19
avr

Voilà

Je l’ai fait, j’ai osé. Moi qui ne sors jamais entre le crépuscule et l’aube, par peur des loups-garous, des voyous, des fous, et j’en passe, moi qui me calfeutre chez moi dès que le soleil disparaît, fermant des dizaines de verrous, branchant des dizaines d’alarmes… je suis sortie à cette heure extrêmement tardive (20h45) pour faire cette longue marche (300 mètres) jusqu’à un night & Day et y acheter le précieux Femmes d’Aujourd’hui spécial célibat. Je n’eus pu attendre une nuit entière…

Première constatation : j’ai failli le louper, moi qui ne l’achète pas chaque semaine (avis à la rédaction de femmes d’auj qui passerait par là, ne fermez pas furieusement le blog, je ne l’achète pas chaque semaine car ma môman l’achète, et comme je l’ai déjà dit mais je le répète, le troc de magazines est une tradition ancestrale dans ma famille), donc je disais j’ai failli le louper car l’énorme titre « marre du célibat ? » est caché par une grosse publicité rouge (un genre de banderole qui entoure le magazine, vous voyez, ça doit porter un nom, pas moyen de le trouver, ce nom), vu qui zoffrent en plus « la santé femmes d’aujourd’hui » spécial régime (euh, serait-ce un message subliminal à mon attention ?).

Une fois en rue, j’arrache cette publicité, j’ouvre en tremblant le magazine et j’y trouve… Yes, Prosper youplaboum c’est le roi du pain d’épices… J’effectue la danse des sioux sur le trottoir, j’entame une petite chorégraphie maison. J’y suis j’y suis j’y suis. Bon ça fait cinq millimètres de haut, mais j’y suis. Je suis une plume qui vole dans le vent léger. Je suis un loukoum doux et sucré. Je suis un oiseau dans le ciel ensoleillé. Je suis une célibataire déjantée. Ridicule. Oui je sais. Midinette. Oui, je sais. Et je persiste et signe.femmes dauj

21:05 Écrit par Anaïs dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
fév

I love sundays

Dimanche c’est la journée du Seigneur. Bon je vais pas vous bassiner avec la foi et la religion, vu que je ne crois en Dieu que lorsque ça m’arrange, savoir :

- lorsque je me marierai à l’église, vêtue d’une magnifique robe blanc cassé de Strelli (qu’il aura faite pour moi rien que pour moi), avec une traîne aussi longue que celle de Diana en 1980et des poussières et un brun ténébreux à mon bras

- lorsque je baptiserai mon éventuel enfant, une fille, vêtue d’une magnifique petite robe blanc cassé de Strelli

- lorsque je fais une grosse bêtise et que des relents d’éducation judéo-chrétienne me convainquent qu’il est impératif d’obtenir le pardon divin (dans ces moments là je me souviens de quelques prières)

- lorsque je serai mourue, parce qu’il faut bien en passer par là pour obtenir la rédemption et le pardon pour tous mes péchés (car à part la luxure, je pèche à toute heure du jour et de la nuit, cf post sur le sujet de la confession)

Mais bonne-maman m’a toujours dit : le dimanche, jour du Seigneur, on commence par la messe à la TV, ensuite repos devant Visa pour le Monde et l’Ecole des Fans, après le lapin traditionnel (cuisiné par bon-papa) et la petite sieste pleine de ronflements (ça ronfle, les petits vieux gentils). Le vendredi on mange du poisson et on nettoie, le dimanche on mange du lapin et on se repose. Après des monceaux de dimanches « messe-lapin-Visa pour le Monde-Ecole des Fans », j’ai gardé un goût prononcé pour le lapin, que j’aime manger, uniquement manger (et pas subir via d’irrespectueux bonzhommes de la page orange). J’ai également gardé un fort traumatisme par rapport à Visa pour le Monde et une aversion pour la messe (à part celle de Noël oùsqu’on rit, oùsqu’on danse, oùsqu’on s’amuse comme des fous – si vous avez une bonne adresse je suis preneuse). Bon-papa et bonne maman ayant rejoint les anges, plus de dimanche lapin ni rien de tout ça, et tout bien réfléchi, j’ai souvent la nostalgie de ces dimanches familiaux. J’ai la nostalgie de mes petits vieux, tout simplement. Dans ces moments là, je veux croire en Dieu, de toute mes forces, et j’aime à penser que si malheur il m’arrivait, ils seraient là, tous les deux, lui bedonnant, chauve, bouche édentée à la Popeye, et je lui dirais « salut vieux schnok », et il rirait (cf le post « j’ai une dent contre mes dents), elle rondouillette, cheveux blancs, petit bâton de chocolat préparé à mon attention (post identique). Comme dirait l’autre « on ne dit jamais adieu à son enfance, on n’arrête pas de courir après en agitant des mouchoirs ». (m’enfin je voulais faire un post sur les joies du dimanche et me voilà vautrée jusqu’au cou dans les pleurnicheries, keskispass Anaïs ?)

Revenons à nous moutons. J’aime bien le dimanche car c’est le bon alibi pour NE RIEN FAIRE. En soi je n’ai pas besoin d’un quelconque alibi pour ne rien faire, j’adore ça, j’assume, je signe et je persiste. Mais allez ouvrir la porte un samedi à 18h en vieux pyjama en pilou, cheveux gras, œil terne… ça la fout mal ! Tandis que le dimanche, tout est permis, ou presque.

Ce dimanche est toutefois particulier. Très particulier.Dès l’aube je me suis habillée (enfin j’ai enfilé un jeans et mis une veste pour cacher le pilou de mon haut de pyjama), j’ai mis mon écharpe Strelli papillon pour affronter les vendeuses de la boulangerie (y’a une pimbêche blonde que j’aime pas, et qui me le rend bien – elle le rend à tous - qui n’a jamais appris à sourire ni à parler et qui porte toujours une écharpe Strelli, la grosse snobinarde !). Il me faut mon 7dimanche. Et comme j’ai peur qu’une foule en furie ne se rue à la boulangerie dès 7 heures pour piquer l’intégralité des 7dimanche, j’ai décidé d’être là à 7heures tapantes, à faire le pied de grue devant le magasin.

J’achèterai un croissant, un seul. Je peux le faire, je veux le faire. J’y arriverai. Je dois assumer. Je me dois d’avouer que lorsque je me rends dans cette boulangerie pour m’acheter un petit déj ou un gâteau (les leurs sont succulents, adresse sur demande), j’ai tellement peur qu’on se dise « ouh, toujours célibataire cette cliente là, my God, si c’est pas malheureux, une si gentille fille, toujours souriante, toujours propre sur elle, comment ne se trouve-t-elle pas un gentil garçon pour être heureuse et avoir beaucoup d’enfants ? », donc j’ai si peur que je prends tout en double. Car acheter deux croissants ça passe encore, deux pains au chocolat aussi. Mais n’acheter qu’un seul gâteau, ça fait vieille fille célibataire. J’ai des flashs d’horreur cauchemardesque : je me vois dans 40 ans, ridée comme une pomme – que je suis déjà, flétrie comme une poire – que je deviendra, achetant encore et toujours le même petit gâteau. Et les vendeuses, me salueraient « bonjour Mademoiselle Anaïs, comment vont vos rhumatismes en ce beau dimanche ? Je vous mets votre gâteau habituel ?». Aaaaargh, non, pitié, pas ça. Je me refuse à ça. Donc je prends deux gâteaux. Et elles croient toutes que j’achète ça pour mon petit mari adoré, je les ai bien eues (ouh que je suis futée) !

Mais en ce dimanche particulier, je prendrai un seul croissant. Et je crierai dans le magasin « regardez, ce petit article sur la célibataire qu’a plus pris son pied depuis le 20e siècle, c’est moi, moi et moi, j’assume, je suis célibattante, regardez-moi ».

7 heures. Me voilà en route vers le magasin de croissants et de 7dimanche. Et je découvre avec stupeur un énorme présentoir de 7dimanche en DEHORS de la boulangerie. Sois forte Anaïs, ne craque pas. Et je n’ai pas craqué, j’ai pris le journal et j’ai fait demi-tour. Même pas tentée par l’odeur de croissants et de pains chauds. Même plus envie de crier dans le magasin mon célibat assumé. Je suis forte. Je suis invincible. Je ne me laisserai pas soudoyer par un croissant plein de gras, de cholestérol et de sucres rapides (d’autant que j’ai trois gros morceaux de gâteaux au frigo, restes d’une fête d’hier, alors un croissant, peuh).

J’ai mon 7dimanche. Vous voulez voir avant de courir chercher le vôtre ?presse7dimanche

09:32 Écrit par Anaïs dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
fév

Et Vlan, une crise de manque

24 heures sans PC. 24 heures sans écran plat, sans clavier, sans souris (et sans le rat). Condamnée à gribouiller quelques mots-clés dans mon carnet pour ne pas perdre les flashs d’inspiration qui m’envahissent à certains moments.

Mon cerveau était cependant en perpétuelle ébulition, composant déjà les futurs billets de ce modeste blog. Et ça en fait un paquet. Le post Saint-Perlinpinpin est quasi prêt, vous voilà condamnés à revenir ici durant les six prochains mois pour tenter de le découvrir…

Depuis mon retour, mes doigts s’en donnent à cœur joie (tous les dix, drillés qu’ils sont à taper plus vite que je n’écris, voire plus vite que je ne pense). Et les idées m’envahissent beaucoup trop vite, j’arrive plus à suivre !

Pour parler d’autre chose, j’ai enfin reçu mon Vlan, le mien à moi rien qu’à moi. Surprise, en plus de la génialissime page consacrée à moi rien qu’à moi, vlà que je suis en cover. Waw, ça en bouche un coin.

Regardez plutôt…vlanentier







































Ben oui c’est petit, bande de jaloux, mais c’est quand même Anaïs en couverture d’un hebdo mondial local.

Voilà, regardez encore.vlanpetit

C’est-y pas magnifique ce bout de couverture pour moi à moi rien que pour moi ? ça en jette, je vous le dis !

(PS : et tout va bien pour Lolo, c’est magnifique, magnifique magnifique, y’a de la joie, bonjour bonjour les hirondelles…)

11:59 Écrit par Anaïs dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
fév

Yes trois fois yes

vlanpt
 

Voici donc l'interview brute de décoffrage, ainsi qu'une petite photo de l'article que je n'ai pas encore touché, reniflé, embrassé :)) Merci à Steph pour cet envoi... L'article a remanié le texte bien sûr...

 

Parlez moi d'abord de vous. Qui etes vous? que faites-vous dans la vie? Quel âge, etc.

Alors, je suis donc Anaïs, d'un âge non communiqué sur le blog, mais les plus attentifs me classeront facilement dans la petite trentaine, célibataire voire célibattante, et ce depuis des lustres (voire des décennies, versons une larme).  Je suis employée de bureau, un job que j'aime même si je le critique sans cesse, et je suis également indépendante comme correctrice.  Mais mon grand rêve est que mes écrits soient publiés un jour (on vit d'espoir), par exemple sous forme d'une chronique régulière.  Je suis donc à la fois terre à terre, relativement pessimiste (un post vient d'apparaître sur ce sujet d'ailleurs) et pleine de rêves, la dualité de mon caractère.  Je vis en bord de Meuse (mes fidèles lecteurs le savent aussi).

 

Comment va votre vie sentimentale? comment vont les rencontres avec les hommes? Etes vous difficile ou cherchez vous le grand amour?

Ma vie sentimentale actuelle se résume à un mot : le néant absolu.  J'en ris la plupart du temps, j'en souffre parfois un peu, notamment lors des fêtes symboliques (mais ô combien commerciales, style la Saint-Valentin qui se rapproche avec horreur).  Mais je ne suis pas désespérée, je vis seule, je m'épanouis dans ma vie, j'ai des amis, je ne fais pas qu'attendre l'amour, heureusement ! Grâce au net, je rencontre toutes sortes d'hommes, c'est souvent à mourir de rire, tant l'incompatibilité est flagrante, mais néanmoins enrichissant.  Pathétique parfois, dramatique jamais. 

Je cherche le grand amour bien sûr, comme toute femme un peu romantique, mais on me dit trop difficile.  Ben oui, je le suis et j'assume.  Je n'ai pas pour vocation d'être une bonne à tout faire ou une mère porteuse, je veux des grands sentiments et du bonheur avec un grand B.

 

Vous etes une femme romantique. Est-ce un handicap pour une rencontre à notre époque actuelle? Les chevaliers blancs se font rares? Comment se passent vos rencontres via la NEt? C'est grace à votre blog (est-ce son but?). Vous parlez d'incompatibilité... Qu'est ce qui cloche chez les hommes?

Je suis romantique car je rêve encore, malgré mon âge avancé (si, si, on peut le dire), du grand amour, du prince charmant, alors qu'il n'existe pas bien sûr, tout le monde le sait.  Par contre le romantisme n'est pas un handicap, je le crie haut et fort.  Dans ma vie amoureuse, mon envie de romantisme n'est pas un problème, vu que je tombe toujours raide dingue de voyoux anti-princes charmants par excellence (dénués de tout romantisme) et que je m'en accommode rapidement.

Mon blog ne sert pas du tout à faire des rencontres (mais bon si le destin veut s'en mêler je ne m'y opposerai pas), il sert à raconter des tranches de ma vie, les rencontres via le net, bien sûr, c'est son but principal, mais aussi mes coups de gueules, mes passions, ma vie, mes rêves.  Je le veux à la fois sincère (tout y est vrai) tout en essayant d'y insérer un soupçon d'humour.  Je m'y amuse comme une folle, je prends un plaisir incroyable à écrire (j'ai toujours eu envie d'écrire mais ce plaisir là est une découverte récente - un orgasme par clavier interposé, à défaut d'autre chose) et il semble plaire à pas mal de personnes donc c'est mon petit bonheur à moi, rien qu'à moi (puisque personne de ma famille, mes amis, mes collègues, n'a connaissance de son existence).

 

C'est quoi une personne romantique pour vous? Etonnant; vous cherchez le prince charmant et tombez amoureuse de voyou? Vous pouvez me raconter quelques expériences personnelles?

Le romantisme prend différentes formes et se doit de ne pas être à sens unique, bien sûr :
- le romantisme au sens pratique : la galanterie (tenir la porte pour laisser passer sa dame et ne pas la lui envoyer en plein visage, lui faire la surprise d'aller la chercher au boulot pour l'emmener manger à la mer ou au sommet de la tour Eiffel - ça c'est le romantisme un peu fou, qui doit rester occasionnel), les petites attentions du quotidien (offrir des fleurs sans raison, juste pour le plaisir de voir briller ses yeux, lui dire je t'aime, comme ça, parce que c'est une évidence, mettre un petit billet doux sur la table qu'elle lira à son retour);
- le romantisme au sens théorique : c'est un état d'esprit, un respect de l'autre, une envie de la rendre heureuse, tout simplement (et cela passe par le respect de la liberté de l'autre - car romantisme ne rime pas, pour moi, avec fusion totale, que je trouve totalement nuisible au couple; cela passe aussi par l'absence de jalousie qui n'est pas pour moi une preuve d'amour, loin de là).


Je tombe amoureuse de voyous au sens figuré du terme (pas de véritables bandits, of course), qui n'ont aucun respect pour moi, à tous les niveaux possibles et imaginables.  J'en suis encore à tenter de comprendre le pourquoi du comment (c'est d'ailleurs le travail entrepris depuis quelques jours sur mon second blog créé par Evelyne et moi-même http://future-ex-celibataire.skynetblogs.be/ )


Des exemples personnels ?  Le voyou à qui j'envoie un SMS "je t'aime" et qui me répond "je prends quoi pour souper ce soir ?", le voyou qui oublie systématiquement son portefeuille lors de nos sorties à deux, le voyou qui n'écoute jamais mes envies et impose ses choix en permanence, le voyou qui, entrons dans des détails plus personnels mais également plus parlants, me fait l'amour en 3 minutes 17 secondes puis se retourne et ronfle immédiatement.  Voilà le genre de voyou dont je m'amourache, il y a de quoi écrire un livre... ou un blog :)

 

Donc vous n'êtes pas toujours célibataire... Vous avez des aventures. Combien de temps en général ça dure? Quel est le max?

Et pourquoi tombez vous toujours sur des goujats? Manque de bol?

Je ne suis pas toujours célibataire non, bien sûr.  Vous en doutiez ? ;)  Je n'ai pas ce que j'appellerais des aventures, ou très très rarement.  J'ai des histoires d'amour.  A savoir qu'il me faut un minimum de vibration dans le bide pour entamer une relation.  Elles ne durent jamais super longtemps (au maximum quelques mois), parfois je prends l'initiative de la rupture car je m'ennuie ou je n'ai pas les sentiments nécessaires pour m'investir, parfois je me fais larguer comme une chaussette, justement quand j'ai les sentiments nécessaires.  Une minute de silence en mémoire de mes relations foireuses.


Pourquoi je tombe toujours sur des goujats ?  Dieu seul le sait.  Je mettrais cependant une nuance.  Je tombe amoureuse de goujats.  Mais j'ai parfois des gendres-idéaux qui tombent amoureux de moi... sans réciprocité.  Mais "I have a dream" (Luther King) : one day j'aimerai un gendre idéal qui m'aimera en retour, et nous serons heureux pour les siècles des siècles.  En attendant, je demande souvent sur le blog son avis à Monsieur Psy, à savoir pourquoi je suis attirée par les mêms nazes, mais moi-même je n'ai pas encore compris le pourquoi du comment.

 

Autre sujet: que recherchent les hommes selon vous? Juste le plaisir sexuel sans rendre sa compagne heureuse? Est-ce l'expérience que vous avez des hommes? Comment les décririez vous?
Ah non loin de là.  J'ai connu des hommes qui pensaient à moi bien avant leur propre plaisir (et c'était fabuleux...petit moment de nostalgie).  Je ne mets pas tous les hommes dans le même panier heureusement (mon blog peut parfois en donner l'impression, car je suis souvent caricaturale dans mes jugements, mais il faut bien le pimenter, ce blog), beaucoup d'hommes pensent au plaisir de leur femme, s'adonnent aux préliminaires (même si ça les saoule parfois, non ?), recherchent une harmonie sexuelle et non pas leur plaisir égoïste.


Autre sujet: Etes vous une femme complexée? Par exemple par votre physique?
Complexée moi ?  Non voyons.  Quelle femme est complexée de nos jours ?  Bon j'ai quelques kilos de gras en trop (et mal placés les vilains), des mollets de coq, des rides d'expression qui s'expriment de plus en plus, le cheveu rebelle, l'oeil triste, la peau d'orange collée à la peau, le menton en galoche et la fesse triste, mais franchement, non, je ne suis pas complexée.  J'ai totalement confiance en mon sex appeal.

 

Grâce à votre style superbe, vous etes surement parvenue à séduire, du moins attirer l'attention de quelques hommes célibataires? Vous ne croulez pas sous les propositions maintenant?

et bien en fait étrangement non.  Mais tout bien réfléchi ce n'est pas si étrange.  Une fois le blog lu, on réalise que je suis râleuse, chieuse, boudeuse, déprimée à mes heures, et fan de séries débiles... comment voulez-vous crouler sous les propositions avec tout ça :))

Comment vivez vous la Saint-Valentin? Un moment pénible? Vous avez un pincement au coeur?

Pourquoi avez-vous eu un moment donné le besoin de partager votre expérience personnelle sur le Net?

La Saint-Valentin c'est l'enfer pour moi (d'ailleurs j'hésite entre la noyade dans la Meuse ou la pendaison avec des spaghettis al dente - mon plat favori).  Non sans blague, j'ai évidemment ce pincement au coeur et je me dis, tel Caliméro "C'est trop injuste, pourquoi pas moi ?" Mais cette année on va s'offrir un verre virtuel avec mes habitués du blog, ça sera original au moins !

En réalité j'ai commencé à écrire "Le célibat ne passera pas par moi" pour le proposer à Flair (mon hebdo favori, ça se sait aussi) pour une chronique.  Trop d'orgueil je sais...  Ils n'ont jamais daigné répondre.  Trop d'orgueil je vous dis.  J'avais donc les quelques premiers posts dans un tiroir de mon PC et un beau matin d'octobre, sur un coup de tête, j'ai créé le blog.  J'ai tout de suite eu des réactions positives et j'ai continué.  Maintenant j'ai le virus et tout ce que je lis dans la presse, ce que j'entends, ce que je vois à la TV, m'inspire sur tel ou tel sujet.  je suis contaminée, c'est irréversible.  Et puis que deviendraient les adeptes de ma secte si j'arrêtais ?

 

comment voyez vous le futur?

L'avenir je le vois plein de petits coeurs qui palpitent.  La démarche du blog a un petit côté thérapeutique en fin de compte, donc cette auto-analyse humoristique de moi ne peut que me mener à LA rencontre du siècle.  J'ai dernièrement craqué sur un gendre idéal, ô miracle, (Echec dans le blog), ce qui prouve que je suis sur la bonne voie et que tout peut (tout va !) arriver :)

Dites aux lecteurs que j'ai loupé tout Docteur House pour répondre à cette interview, quel sens du sacrifice non ?

 

Le fait d'être célibataire préoccupe votre esprit en permanence? Est-ce difficile de vivre comme célibataire dans la trentaine?

 

Oh non, heureusement, d’ailleurs mon blog est très révélateur sur ce sujet, j’ai commencé sur le thème unique du célibat, souhaitant rester anonyme et ne parler que de mes rencontres via la toile, et j’en arrive maintenant à parler de tout et de rien, et peu des hommes en fin de compte.  Bien sûr, j’ai toujours en moi cette petite voix qui me dit « vas-tu tomber amoureuse bientôt ? », car être amoureuse est la plus fabuleuse chose au monde.

Personnellement je ne le vis pas réellement mal, c’est plus l’image que me renvoie la société sur les célibataires de trente ans qui est désagréable, comme si c’était une maladie honteuse. L’amour peut arriver à tout âge donc je n’en fais pas une obsession, et comme disent tous les gens bien pensants « ça arrivera quand tu ne t’y attendras pas » - c’est la phrase bateau qui tue, comment un ou une célibataire peut-il ne pas espére/attendrer que l’amour viennent le frapper de plein fouet, c’est impossible.

 

Que faites-vous pour faire des rencontres: utilisez-vous le Net, sortez-vous en boîte? Comment cela se passe?

 J’utilise le net et la vie de tous les jours.   Au niveau du net ça se passe de manière tout à fait classique, on se contacte (enfin ils me contactent, faut pas pousser !), on discute, on se rencontre, ça passe ou ça casse.

Je sors en boîte mais pour danser, car j’adore ça, les boîtes ça fait trop étal de bovins, niveau rencontres. J’ai écrit un post sympa sur le sujet

 

Quelles sont les réactions des personnes qui communiquent avec vous via votre blog? Ce sont des femmes dans la même situation, des hommes à la recherche de l'âme soeur, etc?

Les réactions sont hyper sympas, les femmes me disent se reconnaître, certains hommes aussi.  Beaucoup de célibataires mais aussi des personnes en couple qui me comprennent et parfois m’expliquent avoir rencontré l’amour sur le net, pour me convaincre que ça peut m’arriver.  J’adore les liens subtils que ce blog a créés. 

22:27 Écrit par Anaïs dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
fév

Quand Valentin me fait un signe...

Hier, début d’après-midi, je reçois un mail d’une journaliste, qui veut une interview de toute urgence pour le groupe Sudpresse.  Je connais de nom, sans plus.  Je ne lis quasi jamais les journaux, j’ai déjà tant à faire avec Flair, Ciné Revue, Lou et autres Jasmin et Marie-Claire. 

 

Qu’importe, un article sur le célibat agrémenté d’une petite interview de Bibi, ça me tente.  L’interview a lieu par téléphone dès mon retour at home.  Et voici ce que ça donne… Bon, mes propos ont été un tantinet déformés (j'ai jamais dit que j'avais eu une histoire avec un homme suite à mon blog et que ce n'était pas le bon… elle a fait un amalgame avec mes rencontres sur la page orange), et elle n'a pas jugé utile d'indiquer l'adresse du blog, ce qui n'est pas super sympa.  Mais on fera avec :)

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Petit détail anecdotique mais oh combien symbolique, le nom de famille de la journaliste c’est … Valentin !  Sidérant non ?  C’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe, c’est un signe !

 

09:21 Écrit par Anaïs dans Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |