1
avr

Le rat et la rate

Psssssst, vous là.  Oui, vous.  Approchez.  C’est moi, le rrrrrat, le mulot, la grosse souris grise, le campagnol domestique, le rongeur bavard.  

 

J'ai tiré ma tronche quelques semaines à l'Anaïs, passque la solitude me pèse.  Y'en a marre d'être tout seul.  J'ai une libido moi hein une fois.  Je veux une rate.

 

Alors, après avoir supplié, rrrrâlé et refusé de m'alimenter, j'ai obtenu gain de cause.  L'Anaïs entre à l'hosto dès demain et dans quelques jours j'aurai ma rrrrate à moi rien qu'à moi.  Elle est gentille hein, l'Anaïs.

 

Foi(e) de rat, va y avoir de la joie.  Même pire : du sang des boyaux de la rrrrate et du cerveau.

15:13 Écrit par Anaïs dans Le Rat vous parle | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
déc

La vengeance du rat des villes

celibat+rat passé par là
Psssssst, vous là.  Oui, vous.  Approchez.  C’est moi, le rrrrrat, le mulot, la grosse souris grise, le campagnol domestique, le rongeur bavard.  

Je vais vous le dire, il est encore loin le temps de la trrrrève des confiseurs !

Ça commence à bien faire.  Il est temps que je m’exprime.

Anaïs par ci, Anaïs par là, on ne voit qu’elle sur ce blog (non chuis pas jaloux, mais y’a des limites).  On me distingue à peine sur le dessin quadrillé rose, là, plus bas, à gauche.  Siiiiiiiiii rrrregardez bien, on me voit un peu, le bout du museau quoi, quelques moustaches, mais je n’occupe qu’un tout petit pourcentage de l’image.

Et y’en a marre.  Mais marre.  Moi aussi j’existe.

Et puis ce titre, « le célibat ne passerrrrra pas par moi », il me fait bien rire.

J’veux pas lui faire de la peine, à l’Anaïs, mais je chanterrrrais bien la chanson du loup « il est passé par ici, il repasserrrra par là ».  ça conviendrait parfaitement au célibat de l’Anaïs.  Passque bon, entre nous, depuis que je la connais, je l’ai souvent vue pieds nus hein.  Trouver chaussure à son pied ?  Elle a beau avoir une collection phénoménale de bottes, je ne vois pas l’ombre d’un spécimen mâle dans notre home sweet home, même pas un petit gros blond aux yeux bleus d’ailleurs.  C’est dire si la crise célibatesque est permanente.

L’heure de la révolution a sonné.  Je suis parvenu, avec l’aide de Flo, à peine rentrée de l’autre côté de la petite flaque, à squatter la bannière de l’Anaïs.  Histoire de montrer que moi aussi, je suis là, et bien là, sur ce blog. Que j’y a ma place à part entière.  Histoire aussi de rendre le titre du blog plus crédible.  Qu’il colle enfin à la réalité.  Et chuis assez fier.  Vachement fier.  Ou plutôt rattement fier.  Zen pensez quoi ?

Prochaine étape, transformer le titre en « le célibat passeRAT par moi ».  Histoire d’adapter la conjugaison à ma gloire naissante.  Na.

18:23 Écrit par Anaïs dans Le Rat vous parle | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
nov

Rhaaaaaaaaaaaaaa(t) tout le monde en veut !

Psssssst, vous là.  Oui, vous.  Approchez.  C’est moi, le rrrrrat, le mulot, la grosse souris grise, le campagnol domestique, le rongeur bavard.  
 
Et voilà, la catastrophe se prépare.  Les rats sont à la mode.  Tous les mioches veulent des rats, succès de Ratatouille oblige.  Ces marmots s’imaginent sans doute que le petit rat domestique que papa-maman (ou Saint-Nicolas, le traitre, le félon, le vilain, le débile) vont offrir aura la même tête et les mêmes yeux charmeurs que Remy, voire qu’il se mettra à parler, à rire, à cuisiner et j’en passe.  Paraît même que le modèle « Remy », qui doit vaguement lui ressembler niveau coloris, est plus cher que les autres modèles de rats.
 
Il faut le savoir, un rat ça ne parle pas, ça ne rigole pas, ça ne cuisine pas.  C’est plein de qualités, croyez-moi, mais pas celle-là.  Ok, moi je cause un peu sur ce blog, mais juste un peu.  Et c’est parce que je suis pas un rat comme les autres moi.  Si vous m’aviez vu, vous le sauriez, que je suis un rat exceptionnel et hors normes.
 
Après les dalmatiens (la faute à Disney, encore), après les poissons clown (toujours Disney), voici venu le temps des rats.  Je bénis le ciel que les extra-terrestres ou les ogres verts ne soient pas encore facilement importables, sinon ils auraient débarqué en masse après la sortie en salle d’ET ou de Shrek.
 
Longtemps haïs, car vus comme effrayants de par notre looooongue queue, longtemps jugés comme sales ou tout juste bons à servir aux laboratoires, voici que nous sommes maintenant devenus le nec plus ultra des familles heureuses.
 
Ben ma bonne Dame. Où va le monde.  Un grand n’importe quoi.
 
Mais comme je ne suis pas du genre à me laisser abattre, je vais proposer à l’Anaïs d’ouvrir un musée ici.  Vous lecteurs, voulez-vous venir me voir faire mes exercices dans ma roue, manger mon bout de gruyère ou faire la sieste sur l’estomac rebondi d’Anaïs ?  Contactez-la…  Prix de l’entrée 119,50 eur (172,98 dollars, pour les américains qui passeraient en Gelbique), gratuit pour les enfants en-dessous de 3 mois accompagnés d’un adulte.  On va être riiiiiiiiiiiches en moins de deux.  Comment ça c’est cher.  Ben moi je dis que c’est pas cher payé pour voir l’Anaïs ET son rat.
 
Trêve de plaisanterie, je vous en conjure, je vous implore, je vous supplie, vous parents intelligents, censés, mûrs et réfléchis : n’offrez pas de rat à vos enfants, quand bien même ils vous supplieraient de leur regard tendre et larmoyant.  Un rat c’est un animal, pas une chose.  Un animal qui vit plusieurs années, qui doit être nourri quotidiennement (et croyez-le, un rat mâle ça bouffe comme un ogre), soigné (la gale, les rhumes, les foulures, les coups de blues, la libido qui se réveille en vain…) et surtout aimé.  Un jouet, on peut le jeter quand on se lasse.  Pas un rat.  Et les enfants se lassent vite.  Très vite.  Qui c’est qui va devoir se farcir le rat durant tout ce temps, c’est vous, parents chéris.  Qui c’est qui va devoir aller chez un psy pour animaux après avoir retrouvé le rat suspendu à sa roue dans une vaine tentative de suicide, parce que ses petits maîtres lui auront préféré la nouvelle folie Disney, toujours vous parents chéris.  Alors réfléchissez, et laissez mes congénères tranquilles !

Article qui m’a été inspiré par Daneel et Acide, dont l’illustration de circonstance suit.  Merci à eux.
rat

06:15 Écrit par Anaïs dans Le Rat vous parle | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
oct

Anaïs vue par le rrrrat : quand le danger est partout

Psssssst, vous là. Oui, vous. Approchez. C’est moi, le rrrrrat, le mulot, la grosse souris grise, le campagnol domestique, le rongeur bavard.

L’Anaïs, elle vous l’a déjà dit, elle aime les félins.  Faut pas chercher à comprendre.  Alors qu’elle a à demeure un adorrrrable semblant de mustélidé, doux, rigolo et câlin, elle va régulièrement enfouir son museau boutonneux dans le pelage de cet animal diabolique qu’est le chat, la traîtresse.

Ainsi, ce dimanche, elle m’a lâchement abandonné pour se rendre chez une amie qui a chez elle plusieurs spécimens à moustaches.  C’est un peu une trrrradition.  Elle les aime et ils le lui rendent bien.  Alors elle s’affale dans le canapé, sur le dos, et elle offre son bedon aux matous.  Et ils apprécient, croyez-le bien.  Qui n’apprécierait pas un bide aussi rebondi, moelleux, tendre à souhait ?

Elle s’installe, vêtue en générrrral d’un bon gros pull, elle se couvre d’un plaid, et elle fait causette durant des heures avec l’éleveuse en série.  Parfois, elles regardent un DVD.  Souvent, elles somnolent.  Quasi toujours, un chat, toujours le même, vient se lover sur son estomac, bien au chaud, sous le plaid.  Et ils ronflent tous ensemble.  Ecoeurant (songez que pendant ce temps je reste seul, abandonné, avec pour seules compagnes ma roue métallique et ma carotte molle, je vais avertir la SPR je vous préviens).

Un dimanche réussi, qu’elles disent.

Aujourd’hui, rebelote : moi abandonné, canapé, DVD, plaid moelleux, félin sur abdomen gonflé.  Et gros dodo.

Plénitude absolue.  Zenitude intégrrrrale.  On n’entend plus rien, même pas une mouche voler.  Nul ne pressent le drrrrame qui se prépare.  Inconscience absolue.

En une frrrraction de seconde, l’Anaïs est réveillée par une douleur aigue.  Elle ne réalise pas immédiatement ce qui se passe, tout s’est déroulé si rrrrapidement.

Le living ressemble à un champ de bataille.  Des magazines au sol, des verres renversés, une boite de médicaments éventrée.  Et de chat, plus de trrrraces. 

La douleur se faisant plus lancinante, Anaïs relève son gros pull pour découvrir avec stupeur deux lésions ensanglantées longues de plus de huit centimètres (elle les a mesurées qu’elle me dit – passons, ça doit être le choc post-traumatique), allant de la boutroule à la poitrine.  Si j’étais mesquin, ce que je ne suis pas, bien sûr, je dirais qu’heureusement qu’elle a une bonne couche de graisse sous la peau du bide, ce qui a évité que les organes vitaux ne soient atteints.

Ses cuisses et ses mains ne sont pas non plus épargnées.  Au total sept points d’impact.

On dirait qu’une dizaine de panthères en furie lui ont couru sur le corps.

En réalité, il semble que le matou, réveillé pour une obscure raison dont elle ignore tout (cauchemar ? chute d’un verre ? d’un magazine ?  partie de saute-félins entre les deux matous ?  à moins que ce ne soit, à l’inverse, la fuite de l’animal qui ait provoqué ces chutes ?  l’enquête le démontrerrrra), ait voulu s’enfuir et se soit senti pris au piège sur le ventre d’Anaïs.  Il s’est débattu comme un tigre qu’il est quasi, sortant ses vingt griffes et les plantant dans la chair fraîche (ou presque) à sa disposition.

Toujours stupéfaite, Anaïs a désinfecté ses plaies béantes et est revenue ici en convalescence.

Depuis lors, elle ne cesse de se lamenter en poussant des petits cris de douleur.  Juste à l’instant, elle vient de mettre sécher son linge, et à chaque fois qu’elle se penchait pour rrrramasser qui un pull qui un slip, elle poussait un petit cri.  Pathétique.  Faut pas pousser bobonne dans les orties.  Chochotte va !

Et bien je ne la plaindrai pas.  Après tout, quand on veut approcher de fauves, faut en assumer les conséquences.  Na.  Et croyez-moi, foi de rrrrat, la vie est bien moins dangereuse avec moi.  Qu’on se le dise.

Une magnifique illu qui nous a été offerte par Leeloo… Admirez-moi.  Anaïs est pas mal non plus, mais elle est bien moins jolie en vrai, ça je vous le certifie.
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06:45 Écrit par Anaïs dans Le Rat vous parle | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
sep

Anaïs vue par le rat : et c’est reparti

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Psssssst, vous là. Oui, vous. Approchez. C’est moi, le rrrrrat, le mulot, la grosse souris grise, le campagnol domestique, le rongeur bavard.

J’en peux plus.  Encore un délire de l’Anaïs.

Régulièrement, elle part dans ses délires :

- délire chanté quand elle fait son ménach’ en écoutant Christophe Willem.  Heureusement c’est rrrrare.  Pour le ménach’.  Pas pour Christophe, hélas.

- délire pleuré quand elle se plonge dans des livres émouvants tout plein, et ça arrive fréquemment ces jours ci (Ensemble c’est tout, voyez ce billet, Des cornichons au chocolat, voyez celui-ci, celui-là et encore celui-là).  Ça doit être l’automne qui la trrrravaille.  En automne, l’Anaïs, elle est pas facile à vivre, je vous le dis, mais n’allez pas le lui répéter, elle va encore pleurnichailler sinon.

- délire dansé lorsque, comme ce soir, elle me fait subir (encore, cf ce billet) une soirée années ’80 (sur TF1).

Vlà qu’elle se met à tournoyer sur « Femme libérée », comme l’aut’ fois.  Pire, elle me prend dans ses brrras pour me faire danser, non mais, j’ai une image de marque à préserver moi.

Vlà qu’elle hurle tous les succès de Lio.

Vlà qu’elle rrrâle que Muriel Dacq soit présente alors que lors de l’émission belge elle y était pas.  Et de se lamenter sur sa jeunesse perdue et sur la même Muriel Dacq qu’elle avait pu applaudir dans son école, quand elles étaient toutes deux jeunes et minces.  Ça a bien changé, je vous le dis en confidence, et pour les deux.

Vlà qu’elle rrrrâle encore que Léopold Nord et Vous soit en France sans être passé par la case Belgique.  Zont dû allonger les billets, qu’elle dit.

Vlà qu’elle chante Like a prayer en se trémoussant comme une madone en chaleur et en faisant virevolter sa chevelurrrre.

Vlà qu’elle se dandine sur Gold, songeant aux soirées folles qu’elle a passées y’a vingt ans.

Aaaargh, elle me fait à nouveau danser, collé serré contre elle.  Pitiéééééé.  Elle m’étouffe, cette… cette … humaine.

Vlà qu’elle verse une larrrrmichette en entendant Roch lui fredonner Hélène.

Vlà qu’elle supplie qu’on lui trouve un parrrtenaire particulier.

Infatigable, qu’elle est.  A moins que ce ne soit simplement virrrral : on appel ça le virus des années 80.

Sans doute, car chuis trop jeune, j’ai pas connu cette période révolue, moua.  Mais elle bien.  Et elle est toujours infectée, je vous le dis, foi de rrrrat.

C’est pas bientôt fini ces délirrrres ?  Y’a un rrrrat qui veut dormir ici !

15:32 Écrit par Anaïs dans Le Rat vous parle | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |