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Les tribulations d'une célibattante en format PDF (pas d'amoureux fixe)
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29-01-2010

Mon dieu comme le tampax vite (obé oui)

En surfant sur le site qui me dit les mots-clés et la provenance des gens (ça y est, à nouveau accro, l'Anaïs, après quasi un an sans le consulter), j'ai retrouvé une interview qui date du 30 mai 2007.

Ça m'a bien fait rire car à l'époque :

- j'étais totalement anonyme encore (rha, c'était le bon temps)

- je rêvais d'avoir une chronique dans un féminin (rha, rêve réalisé, ma petite chérie)

- je lisais plein de blogs (rha, plus le temps maintenant)

- j'avais plein d'illus sur le blog (rha, c'était le bon temps bis)

etcetera, etcetera, etcetera...

A lire si vous avez connu mon blog à ses débuts, ça vous rappellera des souvenirs...

«  Anaïs est une trentenaire belge, auteure du blog Le Célibat ne passera pas par moi,  ou les tribulations d'une célibattante qui veut trouver le grand amour. Elle souhaite rester un tantinet mystérieuse. Notons juste qu' elle travaille pour son "patron adoré" depuis plusieurs années déjà, tout en étant indépendante comme correctrice. 

La première fois où vous avez pensé à ce blog, c'était quand ?

C'était en novembre 2005.  Enfin, je ne pensais pas vraiment à un blog.  J'ai proposé, à un magazine, un article de plusieurs pages rigolotes sur le célibat et la recherche de l'âme sœur sur le net.  Le magazine ne m'a jamais répondu et j'ai gardé mes écrits dans un tiroir de mon PC quasi un an.

Comment est née cette envie ? 

Un matin d'octobre 2006, j'ai eu envie d'utiliser enfin ces écrits endormis depuis tout ce temps.  D'en faire quelque chose.  A germé l'idée d'un blog.  A l'époque, je lisais très peu les blogs d'ailleurs.

Pourquoi l'avoir appelé ainsi ? 

Sur un coup de tête, puisque c'était mon but en m'inscrivant sur un site de rencontres, que "le célibat ne passe plus par moi".  Actuellement je regrette un peu d'avoir choisi ce nom si particulier, car depuis lors, je parle de tout et de rien, la mode, la bouffe, mes coups de cœur, mes coups de gueule, ma vie, mes joies et mes peines... et je suis célibataire, encore et toujours, le blog aurait donc dû s'intituler "le célibat est passé par ici et il repassera par là".   Imaginer, Anaïs qui prétend que le célibat ne passera pas par elle, mais qui reste célibataire... Quelle contradiction !


 Quel fut le premier jour de mise en ligne ?

 Le 28 octobre 2006, un samedi soporifique, dans l'après-midi

Quel était votre premier message ?

 Le récit de mon inscription sur un site de rencontres, intitulé "bonne résolution"... les péripéties de l'inscription, le côté offre d'emploi de la chose et le clic qui allait changer ma vie (enfin soi-disant)

Qu'avez-vous ressenti ?

 Le premier jour, pas grand-chose, j'attendais de voir si le blog serait lu par quelques uns, c'est juste un peu grisant de se confier comme ça anonymement.  Après quelques jours de billets racontant mes premiers rendez-vous, les visiteurs ont commencé à se manifester et c'était parti.

Que vous apporte le blog ?

Beaucoup de choses, des contacts, des réactions la plupart du temps sympas, drôles, émouvantes, un épanouissement énorme dans l'écriture, une envie de progresser dans le domaine.

Depuis sa création, quelles ont été vos plus grandes joies, vos plus grandes déceptions ?

Mes grandes joies ce sont les réactions positives du lectorat.  Ensuite, les propositions concrètes, les interviews, collaboration avec Madmoizelle, sont aussi de réels plaisirs.  Et ma toute grande joie, c'est la chronique hebdomadaire que je tiens dans un journal de ma région.  Voir ses écrits sur papier, ça chamboule.

Vous a-t-il ouvert de nouveaux horizons, a-t-il changé votre vie ?

Je n'irais pas jusqu'à dire qu'il a changé ma vie, mais il m'a en effet ouvert de nouveaux horizons, il m'a fait découvrir la passion que j'avais pour l'écriture, il m'a permis d'entrer en contacts avec des dessinateurs et -trices de talent, avec d'autres blogueurs et blogueuses, avec des tas de gens sympas.

Qu'en pensent vos proches ? 

Parmi mes proches, très peu sont au courant.  Donc ils n'en pensent rien.  J'ai préféré garder l'anonymat, pour être totalement libre de ce que j'écris.  Je ferai peut-être un jour mon "coming out"...  J'y réfléchis fort en ce moment.  Je suis tiraillée entre l'envie d'en parler, enfin, et la peur de perdre une partie de ma franchise et ma légèreté, en sachant que je suis lue par des proches.  Dilemme Dilemme.

Quand bloguez-vous ?

Quand je suis inspirée.  C'est très variable, parfois j'ai des idées plein la tête mais l'inspiration ne vient pas pour les transformer en billets, parfois les doigts me démangent et je fonce tête baissée, mes doigts vont aussi vite que mes quelques neurones, ce qui est pratique.

Combien de temps y consacrez-vous ?

C'est variable également, toujours en fonction de l'inspiration, je dirais trois heures semaines, plus si j'ai beaucoup à raconter.  Je passe aussi pas mal de temps à discuter avec certains contacts, préparer les billets, surtout depuis que certains billets sont illustrés.

Postez-vous des billets à rythme régulier ?

Au minimum un par jour, pour que les lecteurs sachent qu'ils auront du neuf chaque jour, les inciter à revenir, mais parfois (souvent) plus.  J'ai un paquet de billets déjà en stock, mais je me refuse à provoquer une indigestion d'Anaïs à mes fans.

Qu'est-ce qui vous plait le plus (la recherche d'un nouveau sujet, l'écriture, l'interaction avec les lecteurs) ?

 Je ne "cherche" jamais les sujets, ils viennent à moi, en fonction de ce que je vois, j'entends ou je lis, tout est source d'inspiration, même une simple photo, une phrase, une publicité, le comportement de quelqu'un en rue.   Ecrire, bien entendu, j'adore, mais ça ne serait pas pareil si je n'avais pas la certitude d'être lue.  ça motive, c'est indéniable.  Sans interaction avec les lecteurs, un blog n'est pas un blog.

Etes-vous lectrice régulière d'autres blogs ? Lesquels ?

Bien sûr, de tous les blogs indiqués en lien sur mon propre blog.  Mais ça prend un temps fou de tous les consulter régulièrement.  En allant ainsi de blog en blog, en découvrant les liens de chaque blog, on peut passer des heures sur la toile sans vraiment s'en rendre compte.

Les lecteurs du blog : combien sont-ils ?

Je n'en ai aucune idée, car très peu d'entre eux laissent des commentaires, je connais juste le nombre de visites depuis la création du blog jusqu'à ce jour.

D'où viennent-ils ?

Principalement de Belgique ou de France.  Ensuite, des pays d'Europe.  Enfin, quelques visites du monde entier.

Avez vous des contacts par mail avec eux ?

Parfois.  S'ils me contactent, je réponds à chaque fois.  Des liens se créent avec certains, une certaine complicité virtuelle.   Mais, en réalité, les lecteurs sont très timides.

En avez-vous rencontré certains ?

Oui, quelques belges, lors d'une rencontre très chouette.

Les commentaires : quel est celui qui vous a le plus touchée ?

Beaucoup de commentaires sont très touchants, drôles et tellement gentils.  Le plus touchant est récent, il disait, en substance "Ton blog met du soleil dans ma vie même quand il pleut."

Celui qui vous a le plus déçue ?

 Les critiques sont toujours décevantes.  Heureusement, elles sont rares.  Je suis très sensible aux critiques.

Quelle est votre démarche pour faire connaître votre blog ?

J'ai signalé son existence aux magazines belges, à quelques magazines féminins français, et à une émission belge consacrée aux blogs, par mail (pour la petite histoire, personne ne m'a répondu).  Sur internet, je suis répertoriée sur le serveur qui m'héberge, automatiquement.  Je n'ai pas fait de référencement ou quoi que ce soit pour accroître le nombre de visites, je n'en vois pas l'utilité, ma démarche n'est pas commerciale

Avez-vous eu des retombées médiatiques (presse, internet, ...) ? 

Un bel article dans un hebdo régional belge pour la Saint-Valentin, quelques lignes dans un hebdo féminin belge, idem dans un hebdo télé et un mensuel féminin.  En France, rien.  Sur internet, je ne sais pas trop, je suis en lien dans quelques blogs, mais je n'appellerais pas ça des retombées médiatiques.  Les médias français me boudent, ça c'est clair, je dois être trop typée « Gelbique ».

Comment-voyez vous l'évolution de votre blog ?

Il évolue pas mal en ce moment, grâce à la collaboration que j'ai instaurée avec deux dessinatrices géniales.  Il devient plus vivant.  Le texte c'est bien, mais les images renforcent encore les écrits.  Bien sûr, j'aimerais avoir de plus en plus d'adeptes (on dirait que je parle d'une secte dont je suis le gourou).

Quels sont vos souhaits pour les mois à venir ?

Mon rêve serait d'avoir une chronique dans un magazine féminin, mais c'est le rêve de toute bloggeuse, et malheureusement, les places sont rares et les talents nombreux.  Sinon, je vais continuer mon petit bonhomme de chemin sur le blog, m'amuser, amuser les lecteurs, et, qui sait, trouver enfin l'homme de ma vie.

Avez-vous des conseils à donner aux bloggeuses débutantes ou celles qui n'osent pas ?

Ouhla, je ne suis pas apte à donner des conseils à qui que ce soit, je suis une bloggeuse amateur comme toute les autres.  Je leur dirais juste qu'elles foncent, elles n'en recueilleront que des satisfactions. 

Rédigé par admin le 30 Mai, 2007 »

 


29-01-2010, 19:51:03 Anaïs
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16-03-2009

La nouvelle orthographe dans la presse belge

 

Ne fuyez pas à la lecture de ce titre, je ne vais pas vous faire une leçon de français.

J'ai appris ce matin, par Romain Muller, membre du groupe de modernisation de la langue et spécialiste des questions orthographiques, un adorable Monsieur qui a  pris la peine de relire l'intégralité de mon livre « le savoir écrire » pour s'assurer que je n'y racontais pas des bêtises, via la newsletter « orthographe en direct » qu'il gère et à laquelle je suis abonnée, que certains quotidiens belges (la Dernière Heure, la Libre Belgique et le Soir, pour ne pas les citer), se mettaient à l'heure de la nouvelle orthographe (qui n'est plus si nouvelle que cela puisqu'elle date de 1990 et qu'elle fêtera donc bientôt ses vingt ans).

Les éditions électroniques de ces journaux seront donc proposées dans les deux orthographes, ancienne et nouvelle, laissant le choix au lecteur, et indiquant les mots modifiés par la nouvelle orthographe en rouge.  Bonus : un passage de la souris sur ce mot donnera l'explication qui justifie la modification.

Que du bonheur, et point de quoi pinailler, comme aurait dit ma prof de français, adepte déjà de cette réforme, qui m'a bassinée durant trois ans et donné l'envie d'en savoir plus sur cette nouvelle orthographe, à laquelle j'étais au départ opposée, pensant « on va pas changer MON français, j'aime pô les réformes, j'aime que mon français reste intact ».  Avec le recul, après réflexion, et une fois la réforme connue, j'ai changé d'avis.

J'ai donc, dans mon livre, fait la part belle à cette réforme, via une introduction qui explique le pourquoi du comment, via le texte des modifications inséré en fin d'ouvrage, et via, à chaque règle soumise à la réforme, un encart expliquant la variante pour le lecteur.  Ainsi, le lecteur apprend en quoi consiste la réforme petit à petit, et choisit s'il veut l'appliquer ou pas.

Tout ça pour vous dire que j'ai été ravie de voir que la presse belge s'y mettait, mais que j'ai frôlé la crise cardiaque doublée d'une crise de rire en lisant les commentaires laissés par les lecteurs sur le site dhnet.be, qui annonce cette nouveauté dans cet article. 

C'est à mourir de rire.  Mais c'est presque pathétique.  A l'heure où je vous écris, 84 % des internautes se déclarent contre cette réforme.  Mais combien parmi ces 84 % savent exactement en quoi elle consiste ?  Je serais vraiment très curieuse de le savoir...

En lisant les commentaires d'internautes voulant conserver à tout prix LEUR français - commentaires souvent criblés de fautes, c'est le comble du comble - j'ai compris que, presque vingt ans plus tard, le chemin est encore long pour pouvoir écrire, sans être critiquée :

« Je ne cèderai point : les cent-vingt-deux ognons que j'ai laissé pourrir dans mon frigo depuis le mois d'aout finiront dans les lave-vaisselles de ma voisine, même si elle risque une crise de larmes aigüe » (combien de mots « réformés » dans cette phrase sans queue ni tête ?)

En lisant ces commentaires, toujours, j'ai réalisé plusieurs choses :

 - un bon nombre d'internautes pensent que cette réforme vient juste d'entrer en vigueur, qu'elle est limitée à la Belgique et que l'Académie française devrait s'y opposer fermement... - la réforme date de 1990 et a été décidée par l'Académie française et les instances francophones compétentes.

- beaucoup s'accrochent à un français qu'ils sont incapables de pratiquer correctement - alors à quoi bon faire compliqué si on peut simplifier ?

- beaucoup en profitent pour régler leurs comptes avec les enseignants et la jeunesse d'aujourd'hui qui ne vaut plus rien ma bonne Dame - je me demande ce que cette pauvre réforme a à voir avec ça ...

- tous, ou presque, imaginent que cette réforme sert à aicrir en fonétik ou presk - voyons, un peu de sérieux !

- la majorité critique quelque chose dont elle ignore presque tout, et ça me met en colère, très en colère.

- certains pensent que l'ancienne orthographe sera jugée comme « fausse » - c'est ... faux, cela va de soi, les deux orthographes sont autorisées depuis la réforme.

- enfin, beaucoup pensent que la presse devrait d'abord écrire sans faute, avant de se lancer dans l'application de la réforme (sur ce coup-là, je partage un tout petit peu leur avis, mais depuis que j'écris pour la presse et que je réalise à quel point une faute est si vite faite, je suis bien plus tolérante...)

En bref, les internautes critiquent critiquent critiquent, à croire que c'est le seul langage actuel.

Alors, passque j'ai envie de réagir, je vous copie un petit extrait de mon livre, qui explique que cette réforme, c'est bien.  Voilà.  Na.

« Lorsque l'Académie Française a introduit une réforme orthographique en 1990, ayant pour but de simplifier certaines règles, d'aucuns ont crié au scandale.  Comment pouvait-on oser toucher à la sacro-sainte langue française, à une tradition aussi vénérée que la recette des macarons parisiens ou des frites belges !  Il n'en était point question !  Plutôt mourir.

Cependant, si l'on analyse la langue française au fil des siècles, force est de constater qu'elle n'a fait... qu'évoluer.  Vous exigez des preuves ?  Vous avez bien raison.  Toujours exiger des preuves (preuves d'amour, notamment).  Les voici les voilà : trois versions d'un même texte, le début de l'une des Fables de La Fontaine.

Édition originale (dix-septième siècle)
Une Grenoüille vid un Bœuf,
Qui luy sembla de belle taille.
Elle qui n'estoit pas grosse en tout
comme un œuf [...]

Édition de 1802
Une grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'étoit pas grosse en tout
comme un œuf [...]

Orthographe d'aujourd'hui
Une grenouille vit un bœuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout
comme un œuf [...]

Tout comme les frites belges se servent actuellement parfois avec du paprika (si, si, je vous l'assure, goûtez et vous m'en direz des nouvelles), tout comme les macarons ne sont plus  uniquement sucrés de nos jours, la langue française a besoin de rester une langue vivante et en constante évolution. 

Pourquoi, dès lors, tenter de la figer inutilement, alors que les simplifications proposées ont pour but d'aider les générations présentes (vous) et à venir (vos enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants etcetera).

Toutefois, les modifications sont recommandées, sans être obligatoires.  Le choix est dès lors laissé au libre arbitre de l'utilisateur de la langue française... à savoir vous (toujours vous, vous êtes la star en fin de compte) et vos enfants, petits-enfants, arrière-petits-enfants etcetera... »

(Extrait du savoir écrire pour les filles - merci de ne pas recopier cet extrait, soumis au copyright, tout comme l'intégralité de ce blog).

Pour tout savoir sur la réforme : http://www.orthographe-recommandee.info/

 

PS : parmi les milliards de fautes trouvés dans ces commentaires d'adeptes du français d'avant 1990, j'en ai trouvé une sympa :

Premier commentaire : « ils sont du à quoi ? »

Correctif :  « Oups "dû", pardon. »

A mourir de rire... ou de désespoir.

 

PS2 : si j'ai fait des fautes dans ce billet, je m'en esscusss platement, chuis énervée... je sais, c'est pas une esscusss mais c'est ma mienne.

 


16-03-2009, 19:06:38 Anaïs
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23-02-2009

Information incroyablement incroyable

Samedi, j'étais au resto pour un anniversaire.  J'étais malade comme un chien et j'ai donc failli annuler.  Mais je trouvais ça nul de ne pas être présente à l'annif d'une amie... d'autant que c'est moi qui avais le cadeau, argh.  J'ai donc, après avoir somnolé toute la journée, pris une douche sur le tard, douche qui m'a exténuée, je me suis ensuite reposée (comme c'est original), puis je suis allée au resto, ou plutôt je m'y suis traînée, toujours aussi molle.  Afin d'oublier ma santé fragile (vous pouvez verser une larme, je comprendrai), j'ai décidé de noyer mon chagrin et mes microbes dans l'alcool.  Après un chtit apéro, ça allait d'ailleurs vachement mieux.  Ah, l'alcool, ya que ça de vrai pour soigner tous les bobos, chagrins d'amour ou autres (la loi m'oblige cependant à apporter la précision suivante "buvez avec modération, ne conduisez pas après avoir bu, l'alcool peut provoquer des cancers et rendre débile et patati et patata").

"Où veut-elle en venir ?", vous demandez-vous, songeurs, angoissés et inquiets.  Je vous comprends. 

Je ne vais pas vous raconter que j'ai pris une escalope pleine de fromage, de tomate, de gras et de pâtes, un régal qui dépasse l'entendement.  Que le dessert c'était un tiramisu plein de bougies et qu'on a chanté "happy birthday to you" version accélérée.  Qu'on a vraiment bien ri et tout et tout.  Tout ça est banalement banal.

Ce que je veux vous révéler, c'est une chose sidérante.  Digne de l'enquête sur le watergate.  Digne de la machination qui a provoqué la mort de Kennedy.  Digne du mystère du triangle des Bermudes.  Digne d'une enquête sur la pousse des poils en été.

Asseyez-vous.

J'ai appris une chose dont je ne me suis toujours pas remise.

Ma vie ne sera plus jamais pareille.

Samedi, un pan de mon passé m'a sauté au visage, en découvrant une information incroyablement incroyable : qui est Mademoiselle Toutlemonde.  Ou plutôt qui était Mademoiselle Toutlemonde, puisque sa chronique dans Flair s'est interrompue il y a un petit temps déjà.

Bien sûr, seules les fans de Mademoiselle Toutlemonde comprendront et partageront mon émotion.  Mais ses fans sont nombreux, j'en suis convaincue.  Car Mademoiselle Toutlemonde, elle n'était pas comme tout le monde justement.  Semaine après semaine, les lectrices de Flair ont partagé sa vie, sa grossesse, ses rires et ses larmes.  Mademoiselle Toutlemonde a marqué les esprits au même titre que les Schtroumpfs, Tintin ou Candy.  Et oui...

Et j'ai donc mangé avec une de ses amies.  Et maintenant je connais le véritable nom de Mademoiselle Toutlemonde.  Je n'en reviens toujours pas.  Vous non plus hein ?  Dingue hein !  Fou hein !  Incredible hein !

Me reste à manger avec Mademoiselle Toutlemonde, et je pourrai mourir tranquille (et moins idiote, sans doute).

Qui est-elle ?  Mais vous n'y pensez pas, voyons.  J'ai juré de tenir le secret, sur ma propre tête.  Nan, même sous la torture, je ne dirai rien, est-ce bien clair ?  Mais si vous avez des actions chez Strelli, Farniente ou Darcis, contactez-moi en privé...

 


23-02-2009, 06:30:06 Anaïs
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21-05-2008

Chantal - ze come back de la mort qui tue

Il y a un petit temps déjà, j’ai vu que Chantal revenait.  Ze come back.  Ze big come back qui déchire.  Comment ça kééé Chantal ? Ben Chantal Goya une fois.

J’ai d’abord cru à un nouvel album.  Mais non, elle revient avec ses big succès intergalactiques.  Ses chansons qui ont bercé mon enfance : Guignol, Babar, Snoopy, Polichinelle, Pandi Panda, le chat botté...  Sans oublier Voulez-vous danser grand-mère, Le lapin (qui a tué un chasseur), les malheurs de Sophie, adieu les jolis foulards, Bécassine et Guignol, et j'en passe.

Mais connaissez-vous Papa Ballon ? 

J’ai tellement pleuré sur cette chanson, surtout au moment oùsque Papa Ballon s’envole au paradis emporté par ses ballons bouhouhouhouhou houhouhouhouhouhou houhouhouhouhou houhouhouhouhou grnffffffffffffffffllllllllllllllll (reniflement caractéristique de la pleureuse qui a la morve qui dégouline).  J'ai presqu'autant pleuré que sur Le petit chien perdu de la Bande à Basile (quelle culture !).  Presque.  Passque le petit chien perdu, c'est encore plus trisssss'.

Et bien moi, je vous le dis, j’ai franchement sincèrement absolument envie d’aller voir Chantal Goya en concert.  Histoire de déguster un petit bout d'enfance.  Et le premier qui rira aura une tapette...

PAPA BALLON
(Paroles : Roger Dumas, musique : Jean-Jacques Debout)


C’était un pauvre vieux marchand de ballons
Et nous autres on l’appelait Papa Ballon
Il y en avait de toutes les couleurs
Et pour nous autres c’était un vrai bonheur
Car chaque jour avec l’argent des ballons
Il disait : « Tenez mes enfants, allez donc
Vous acheter un petit peu de bonheur »
Alors nous on lui chantait du fond du cœur :

Papa, au clair de la lune
Papa, nous ferons fortune
Papa et ce jour là nous t’emmènerons Papa Ballon
Papa, au clair de la lune
Papa nous ferons fortune
Papa alors plus jamais nous ne te quitterons

Il dormait dans un pauvre cabanon
Mais c’était un merveilleux Papa Ballon
Il nous disait toujours : « mes pauvres enfants
Je suis vieux et je n’ai pas besoin d’argent »
Mais il nous achetait ce que nous voulions
Et le soir quand il nous jouait du violon
Il nous disait qu’une fée veillait sur lui
Alors nous on lui répondait : « c’est promis »

Papa, au clair de la lune
Papa, nous ferons fortune
Papa et ce jour là nous t’emmènerons Papa Ballon
Papa, au clair de la lune
Papa nous ferons fortune
Papa alors plus jamais nous ne te quitterons

Puis un jour il nous a dit: « Allons, allons
Vous n’avez plus besoin de Papa Ballon
Adieu donc puisqu’à présent vous êtes grands »
Et tout à coup là-haut dans le firmament
Emporté tout doucement par ses ballons
Nous avons vu s’envoler Papa Ballon
Il avait l’air si heureux à cet instant
Qu’on chantait encore un peu en se quittant :

Papa, au clair de la lune
Papa, nous ferons fortune
Papa et ce jour-là tu nous manqueras Papa Ballon
Papa, au clair de la lune
Papa, nous ferons fortune
Papa mais tu sais que jamais nous ne t’oublierons
Papa, au clair de la lune
Papa, nous ferons fortune
Papa mais nous n’oublierons jamais Papa Ballon

goya


21-05-2008, 06:30:08 Anaïs
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05-05-2008

Ça sent la volaille !

Pour un concours organisé par le blog crêpe georgette, avec BeautyLounge (cf bannière, il fallait illustrer cette image, là, en bas.  Vous imaginez combien ça m'a inspirée, moi qui aime replonger à l'occasion dans mon passé.  Voici donc le résultat, vous pouvez, dès ce 6 mai, lire tous les textes et voter sur le blog.

beautylounge4

L’autre jour, en me promenant, j’ai senti une odeur me chatouiller les narines.  Une odeur tellement particulière.  Une odeur familière, dans un quartier dont j’ignore pourtant tout.

Une odeur de pintadeau.

Le pintadeau de mon enfance.  Bien doré.  Bien tendre également.  Plein de champignons.  Avec un tas d’oignons rissolés.  Et une sauce.  A dévorer avec des frites ou des pommes de terre.

Et me voilà transportée dans la cuisine antique de bon-papa et bonne-maman.

Une bouffée de nostalgie m'a sauté au visage.  Une bouffé d’odeurs, aussi. 

La truite aux amandes, dont je mangeais d’abord les joues.  Les joues, c’est le meilleur de la truite.  Et si elle est saumonée, c’est encore plus mieux.

La grosse soupe avec plein de légumes, et un morceau de couenne de cochon dedans.  Plein de poils, la couenne.  Ben oui, le cochon ça a des poils.  J’aimais pas les poils.  Mais keske j’aimais cette couenne.

Pour rester dans les cochonnailles, le petit lard du nouvel an, fabriqué spécialement pour l’occasion.  A dévorer avec des carottes râpées.  Et du pâté.  Maison, lui aussi.  Un rituel immuable.  Qui se terminait immanquablement par des cerises macérées dans l’alcool.  Des myrtilles aussi, parfois.

Et le roastbeef.  Aaaah, le roastbeef.  Inégalable.  Tout simplement.

Y’avait aussi les poulets, ramenées du marché, tuées immédiatement et plumées par bibi.  Ça puait.  Mais ça puait.  Puis c’était si bon.

Le lapin aussi, déjà évoqué dans ces colonnes.  Le lapin avec lequel je jouais le mercredi.  Que je mangeais le dimanche.  On se disputait les abats.  Trop bons, les abats.

Puis y’avait les desserts.  Le biscuit roulé à la confiture.  La tarte au sucre ou à la cassonade. 

Et les expériences inédites : tenter de faire des galettes avec un minimum de beurre, un minimum de sucre, un minimum d’œufs.  Ça donnait des briques.  Alors je mangeais la pâte crue, j’avais droit à une grosse cuiller. La tarte au sucre avec un minimum de sucre, c’était pas super non plus, mais quel souvenir.

Le choco-mousse, à dévorer bien frais sur une tartine moelleuse.  J’ai la recette, pour perpétuer la tradition.  Je suis parvenue à le réussir, une fois.  A le rater, cinq fois.

Et les madeleines, aaaargh, les madeleines fraîches, encore chaudes.  A engloutir.  Une dans chaque joue, à la manière du hamster.

Puis y’avait la tarte aux fraises décongelées.  Infecte.  Des fraises molles et mouillées, qui faisaient se désagréger le gâteau.  Je feignais de n’avoir plus faim.  Pour ne pas les peiner.

Tous ces souvenirs se sont engloutis dans ma tête ce jour là.  A cause d’une odeur de pintadeau.  Grâce à une odeur de pintadeau.

J’ai faim. 

 
crepe



05-05-2008, 06:30:07 Anaïs
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17-04-2008

Oh mère-grand, comme tu as de grandes mains

C’est pour mieux te câliner mon enfant !

Fait frisquet.  Mais y’a du soleil.  Alors je saisis le thriller que je dévore depuis hier (j’aime dévorer des livres, ça remplit la cervelle plutôt que l’estomac, et puis point de cellulite avec une brique de papier) - c’est le dernier Marie Jane Clark, je vous en parlerai prochainement dans une chronique lecture – et je décide de profiter de ces moments printaniers.

Je mets mes lunettes de soleil et à moi la terrasse pour une après-midi lecture.

Bon fait frisquet, mais c’est tellement agréable.  Et une vague de souvenirs me revient en mémoire.

Quand j’étais petite, et même quand j’étais adolescente d’ailleurs, voire même quand j’étais jeune adulte, et que j’allais chez ma grand-mère, elle m’incitait toujours à aller m’installer au soleil, dans le jardin.  Elle m’installait un transat à l’ancienne : un siège recouvert de tissus et de ressorts métalliques, qui se transformait, pour autant que l’on ait fait le graduat (enfin maintenant ça s’appelle baccalauréat, je sais) en technique Ikéa, en presque lit.

Je m’installais sur le transat, je le transformais en presque lit, et je lisais des magasines : femme d’aujourd’hui, femme moderne et femme actuelle (y’a sans doute un S à femme pour l’un ou l’autre, mais dans le doute je m’abstiendrai).  

A l’occasion, elle m’apportait un jus d’oranges pressées, un milk shake chocolat fait avec son terrible chocomousse dont j’ai toujours la recette (disponible sur simple demande) ou un petit bâton de côte d’or au lait (le meilleur chocolat du monde et des environs), que je me devais de suçoter le plus longtemps possible, car il n’y aurait pas de second bâton (« préserve tes dents, ma petite Anaïs », me disait-elle).

Puis elle me faisait des « doudouces » sur les jambes, qu’à l’époque j’avais non poilues.  J’ai toujours adoré les « doudouces ».

Pendant ce temps, mon grand-père s’affairait en cuisine ou s’occupait de son potager.  Il adorait son potager.  Son potage aux poireaux était un régal.  Tous ses potages d’ailleurs, auxquels il ajoutait un morceau de couenne de cochon, à déguster sans modération (mais en enlevant à l’occasion l’un ou l’autre poil de l’animal).

Après le repos, je partais à la découverte du jardin sauvage, grignotant au passage une framboise ou une mûre.  Parfois une fraise des bois.  Etrangement, ces fruits sont actuellement mes préférés.

J’allais aussi jouer avec les lapins, les nourrir, les caresser, en attendant le dimanche suivant, où je les mangerais, indifférente à cette mutation de « lapin câlin » en « lapin cuit aux petites oignons ».

A l’occasion, je faisais du parfum avec les pétales de rose mis à ma disposition, j’adorais ça.  Il puait mon parfum.

Le samedi, c’était jour de marché.  On ramenait un poulet.  Vivant.  Mon grand-père le tuait rapido presto, le trempait dans l’eau chaude, et je le plumais.  J’adorais plumer le poulet.  Ça pue, un poulet mouillé.  Mais c’est bon, un poulet grillé.

C’est chouette les grands-parents.

Ça fera bientôt dix ans.  Ça fait plus de dix ans peut-être déjà.  Difficile à dire, l’Alzheimer fait mourir nos proches avant leur véritable mort, y’a pas à dire.  Dix ans presque ou dix ans déjà, peu importe.  Dix ans.  Sans grands-parents.  Mais j’ai bonne mémoire encore.  Et j’ai une mémoire sélective.  J’ai oublié les moments pesants, la messe le dimanche, l’adoration du pape (a-t-on idée), les pointes de sévérité, l’ennui parfois, la salle de bains un peu froide, Visa pour le Monde et l’école des fans.  

Et je ne garde en tête que ces moments d’enfance, ces moments d’adolescence.  

Ces moments « grands-parents ».

Retour à la réalité.  

Le soleil s’est caché.

Les heures ont passé, j’ai fini mon thriller.

Petite illu printanière de Vidalinda… 

que je trouve adorable et qui correspond à ce que je disais récemment : j’ai des pensées à repiquer et des pensées à coucher sur papier…

penseespt





17-04-2008, 06:15:09 Anaïs
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26-03-2008

Ciel, un homme !

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L’autre jour, je suis passée devant mon ancienne école, où j’ai passé les neuf premières années de ma vie scolaire.  J’ai toujours une bouffée de nostalgie en passant dans cette rue pleine de souvenirs.  D’habitude, la grille est fermée et on n’y voit que dalle, sans doute pour protéger les têtes blondes des vilains pédophiles toujours à l’affût de chair fraîche.
 
Mais cette fois, la grille était grande ouverte, m’offrant une vue totale sur « ma » cour de récréation, « mon » préau qui a été remplacé par une classe, « mon escalier » duquel coulait toute cette eau lorsque j’ai provoqué cette fameuse inondation dont je vous ai déjà parlé (pour rappel pour les nouveaux : découvrant, avec ma meilleure amie, un évier bouché, on a eu la super idée de tester « ce que ça donnerait si on ouvrait le robinet à fond », résultat inondation dans toute l’école et trombes d’eau dans les escaliers, à mourir de rire, surtout qu’on n’a jamais su que c’était nous, normal j’étais première de classe et elle seconde, si si j’étais la première je vous le jure, dingue hein, alors zont jamais imaginé qu’on pouvait être cap’ de ça) donc j’ai retrouvé « mon » escalier (d’ailleurs, cet escalier, c’est celui où j’ai failli mourir étouffée par un bonbon, sous les regards inconscients de mes camarades, c’est fou la vie trépidante que j’ai menée et les souvenirs que j’ai dans cet escalier), donc je disais que j’ai retrouvé « mon » escalier, remplacé par un escalier en métal et « ma classe » avec vue sur cour, disparue également because incendie (je le jure devant dieu, je n’ai rien à voir avec cet incendie). 
 
Finalement, plus rien n’est pareil dans mon école, titchu.  C’est pas normal qu’on change tout comme ça, sans avertissement, sans autorisation des anciens.
 
Rien n’est pareil, sauf ce passage.  Ce fameux passage.  Le passage magique.  Tant observé.  Tant craint.
 
Ce passage qui menait à la cour des garçons.  Des hommes.  Ou presque.
 
Ce passage qui menait à une porte toujours fermée, à quadruple tour.  C’était le temps des écoles non mixtes.  Mixtes en maternelle, non mixtes en primaire, comme si, une fois six ans atteints, nous n’avions plus le droit de voir la race inférieure opposée.  (et que celui qui me demande de quel siècle je parle aille directement au coin).  Imaginez, lorsque, par miracle, cette porte s’ouvrait.  C’était la folie.  La curiosité nous tenaillait.  La peur nous terrassait.  Quel stress de tenter d’observer cette race à part.
 
Une fois par semaine, par contre, pour aller en gymnastique, nous franchissions la porte magique pour rejoindre le local ad hoc. Parfois, à l’occasion, nous avions droit à quelques spécimens mâles rougissant sur notre passage.  Quelle aventure !
 
Qué souvenirs que tout ceci.
 
Et puis d’un coup sec, paf, je me suis retrouvée en première rénové.  Dans une autre école.  Mixte.  Angoisse monstrueuse.  Des garçons.  Des hommes. 
 
Le premier jour l’organisation de la classe fut à mourir de rire : une grappe de filles coincées à droite, une grappe de mecs boutonneux à gauche, un vide intersidéral au centre.  Et moi, dans le vide intersidéral.  Car bien sûr, en grande blonde intérieure que j’étais déjà, je suis parvenue à me retrouver toute seule au milieu de ce jeu de quilles, en compagnie d’un garçon tout seul lui aussi.  Jean-François qu’il s’appelait.  J’ai donc partagé le dernier banc avec un garçon.  Un homme.  Et on est devenus potes.  Je vous dis pas les rumeurs et les questions.  Les rires sous cape.  « Anaïs avec un garçon, ouh la menteuse, elle est amoureuse ».  Pourtant non.  Non, rien de plus.  M’enfin, de mon temps, à douze ans, on aimait les Barbies et les Bisounours, pas les fringues de lolita, les garçons et les hauts talons.  Question de génération.
 
Et voilà comment un passage devant mon ancienne école a réveillé tous ces souvenirs.  Aaaah ma bonne Dame, c’était le bon temps… temps de l’insouciance.  Temps de l’innocence.
 
Pour illustrer ce billet, je vais m’adonner à un sport blogguesque répandu il y a quelques temps sur la blogosphère : vous offrir une photo de moi petite…  Oui, vous pourrez le dire dès aujourd’hui : zavez vu Anaïs en photo (pas ravie de devoir prendre la pose, à ce niveau je n'ai pas changé).  Alors, heureux ?
 
moibbrond
et voilà mon école à moi rien qu'à moi de quand j'étais petiote... made by Olivier.  Astuce, je suis à la fenêtre... 
Ecole d'Anaïs 2

 
N'oubliez pas d'aller lire le billet de la Sudinette et celui d'Angie et aussi celui d'Amandine.
Vous pouvez aussi découvrir tous les textes sur le blog (attention majorité en néerlandais) 
 
 

26-03-2008, 06:00:08 Anaïs
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28-02-2008

Quand j’étais môme (continuons la semaine nostalgie)

Quand j’étais môme, si je voulais m’amuser, je chaussais mes patins à roulettes, deux roues devant, deux roues derrière.  En métal bien lourd.  Adaptables à ma pointure, pour durer une vie.  De rollers en ligne il n’était pas question.

Quand j’étais môme, lorsque je devais préparer une élocution, je me rendais à la bibliothèque, je faisais des recherches durant des heures, des photocopies à la pelle (non, pas des stencils, faut pas abuser).  D’internet ou de google, il n’était pas question.  J’écrivais mon élocution à la main, ensuite, vive le progrès, j’ai eu une machine à écrire sur laquelle il fallait pousser comme une dératée pour qu’elle fonctionne.  Les caractères n’étaient pas effaçables.  D’ordinateur il n’était pas question. 

Quand j’étais môme, pour boire du jus d’orange ou du lait, je décollais le coin de la tétra brik, je le coupais tant bien que mal, et je me servais le breuvage.  D’ouverture sur le dessus au moyen d’un clip et d’un petit sticker, il n’était pas question.

Quand j’étais môme, pour appeler mes copines, je devais tourner un gros cercle de plastique pour composer le numéro et parler dans un cornet relié à l’appareil.  De touches digitales ou de sans fil, il n’était pas question.

Quand j’étais môme, les jeux électroniques, c’était une barre blanche face à une autre barre blanche, qui se renvoyaient une balle carrée.  Le tennis, ça s’appelait.  De 3D ou Wiii il n’était pas question.

Quand j’étais môme y’avait Dallas ou Dynastie.  Point barre.  De Docteur House, Greys Anatomy, Heroes, Lost, Prison Break, Newport Beach, Gilmore Girls, les Expert 1, 2, 3, 4, 5, … il n’était pas question.

Quand j’étais môme, pour corriger mes grosses fautes, j’utilisais du tip-ex liquide bien baveux, qui séchait en plus de cinq minutes.  De correcteur en tape, il n’était pas question.

Quand j’étais môme, j’achetais des 33 tours.  Et des 45 tours.  Siiiii.  Mais non, pas des 78 tours. Pffff.  Je les ai encore tous.  Sauf que j’ai plus de tourne-disque.  Rien n’est parfait dans la vie.  De CD ou autres fichiers audio il n’était pas question.

Quand j’étais môme, pour participer à un concours, je prenais une carte postale, j’écrivais consciencieusement la réponse, je collais mon timbre et je marchais jusqu’à la boîte aux lettres.  De clic sur « envoyer », il n’était pas question.

Quand j’étais môme, je parlais des heures au téléphone avec mes copines, au grand dam de môman qui venait tous les quarts d’heure me rappeler le coût des communications Belgacom.  De gratuité après 17h il n’était pas question.

Quand j’étais môme j’allais au cinéma dans le salon-TV de ma ville.  Un petit ciné, une petite salle.  De complexe gigantesque avec pop corn à 4,95 eur il n’était pas question.

Quand j’étais môme, lorsque j’avais rendez-vous avec des amies, on fixait l’heure et l’endroit bien avant (« 11h aux escargots », ça ne vous rappelle rien, les namurois ?)  D’appel de dernière minute par G il n’était pas question.

Quand j’étais môme, j’écoutais de la musique sur mon gros walkman dévoreur de piles.  Et De piles rechargeables ou de lecteur MP3, il n’était pas question.

Quand j’étais môme, pour prévenir môman d’un retard, j’allais dans une cabine téléphonique, où je glissais quelques piécettes ou une carte Belgacon.  De GSM, il n’était pas question.

Quand j’étais môme, pour une opération de l’appendicite on restait une semaine à l’hôpital.  Avec la TV.  Avec des visites.  Des cadeaux.  Des bonbons.  D’hôpital de jour il n’était pas question.

Quand j’étais môme, comme mon ami Larousse l’a si bien dit dans une publicité dont j’étais folle, les souris n’étaient encore que des souris et les puces que des puces.

Parfois, ça me manque, le temps oùsque j’étais môme.

Et une illu de Flo (oui passque j’ai du stock de Flo, de quoi tenir jusqu’à son retour de là-bas au loin, ouf, trois fois ouf)

quandjetaismomept


28-02-2008, 06:15:06 Anaïs
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27-02-2008

Des vieux oncles squelettiques et des cachous

C’était encore un rituel annuel que j’exécrais : rendre visite à la famille de « nuuuuuuuuuuuut » (le nom du village a été expressément remplacé pour préserver l’anonymat des protagonistes).

Dans ma tête d’enfant, ces visites étaient d’une sinistrose extrême.  Tout était démesuré.

L’endroit me semblait à l’autre bout de la terre, triste et sordide.  C’était un restaurant, mais dans mes souvenirs, nous n’y mangions point (je me trompe sans doute, mais je ne garde aucun souvenir d’un quelconque repas).  Nous allions directement dans le fond de l’établissement, où se trouvait un salon enfumé, une pièce interdite au public, sans fenêtre, sombre, ornée de vieux rideaux en velours foncé.  Ambiance film d’horreur.  Là, se trouvait, avachi dans son fauteuil, un vieil oncle très éloigné (j’ignore d’ailleurs si j’avais un quelconque lien de sang avec lui), dont je n’ai bien sûr pas souvenance du prénom.  Il était maigre comme une branche d’arbre séchée, et tellement ridé que son visage ne ressemblait plus à un visage et que ses mains ne ressemblaient plus à des mains.  Elles étaient maigres et tordues, avec une peau fripée et des veines toutes bleus prêtes à exploser.  

Au bout de ces mains, une boite de cachous.  Toujours.  Chaque année.  J’appelle ça des cachous, mais c’était plutôt des bonbons anisés, petits, noirs, surmontés d’une croix.  Et chaque année, il tendait sa petite boîte pour me donner un cachou.  Et chaque année, j’en prenais un.  Cet homme devait être quelqu’un de gentil, pour qui une visite enfantine mettait un peu de joie, peut-être, dans une vie morne, mais il me faisait une peur bleue.  Il me présentait toujours si gentiment ses bonbons, mais dans ma tête d’enfant, je le prenais pour un mort-vivant.  Je me demande même si je ne devais pas m’installer sur ses genoux, argh, j’en frémis d’horreur.  D’année en année, il était toujours là, dans son fauteuil, avec ses cachous.  A croire qu’il n’en bougeait jamais, que ce fauteuil était en fait une chaise percée sur laquelle il passait sa vie en permanence.

A côté de lui, un perroquet.  Dans sa grande cage arrondie.  Coco.  Prénom original.  Seule note colorée dans cette ambiance famille Adams.  Coco, paraît qu’on couvrait sa cage pour qu’il la ferme (dixit môman avec qui j’ai discuté tantes poilues et tontons cachous hier, vous le savez).

Et dans la pièce d’à côté, les cuisines.  Cuisines dont je n’ai gardé qu’un seul souvenir : les discussions sur les tombes à aller « visiter ».  Chaque année.  Des tombes d’illustres inconnus devant lesquelles j’étais censée me recueillir, en bonne petite chrétienne.  Ce que je ne faisais pas.  Cependant, une de ces tombes me traumatisait chaque année.  Celle d’un bébé.  Un bébé de la famille de Monsieur Cachou.  Mort dans ses premiers jours d’existence.  Etouffé dans son berceau, faute d’avoir fait son rôt.  Peut-être une mort subite du nourrisson, dont on ne parlait pas à l’époque.  Un bébé mort, pour l’enfant que j’étais, c’était l’horreur et le drame incommensurable.

J’en ai gardé une obsession des rôts pour les bébés (tout bébé qui passe entre mes mains a intérêt à roter vite, sinon pas de dodo), une aversion pour les petits vieux qui offrent des cachous et une haine des visites de tombes.

Je ne visite jamais aucune tombe.  Jamais.  Parce que je n’ai point besoin d’être devant un bout de marbre pour penser à ceux qui me manquent.  Tant.  De plus en plus.  Et pour toujours.  Je me tourne vers mon cœur, et je pense à eux.  Tout simplement.  A n’importe quel instant.  

Une image issue des studios Pixar, totalement représentative, et qui m’a soudainement fait me rappeler le prénom de ce Tonton Cachou… comme quoi les souvenirs ne demandent parfois qu’à remonter, bigre, je vais en cauchemarder, c’est sûr.

  vieillard

27-02-2008, 06:00:07 Anaïs
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26-02-2008

Des vieilles tantes, des poils et des cachous

Nuages m’interrogeait, hier, suite à mon billet « des baisers et des pralines » : je cite « Il devait aussi y avoir des vieilles tantes à qui donner des baisers, non, avec des poils ?  En Belgique, il n'y a pas si longtemps, on disait "baise" pour un baiser, ça donnait donc des phrases comme celle-là : "bonne-maman va te donner une grosse baise". Tu as aussi connu cette expression ? »

Une vague de souvenirs m’a alors submergée…

Bien sûr, j’ai connu l’expression « viens que je te donne une grosse baise », à prononcer « bèèèèèèèèèèèèse » ou « bééééééééééééééése », bien sûr.  Bien sûr !  D’ailleurs je suis convaincue que dans certaines contrées retirées, dans certains quartiers (quartchés), voire dans ma rue, ça se dit encore.  C’est sans doute typiquement belge, et ça me fait rien rire.  J’aime bien.  Ça laisse une odeur et une saveur nostalgique et populaire, au sens noble du terme, dans l’air.

Mais venons-en au fait : les vieilles tantes poilues.

Tout le monde a croisé dans son passé une vieille tante poilue.  La mienne était la sœur de mon bon-papa adoré.  Donc ma grand-tante.  Elle avait le même physique que mon bon-papa d’amour : une grosse tête au centre de laquelle trônait un pif énorme, et des lèvres épaisses, énormes, envahissant tout (il semble que les grosses lèvres soient une caractéristique familiale – les baisers gluants dont question au billet qui précède provenaient également de grosses lèvres - caractéristique dont je n’ai malheureusement pas hérité – adieu mes rêves à la Angelina Jolie).  Et si ce physique collait parfaitement à mon bon-papa chéri, dont j’aimais le gros pif et les grosses lèvres pas collantes, sur sa sœur, c’était différent.  Sans doute par manque de tendresse de part et d’autre.  Puis c’était une bonne sœur.  Pas au sens de « bonté », que nenni, plutôt l’inverse.  Au sens catho du terme.  Une sœur.  Une vraie de vraie.  Y’a toujours une nonne dans les familles bien comme il faut non ?  Elle avait toujours ce truc noir sur la tête et cette croix qui pendouillait.  Et ces grosses, mais tellement grosses, lèvres.  Et puis elle devait avoir des poils, oui, au menton.  Sûrement.  Ma bonne-maman d’amour aussi en avait, des poils au menton, mais ça me faisait rire.  Ils étaient blancs.  Et piquants.  Et elle les enlevait à la pince à épiler, ses poils piquants blancs.  Mais voilà, c’était ma bonne-maman et … je vous épargne à nouveau le couplet tendresse.  

Donc oui, une vieille tante poilue, j’ai connu.  Et là, d’un coup, je me dis « mais est-elle toujours vivante, sœur machintruc (honte sur moi, pas moyen de me souvenir ni de son prénom ni de son nom religieux) ? »  Passque bon, je parle au passé… mais qui sait… elle lit peut-être ce blog !

Un coup de fil à môman s’impose.

Je reviens.



Me revoilà (après une heure de discussion : tantes poilues, neveux goulus, futur livre, boulot de merde, drôle de famille et patati et patata…) et je n’ai pas de réponse en fin de compte.  On ne sait pas si elle vit toujours.  Mais sans doute que oui.  Une coriace, la tante poilue, je vous le dis.  Paix à son âme si tel n’est pas le cas.

Et voilà, je cause je cause, je ponds des lignes et des lignes… sans encore avoir abordé le second thème du billet : les cachous.  Ou plutôt l’oncle à cachous.

Ça sera donc pour demain… il se fait tard, et le billet en serait trop long.  Me voici donc partie pour une semaine de « retour dans mon passé ».

Entre-temps, la baise à tous.
 
Et une illu de Missbean... pour toutes les poilues du menton... ou d'ailleurs !
epilation


26-02-2008, 06:00:07 Anaïs
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25-02-2008

Des baisers et des pralines

Voici le second texte de ma participation au concours Cadeau des Editions de l'Ermitage... 

S’il est une période que j’ai eue en horreur toute mon enfance, c’est celle de la visite annuelle à la famille éloignée.  Vous avez dû connaître ça, vous aussi.  Un morceau de famille éloignée, tellement éloignée qu’on ne trouve rien à dire lors de cette rencontre, ou presque. J’y allais les pieds de plomb, en général à la Toussaint, histoire d’aller fleurir les tombes de lointains ancêtres disparus depuis le siècle dernier.  Je partageais un repas fait de mets inhabituels et infects.  Nous parlions de tout et de rien.  Surtout de rien, d’ailleurs.

Une fois venue l’heure de la séparation, je recevais systématiquement une boîte de pralines.  Oh non, pas des Neuhaus ou des Godiva, même pas des Léonidas.  Une grande boîte remplie de dizaines de petites pralines de piètre qualité, toutes plus immangeables les unes que les autres.  Un kilo de pralines acheté pour moins de cent francs (2,5 eur) au supermarché du coin.  Infectes.  Faites d’un chocolat qui contenait tout sauf du chocolat.  Farcies de mixtures indéfinissables, mais qui avaient un point commun : qu’elles soient composées de crème, de sucre, d’alcool ou de pâte pralinée, tout était mauvais.  Je garde peut-être de cette époque une sainte horreur des pralines, quelles qu’elles soient, même les plus prestigieuses.  Lorsque j’en reçois, je pratique toujours de la même façon : j’en prends une au hasard, je la croque puis, comme je n’aime jamais son contenu, je la jette, et ainsi de suite.  Occasionnellement, j’en découvre une à mon goût.  Rarement.

Mais le pire des cadeaux que je recevais lors de ces réunions familiales traditionnelles, c’était sans doute les baisers que m’offraient les enfants de cette famille si éloignée.  Oh rassurez-vous, de chastes baisers.  Des baisers de gamins prépubères.  De gros baisers.  Bien gras.  Bien collants.  Bien mouillés.  Bien claquants.  Bien sonores.  Bien gluants.  Tellement gluants que j’en gardais les joues mouillées durant plusieurs longues minutes.

Nous partions ensuite.  Nous quittions les lieux jusqu’à l’année suivante.  Moi, boîte de pralines sous le bras, joues encore humides de ces baisers tant redoutés.

A mon arrivée à la maison, j’allais me rincer le visage puis mettre mon kilo de pralines à la poubelle.  Ou bien mettre mes pralines à la poubelle avant de me rincer le visage.

L’ordre avait peu d’importance, le rituel était cependant immuable.


25-02-2008, 06:15:06 Anaïs
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19-01-2008

Sur un arbre perchée…

(premier texte proposé aux Editions de l'Ermitage pour le concours "Cadeau" organisé en décembre dernier)
 
En ce mois de décembre enneigé de 1979, je grelottais de froid chaque soir dans mon petit lit de fortune (versons une larmichette sur ce passé à la Cosette), mais l'espoir de recevoir un magnifique cadeau à Saint-Nicolas réchauffait tant que faire se peut mon petit cœur.  Ma commande était d’ailleurs prête depuis belle lurette : je voulais l'arbre magique.  Je l'avais vu à la TV (oui, à cette époque, la télévision existait déjà, et en couleurs en plus).  Je savais tout de l'arbre magique : son feuillage vert se soulevait pour laisser apparaître une véritable maison meublée et habitée de petits personnages adorables.  Ils y vivaient avec leur chien, disposaient d'une voiture et je savais qu'avec eux j'allais m'amuser comme un fossoyeur un jour de Toussaint. 
 
Tous les enfants connaissaient l'arbre magique à l'époque.  J'avais donc consciencieusement écrit ma missive au Grand-Saint, me contentant cependant d'indiquer "Bonjour Sint-Nicolas, je veut un arbre majik" (ou quelque chose du genre, mon orthographe de l'époque laissant sans doute un peu à désirer).  J’avais remis la lettre à maman pour qu’elle la transmette à qui de droit.  Et j'étais persuadée que Saint-Nicolas avait la science infuse et me livrerait sans problème l'arbre magique tant espéré.  Saint-Nicolas, il sait tout.
 
Le 6 décembre à l'aube, ayant peu dormi (excitation et impatience obligent), je descendis sur la pointe des pantoufles afin d'enfin découvrir MON arbre magique à moi rien qu’à moi.  Ce fut l'instant fatidique.  De magie il n’était plus question.  Moment dramatique.  Moment où ma vie s'écroula tel un arbre arraché par une tornade.  Point d'arbre magique, ma Bonne Dame.  Un arbre, en effet.  Mais pas un arbre magique.  Point de feuillage qui se soulève doucement pour laisser apparaître une maison meublée et habitée.  Point de petits personnages.  Point de chien.  Point de véhicule.  L'arbre que Père Fouettard (il ne pouvait s'agir que de lui pour m'imposer une telle déception) m'avait livré ne ressemblait en rien à l'arbre de mes rêves.  Objectivement, il était joli cet arbre, c'était l'arbre à Bidibules, des bonzhommes en forme d'œuf, qui regagnaient, au moyen d'un ascenseur, un petit arbre rigolo qui leur servait de demeure.
 
Mais rien n’y fit, ça n’était pas mon arbre magique, que Saint-Nicolas ne m’apporta d’ailleurs jamais, le fourbe.
 
S’il m’entend de là-haut, il est encore temps pour lui de se rattraper…
 
Merci à Laurent, spécialites en Bidibules, pour la photo de cet arbre-souvenir.
arbres


19-01-2008, 18:19:13 Anaïs
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14-01-2008

Un jour à marquer d’une pierre blanche… ou bleue ?

Pourquoi, me direz-vous ?

Meuh non, c’est pas passque Mostèk a laissé un commentaire sur ce blog, même si ça mérite le détour, Mostèk qui laisse un commentaire, vu qu’en général ça tombe la semaine des quatre jeudis, enfin la semaine où elle est inspirationnée, où ses neurones sont réveillés, où son esprit est éclairé… bref, la semaine des quatre jeudis, c’est clair.  Donc profitez-en, c’est rare, donc précieux, quand la Mostèk laisse un com.  Et puis faut dire que c’est la gloire pour elle sur ce blog : après être dans la BD, la voilà dans un billet (et même deux, puisque je parle encore d’elle).  La gloire je vous dis !  Keske je vais en entendre demain moi.

Donc c’est pas à cause de ça que ce jour est à marquer d’une pierre blanche… ou bleue.

C’est à cause des Schtroumpfs  (les Smurfs, pour nos amis flamands et autres anglophones).  Oui oui, je vous parle de ces petits êtres bleus, qui, il y a longtemps loin d'ici vivaient dans un pays étrange et merveilleux.  Ces p'tits lutins joyeux.  Je vous parle des petits Schtroumpfs, lala lala la-schtroumpf, oui j’ai bien dit les Schtroumpfs, ces petits êtres bleus
Qui sont toujours heureux…

Donc les Schtroumpfs ont cinquante ans aujourd’hui.  On dirait pas, ma bonne Dame, mais sont schtroumpfement âgés déjà, ces petites êtres bleus qui sont toujours heureux (oui, je sais, je vous l’ai déjà faite…).

En grande fan des Schtroumpfs que je fus durant toute mon enfance, et de la Schtroumpfette, et du Grand Schtroumpf, et du Schtroumpf à lunettes, et du Schtroumpfs bêta (qui a dit « qui se ressemble s’assemble », que je lui envoie une schtroumpf dans la schtroumpf ?), je ne pouvais décemment pas ne pas en parler.  

Alors voilà.  J’en ai parlé.  C’est terminé.  Fin du billet.  Et happy birthday.  (et ça rime, zavez remarqué ?)

Et, au fait…

« Petits schtroumpfs attention !
Fuyez votre maison !
Gargamel et son chat
Combinent un plan qui vous perdra »

Je vous aurai préviendus !

(A l’instant précis où je terminais ce billet, Mostèk m’annonçait, sur msn, son retour du WC… et comme je le lui ai dit « j’ai terminé le billet, tu as fini de crotter… chacune sa spécialité » ah la la schtroumpfement bien trouvée, cette tirade, n’est-il point ?)

Et un petit Schtroumpf curieux (admirez sa petite queue, qui sauf erreur, risque d’être la cible de prédilection d’un Schtroumpf noir qui passerait par là, le transformant lui-même en Schtroumpf noir incapable de dire autre chose que « gnap gnap », ô drame…) issu du blog invasion de Schtroumpfs
curieux


14-01-2008, 21:26:46 Anaïs
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01-01-2008

Bonnes résolutions...

Le 1er janvier 2007, j’ai posté un billet intitulé « bonnes résolutions de début d’année ».

L’heure du bilan a sonné.  Tremble ô Anaïs...  As-tu respecté tes résolutions durant toutes cette année, es-tu parvenue à tes objectifs, as-tu réalisé tes rêves ?

Analyse complète...

Faire régime dès le 2 janvier (il me reste donc quelques heures pour m’empiffrer – quelqu’un pour m’inviter au resto, là, tout de suite ??) – reporté à l’année suivante

Cesser de me faire embarquer dans des histoires rocambolesques liées à mon souci d’aider les bêtes (et les hommes) – raté, mais je n’entrerai pas dans les détails, pas envie de faire pleurer dans les chaumières

Changer la litière du rat chaque semaine, et ne plus le laisser dormir dans ses crottes – sur ce point, le rat n’aura qu’à s’exprimer la prochaine fois qu’il prendra la plume

Enduire consciencieusement, soit chaque soir, mes jambes de crocodile/yéti, d’une crème ultra hydratante-99 % de gras, pour voir arriver l’été sans stress – mes jambes de crocodile/yéti confirment qu’il n’en fut rien

Regarder une fois par mois le JT pour parvenir à me souvenir du nom de notre premier ministre et m’assurer que Chirac est toujours président
– là je fais fort, je sais que c’est Sarkozy the new president, zêtes fiers hein ?

Toujours coordonner mes sous-vêtements, en cas d’accident et de déshabillage à l’hosto, ou, plus improbable, en cas de rencontre inattendue et passionnelle – j’ai tenu le coup jusque début novembre, mais j’avoue avoir fait relâche les deux derniers mois, d’ailleurs à l’instant où je vous écris, j’ai ce magnifique soutien-loches bordeaux et cette infecte culotte en coton bleu ciel virant vers blanc à cause des lavages fréquents

Cuisiner des tonnes de haricots vapeur, carottes vapeur, brocolis vapeur, et plus de spaghetti bolognaise, spaghetti carbonara, spaghetti fruits de mer, spaghetti quatre fromages – j’ai fait quelques réels efforts, mais la perfection n’est pas encore atteinte, loin de là (dit-elle en ingurgitant une bouchée de lasagne Farniente)

Rencontrer l’homme de ma vie, et surtout, savoir le reconnaître, ne pas le faire fuir immédiatement et, mieux, le faire tomber fou amoureux de moi – raaaaaaaaaaaaaaaaaaaté

Passer l’aspirateur une fois par semaine, euh non, c’est impossible, une fois par mois – avec mon dos, avec mon aspirateur qui a rendu l’âme en juillet, comment voulez-vous que je respecte cet engagement ?  Comment ça je sors des excuses bidon...

Continuer à regarder une tonne de comédies romantiques (voilà une résolution que je suis certaine de tenir, na)
– gagné, j’ai tenu parole, et particulièrement en cette fin d’année

Ne plus critiquer mes collègues qu’une fois par mois, durant cinq minutes, soit les cinq minutes mensuelles autorisées. Le reste du mois, ne penser à elles/eux qu’en termes élogieux, je ne suis qu’amour et respect, je ne suis que tolérance et compréhension, je ne suis qu’aide et empathie (mantra à réciter chaque soir pour tenir le coup) – j’ai tenu les premiers jours de janvier, ensuite ma résolution s’est envolée...

Garder mon calme en toutes circonstances, notamment si je repère un fumeur dans un restaurant à partir de ce jour – garder mon quoi ?  c’est quoi, ça, le calme ?

Soigner mon look jour après jour, même le dimanche (donc éviter les pyjamas informes, les pantoufles pilou, l’œil gras le cheveu terne ou l’inverse) – hum... ceux qui m’auront croisée le dimanche en quête de mon 7dimanche pourront témoigner de mon oeil gras et de mon cheveu terne, ou l’inverse

Boire deux litres d’eau par jour (et non plus coca, ice tea, cécémel et autres boissons sucrées succulentes)
– j’ai supprimé le pétillant, c’est déjà super non ?

Dire oui amen à tout ce que ma maman dira, impératif pour une entente cordiale durant 364 jours – gagnéééééééééééé, ou presque, juste une toute petite minuscule engueulade y’a quelques temps, pas de quoi fouetter un rat

Faire ma vaisselle après chaque repas (afin d’éviter de gratter les peluches verdasses et malodorantes qui décorent les assiettes après quelques jours)
– euh... bon, question suivante

Ne plus fantasmer sur des Echecs qui courent après des Rivales
– là j’ai réussi, aucun fantasme cette année, ou presque, oui y’a bien eu ce brun ténébreux, et puis ce petit blond bouclé, ah j’oubliais ce chauve souriant...

Au resto, toujours opter pour une salade variée et ne plus me concentrer sur les pâtes – j’aime trop les pâtes, cette résolution était somme toute ridicule, les pâtes étant riches en sucres lents

Lire mes ciné revue au fur et à mesure (pour ne plus me ridiculiser en évoquant la romance de Jen Aniston et Vince Machintruc alors qu’ils ont déjà rompu) – pari gagné

Refuser d’essayer le moindre gilet noir, et me rabattre sur les quinze gilets noirs qui encombrent ma garde robe
– cette année j’ai fait dans le gris et le mauve, ça change

Apprendre à cuisiner (ça relève du miracle, mais j’ai envie d’y croire)
– et si on reportait ça à 2008 ? (j'ai tout de même tenté les quiches et la béchamel, souvenez-vous)

Acheter une bonne crème antirides et tenir le coup afin d’avoir un infime espoir de résultat
– je me suis consciencieusement tartinée d’anti rides pour yeux chaque matin et soir, et vous voulez connaître le résultat ?  Encore plus de rides qu’en 2006, on vieillit ma bonne Dame

Être moins perfectionniste, moins critique, moins râleuse, moins nerveuse, moins gourmande, moins fadasse, moins paresseuse (chez moi), moins fleur bleue
– trop pour une seule femme

Être plus zen, plus cool, plus paresseuse (au boulot), plus écologiste, plus tolérante
– idem

Et surtout, tout faire pour parvenir à mes objectifs principaux, savoir au niveau privé faire une jolie rencontre, et au niveau professionnel, croire au miracle qui ferait que je trouverais de nouveaux clients pour mon job d’indépendante, et croire au second miracle qui ferait que quelqu’un d’influent passerait par ici et me proposerait quelque chose de créatif, original, répétitif et, si possible, un tantinet lucratif… - au niveau professionnel ça marche pas mal, j’ai de nouveaux clients, j’ai ma chronique 7Dimanche et quelques projets surprise pour 2008, au niveau personnel c’est toujours le désert sentimental, mais vous n’êtes pas sans le savoir n’est-ce pas...

Mes résolutions pour 2008 ?  Ben on prend les mêmes et on recommence... (on appelle ça faire un billet facile après une soirée bien arrosée)
 
Une illu de circonstance, reçue du papa du Sumoups, que je remercie.
resolution


01-01-2008, 10:30:02 Anaïs
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15-11-2007

Martine vous inspire


Merci à Nuages qui a été bien inspiré.  Je vous publie toutes ses propositions à l'exception d'une que je garde pour un billet.  La dernière correspond à ce que je n'aime pas trop, rien à faire, ça ne me fait pas rire.  Que voulez-vous, on ne se refait pas.  Au fait, elle est indécente la Martine, montrer ainsi sa culotte !
martinevibro
martineblog
martinecoker
martinewtc


15-11-2007, 22:59:20 Anaïs
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Martine me tanne

Martine c’est toute mon enfance.  Martine et son chien (y s’appelait pas Plouf ou Patapouf ?).  Martine elle a été controversée.  Je me souviens d’une époque où j’avais lu que Caroline, c’était mieux.  Plus moderne.  Plus en adéquation avec le vécu des fillettes.  Mais moi j’ai juste lu Martine.  Caroline, j’étais trop vieille.  Et quand j’étais plus jeune, c’était Petite Abeille.  Qui connaît Petite Abeille ?  Aaaaah Petite Abeille et ses fringues ringuardissimes en tissus photographiés.  Y’a eu Musti aussi, sorte de Hello Kitty au masculin, mais belge, lui (en fait, je pense que c’est Hello Kitty qui copie Musti, elle est plus jeune que lui sauf erreur – je doute – je vérifie sur le net : Hello Kitty est née en 1976 (ou 1974 selon les sources), pour Musti je trouve rien, mais je suis sûre qu’il est plus vieux que moi, donc je persiste et signe, ce sont les japonais qui ont copié les belges, na).  Maintenant d’ailleurs, il fait son come back en 3D, l’ami Musti !  

Musti_hellokitty


Bref, revenons à nos moutons, actuellement on voit surgir des couvertures de Martine revisitées par de petits rigolos (faites votre choix sur ce site).  Parfois hyper drôles, parfois sexe, parfois gores, parfois limite choquant (enfin moi I’m chocked).  

A force d’en voir partout, des Martine à diverses sauces, j’ai eu envie d’essayer.  J’ai donc consciencieusement zieuté toutes ces couvertures, après avoir zieuté les propositions des internautes.

Et bien je vais vous l’avouer.  Il faut que vous le sachiez : Anaïs est nulle à ce jeu là.  Totalement nulle.  Même pas une petite blague de seconde zone, même pas un petit truc graveleux, rien de transcendant, rien de banal.  Rien.  Rien du tout du tout.  Aucune inspiration.  Un vide intersidéral entre les deux oreilles.  

Il fallait que vous le sachiez : tout ne m’inspire pas.  

J’ai bien pensé à quelque chose en rapport avec l’actualité belge, à mettre sur la couverture présentant Martine dans une montgolfière, parce que j’ai été marquée par ce film sur le mur de Berlin, où cette famille s’échappait en réalisant une montgolfière (j’en ai déjà parlé, je sais, je radote), mais pas moyen de trouver une phrase à la fois courte et frappante.

Rien.  

Chuis nulle.

Si une couverture Martine vous inspire un petit truc rigolo en rapport avec ce blog, n’hésitez pas... je publierai... du moins si c’est publiable.
martine


15-11-2007, 17:03:55 Anaïs
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11-09-2007

New York, 911

Ça sonne comme une série américaine que j’ai vue en intégralité.  Ça sonne comme le 911, le numéro d’appel à ne pas oublier.  Ça sonne comme 9/11, date à ne pas oublier.

Il paraît que chacun d'entre nous se souvient précisément de ce qu'il faisait le 11 septembre 2001, au moment de l'attaque des tours jumelles.

C’est en tout cas vrai en ce qui me concerne.

Flash Back.

11 septembre 2001, début d’après-midi

Je bosse, une amie m’informe par mail d’un « crash » aux states.  Vu ma hantise des oiseaux de métal, je me connecte immédiatement sur le net, afin de vérifier ses dires.  Et je me connecte ensuite tout au long de la journée pour suivre l’avancée du désastre : un second impact qui confirme que ce n’est pas un accident, l’effondrement d’une tour puis de l’autre.  Pas besoin de vous faire un dessin (sans message subliminal à mes illustratrices et teurs adorés, cette fois), vous connaissez tous l’histoire, à moins de revenir de dix ans sur mars.  Je n’y crois pas, ça doit être un film.  C’est nin possip’.  C’est une blague.  Un gros canular à l’américaine.  Impossible de travailler.  Faut que je vérifie chaque seconde, chaque minute.

Je rentre chez moi, un peu hagarde (Dunord la Vicking) et j’allume dare dare ma TV.  Moi que l’information n’intéresse point, je suis scotchée, dans les deux sens du terme.  Je ne parviens toujours pas à y croire.  Ça doit être un film.  Ça va s’arrêter, et l’angoisse cessera grâce à une happy end.  Où est Bruce Willis le sauveur ?  Où est la belle blonde dont il va tomber raide dingue ?  Où sont les mauvais qui finiront en prison ?

Je me rends à l’évidence, c’est la réalité.  C’est loin de moi, mais ça se passe, ces gens carbonisés, pris au piège, qui sautent dans le vide pour échapper aux flammes, sachant pertinemment qu’ils n’échapperont pas à la mort.  Ces gens qui téléphonent et laissent un dernier message à leur chérie, leurs enfants, leurs parents, leurs amis.

Rester seule me semble impossible, je pars chez des amis pour évacuer ce trop plein d’émotions.  Je dois en parler, je dois m’exprimer.

Les jours qui suivent, je regarde les journaux tant que je peux, comme si j’étais hypnotisée par tant d’horreur.  Je deviens voyeuse.  Il faut que je sache.  Tout.  Je me gave de ces informations, ne parvenant toujours pas à y croire vraiment.

On finit par comprendre l’incompréhensible.  Par accepter l’inacceptable.  

Et l’horreur a continué, puisque les pompiers et les volontaires ayant travaillé sur les débris subissent actuellement le retour de flamme sous forme de maladies pulmonaires graves, voire mortelles.  

Et l’horreur a continué, puisque les représailles américaines ont fait un paquet de morts parmi des civils qui n’avaient rien demandé, rien souhaité, rien voulu de tout ça, pour la plupart.

Et l’horreur a continué, puisque le nombre de soldats américains morts en Irak depuis cette guerre de représailles dépasse actuellement le nombre de victimes de ce qu’on appelle « le drame du 11 septembre ».

Et l’horreur a continué, puisqu’on continue à y penser.


J’hésitais entre une photo de « l’avant », pleine de soleil, ou une photo du « pendant », en noir et blanc et pourtant belle malgré l’horreur qu’elle véhicule.  Je trouvais ça tellement cliché que finalement, j’ai opté pour un dessin d’enfant.  Un enfant trop jeune en 2001 pour avoir compris.  Mais qui, depuis, selon sa mère, a tout compris.  
twin-towers-brendan


11-09-2007, 06:00:26 Anaïs
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27-06-2007

Contre toute attente… je ne suis pas une imbécile…

Vous en doutiez ? Vilains pas beaux va.

Je ne suis pas une imbécile, car je change souvent d’avis.

Fogiel ? Un petit con pédant même pas beau, qui mise uniquement sur la provocation. Regarder son émission, jamais jamais jamais. Je pensais ça à l’époque France 3. Depuis lors, Marco a migré sur M6 et nous offre son talk-show en rediffusion chaque dimanche soir sur Plug. Ce qui explique mes cernes chaque lundi matin, vu qu’il n’est pas question que j’en manque une goutte (après Greys Anatomy et Docteur Mamour qui bisouille sa belle, et Izzie – enfin chais pas comment ça se scribouille – qui couche avec son meilleur ami… va comprendre). Rien que pour le «fou rire Nassima» d’il y a quelques semaines, ça valait le coup. Voir Fogiel, devenu entre-temps plus sympa plus mignon moins con moins agressif, mort de rire, suintant, incapable de se reprendre, aura suffi à mettre de la joie dans ma fin de soirée du dimanche, en général empreinte de sinistrose pré-turbin. Je l’adore.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Lara Fabian ? Une bécasse qui hurle autant qu’elle grimace. Des chansons bof bof. Une snobinarde au possible. Petit à petit, j’ai lu, j’ai entendu, j’ai vu. J’ai réalisé qu’elle ignorait le sens du mot snobisme, qu’elle avait un humour fou dans les talk shows, un fabuleux sens de l’autodérision, et une voix qui me fait fondre et me transporte. Je l’ai vue deux fois en concerts, ce furent les meilleurs concerts de ma courte (mais si mais si, courte) existence (pourtant j’en ai vu des concerts). Je l’adore.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Clémentine Célarié ? Une femme vulgaire, grossière. Trop maquillée, mal sapée. Un pois chiche à la place du neurone. Ici aussi les talk shows me l’ont montrée telle que je ne l’imaginais pas : drôle, sensible, intelligente, sous une carapace parfois rebelle, une belle âme. Une tendre. Je l’adore.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Céline Dion ? J’en étais bleue. Je l’ai vue en concert. C’était nul, mais j’en étais toujours bleue. J’ai tous ses CD, je les écoutais en boucle. Sa mégalomanie a fini par me lasser. Définitivement. Ses spectacles, ses goûts de chiotte, bien qu’elle soit extrêmement gentille, il faut le dire. Son palais impérial, son petit R’nééééééééééé Charl’ pourri gâté. Rien à faire. J’aime plus.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Ma collègue ? Premier jour de travail pour elle. Elle se pointe. Je juge (je juge toujours les nouveaux, par crainte de les découvrir plus beaux, plus intelligents, plus doués, plus productifs que moi, ce qu’ils sont indubitablement, bien sûr). Une pétasse qui a une écharpe Strelli. Quel snobisme ! Quel culot de narguer les autres, du haut de ses deux mètres sans talon, avec du Strelli. Faut oser. Depuis j’ai revu mon jugement. Je l’aime, ma poule blonde, avec ou sans Strelli, de pétasse elle n’a pas un milligramme, et moi je me couvre depuis lors de Strelli (le deuil permanent de mon portefeuille lui est en partie imputable, à cette collègue…). Je l’adore.

Seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.

Alors, si un jour vous me croisez, au détour d’une rue, sur MSN, par le biais d’un mail parfois trop rapidement écrit, vous me trouverez certainement trop ceci, pas assez cela, souvenez-vous en : seuls les imbéciles ne changent pas d’avis.
27-06-2007, 07:00:07 Anaïs
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19-06-2007

Joli mois de juin / juin, chagrin

Dans le bus ce matin, point d’étudiants en jeans déchirés, baskets et Tshirts bariolés. Tous sont en costume cravate ou jupe plissée. Mais keskispassssdonc ?

C’est vrai, ça fait tellement longtemps pour moi (versons une petite larme sur le temps qui passe), mais comment ai-je pu oublier ce supplice vécu durant neuf longues années : les exams. Pourtant, j’y pense encore. Chaque année. Traumatisme absolu.

Chaque année, en juin, je bénis le ciel de travailler, d’être active, et non plus avachie et somnolente sur un banc d’école ou en train d’étudier, beurkitude absolue pour moi.

Chaque année, en juillet, je pleure toutes les larmes de mon corps sur la vie cruelle qui fait que je dois bosser durant deux mois alors que, durant mes études, je pouvais glander à loisir (ben oui quoi, les deuxièmes sess’, moi, connais pas, oh ça va je peux bien me la péter un peu).

La vie est tellement mal faite.

Pourtant, jamais, oh non jamais, je ne souhaiterais revenir en arrière, sur ce point là (niveau drague, mecs, sorties, là je reviendrais bien en arrière, pour être un petit chouia plus délurée et un gros chouia moins coincée).

Ces jours interminables de la période de bloque, à être, de 8h30 à 16h30 (j’ignorais à l’époque que cet horaire était enviable, moi qui, maintenant, me lève à l’aube pour être au bureau chéri juste après l’aube, si c’est une vie ça ma bonne Dame). A lire, chaque matin, mon petit planning bien établi, reprenant l’intégralité des matières à mémoriser. A n’avoir que ça comme perspective durant deux semaines : étudier le matin, étudier l’après-midi, étudier étudier étudier. Un bout d’enfer remonté sur terre.

Cette période où môman chérie surgissait à tout bout de champ dans ma chambre pour me demander délicatement « ça va ? tu avances bien ? tu respectes bien ton planning ? t’es pas trop stressée» Je me demande encore comment j’ai pu résister à l’envie qui me tenaillait de lui lancer l’intégralité de mes syllabi à la figure en guise de représailles, en hurlant « siiiiiiiiiiiiiiii je suis stressée, alors n’en rajoute pas ». Je sais, c’était gentil de sa part, je sais, c’était par sollicitude, je sais, c’était par inquiétude, mais vous, ô mères, sachez que vos filles ne vont jamais bien durant leur blocus, mieux vaut ne rien leur demander. Contentez-vous de les nourrir et les abreuver. C’est bien compris ?

Cette période où je n’avais plus de voix, car, dotée d’une mémoire auditive, je me répétais, heure après heure, la matière, et la restituais ensuite en faisant les cents pas. A l’époque, point de PC, juste des feuilles griffonnées (oui, je sais, ça date, c’était au siècle dernier).

Puis la fin du blocus arrivait, et commençait une période tout aussi désagréable, mais qui avait pour avantage de faire avancer le schmilblik : les exams proprement dits. La joie de revoir enfin les copines, de partager ses angoisses avec quelqu’un qui comprend (et pô avec môman qui bien sûr ignore tout du stress des études). Les comparatifs de réponses à la sortie du local de torture. Angoisse angoisse angoisse, j’ai tout foiré, désespoir profond, ma vie est anéantie, mes espoirs professionnels également.

Ensuite, les oraux en petite jupe ridicule empruntée à môman (mais oui, elle sert à kéééékchose môman). Aaaaaaargh cet oral où je m’étais trompée de matière, je n’avais tout simplement pas étudié le sujet de la question. J’ai fait la même bourde pour un écrit d’ailleurs… C’est nin possip’ d’être aussi distraite.

Enfin, en toute dernière année, la défense orale du mémoire. Pour moi, ce fut la vautritude absolue, la foiritude intégrale. La honte du siècle. Rien que de vous en parler, j’ai comme une grosse boule dans le bide qui remonte qui remonte qui remonte, et qui redescend. Non, décidément, je ne peux en parler, dans dix ans peut-être.

Encore actuellement, savez-vous ma bonne Dame, je fais un cauchemar récurrent : version 1 : il s’avère que mon diplôme n’est pas valable, je dois retourner à l’école refaire les mêmes études, tout en le cachant à boss vénéré, version 2 : pour une raison inconnue, je me retrouve subitement à nouveau aux études, qui plus est en examens, version 3 : j’entreprends de nouvelles études. (c’est la pire version, je dois être atteinte d’une maladie neurologique grave dans ce rêve pour prendre une telle décision) Version 4 : je suis en plein examens et je ne comprends pas pourquoi je reprends des études pour lesquelles j’ai déjà un diplôme. Absurde. Dans tous les cas, je me réveille, en sueur, hébétée, dans mon lit king size, et il me faut plusieurs longues minutes à me répéter que non, je ne suis plus étudiante, et non, je n’aurai plus jamais à avaler des dizaines de feuilles griffonnées pour les vomir lors d’un oral prochain, calme-toi, ça va aller, zen, voilà, on respire bien, on fait le petit chien, jamais tu ne retourneras à l’école...

Y’aurait un thérapeute dans la salle ?

Voilà, si des étudiants passent par ici, je compatis à leur triste sort, espérant que ce ch’tit billet les distraira un tantinet. Et je vous dis une bonne chose : le monde du travail c’est encore pire, vous verrez, si si vous verrez, gnark gnark gnark.
19-06-2007, 07:00:27 Anaïs
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08-02-2007

Il neige !

"Il neige" dit Musti.

"Il neige", dit la petite souris.


08-02-2007, 09:22:20 Anaïs
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