on peut se tromper sur toute la ligne, pendant toute une vie, ou presque (comme le chante Calogero, qui me fait pleurer à chaque fois, le bougre).  Mais me tromper à ce point !  Avoir cru pendant des années que le gruyère était plein de trous, et réaliser que c'est faux, c'est incroyable ; je dirais même plus, c'est unbelievable. 

Mais alors, à kwa ski ressemble le gruyère, si ce que je prenais pour du gruyère était de l'emmenthal, une fois ?

Une recherche sur Google s'impose.

...

...

...

Quelques secondes plus tard.  Ben sur Google, en cherchant « gruyère », y'a tout de même beaucoup de trucs à trous, je vous le dis moi.  Ce qui prouve que je suis pas la seule à me fourvoyer.  Mais j'ai tout de même dégotté un truc sans trou, ce qui tend à confirmer que le gruyère n'a point de trous.

Recherche suivante, sur Emmenthal.  Et là, en effet la révélation : il est plein de trous, le filou. 

Maintenant, je sais.

Merci.

Mais, tout bien réfléchi, j'ai encore une question : y'a une différence de goût entre les deux ?

Allo, la Suisse, y'a kékun ?

gruyere

emmenthal


13-07-2009, 06:45:15 Anaïs
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09-07-2009

De l’art de tout salir…

Je l'ai déjà dit, je n'étais pas une super fan de la mort qui tue (expression mal choisie, mais bon) de Michael Jackson.  J'avais vécu en direct live son super succès, j'avais vu ses clips incroyables et frémi sur thriller.  J'avais vaguement lu des infos sur les accusations à son encontre.  Je ne pense même pas que j'avais surveillé le verdict.  Je m'étais sans doute dit « Tiens, il serait pédophile ?  Bizarre.  Peut-être oui, que c'est possible, il n'a pas l'air très normal avec ses chirurgies, son obsession des microbes, sa drôle de vie.  Pédophile ?  Qui sait... ça reste à prouver. »

Sans plus.  On en parle un peu, puis on oublie.  Franchement, j'adore lire les conneries de la presse people, mais je n'en crois pas un mot.  Ça m'amuse, tout simplement.  De là à me forger une opinion, il y a un pas. 

Et puis il meurt et c'est la folie sur internet.

Les infos se bousculent.

Et les démentis.

Un jour Michael Jackson a été découvert chauve, amaigri, dans un état lamentable.  Le lendemain on voit des images de ses répétitions, sur lesquelles il danse et chante.

Un jour le premier gosse qui l'a accusé d'attouchements reconnaît avoir tout inventé.  Le lendemain il s'agit d'une rumeur, le gosse n'a rien dit.

Les versions évoluent.  Passque sa vie était étrange.  Du moins, ce qu'on en connaissait.  Mais jour après jour après jour après jour, les versions évoluent.

Ce qui est immuable, par contre, c'est la mesquinerie, la méchanceté, la connerie humaine, des internautes.  C'est à qui sortira le plus d'insanités à la ligne.  A qui crachera le plus sur le défunt.  Comme si le bénéfice du doute n'existait plus.  Et quels que soient les arguments des fans, rien ne trouve grâce aux yeux des détracteurs.  « Il a été jugé innocent des accusations ?  Ben évidemment, tout s'achète, mais y'a pas de fumée sans feu... »  « Il a payé pour éviter un procès, ça prouve qu'il est coupable. »  « Il vivait dans un monde d'enfants, ça explique tout ».  « Il avait acheté ses gosses. »  « Bon il est mort, qu'on arrête d'en faire tout un foin, ça fait un pédophile de moins ».  Et patati et patata.  Et je vous passe les vulgarités à vomir que l'on peut lire sur certains sites de la presse belge. 

Franchement, moi, je ne sais rien.  Je ne sais s'il était pédophile.  Il a en tout cas été lavé de tous soupçons.  Je ne sais si c'était un bon père.  J'ai juste vu une fillette lui déclarer son amour.  Et c'était émouvant.  Je ne sais quelle vie il menait.  Je n'ai vu que des photos de presse.  Je ne sais si ses enfants seront richissimes.  Franchement je m'en fous, qu'ils soient heureux, ils le méritent comme tout le monde.  Finalement, je ne sais rien.  Et je ne prétends pas savoir.

Tout ce que je sais c'est que des gens qui semblent haïr cet homme à peine mort passent leur temps à déverser leur haine sur internet.  Et je me demande pourquoi.  Passque moi, si j'aime pas un site web ou un blog, je passe mon chemin en silence.  Et si j'aime pas une star ou une célébrité, j'ai pas ce besoin d'aller le dire sur tous les forums du monde.  Si j'aime pas, j'ai autre chose à faire de mon temps que d'aller lire tous les articles disponibles pour pouvoir écrire ensuite que ça me saoule d'avoir à les lire.  Quand j'aime pas, j'aime pas, et ça se limite à ça.

Un article très instructif.

Et une illu de Vadot, parue dans le Vif l'Express, à la fois cynique et poétique...

mj


09-07-2009, 06:30:11 Anaïs
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07-07-2009

26 degrés à l’ombre

Avec les journées chaudes qu'on a eues récemment (je déteste ça, ce soleil implacable, ces aisselles en sueur - sans compter la puanteur des gens dans le bus, les magasins, en rue -, cette absence d'air frais, cette impossibilité de dormir avant 2 heures du mat, ces douches inutiles dont on sort encore en transpiration), toutes les conversations tournaient autour de la météo.

- Pas trop chaud chez toi ?

- Ah si j'avais mis l'air co dans ma voiture, tchu !

- Et au bureau, ça va, vous terminez plus tôt ?  Tu rêves, pas fonctionnaire à la Ville moi hein !

- Moi j'ai autant de degrés dans ma chambre, et toi ?

- Pas dormi cette nuit, t'as entendu l'orage ?

Et j'en passe.

J'adore ça, c'est rigolo, et puis de toute façon, la météo c'est le sujet qui comble toutes les conversations quand on n'a plus rien à se dire.  C'est un rituel immuable.  Chuis sûre que les hommes des cavernes agissaient déjà ainsi :

- Chéri, sois prudent pour la chasse au mammouth, va faire froid, tiens mets ta peau de dinosaure autour de ton cou (oui, je sais, c'est pas la même époque mais bon)

- Fais combien dans votre caverne ?  Deux buches, et chez toi ?  Trois !  (pas de thermomètre à l'époque, donc ça parle en équivalent feu de bois non ?)

Etceteri etcetera.

Donc l'autre jour, nous parlions de nos températures avec une amie.  Pas nos températures suite aux poussées d'hormones hein, les températures de nos « chez nous ».  Moi j'avais 26 dans mon salon, 27 dans ma chambre, 27,5 dans ma salle de bains.  Elle 26 partout.

Lorsque je lui ai dit que je trouvais que 26 partout, c'était encore raisonnable, elle me répond « oui mais je préfère 26 en hiver hein ».

Sur le coup, j'ai pas réagi.

Puis j'ai réfléchi.  Enfin pour autant que je sache réfléchir avec mon neurone et par une telle chaleur, bien sûr.

Et plus je réfléchissais, moins je comprenais.

Passque moi, de toute façon, j'ai toujours trop chaud, c'est bien connu.  Au bureau, je me balade en courtes manches tout l'hiver tellement il y fait caniculaire, tandis que les collègues sont en col roulé.  En été, je suis la plus déshabillée possible, mais ça ne suffit pas, alors je me lamente au fil des heures tellement j'ai chaud.  J'ai bien eu un ventilateur, mais ses pales se sont cassées, faut pas chercher à comprendre, le surmenage sans doute.  Donc j'ai chaud.  Y'a bien l'air co, mais je partage mon bureau avec une frileuse donc il est en chômage technique.

Bref j'ai toujours chaud.

Alors pour moi, avoir 26 degrés en été, c'est chaud.  Mais en général, on se met en maillot, ou à poil, ou en short.  Donc on a chaud, en étant peu couvert.

Mais 26 degrés en hiver, c'est pire non ?  Avec les couches de fringues.  Les chaussettes.  Les bottes.  26 en hiver, c'est l'enfer.

Donc la question du jour : comment mon amie peut-elle trouver que 26 degrés dans son living en été, c'est intenable, alors qu'elle rêve d'avoir 26 degrés en hiver ?  Les degrés d'été sont-ils plus chaud que ceux d'hiver ?

Y a-t-il un scientifique dans la salle ? 


07-07-2009, 06:30:10 Anaïs
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30-06-2009

The first one (nearly)

 

Pourquoi un titre en anglais ?  Passque ça me fait moins mal de l'écrire en anglais, tout simplement.  Passqu'en anglais, ça passe quasi mieux.  Passque ça sonne mieux.  Passque sinon je vais pleurer.

Mais en fait, c'est pas vraiment le first one, c'est le second one.  Mais le first one date de tellement longtemps, j'avais même pô vingt ans, c'est vous dire, c'était juste un couac génétique.

Tandis que celui-ci, le second one, c'est vraiment le first first one, celui qui annonce le début de la fin, la dégringolade, le drame existentiel, la fin de la fin de tout, le premier pas dans la tombe, la faucheuse qui approche de plus en plus vite, la garce infâme.

Le first one.

Le premier cheveu blanc.

Y'a quelques semaines déjà, une collègue, plus jeune que moi (toute façon au bureau c'est bien simple, c'est moi l'ancêtre, la vieille, celle qui vit en MRS - maison de repos et de soins pour les jeunes - nan, la MRS n'est pas pour les jeunes, mais j'esplik aux jeunes qui passent par ici, va bene ?), donc cette collègue m'apostrophe pour me demander si j'ai des cheveux blancs, passqu'une autre collègue, encore plus jeune et plus blonde (ce qui a son importance car sur les blondes, les cheveux blancs, ça se voit pas, c'est super injuste, sont déjà blondes, et en plus restent d'apparence jeune plus longtemps - seule consolation, sur les blondes, les neurones se voient pas non plus, gnark gnark).  Bon j'arrête les parenthèses, ça vous confusionne je m'en doute.  Je lui réponds que NON, j'en ai pas des cheveux blancs moi ma bonne Dame, que j'en ai bien eu un quand j'avais genre 18 ou 19 ans, sans doute par erreur car je l'ai arraché et il est jamais reviendu.  J'ai bien vu qu'elle était mouééééche, comme on dit ici, que j'avais pas de cheveux blancs juré craché. 

Pour sûr, elle m'a jeté un sort.

Passque quand je suis allée me faire une coupe d'été tellement estivale que j'ai quasi la boule à zéro (je suis censée vous l'écrire, mais pas encore eu le temps) j'ai bien demandé à mon coiffeur (mon premier coiffeur homme de toute ma vie : fais un vœu Anaïs), il a inspecté ma tignasse comme s'il y cherchait des poux et m'a bien confirmé que ma superbe toison brune (là j'invente, mais bon, un coiffeur se doit de rester poli) ne contenait AUCUN cheveu blanc.

Et pas plus tard que mercredi.  Le mercredi 24 juin 2009.  A 15h30.  Je l'ai trouvé.  Le premier.  The first one.  J'avais bien remarqué depuis quelques jours un reflet genre blond dans ma glace, le matin.  J'ai mis ça sur le compte d'une perte de neurone.  Ou du soleil.  Mais ça m'intriguait.  Alors le mercredi 24 juin 2009 à 15h30, j'ai demandé à Mostek de regarder sur ma tempe.  Et elle l'a vu.  Le salaud.  Sur ma tempe droite.  Fier comme artaban.  Et blanc comme un linge.  J'ai demandé à Mostek de l'arracher, car je ne crois pas à l'adage qui dit, comme pour les mecs d'ailleurs, un de perdu dix de retrouvés.  Mostek a pas voulu, de peur de me faire mal.  Hé, chuis pas une chochotte hein.  Elle l'a donc isolé et j'ai réussi à l'arracher moi-même.

Puis je l'ai contemplé durant de longues minutes, hébétée que j'étais.  Non mais sérieux, riez pas, ça fait un choc de malade, pire qu'une première ride.  Passque la première ride arrive en douce, elle est d'abord d'expression, avant de se muer en sillon, puis en cratère.  Mais le premier cheveu blanc, ben il débarque sans crier gare.  Il ne s'éclarcit pas doucement, non, il vire du marron au blanc quasi d'un coup, paf, patatras, ça y est.

Bon, j'avoue qu'il est d'un joli blanc-gris, avec de chouettes reflets.  Pas d'un jaune pisse comme certains cheveux blancs.  C'est prometteur.  Bon, je pleure.  (et ça rime).  Comme je n'y croyais pas vraiment, j'ai passé ma main dans mes cheveux pour en extraire un autre qui s'était détaché naturellement, et j'ai comparé.  Y'a pas photo.  C'est bien blanc de blanc, lavé avec Dash ultra.  Je n'ai pas osé le jeter.  Je l'ai mis dans une enveloppe.  Chais pas quoi en faire, l'encadrer sur fond noir ?  Le brûler pour conjurer le sort (jeté par ma collègue, je le sens je le sais) ?  Le manger comme font certaines personnes atteinte de chezpasquoiphagie ?  Ou commencer une collection pour me tricoter une écharpe pour mes vieux jours ?

Vos suggestions sont les bienvenues.

Clair que j'aurais dû bien réfléchir avant mon vœu chez le coiffeur.  Et demander à ne jamais avoir de cheveux blancs.  Trop taaaaaaard....


30-06-2009, 06:15:10 Anaïs
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29-06-2009

Thriller dans le bus

(NB : ce billet fut écrit en mai dernier, le titre n'a dès lors rien à voir avec le décès récent de Michaël Jackson...)

A l'heure où je vous écris ces lignes, mes doigts sont encore tous tremblotants sur le clavier, tant la frayeur causée par l'épisode que je viens de vivre se ressent encore dans chaque cellule de mon corps (oh comme c'est beau ce que j'écris).

Il est 7h30, en cette journée qui s'annonce radieuse.  Je me balade, comme Perrette, vers l'arrêt de bus, légère et court vêtue.  Il fait tout de même frisquet et je me réjouis de pénétrer dans un bus surchauffé pour que mes petits petons congelés puissent survivre.  A peine à l'arrêt, voilà le bus qui débarque, que du bonheur.

Une journée qui commence bien.

J'entre.  J'hésite un instant à m'installer à la première place, juste derrière le siège du chauffeur, la place oùsque je suis toute écrasée contre un panneau bien souvent orné d'une pub dépassée et oùsque je ne vois rien du paysage.  Mais le reste du bus est presque vide et j'opte donc pour la troisième place, où je peux étendre mes jambes et mon barda (deux sacs, mon repas, un livre, de la paperasse et tout ce dont une femme a besoin pour une journée de travail).  Je m'avachis, j'extirpe mon livre de mon sac et je me plonge dans la lecture.

Arrive ensuite un Monsieur à l'allure débonnaire (ce mot m'est venu directement en tête, mais j'avoue que j'en ignore la signification exacte - que dit Robert ?  « D'une bonté extrême », argh c'est pas ça), à l'allure patibulaire (que dit Robert ? « Inquiétant, sinistre », oui, ça colle mieux), donc à l'allure patibulaire.  Il tend un billet de 20 zeuros au chauffeur pour prendre un ticket.  Le chauffeur lui répond calmement qu'il ne peut changer que sur 5 zeuros, qu'il commence sa journée, qu'il n'a pas de monnaie.  L'individu tente de l'amadouer, en vain.  Le chauffeur lui conseille d'aller changer son billet dans un magasin à proximité, et de prendre le bus suivant.  Bon conseil.  Que ne suit pas notre individu, qui hausse de plus en plus le ton, au fur et à mesure que je me ratatine sur mon siège.  Il se met alors à tutoyer le chauffeur, le traiter d'imbécile, refuse de descendre du bus et vient s'asseoir deux sièges derrière moi.  Damned, me voici coincée entre un chauffeur exaspéré mais néanmoins calme et un passager n'ayant pas payé et au bord de la crise d'hystérie, qui continue à marmonner des trucs incompréhensibles, mais que je soupçonne ne pas être très gentils, dans la barbe qu'il n'a pas.  Il se met ensuite à hurler à nouveau, et je me retrouve totalement prise en sandwich entre les cris stridents qui fusent de toutes parts.  Je ferme les yeux, comme pour oublier.  Je fais semblant de me concentrer sur ma lecture, dont je ne parviens pas à retenir un seul mot.  J'aime pô ça moi, les gens agressifs alors qu'ils sont en tort.

Le chauffeur appelle alors la sécurité et le service contrôle, pour faire verbaliser le passager clandestin, et poursuit sa route.  Le calme envahit le bus.  On respire cependant très mal.  Je sens la présence du clandestin derrière moi, je ressens son énervement.  J'imagine alors les pires scénarios, où le chauffeur refuse de laisser descendre qui que ce soit en attendant la sécurité, où l'individu prend le bus en otage et attrape la première victime à portée de main, savoir moi, lui met un couteau sur la gorge et menace de la lui trancher (la gorge) si on ne le laisse pas s'échapper, ou pire, si on ne lui fournit pas un hélico et un million d'euros.  Angoisse angoisse angoisse.

A proximité de la gare, le chauffeur brise le silence en annonçant que la sécurité est indisponible et que c'est une chance pour le resquilleur.  Quelle idée aussi de le provoquer à nouveau.  Je me fais toute petite sur mon siège.  Je tente de disparaître sous ledit siège, mais chuis trop grosse.  Angoisse angoisse angoisse.  Le chauffeur reste cependant calme, tandis que son nouvel ennemi se lance encore et encore dans des insultes et des menaces verbales (trou du cul, imbécile, et j'en passe), avant de conclure par un « et tu me parles poliment » (sic).  Le chauffeur tente de le mettre dehors et je sens la bagarre arriver.  Heureusement, aucun des deux ne semble armé, sinon le pire arriverait, c'est certain, vu l'électricité qui flotte dans l'air.

Terminus, enfin.  Tout le monde descend.  Ou presque.  Notre passager énervé continue son monologue agressif, puis finit par descendre, pour continuer ses insultes derrière la vitre du bus, encore et encore et encore et encore...

Je descends, non sans avoir souhaité une « bonne journée quand même » au chauffeur.  Je réalise encore à quel point ces montées d'agressivité sont angoissantes, et pourtant si fréquentes.  Et même si les chauffeurs m'énervent souvent, avec leur manière de conduire comme sur un circuit de formule 1, la joie intense qu'ils ont à n'ouvrir qu'une porte lorsqu'il pleut des seaux et leur manie d'être toujours en avance quand je suis en retard ou en retard quand je suis en avance, je les plains d'avoir à subir ça.  J'en arriverais presque à comprendre les mouvements de grève, car il est totalement anormal de devoir bosser la peur au ventre, sans savoir si la journée sera tranquille ou menaçante...

PS : J'ai vachement admiré le flegme du chauffeur, qui a su garder son calme.  Le seul reproche que je lui ferais : une remarque à caractère raciste, « ça se croit tout permis, ces gens-là ».  ça, c'est nul.  Très nul. 


29-06-2009, 08:07:16 Anaïs
Anaïs tremble d'effroi
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