1
jan

La dernière surprise des quatre jours fous Le célibat ne passera pas par moi : Planète célibataire - the making of (part 4 - la fin)

 

 

6 décembre

Pour ma Saint-Nicolas, je reçois mon centième dessin, yessssssssss.  Allez, en route vers le deux centième...

 

17 décembre

En six jours, j'ai eu droit à Noël, Pâques et toutes les fêtes réunies : avalanche de dessins.  De circonstance, vu la neige qui envahit le pays depuis deux semaines déjà.  Je vais de bonne surprise en bonne surprise en découvrant tous ces dessins.  J'ai une chance folle de faire partie de ce projet, d'en être l'instigatrice, d'être entourée de personnes qui y croient autant que moi et qui se motivent pour qu'il soit une réussite. 

Pile un tiers des dessins reçus, si c'est pas du bonheur ça.  Et puis le design sera en place la semaine prochaine, juste avant Nowèl.  Et puis encore deux semaines et on y eeeeeeeeeeeeest.

Yessss.

 

18 décembre

Régulièrement, j'ouvre le fichier qui contient tous les dessins déjà reçus, et je les regarde.  Je les admire.  Je suis béate devant la capacité qu'ont les gens à faire sortir d'un crayon de telles choses, moi qui sais juste dessiner le bonhomme Zut (vous savez, vous, dessiner le bonhomme Zut ?)  Alors je passe de longues minutes à regarder les dessins que j'ai en stock.  Et je savoure cette exclusivité que j'ai : avoir accès à tous, savoir qui participe, savoir tout tout tout.  Je savoure...

Et je ne stresse plus, les choses se mettent en place.  Les trois premiers mois sont quasi bouclés, je suis dans les temps.  Je suis zeeeeeeeeeeeeeeeen.

 

20 décembre

Vers 16 heures, je checke au hasard la page "Planète célibataire", sur laquelle j'ai bossé un peu hier, pour ajouter quelques liens et des billets tests.  Et au lieu de la moche page bleue habituelle, je découvre le magnifique design flashy à souhait.  Comme c'est beau.  L'équipe de webdesigner doit être en train de bosser dessus, car chaque fois que j'actualise, paf, y'a du neuf.  C'est comme un accouchement, après une grossesse de... ben neuf mois, vu que j'ai vraiment terminé les textes en mars 2010.  Marrant, le hasard.  Mon bébé est né en ce 20 décembre, et dès le 1er janvier, il ne sera plus seulement mon bébé, mais aussi le bébé de toutes les illustratrices.

 

29 décembre

J’ai pas dormi cette nuit.  J’ai rêvé que mes billets, planifiés à 10h00, voulaient pas se planifier.  J’ai fait des cauchemars sur mes titres de billets.  Passque mes billets n’ont pas de titres, titchu.  Et c’est maintenant que je le réalise, à trois dodo du lancement, alors que les blogs doivent avoir des billets avec titres.  C’est normal, ces crampes dans le bidou ?  Mostek, ma chère collègue, me dit ne m’avoir jamais vue dans un tel état, pourtant elle en a déjà vu avec moi : moi angoisse entre l’envoi de mon manuscrit Célib’attitude des paresseuses et l’acceptation dudit document par l’éditeur, ma folie en recevant mes exemplaires, mon état de joie inégalable quand j’ai bossé pour Flair.  Mais ça, ben, elle a jamais vu encore.  Va comprendre.  Y a-t-il un masseur aux mains de fée pour m’aider à me relaxer dans la salle (et s’il est brun et ténébreux, tant qu’à faire).

 

30 décembre

Je suis malaaaaaaaaaade. Pas de bol.  La grippe, je le sens je le sais.  Ça m’est tombé dessus d’un coup.  A 19h40, j’étais en forme, j’avais été voir Raiponce au cinéma, je me préparais des croquettes de parmesan artisanales, qui se sont avérées des croquettes aux crevettes grises, faut que j’apprenne à lire les étiquettes.  A 19H45, paf, malade, d’un coup d’un seul.  C’est la mauvaise nouvelle du jour.  La bonne est que tout est prêt pour le décollage vers la Planète célibataire.  Tout tout tout.  Heureusement, car j’agonise en silence sur mon nouveau canapé.  Je voulais planifier tout janvier, j’ai juste réussi à planifier trois jours, avant de devoir me reposer deux heures.

 

31 décembre

Encore un dodo... très court le dodo, because réveillon, et on y est…

Décollage le 1er janvier à 10 heures, sur http://www.planete-celibataire.be/

Et rendez-vous les 364 jours qui suivront demain, même lieu même heure.  Of course.

 

Mes conclusions, à la veille de l’aventure, Planète célibataire, c’est :

- 1 tableau excel consulté 24 fois par jour minimum, où le rose foncé était attendu avec impatience, car une ligne rose signifiait « tout est ok pour parution ça y eeeeeeeeeest », tandis qu’une ligne rose claire signifiait « minimum un dessin reçu, on va y arriver ».

- 1 aller-retour à la capitale pour tout mettre en place

- 2 blogs, dans deux des langues de mon pays, passque je suis belge du fond des tripes, nonobstant les soucis politiques

- 5 crises de nerfs

- 6 crises de larmes

- 7 illustratrices désespérées à rebooster : oui tu es talentueuse, oui tu vas y arriver, oui tu vas respecter les délais, oui tu peux le faire, oui tu peux le faire, oui tu peux le faire

- 8 illustratrices dotés d’un grand sens du réconfort à mon égard, pour me rebooster : oui ton projet tient la route, oui tu vas y arriver, oui tu auras tout dans les délais, oui tu peux le faire, oui tu peux le faire, oui tu peux le faire

- 12, euh, 15, enfin plutôt 21 fois l'envie de tout laisser tomber vu le stress qui m'envahissait

- 20 aléas de la vie perturbateurs de planning : soucis perso totalement démotivant, indigestions au chocolat blanc, déménagements, grippe aviaire, accouchements, tendinites de l’index, et j’en passe

- 40 gelules de Sedanxio, plantes magiques pour dormir au lieu de faire des cauchemars abominables de blog vide, totalement vide

- 52 talents incroyables, divers et variés

- 61 fous rires toute seule derrière mon ordinateur

- 366 petites phrases sorties de ma cervelle de moineau

- 366 moments de bonheur en vue pour vous, en découvrant les dessins géniaux qui sont sortis de leur cervelle d'éléphant

- 366 idées originales, auxquelles je n’aurais sans doute pas pensé, que du bonheur

- 976 heures 12 minutes et 47 secondes de travail pour moi, et des chiffres tout aussi vertigineux pour elles

- 2462 "mercis" dans mes mails

- 3793 mails envoyés, 1342 mails reçus

 

"the tableau", en novembre :

making of tableau mi novembre.jpg

Il est temps maintenant de remercier :

- L’équipe Skynet et Skynet lili, sans qui Planète célibataire n’existerait pas, notamment, en vrac et sans ordre de préférence, pour pas faire de jaloux, le designer, la responsable blogs, la responsable skynet lili, les traductrices… pour leur patience soutien, leurs conseils et leur confiance en ce projet

- Les illustratrices, sans qui Planète célibataire n’existerait pas non plus, pour leur patience aussi, parfois (qui a dit « souvent » ?), leur motivation, leur enthousiasme, leur talent et leurs idées géniales

- Les personnes qui m’entourent au quotidien et qui ont survécu à mes angoisses, mes sautes d’humeur et mes débordements d’enthousiasme… parfois les trois ensemble.

Ce sera tout, pour le moment.

Amen.

 

1er janvier

Et maintenant je me tais (qui a dit « enfin » ?) et je vous laisse découvrir…

31
déc

La dernière surprise des quatre jours fous Le célibat ne passera pas par moi : Planète célibataire - the making of (part 3 - la suite de la suite)

 

 

29 octobre 2010

Cette semaine j’ai été gâtée de la mort : reçu seize dessins.   C’est normal, docteur psy, que je fasse des petits bonds de joie chez moi en regardant les dessins, que j’envoie des mails à mes illustratrices (et teurs, tant pis, je le dis à nouveau, mais faut pas que j’oublie cette petite dose de testostérone animalière – nan, je traite pas les keums d’animaux, juste qu’ils m’en dessinent, des animaux, des animaux-filles, mais tout de même des animaux hein…, rigolote coïncidence), donc j’envoie des mails pour les remercier, me pâmer devant leurs dessins et tout et tout.  Je ne me pâme pas hypocritement, je suis sincère.  Je fais la brasse dans le bonheur.

J’avais déjà connu le bonheur de découvrir les trois illustrations qui ont si extraordinairement mis en valeur mes trois livres.  Mais ça faisait genre une illustration pour, euh, 250 à 300 000 signes, espaces inclus.  Ici, ça me fait genre une illu par jour.  365 au total, si tout va bien. Nan, 366.  Zimaginez le bonheur que c’est ?  Mes petits textes de rien du tout pondus parfois à la sueur de mon neurone, mis à l’honneur grâce à 50 talents fous, et plus.

Mieux que de la cocaïne, de l’héroïne ou des macarons Darcis. Mieux qu’un daïkiri fraise, un campari orange ou un milk-shake banane.

Le bonheur.

Et l’angoisse, car on est à deux mois du lancement, et pour janvier, j’ai encore que 3 dessins.  3 sur 31.  Moins de 10 %.  Chuis bonne en math hein.

Horreur, malheur.  3 dessins seulement.

 

1er novembre 2010

Le bonheur continue, avec huit dessins de plus.  Total en ce jour de Toussaint : 51.  Encore un et on est à 10 % des dessins.  Keske chuis gâtée ces derniers jours.  Ah ben non, j'ai mal compté, je suis à 52 jours illustrés.  Ça y est, 10 % obtenus.  Mon stress peut baisser de 10 % non, du coup ?

Je reçois donc sept illustrations pour janvier, alléluia.  Sept d'un coup, dont une qui en compte cinq (ça va, vous suivez ?).  Que du bonheur. 

Et je pleure devant ma nullité en mat, car 52 ça fait nin 10 % de 365, keske je raconte ma bonne Dame ?  Fatiguée moi y’en a être.  Et stressée.

 

2 novembre 2010

Je reçois régulièrement des crayonnés.  Moi j’appelle ça des « brouillons », mais le terme officiel est crayonné.  Et je peux vous dire que déjà rien que crayonnés, on sent déjà la super qualité, l’humour fou et on voit ce que ça va donner : un truc démentiel.

Ce qui est génial dans cette aventure, c’est que ce qu’elles me dessinent, mes chéries d’illustratrices, ben j’y aurais même pas pensé.  Je découvre que mes phrases leur inspirent de nouvelles idées, un type d’humour qui est propre à chacune, et ça, c’est cherry on the cake pour moi.

Je suis contente.

Encore 61 dodos et on y est !

 

5 novembre 2010

Un mois avant mon anniversaire, je reçois un big cadeau, les traductions de mes textes en néerlandais, ainsi que les traduc des premières illus reçues.  Que du bonheur.  Marrant de découvrir les variations proposées par les traductrices pour le néerlandais, niveau sites web à visiter déjà, of course vu la différence de langue, puis niveau stars, niveau prénoms aussi... ça me fait bien rire, mais je ne donnerai pas de détails pour garder la surpriiiiiise intacte.

J'envoie tout ça aux illustratrices, en priant des mains et des pieds pour qu'elles parviennent à s'en sortir avec cette langue que, pour la plupart, elles ne connaissent pas.

Tilt, idée : et si on faisait une version anglophone aussi ?  Non ?  Ben quoi… roh, ça va hein, on peut rêver.

 

11 novembre 2010

Jour férié.  Anaïs s’amuse à faire des collages virtuels sur son ordinateur, pour composer le design qui serait, pour elle, idéal.  Et vu que j’ai aucun talent de graphiste, je réalise un truc monstrueux, mais que j’espère un chouia explicite quant à mes goûts, que j’ai eu un peu de mal à expliquer lors de la réunion du mois dernier (qui a dit « pas étonnant, avec tes goûts de chiotte ? »)

 

designplanetecelibatairespiralehautcrayonpolatestok.jpg

 

 

13 novembre 2010

Dans un mois et demi, enfin presque, ça y est.

Je me gave de gélules pleines de plantes pour dormir (nan, pas des plantes interdites genre, mais comment ksa s’appelle, la plante qui fait rigoler quand on la fume ?), je dors mieux mais je cauchemarde : hier j’ai rêvé qu’on était à Noël, soit sept jours avant the first day, et que rien n’était prêt. 

Je stresse, alors je me fais consoler par deux illustratrices, les pauvres victimes de mes angoisses, qui parviennent à me rebooster en m’envoyant du réconfort et des illustrations à la pelle (quatre d’un coup, et une semaine de terminée, une).  C’est pas bien Anaïs, de ne pas donner l’image de la businesswoman gestionnaire de blog sûre d’elle à donf.  Pas bien de te montrer comme tu es : petite chose même pas cap de gérer son entreprise, titchu.

 

16 novembre 2010

J’ai reçu mon design.  J’ai reçu mon desiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiign.

Je l’aime d’amoureuh, mon design.  Il est trop beau, trop super, trop comme je voulais.  Trop plus beau que mes collages d’enfant de maternelle.

 

3 décembre 2010

Deux jours avant mon birthday, je suis invitée par Skynet à la soirée de lancement du Club VIB skynet lili, qui rassemble les blogs de filles jugés sympas et cool par la plate-forme.  Outre le foie gras à damner un saint et les cupcakes totalement addictifs (voir ce billet), j'y découvre en vrai, en live, en gros, sur écran, la bannière de mon futur blog collaboratif.  Le projet étant encore top secret, rien n'est révélé, mais keske ça me fait des papillons dans le bidou de voir ma cholie bannière, rhaaaaaaaaaaaaa.

Le cap des 100 dessins reçus est presque franchi, je peux dormir tranquille.  Ah ben non, me manque encore un dessin pour janvier, et c'est dans... aaaaaaaaaaaaargh, 28 jours.  Je veux mourir.

 

Photo 005.jpg

 

4 décembre

Hier, quelqu'un au courant du projet m'a dit, lors de la big soirée Skynet, "en fait, t'es une véritable gestionnaire de projet".  En effet, je pensais me lancer dans un petit projet fastoche et génial.  Le projet est génial, j'en suis convaincue, mais il est loin d'être fastoche... vu que je me transforme la plupart du temps soit en Vilaine Reine qui harcèle les illustratrices pour avoir leurs dessins-ssins-ssins et si je les ai pas je leur envoie des pommes empoisonnées, na, soit en Cosette qui pleurniche, supplie, se roule à leurs pieds pour obtenir le même résultat.

Moi, gestionnaire de projet ?  PLUS JAMAIS.

 

5 décembre

My birthday.  Une amie me dit "hé, en 2012, tu refais pareil ?" 

Naaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan.  Plus jamais ça, j’ai dit.

Quoique... pas sur le célibat, mais je me verrais bien retenter l'aventure version "jeune maman".  Ben quoi, chuis pas jeune maman, mais le sujet m'inspire.  Et puis hein, j'ai écrit des histoires de meurtres, sans jamais avoir tué personne, je le jure.

 

(suite et fin demain)

30
déc

La dernière surprise des quatre jours fous Le célibat ne passera pas par moi : Planète célibataire - the making of (part 2 - la suite)

 

 

5 septembre 2010

Je reçois mon tout tout tout premier dessin.  Je fais des bonds de joie.

Un jour de mon agenda illustré, mon texte illustré, mon bébé illustré... Un dessin, un dessiiiiiiiiiiiiin.

Bon, ma petite Anaïs, va falloir te calmer, y'a quatre mois à tenir avant le lancement le 1er janvier.  Et ensuite douze mois à tenir jusqu'au 31 décembre...  Alors tu te calmes !

 

6 septembre 2010

Pourkwaaaaaaaaaaaa ai-je voulu me la jouer « blogueuse moderne », moi, Anaïs, blogueuse pas moderne pour un euro ?

Pourkwaaaaaaaaaaa ai-je utilisé ce mot, « girly », en parlant du projet aux illustratrices que je contactais ?  Ce mot, « girly », enfin cet adjectif, je l’utilise jamais jamais jamais, mais là, ça me semblait « fun »… Pourkwaaaaaaaaaa ?

Sans doute pour le seul plaisir d’avoir une discussion à mourir de rire… et de recevoir ce mail explicatif d’une illustratrice, sur le côté « péjoratif » de ce mot : « girly » ...

« Pour "girly" , je t'explique et on en parle plus promis  

À la base il évoque l'univers des jeunes filles de 8 à 13 ans... Paillettes et Petit Poney Land quoi. 

Mais passé 20 ans il est plutôt péjoratif : y'a pas mal de blog-bd tenus par des nanas qui se retrouvent affligées de ce petit sobriquet et qui le prennent assez mal (dans l'univers du blog bd, c'est tout simplement mal vu de lire des blogs bd "girly" !  

Bon après, je continuerais l'aventure même si y'a girly dans le titre hein ! »

Horreur et putréfaction, mon projet est « girly » et Petit Poneytesque, c’est indubitable.

D’autant plus indubitable que je l’imagine rose fuchsia, le futur blog.  Shame on me. 

A croire que chuis VRAIMENT girly…


12 septembre 2010

Diantre, fichtre, sacrebleu, je vis un enfer.  J’ai divisé mes 365 jours en lots de sept jours… mais j’ai  zappé le 31 octobre.  Titchu, je dois tout recalculer et recomposer mes lots.  J’ai toujours été nulle en math, c’est pas nouveau.

 

15 septembre 2010

Au fur et à mesure que je reçois les accords des illustratrices, je leur attribue une semaine et leur envoie les textes qui s’y rapportent. J’en profite pour les relire… et, horreur glauque, j’ai de nouvelles idées, qui me semblent même parfois, horreur encore plus glauque, meilleures… Je me mets alors à espérer qu’une année compte 500 jours…  Passque bon j’ajouterais bien « Vos dix contes de fées préférés » le 32 mars.  Et si j’insérais aussi une chtite méditation sur « La merveille est dans l’instant, on s’en rend compte trop tard » (Et après) le 33 mars ?  Et si… et si… et si…  Bon, ma petite Anaïs, faut te rendre à l’évidence, tu peux plus rien changer.  Ça sera 365 jours, pas un de plus, enfin si, un de plus… vu que j’ai prévu un 29 février dans mon agenda, à tout hasard… et vu que j’ai eu la blonditude de ne pas le supprimer pour cette année 2011… qui ne comprend pas de 29 février… tant pis… ça sera un bonus pour le 28…  Deux dessins pour le prix d’un !

En résumé : pas foutue de diviser 365 par sept.  Pas foutue de réaliser que 2011, c'est 365 jours, pas 366.  C'est bien parti, c'est très bien parti...

 

19 septembre 2010

L’heure est grave.  Enfin la minute est grave.  La minute méditation que j’ai décidé de virer de l'agenda, pour la survie mentale de l'illustratrice qui hérite de cette semaine (elle ne se reconnaîtra pas, je ne l'ai pas signalé, peur qu'elle m'envoie l'ambulance pour les ceusses avec entonnoir sur la tête) :

« Le soleil vert c’est ... ! » (Soleil Vert)

C'est pas pour méditer, c'est juste parce que ce film, qui a mon âge (snif), a marqué ma vie à tout jamais.  Donc je ne pouvais pas faire l’impasse sur son existence.  Si ça vous tente, c’est à regarder de toute urgence.  Il est sans doute un peu démodé, et pourtant tellement d'actualité en ce moment... et puis j'ai enlevé la fin de la citation pour ménager le super suspens de la mort qui tue la vie.  Làààà, vous sentez l'envie qui vous démange ? »

Non sérieux, je peux pas infliger ça à cette pauvre illustratrice.  Je vire illico, mais cette méditation improbable restera présente sur ce making of, passque bon, on vire pas ainsi une méditation (tout comme on laisse pas bébé dans un coin).

Dans la foulée, je supprime aussi :

« La minute méditation : « Nous avons compris l’emprisonnement que c’est d’être une fille, qui vous oblige à rêver et finit par vous apprendre à manier les couleurs. »

(Virgin suicides.)

Dissertation : c'est quoi, pour vous, manier les couleurs ?  Si après quatre heures vous n’en avez toujours aucune idée, faites comme moi : passez illico à demain. »

Ne vous enfuyez pas, je vous promets que ce que j’ai pas supprimé… ben c’est mieux beaucoup mieux (enfin j’espère, par pitié, Seigneur, faites que ce soit mieux).

 

23 septembre 2010

Nouveau souci avec une minute méditation qui me semble empreinte de sinistrose.  Ou alors c'est moi qui deviens sinistre ?  Cette méditation, elle parle de ce qu’on aimerait changer sur terre… et j'ai donné des exemples sinistres, indéniablement. Alors je précise à la pauvre volontaire supposée illustrer ça, afin de lui éviter une dépression chronique : « ça semble sérieux cette méditation, mais tu fais comme tu veux, si tu veux illustrer "moi je prononcerais la gratuité des macarons sur tout le territoire français", tu peux aussi bien sûr... »

Attends, chuis pas là pour faire pleurer dans les chaumières ni pour déprimer les illustratrices et les lectrices (et lecteurs), diantre !!!!

Mais en fait, en relisant ma méditation, je réalise que je fais une allusion à Prada.  Ça va, l’humour est sauf.  Je respire. Blonde je suis, blonde je resterai...

 

13 octobre 2010

Après deux rendez-vous reportés pour cause de maladie… et de maladie (une fois là-bas, une fois ici, que voulez-vous, les vilains microbes nous détestent), me vlà en route vers Skynet, ses tours, sa passerelle que je ne ferai qu’admirer (snif, j'aurais aimé me la péter, là, tout en haut). J’angoisse.  D’autant que dans le hall d’entrée, je dois fournir ma carte d’identité, obtenir un badge, et tout et tout : une forteresse.  Et je repère un attaché-case.  Tout seul.  Abandonné.  J’en suis sûre, c’est une bombe.  Que ferait un attaché-case tout seul dans le hall Skynet, à part exploser ?

Je résiste à l’envie de fuir, ça ferait mauvais genre...

Et l’attaché-case n’explose pas, ouf.

Et voilà, en ce jour solennel, mon projet prend un aspect vraiment réel.  Même s’il l’était déjà, la rencontre avec de vrais humains qui vont le mettre en place avec moi (designer, responsable blogs, responsable Lili...) lui donne toute sa consistance.  Et le nom du projet se confirme : exit 365 bonnes raisons d'être célibataire, bienvenue Planète célibataire (planète terre... planète célibat-terre... vous comprendre le génialissime jeu de mots ?  Bon avec le recul, j'ai pu remarquer que personne n'a pigé mon génialissime  jeu de mots, mais tant pis hein, on va pas pleurer pour ça bouhouhouhouhou).

Après cette réunion bien productive, je zone dans Bruxelles et m’achète des macarons pour fêter ça.  Les derniers macarons que j’ai achetés le furent après mon rendez-vous chez Flair pour la chronique que j’y ai tenue.  Puisse ce nouveau projet se dérouler aussi bien que s’est déroulée ma collaboration avec Flair.  Amen.

 

15 octobre 2010

Je suis collée à ma boîte mail, mais chaque fois que je reçois un dessin, je m’oblige à attendre quelques heures avant de répondre au mail, pour pas donner l’impression d’être « l’auteure qui attend ses dessins comme chais plus qui attendait chais plus qui et que sa sœur Anne ne voyait rien venir que le soleil qui chais plus quoi ».  Et pourtant, je suis scotchée à ma boîte mail comme le cramé se scotche à sa casserole, croyez-moi.  D’une impatience encore jamais connue.  Mais si je réponds trop vite elles (ils) vont me prendre pour la tarée que je suis, non ?  Ah ben si.  Ben si.

 

20 octobre 2010

J’ai un horrible pressentiment.  Je sens qu’une illustratrice va me laisser tomber.  Je sens que des milliards d’illustratrices vont me laisser tomber.  Enfin, je sens que toutes les illustratrices vont me laisser tomber (trices et teurs, mais bon, la majorité l’emporte, pour une fois, donc, chers lecteurs, je vous prierais de comprendre "trices et teurs" quand j’écris" trices", ce sera plus simple pour la suite de ce making of).

 

22 octobre 2010

Ah, si j’étais payée aux pressentiments, je serais richissime. Ri-chi-ssi-me.  Mon projet est projet merdique (remarquez que le projet ne s’appelle plus aventure, du coup).  J’aurais dû le savoir.  J’angoisse d’un coup.  Et si elles me laissaient toutes tomber comme un vieux Tampax qu'a même pas servi ?  Bon, j’arrête tout, j’abandonne tout, et je pars vivre sur une île déserte.  Bon, respiiiiire, t’as encore plein talents tout dévoués à ce projet dont plus personne ne veut fabuleux.   

Je déprime, j’angoisse, je veux mourir.  Puis surgit, telle une elfe magique, une illustratrice qui m’envoie un dessin.  Puis un second.  Et un troisième.  Que son chéri soit remercié à tout jamais d'avoir tardé à rentrer du bureau et d'avoir fait qu’elle dessine en l'attendant, telle Pénélope avec Ulysse. Ça m’a reboostée.  Reboostée grave.  (J'espère qu'elle se reconnaîtra, car je lui vouerai une reconnaissance éternellement éternelle).

Allez, un mars dessin, et ça repart…

 

(à suivre).

29
déc

La dernière surprise des quatre jours fous Le célibat ne passera pas par moi : Planète célibataire - the making of (part 1)

 

Once upon a time… en 2008

Je me réveille.  Mon neurone se réveille.  Et j’ai une idée : créer un agenda du célibat.  

Une idée comme ça quoi… Comme si mon blog, qui me prend un temps de bête de somme, ne suffisait pas, lui qui hante mes jours et mes nuits.  Va comprendre.

Je veux créer un agenda.  C’est ainsi.

Un agenda qui distillera, à petites doses, comme un venin, mais version positive, drôle et joyeuse, des conseils pour les célibataires.  Pas des conseils planplan chiants, non, des conseils qui se veulent (et j'espère qu'ils le sont) rigolos, utiles, délirants, ou qui font réfléchir un tout petit peu (j’ai dit un tout petit peu, faut pas se fatiguer le neurone non plus hein).  Proposer à la lectrice de vivre une année de célibat, de cerner les avantages incroyaaaaaaap’ de sa situation, de s’en amuser.  Passque l’herbe est toujours plus verte ailleurs, je vais prouver que l’herbe du célibat est moelleuse à souhait et succulente à dévorer. Une sorte de recueil de « bonnes raisons d’être célibataire ». 

D’ailleurs, c’et décidé, il s’appellera ainsi « 365 bonnes raisons d’être célibataire ».

 

Plus tard, le même jour (j’ai oublié la date précise, nom d’une petite célibattante à la cervelle de moineau)

L’idée ne me quitte plus.

J’ouvre un document word et je commence à lister ces « avantages du célibat ».

Dès la première phrase, je sais que cet agenda ne sera parfait que s'il est illustré.  Passque l’illustration, c’est la cerise sur le gâteau.  L’illustration, c’est la finition.  L’illustration, c’est ce qui emmène le lecteur dans son imaginaire, ce qui le fait rire, ce qui l’émeut, ce qui ce qui ce qui.  En bref, mes blablas, sans dessins, ben c’est caca boudin.

Sauf que moi, je dessine aussi bien qu’une manchotte (femelle du manchot) aveugle qui n’a jamais tenu un crayon de sa vie, donc va falloir trouver une solution…

Et y’en a pas 36… y’en a qu’une : proposer l’aventure à une illustratrice.  Ou plutôt à un tas d’illustratrices : une par semaine que compte une année.  Une sorte de télé-réalité diffusée sur internet, mais sans élimination.  Une internet-réalité inversée : chaque semaine, une nouvelle illustratrice rejoint l’aventure.  Ou un nouvel illustrateur, même s’ils sont en super super méga minorité, mes illustrateurs…

Ça, bien sûr, j’y ai pensé bien plus tard.  Au moment où le projet devenait réalité…

Car là, chuis encore et toujours en 2008, et je commence seulement à écrire.   Chaque fois que j’ai une idée, je la note.  Genre six idées sur trois mois quoi. 

 

2008-2009

Les mois passent, je bosse peu.  Parfois, je m’y remets.  Le projet est toujours là, tapi dans un coin de ma tête, parfois endormi, parfois en hibernation, mais toujours là.  Et il surgit régulièrement.  J’écris, je note, je m’envoie des mails pleins d’idées (vous le savez, j’ai la manie, quand j’ai une idée, de me l’envoyer par mail, d’où une boîte mail pleine de mails… de moi-même), j’interroge mon entourage pour trouver l’inspiration.  J’y passe parfois une heure, parfois une journée.  J’y passe de plus en plus de temps.

 

Début 2010

Bonnes résolutions de l’an neuf obligent, je m’y remets, et je boucle en quelques semaines mon agenda.  Je le lis et le relis. Puis j’arrête de le relire, car je déteste relire ce que j’écris. Même si parfois, ce que j’écris me fait rire (meuh nan j’ai pas le melon, j’ai dit parfois).  Mais souvent, je change six fois chaque phrase, puis je rechange encore.

 

Printemps 2010

Ça y est, j’ai proposé mon projet à l’adoption par ci par là.  Clic fait mon doigt sur la souris quand je l’envoie par mail, mon chtit bébé d’agenda.  Reste à attendre.  Je déteste attendre.  Je hais l’attente.  J’exècre l’attente.

 

Eté 2010

J’attends.  J’attends.  J’attends. 

 

25 août 2010

Un mail : c’est Skynet qui me fait le bonheur d’avoir envie de se lancer dans l’aventure, via sa section « Skynet Lili », celle dédiée aux filles, aux vraies.  Je fais des bonds de joie, je respire comme un petit chien pour éviter de me surexciter trop.  En vain.  Je refais des bonds. SKYNET LILI CROIT EN MON PROJET SKYNET LILI SPONSORISE MON PROJET SKYNET LILI ADOOORE MON PROJET ET MOI J’ADOOORE SKYNET LILI.

 

26 août 2010

Ça y est, mon rêve va devenir réalité, j’en reviens pas.  Plutôt que de publier mes textes sur Skynet Lili directement, Skynet me propose de les publier sous forme de blog, relayé sur Lili.  Ce qui me laissera une chouette liberté de gestion.  Et ça, j’aime, la liberté, j’adore, j’adhère.  En cadeau bonux, le blog sera proposé en deux langues : français et nederlands, frans en néerlandais.  Hyper cool, puisque ça signifie que mon agenda sera traduit en quinze deux langues, enfin non, traduit en une seule langue, ce qui en fera deux au total (ça va, vous suivez ?).  Il touchera donc un lectorat que je ne connais pas, ou si peu : les néerlandophones.  Yesssss.  Deux blogs à gérer donc, deux nouveau-nés, en plus de mon vieux blog de plus de quatre ans.

Voilà, c’est du concret ma petite Anaïs.

Juste un petit détail : va falloir trouver des illustratrices… ces fameuses illustratrices que je mentionnais là, plus haut.  Une par semaine.  Plus de 52 au total…

 

27 août 2010

Je me lance immédiatement à l’assaut des illustratrices que j’aime, et, de blog en blog, de lien en lien, je contacte un paquet incroyable de talents.

 

30 août 2010

Les retours sont très enthousiastes et je pousse un ouf de soulagement.  En grande stressée devant l’éternel que je suis, j’ai envisagé le pire, savoir des réponses du genre « euh, oui, bon, honnêtement, ça me fait pas rire du tout, ce que tu as écrit, ça m’inspire pas, j’ai beau me creuser le neurone, ben je vois pas ce que je pourrais te proposer, ciao adios ». 

Ben non, ma foi en ce projet semble communicative et plein de monde accepte de se lancer dans l’aventure avec moi.  Une réponse me fait mourir de rire « Ça va être "top moumoute du sifflet" ».

Oh oui, ça va l’être…

Désormais, le projet s’appellera « l’aventure » : ça fait très télé-réalité, et j’aime ça.

Et c’est parti pour l’aventure…

 

(à suivre…)

 

Sponsored by Skynet Lili

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