25
fév

Le virus d’écribola

Dorénavant je déambule en permanence avec un carnet de notes, histoire de ne plus prendre le risque de voir s’envoler une idée qui aurait surgi par inadvertance lorsque je me balade, lorsque je suis dans mon bain, lorsque je marche vers le bureau… Parce que quand une idée fait irruption, elle agit comme une éphémère (petit insecte ressemblant à une libellule, ne vivant que quelques heures) et meurt aussi vite qu’elle est née, me laissant désespérée de n’avoir pas retenu ce génialissime sujet de post ou cette petite phrase bourrée d’humour ou de bon sens qui, j’en suis persuadée, vous plaira autant (voire plus) que le croissant du dimanche.

J’utilise donc mon carnet de notes. J’envisage de me le greffer au torse, comme Daniel Auteuil l’avait fait par amour pour Emmanuelle Béart dans Manon des Sources.

Je vais me greffer un carnet par amour pour vous.

J’ai bien cherché un carnet Hello Kitty histoire de rester dans le kitsch absolu et de garder une trace de ces notes illisibles mais qui se vendront à prix d’or lorsque je serai célèbre. Pas moyen d’en trouver un, pas de bol. J’utilise donc mon agenda Flair.

Je remarque cependant l’étonnement des gens lorsque je sors ledit agenda pour y noter quelque chose.

L’autre jour, dans le train, j’étais super inspirée. J’ai donc passé les 40 min de trajet à sortir mon carnet, ranger mon carnet, ressortir mon carnet, ranger mon carnet, au lieu de le garder en permanence à porté de main. Mon petit manège a eu pour don d’exaspérer une autre voyageuse, je l’ai bien vu. Si ça tombe, elle se reconnaîtra en lisant ceci, oui oui c’était bien moi la folle au carnet rouge.

Il est temps de trouver une solution pour m’éviter l’internement.

J’ai donc ressorti de sous sa couche de poussière un petit lecteur MP3 ayant une fonction dictaphone, afin de tester la chose.

Mais je me demande si la manœuvre n’est pas risquée. Ecrire mes divagations sous forme de hiéroglyphes, au vu de tous, c’est une chose. Parler dans une petite boîte, c’est autre chose.

Vous m’imaginez, en rue, dissertant sur mon dernier fantasme, mon dernier achat, mon dernier coup de blues. Je le sens mal. Mais ça peut aussi faire son petit effet « femme d’affaires hyper occupée qui se la pète », pour autant qu’on n’entende pas mes propos…

Reste un petit détail : lire le mode d’emploi. En général je suis la pro des modes d’emploi, tout le monde m’appelle pour les modes d’emploi. Mais ici, je tente de comprendre pourquoi l’appareil fait 7/4/1 cm tandis que le mode d’emploi fait 12/8/3 cm… La lecture s’avère ardue, il est loin le bon temps ou chaque appareil avait un bouton play, un bouton stop et un bouton pause, et basta c’est aussi simple que ça. Il va bientôt falloir inventer le graduat (enfin baccalauréat, c’est comme ça kon dit maintenant non ?) en « gestion des manuels informatiques/électroniques ».

Bon, je prends mon courage à deux mains, je vais y arriver, je suis motivée, méthode Coué méthode Coué, je ne pars pas perdante, j’y vais je fonce : je finirai bien par y arriver et le trouver, ce fameux carnet Hello Kitty !dicta

22
fév

Culpabilisez ô lecteurs

Entre le bureau, le boulot à côté, la vie privée (oui j’en ai une, je ne suis pas scotchée en permanence à mon écran plat), les loisirs entre amis, le shopping, les courses, l’absence de ménage (là ça devient dramatique, je ne fais plus que la vaisselle, point barre), je réalise que je n’ai absolument plus le temps d’aller sur le site orange, que je n’ai plus de contacts sympas, ni de rencontre en perspective, même pas un petit homme d’apparence sympa à découvrir en live prochainement, rien de rien, nada, nothing. J’oublie même d’aller voir, comme avant, trois fois par jour, si de nouveaux admirateurs se sont ajoutés à la liste déjà longue.

D’ailleurs, vu que les messages s’effacent après un mois sur ce site orange, j’ai découvert ce soir que j’en avais perdu un tas, de ces précieux messages, vu mon absence répétée sur le blog. Et si l’homme de ma vie se trouvait parmi ces contacts dont le message est perdu dans le néant du net, définitivement, et par votre faute ?

Oui, votre faute. Je le crie haut et fort.

Parce que là, vous voyez, au lieu de faire un dodo réparateur dans mon petit lit avec mon coussin de cerises, je vous écris. Du sable plein les yeux. Et je tente de me raisonner « vaaaaas coucher Anaïs » (coucher dans le sens « faire dodo, cessez de fantasmer ainsi ») car j’ai eu plein d’idées de billets depuis hier, idées notées au vol dans mon carnet magique, mais pas une minute à moi pour les mettre sur PC, alors ça me trotte constamment dans la tête (la pauvre tête, elle ne s’en sort plus, déjà que c’était pas une tête très vaillante). Sorry, mais je n’ai pas sacrifié Prison Break (et son 3e épisode totalement démentiellement extraordinairement passionnant) pour écrire mes bafouilles, non. Vous devrez donc attendre… Mais à l’instant même, je sacrifie mon sommeil pour mon blog, je sacrifie mon site orange pour mon blog. Tchu ce sens du sacrifice, c’est sidérant. Je sens d’ici votre reconnaissance éternelle, d’ailleurs.

Culpabilisez donc, vous aurez mon célibat sur la conscience !

20
fév

D'une Anaïs à l'autre…

Est-ce l'arrivée imminente du printemps qui travaille les esprits ? Toujours est-il que ces derniers temps ma boîte mail est envahie de propositions diverses et variées, mais pas toujours plaisantes.

Y'a celui qui, raide dingue de moi (c’est flatteur, mais l’amour virtuel, j’y crois pas trop), m'envoie chaque soir un poème déclarant sa flamme, sa passion éternelle pour moi.

Y'a celui qui veut s'assurer que mon humour dévastateur est identique à l'oral qu'à l'écrit et qui exige que je l'appelle. Qu’il se rassure, en live, je suis d’une platitude à mourir de sommeil.

Y'a celui qui veut me rencontrer, c'est clair, c'est net, pas de raison d'en discuter, on se voit on se plait on se marie. Et basta le blog. Euh, je peux réfléchir 24 h ?

Y'a celui qui n'a pas bien compris et me propose régulièrement d'être mon correspondant : qu'on se le dise, je ne cherche pas de correspondants. Pas non plus un correspondant hors Europe qui veut me prendre pour seconde épouse, non.

D'ailleurs je ne cherche rien de particulier. Pas sur ce blog. Je cherche juste à raconter ma petite vie banale, ses joies, ses peines, avec un zeste de dérision. Je cherche à être appréciée pour ce que j’écris, à vous faire rire, parfois, réfléchir, parfois…

Pour l'amour, j'ai ma fameuse page orange qui satisfait tous mes désirs. Là je les prends vraiment pour réalité, mes désirs, ma parole… d’autant que j’ai plus un seul contact potable pour l’instant …

Le problème, et c’est un big problème, c’est qu’il y a confusion entre les deux Anaïs. Celle qui raconte sa vérité ici, la vérité, toute la vérité, rien que la vérité, avec son soupçon d’humour et d’autodérision, celle qui plait à certaines personnes, dont la plume plait, uniquement la plume. Pas d’amalgame… Et puis y’a l’autre Anaïs, la petite bonne femme relativement banale, qui mène sa petite vie, son petit job, son petit home sweet home, sa petite TV, l’anti femme idéale qui ne cuisine pas, ne range pas, ne nettoie pas. Qui a un caractère de chien, râleuse, chieuse, emmerdeuse. Qui glande beaucoup. Qui squatte le PC. Mais c’est son PC, alors qu’importe. Qui attend l’homme idéal, et le pauvre ça va être dur, d’être idéal pour Anaïs ! Qui vit avec un rat et faut prendre tout le package. Enfin bref, la VRAIE Anaïs…

Ne confondez pas ! Ne confondez plus ! (et si la seconde Anaïs te plait encore, hey mec, laisse mon ton Email… - Diam’s)

16
fév

Petits messages persos...

Un petit merci pour la pétition, c'est rigolo même si je doute de son efficacité... à voir sur engagez Anaïs !

Un petit message à l'internaute au nom de fleur mais aussi piquant qu'un chardon dans sa prose sur mon "mépris" à son égard... je ne sais lui répondre, j'ai des retours-erreurs systématiques...

Dernier petit message à tous, je réponds à tous les mails, mais quand je trouve le temps, et je n'ai parfois pas l'occasion de faire de longues réponses... vos mails me font toujours plaisir, n'en doutez pas.

Bonne soirée !

13
fév

Merci Pauline

Hier soir je n'avais pas d'inspiration, alors j'ai puisé dans ma réserve pour en extraire un post sur le sort dramatique des femmes en Asie. 

 

Mal m'en a pris.  Bien m'en a pris ?

 

Ce matin, à l'aube, me voilà en train de lire un commentaire incendiaire sur mon irrespect de la femme et l'utilisation abusive du sujet sur un blog dédié au célibat.

 

Je pars de chez moi, peinée d'avoir suscité une telle réaction, en colère aussi.  Et je ressasse, je ressasse, durant tout mon trajet jusqu'au bureau.  Je m'en veux d'avoir voulu placer une pointe d'humour dans un sujet sérieux, justement pour ne pas lasser les lecteurs qui ne viennent pas ici pour lire des sujets d'actualité déprimants.  D'avoir mis un zeste d'Anaïs dans mes propos, qui se voulaient tellement dénonciateurs du drame qui se joue par là-bas, de l'absurdité des hommes et de leurs décisions, leurs traditions. 

 

Et l'inspiration me revient : Anaïs tu vas parler de l'humour "peut-on rire de tout ?", Anaïs tu vas parler de la "pauvre pomme en mal de mâle" que tu es. 

 

Et le bus est en retard, et je m'énerve, sur mon post qui n'a pas plu, sur mon humour mal compris, sur ce chauffeur qui doit être quelque-part mais où ?  Je déteste être en retard, je déteste qu'on soit en retard.  Voici une nouvelle idée de post… Anaïs tu vas parler des retards.

 

Alors de tout cœur merci Pauline, l'inspiration est revenue… préparez-vous va y avoir de la lecture !!

 

Signé votre PPMM - Pauvre Pomme en Mal de Mâle(s)