7
avr

La citation people du jour

"Il faut que le bien triomphe du mal" (Greg dans la ferme ex-célébrités, parlant de lui contre Mickael).

Ah ah ah, keskon se marre, quand les participants lancent des citations de ce genre.

Ben moi, finalement, je tiens avec Mickael... les autres sont vraiment trop immondes en matière de manipulation et de lèche-botisme, et croyez-moi, en matière de lèche-botisme, j'en ai vu d'autres, mais ils dépassent tout...

Sont tellement sûrs de gagner qu'ils doivent perdre, un peu comme les sportifs dans Koh Lanta.

Même combat.

 

23
mar

Quand il ne fait pas bon vivre à Charleroi

 

L'info m'a sidérée : une juge a prononcé un jugement incroyable contre un habitant de Charleroi (pour ceusses qui ne connaissent pas, c'est une région, disons, un peu sinistrée de Belgique, très industrialisée et pleine d'anciens charbonnages, un peu triste quoi, et où il ne fait pas toujours bon vivre), qui avait été car-jacké et home-jacké à plusieurs reprises.

Pour la juge donc, l'habitant n'avait qu'à pas afficher trop clairement ses gros moyens, comme elle le précise : "Il n'est peut-être pas raisonnable d'attirer l'attention sur soi en circulant en Jaguar et en vivant dans une belle maison, en affichant ostensiblement sa prospérité ou une certaine prospérité dans une région économiquement pauvre et sinistrée comme l'est celle de Charleroi".  (Pour la petite histoire, la Région Wallonne voulait récupérer une prime pour non occupation d'un immeuble durant dix ans, l'occupant, savoir le Monsieur en question, évoque la force majeure vu ce qu'il a subi, qui l'a poussé à déménager).

Non mais franchement, c'est quoi ces conneries ?  Tant qu'à faire, pourquoi elle ne l'a pas condamné pour provocation.  Non mais c'est vrai quoi, le salaud, afficher ses gros moyens, ça mérite bien un châtiment non ?  Et sur la place publique.  Bon, j'hésite : flagellation, pendaison, bûcher ?

Me demande si je vais encore oser sortir avec mon écharpe Strelli, moi.  Heureusement, Strelli n'est pas Jaguar.  Heureusement, Namur n'est pas Charleroi.  Mais tout de même, je suis sciée comme une bûche, là...

 

14
mar

Jean Ferrat est mort

Et le pire... c'est que je croyais qu'il l'était déjà.  Je le pensais de la même époque que les Brassens, Barbara et Piaf.  Je le croyais déjà une icône depuis des années. 

Quand on n'a pas de mémoire, il faut de la culture... et quand on n'a ni mémoire ni culture, on s'appelle Anaïs.

En espérant que là-haut, il pourra donner libre cours à son talent.

En découvrant sa vie, j'ai découvert ceci, tellement d'actualité avec la sortie de « La rafle », que je viens de voir (je vous en parle très bientôt).

Nuit et brouillard - Jean Ferrat

Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent

Ils se croyaient des hommes, n'étaient plus que des nombres

Depuis longtemps leurs dés avaient été jetés
Dès que la main retombe il ne reste qu'une ombre
Ils ne devaient jamais plus revoir un été

La fuite monotone et sans hâte du temps

Survivre encore un jour, une heure, obstinément
Combien de tours de roues, d'arrêts et de départs
Qui n'en finissent pas de distiller l'espoir

Ils s'appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel

Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D'autres ne priaient pas, mais qu'importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux

Ils n'arrivaient pas tous à la fin du voyage

Ceux qui sont revenus peuvent-ils être heureux
Ils essaient d'oublier, étonnés qu'à leur âge
Les veines de leurs bras soient devenues si bleues

Les Allemands guettaient du haut des miradors

La lune se taisait comme vous vous taisiez
En regardant au loin, en regardant dehors
Votre chair était tendre à leurs chiens policiers

On me dit à présent que ces mots n'ont plus cours

Qu'il vaut mieux ne chanter que des chansons d'amour
Que le sang sèche vite en entrant dans l'histoire
Et qu'il ne sert à rien de prendre une guitare

Mais qui donc est de taille à pouvoir m'arrêter ?

L'ombre s'est faite humaine, aujourd'hui c'est l'été
Je twisterais les mots s'il fallait les twister
Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez

Vous étiez vingt et cent, vous étiez des milliers

Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiriez la nuit de vos ongles battants
Vous étiez des milliers, vous étiez vingt et cent

 

12
mar

L'info du jour

Quand je lis qu'un jugement vient d'autoriser une enseignante belge à porter le voile pour donner ses cours... j'ai peur.

Puis quand je lis, en réaction, ce commentaire, sur un site web "qui va nettoyer le pays !!!!!! un hitler quelconque (...) pour que nous puissions retrouver notre identité !!!!!", j'ai peur.

Ce soir, je vais voir La rafle.  ça ne devrait pas calmer ma peur...

7
mar

Rhaaaaaaaaaaa, sus aux bruns ténébreux

Je ne regarde jamais Drucker le dimanche, mais là je suis servie en bruns ténébreux : Maxime Nucci qui fait son grand retour sur les écrans, Guillaume Canet qui cause.  Et François Cluzet aussi.

Qué bonheur aujourd'hui...