13
mar

Anaïs dans tous ses états - partie 2 - par Dominique Leruth

anais27

Après quelques jours d’hospitalisation qui avaient permis à notre Anaïs de faire le point, elle était de retour dans sa rédaction.  Une fois les soutiens un rien condescendants de ses collègues passés, la voici installée devant son écran d’ordinateur à lire les derniers commentaires de son blog avec un rien d’appréhension.  Rien de vraiment inquiétant ce matin.  Les habituelles marques de sympathie, quelques encouragements et des questions par rapport à ces quelques jours de silence radio de sa part.  C’est alors qu’elle commençait à se détendre qu’un mouvement imperceptible vint attirer son regard dans le haut de l’écran.  Elle s’immobilisa pour concentrer son attention, mais plus rien de bougeait.  Elle allait se décider à couper la connexion tout en se faisant la réflexion que ces quelques jours de repos ne lui avaient pas suffi quand un nouveau mouvement se fit sur la fenêtre devant ses yeux.  Cette fois, elle n’avait pas rêvé, quelque chose venait de balayer l’écran tel un fouet.  Elle se mit à refixer de plus belle.  C’est alors qu’une queue, une queue de rat rebalaya l’écran dans l’autre sens.  Puis tout à coup, elle vit avec horreur le rat qui se trouvait dessiné dans le bandeau supérieur de son blog sortir du cadre qui lui avait été assigné pour se mettre à galoper à travers les articles, grignotant un bout de macaron par-ci, déchirant une pan de la BD de Bob par-là et mettant sens dessus-dessous la totalité de son merveilleux et journalier travail.

-    M…, jura-t-elle de toutes ses forces à travers toute la rédaction provoquant chez son voisin de bureau un nouvel accès d’inquiétude quant à l’équilibre mental de sa collègue.
-    Quoi ? fit-il, prêt à bondir de sa chaise à la moindre velléité de nouveau pétage de plomb de la part d’Anaïs.
-    Un pirate vient de squatter mon blog !

Elle venait à peine de finir sa phrase qu’elle vit alors bondir l’animal hors de l’écran.  De saisissement, elle recula sa chaise avec une telle énergie qu’elle bascula en arrière et se retrouva les quatre fers en l’air au milieu de la pièce tandis que son rat virtuel devenu bien réel continuait à bondir en direction de son collègue complètement éberlué.  Il n’eut pas le temps de réagir que la bestiole lui avait déjà sauté au visage lui plantant toutes ses petites dents bien acérées dans le tarin qu’il avait certes conséquent.  Le malheureux se mit à danser une gigue infernale, tournant sur lui-même en poussant des hurlements déchirants sous les yeux de plus en plus horrifiés d’Anaïs toujours assise par terre.  Déjà, la panique se mettait à prendre les occupants de la pièce.  Certains, commençaient à se précipiter vers la sortie provoquant chutes et bris d’objets divers tandis que d’autres voulant venir en aide à l’infortuné se prenaient gifles et coups tant celui-ci était devenu incontrôlable.  Le désordre était total.

Anaïs se mit en devoir de se relever.  C’est alors que son pied se prit dans le fil de son ordinateur coupant nette la connexion.  Le silence se fit.  Relevant le visage vers ses collègues, elle ne pu que se rendre à l’évidence.  Le rat avait disparu.

Fin de l’épisode 2

Le site de Dominique

12
mar

Un mouthomme

Un mouthomme à découvrir dans ma liste de moutons...

12
mar

Anaïs dans tous ses états - partie 1 - par Dominique Leruth

anais27

Depuis quelques temps, Anaïs se sentait patraque.  Naze.  Zarbi.  A côté de ses tatanes. La tête dans le c… hum, bon, bref, ça n’allait pas fort.  Regardez, là, ce matin par exemple.  Il lui était poussé durant la nuit un énorme pois chiche à l’arrête du nez ; agrémenté d’un poil démesuré en son juste milieu par-dessus le marché.  C’était des plus gracieux, vraiment !  Avant-hier par contre, la nuit l’avait agrémentée d’une poitrine des plus avantageuse ; provoquant l’intérêt de ses collègues dans les yeux desquels, elle avait pu lire soit de la concupiscence soit la jalousie la plus verte - si tant est que celle-ci eut pu revêtir la moindre couleur - selon le sexe de ceux-ci.  Et comme Anaïs portait un petit 85 à tout casser, le 105 qu’elle arborait sinon fièrement du moins avec opulence débordait de toutes parts de son petit décolleté et elle avait eu toutes les peines du monde à ce que ces maudits mamelons ne se fassent la malle hors de son corsage sans autre forme de procès.  Bref, la journée allait encore être épuisante à force de voir les gens se retourner à son passage.

Mais,… quand cela avait-il commencé ?  Finit-elle à nouveau par se poser la question ?  Oui, parce que pour tout vous dire, Anaïs avait fini par se poser des questions, tout de même.  Et c’était sans parler de son entourage, comme vous pouvez vous l’imaginer.  Car entre une dégaine de mémère asthmatique, de pin-up déjantée limite gothique, de grosse dondon à boutons et aux cheveux gras avec de préférence des poils aux pattes ou de nympho sautant sur tout ce qui bouge, cela avait fini par éveiller une certaine perplexité tant dans ledit entourage que dans la petite tête même de notre Anaïs.   Heureusement qu’elle ne changeait pas de personnalité tous les jours.  Oui, parce que c’était cela qui était étrange, cela avait une régularité dirons-nous… aléatoire.

Donc quand cela avait-il commencé ?   Elle tournait et retournait depuis un quart d’heure - à défaut de sa langue dans sa bouche - la question dans sa tête quand la réponse lui sauta au visage comme un diable hors de sa boîte ou … comme une salticidaé sur sa proie en pleine forêt amazonienne, brrrr… vous voyez un peu l’image.  Bref, elle fit un bond sur sa chaise, faisant lui-même sursauter son voisin de bureau qui en était arrivé à la conclusion que la petite filait vraiment un mauvais coton.
-    Ça va ?  dit-il un rien interloqué.
-    Oui, oui, t’inquiète, je crois seulement que j’ai oublié quelque chose sur le feu.

Ce qui ne rassura qu’à moitié le coco, tandis qu’Anaïs repartait déjà dans ses pensées.  Bon sang mais c’est bien sûr, raisonnait-elle, cela a commencé avec les premiers posts de mon blog.  Cette constatation était interpellante certes, mais que pouvait-elle y faire ?  Elle se résolut donc à attendre et observer.
C’est au hasard d’un commentaire reçu sur son blog quelques jours plus tard, laissé par l’un des internautes qui venaient la voir au gré de leur surf quotidien, qu’elle finit par comprendre.  C’est chouette quand Anaïs pète des câbles, y déclarait un certain Kiwee.  Et cela n’avait pas tardé.  Cela avait été plus fort qu’elle.  Elle s’était précipitée comme une furie une paire de ciseaux à la main et poussant des hurlements d’hystérique, sous les yeux de ses collègues de plus en plus affolés, sur les câbles des ordinateurs de la rédaction les lacérant avec frénésie.  Cela avait provoqué une panne généralisée de tout le réseau informatique de la boîte et son transport d’urgence au centre hospitalier le plus proche.

Sanglée dans sa camisole de force et encadrée des deux armoires à glace faisant office d’infirmiers, leur visage strié de longues éraflures sanguinolentes, Anaïs attendait le médecin de garde à présent avec calme.  Cela lui avait laissé le temps de réfléchir.  Non d’un petit bonhomme, si elle se mettait à vivre les fantasmes de ses lecteurs, où allait-on ?  Imaginons qu’une personne mal intentionnée vienne à passer par là…  C’est donc avec crainte à présent qu’elle se mettrait à lire les commentaires qu’on allait laisser sur son blog dans les prochains jours.


Fin de l’épisode 1

10
mar

Je vous aime

Oui je vous aime, parce que j'en suis sûre, vous l'aviez vu, que j'avais fait une monstrueuse faute dans ma "présentation" sur le Festival de Romans.  Vous l'aviez vue hein, cette faute ?  J'ai honte.  Et pas moyen de corriger.  Chuis foutue.  J'ai perdu toute crédibilité.  Pas cap' d'écrire une phrase sans faire une faute, moi, je devais être hyper stressée.  J'ai honte.  Je vais m'enfouir sous ma couette quatre jours durant, c'est décidé.  A samedi (jour de la BD de Bob, don't forget).

 

10
mar

Et on en remet une couche... ah non, deux !

Babillages, c’est sans doute le premier « blog de filles » que j’ai découvert, juste après la création du mien, de blog.  Ça fait déjà un petit bail.  A l’époque, j’ignorais que les blogs, c’était « in ».  J’ignorais encore plus que les blogs de filles, c’était encore plus « in ».  Et j’ai donc découvert Babillages, tenu par une jeune journaliste parisienne fort sympathique et douée pour l’écriture.  Depuis, on est restées en contact, au hasard de billets, de mails, sur son blog, sur le mien…  J’ai participé à un de ses concours (j’ai pas gagné, grrrr), elle a parlé de ma participation à Anti Saint-Valentin…

Alors quand j’ai su qu’elle était aussi inscrite au Festival de Romans, mais dans une autre catégorie, la catégorie beauté/mode, qui est sa spécialité (heureusement pour elle, sinon vous imaginez… poupée vaudou and co), j’ai décidé de vous inviter à la soutenir.  Parce que, une fois que vous avez voté pour moi, il vous est tellement facile de voter également pour elle… non ?  ça fait ainsi deux heureuses pour le prix d’une.  Et puis, imaginez, si la chance nous sourit à toutes les deux, ça sera enfin l’occasion de se rencontrer, de tailler une bavette, de découvrir Romans.  Nirvanesque, non ?

Donc, ma devise actuelle est « soutenez Anaïs ET Babillages ».  Qu’on se le dise… (edit du 1er avril votes terminés)