9
déc

J'ai un truc à vous dire

Voilà, j'ai un truc à vous dire.  Ne vous montez pas une histoire, je ne vais pas vous annoncer que je me marie hein, mais il faut que vous sachiez, vous qui savez tout de moi, ou presque.  Tout cela va vous passionner…

Il y a un petit temps j'ai eu une phase de crise féminine, sans doute.  J'ai eu besoin de tester mon pouvoir de séduction.  Donc, sur le net comme dans la vie, j'ai beaucoup contacté d'hommes, j'en ai rencontré énormément, j'ai dragué des clients, des collègues, et j'ai tout testé, je ne vais pas vous faire un dessin, c'était plus fort que moi, peut-être à cause de Cinquante nuances de Grey, va savoir.  Bien sûr, soyez rassurés, avec préservatif hein.  Mais tout ça ce n'est pas de l'amour hein, c'est juste du cul.  Oh ben autant appeler un chat un chat (et une chatte une chatte, non ?).

Puis j'ai rencontré un homme marié, oh, ne me faites pas la morale, il n'y avait plus rien avec sa femme, alors on s'en fout, l'essentiel est que j'ai pris mon pied et lui aussi, et le reste on s'en fout, en plus il était beau comme un cœur, ce qui ne gâche rien.  Même qu'un jour je l'ai rejoint à l'autre bout de la Belgique (oui, du monde ça aurait été plus romantique, mais vous le savez, je ne monte pas dans les oiseaux de métal), il avait un colloque, bobonne était à la maison, et on a passé un week-end de rêve, je vous passe les détails.  Bon, le dimanche, sa femme a appelé, ça a tout gâché, car j'étais un chouia énervée du coup, et il m'a congédiée, m'expliquant qu'il ne m'avait rien promis et patati et patata.

Tristesse, mais pas grave, c'était pas l'amour de ma vie non plus.  J'ai donc décidé de bouder le sexe et de tester plutôt les relations platoniques mais plus fortes.  Genre tantrique, méditation, tout ça quoi.  Mais keske je m'emmerdais, on a beau dire, mais rien ne vaut une bonne pénétration, vaginale s'entend, car la sodomie, boh, très peu pour moi, et vous ?

Bon j'avoue que j'ai eu une petite phase "femmes" aussi, mais je n'ai pas grimpé aux rideaux, alors tant qu'à faire, rien ne vaut un bon vieux mec.  Oserais-je dire une bonne vieille bite ?  Par contre les animaux, non, jamais.

Et l'amour dans tout ça ? me direz-vous.  Oh, rabat-joies que vous zêtes, l'amour, il est partout, dans ce voyage, dans ces aventures, dans ces expériences.  J'ai aimé ça, je m'aime moi, j'aime tout ce que j'ai vécu, c'est de l'amour non ?  Vous me comprenez hein, je n'en doute pas.

Ça vous choque, tout cela, toutes ces confessions ?

Je l'espère bien. 

C'est le but.

Bien sûr, rien n'est vrai.  Tout est inventé. 

Ici, c'est mon blog, je me raconte, mais dans une certaine mesure.  D'ailleurs, lorsque j'ai vécu une brève histoire d'amour récemment, je n'en ai même pas parlé, parce que c'est ma vie à moi, ça, et que je vous le raconterai un jour, peut-être, mais avec mon humour habituel, et en différé.  Le jour où je serai vraiment amoureuse (ben oui j'y crois encooooore, comme chantait l'autre), vous le saurez peut-être, là encore, mais ma vie privée restera ma vie privée.  Il y a des limites, des barrières à ce que je raconte, c'est mon intimité quoi. INTIMITE.

Mais apparemment, un blog, ça peut prêter à confusionnation.  Depuis des années, je le constate, la confusionnation est permanente.  Bien sûr, il y a les petits messages sympas, les merci, les encouragements.  Puis il a les relations qui se nouent, dans le respect et la sympathie, hommes ou femmes, peu importe, ça peut mener à une amitié, quand bien même elle serait brève, j'ai connu ça.  Parfois longue.  Puis on rencontre les amis de ces nouveaux amis et on s'en fait des amis.  Des mometns de bonheur.  Enrichissant, quoi qu'il en soit.

Et puis…

Et puis…

Et puis ya Frida.

Non, et puis ya ceusses qui confondent tout.  Quand j'écris ceusses, je pense ceux, car que des mecs, hasard ou pas, je l'ignore.  Ils pensent sans doute que du fait que j'ai un blog, que j'y raconte ma vie, ben ça leur ouvre toutes les portes.  Les portes de la confession, surtout. 

Ils ne me connaissent pas, mais ils croient me connaître, alors ils se répandent, d'abord tout doucement, ensuite plus fort, à la manière d'un fleuve qui nait dans la montagne, traverse un pays et se déverse dans la mer avec une violence inattendue.  Un véritable dégueulis de confessions, pire que dans confessions intimes, car confessions intimes, si je le regarde, c'est mon choix, ici, je ne demande rien, je reçois, prends ça dans la gueule.  Des confessions souvent stupéfiantes, qui me glacent, me choquent, parce que moi, je ne les connais pas, ces gens, je ne veux pas savoir ces choses-là.  Parce que ce qu'ils me confessent, ben c'est sexuel.  Relationnel, mais couplé avec du sexuel.  Mais pas que sexuel, non, c'est plus comme un récit intime de tout leur ressenti, à tous niveaux, d'une relation qu'ils veulent m'exposer (j'avais écrit m'exploser et ça va aussi, car ça m'explose en pleine figure en général).  J'ai vécu ça plusieurs fois déjà, donc ce n'est pas le hasard, et j'ai vraiment du mal, tout comme, j'imagine, vous avez eu du mal à lire les premiers paragraphes de ce billet qui pourtant étaient plus crus que vraiment dérangeants.  Ce que je reçois est bien pire, c'est malsain, car ça vient de personnes que je ne connais pas, qui me parlent comme à leur journal intime, qui se déversent sur moi dans une diarrhée verbale qui ne s'arrête pas et puis au revoir, merci de m'avoir lu, ça m'a fait un bien fou.  Et même quand j'interviens, quand je dis stop stop stop, ça continue encore et encore, un dégueulis je vous dis, plus moyen d'arrêter cela.  Comme si j'étais obligée d'écouter, que c'était mon rôle, mon job, mon destin, que sais-je moi. Ça ne m'est pas arrivé une fois, mais plusieurs fois, oui, plusieurs !  J'en sors choquée, dégoûtée, pas nécessairement par le contenu, même s'il relève de la plus stricte intimité, mais par le processus utilisé.  Alors il y a une chose que j'ai envie de dire : je ne suis pas psy, je ne suis pas assistante sociale, je ne suis pas sexologue, je ne suis pas thérapeute bénévole, je ne suis rien de tout cela, je ne vous connais pas alors parlez-moi comme vous parleriez à quelqu'un croisé en rue, rien de plus. 

Trop is te veel.  Je suis juste une blogueuse qui raconte des tranches pudiques (ben si, pudiques, c'est pas parce que j'écris sextoy que je suis une grosse salope qui raconte des trucs glauques ici) ou drôles (allez si quoi, parfois, chuis drôle, non ?) de sa vie et n'a aucune envie de récupérer en boomerang des confidences qui ne lui seraient jamais faites dans la vraie vie !  Je suis un être humain, avec un ressenti, un cœur, une âme et un cerveau, un être humain prêt à discuter, à rigoler, à débattre, à philosopher, mais pas un confessionnal en bois dans une église ou un carnet à spirale avec un crayon.

Voilà, j'avais un truc à vous dire.

20:59 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
déc

Les zamis se suivent et ne se ressemblent pas…

Après le zami Facebook Groseille un chouia grossier, souvenez-vous : Niker t mort enfoiré de mes couille c pute Fer chier c putain de merde c fils de pute creve toi et ta mere fo les niker c fils de pute bande de pite

Je demande le zami Facebook Lequesnoy jusqu'au bout des doigts :

Ici encore peu de mots, juste l'essentiel, présentation quotidienne de ses achats et tenues du jour : écharpe en vison, manteau en vison, truc bazar Kelly, boots Vuitton, sacs et accessoires Vuitton à en avoir la nausée, trucs Hermès, et puis des godasses Chanel, Chanel encore, Chanel toujours, et enfin sa commande de caviar, tant qu'à faire… sans oublier des montres Chanel, des dizaines de bagues en "djamants", le tout acheté à Paris et Genève, my dear.  Même la photo de profil et la couverture sont un étalage de "salut, tu heu, vas heu, bien heu". 

Mais c'est pas un zami ça, c'est un dressing de luxe qui a usurpé une identité humaine !

Je me serais crue dans la quatrième dimension, mais non, j'étais dans la vraie vie !  Enfin pas la vraie vie de tout un chacun, of course.

Bon, déjà au vison, j'avais plus envie de l'avoir comme zami, clair.

Alors, finalement, pas de Groseille, pas de Lequesnoy, telle est ma devise.

 

21:24 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
nov

Je choisis très mal mes zamis…

Sur Facebook, j'ai beaucoup de zamis, même si je fais un énorme tri en ce moment.  Faut dire que, mon profil étant lié à ce blog, il fut un temps où j'acceptais toutes les demandes.  Mais à un moment (private joke, comprendront ceux qui me connaissent en vrai), il faut sévir et se débarrasser des zamis commerciaux, qui polluent avec leurs publicités, leurs invitations insupportables à des milliards d'événements et qui n'utilisent leur profil que pour vendre leurs petites zaffaires et ne sont pas vraiment mes zamis, vu qu'ils ne me connaissent nullement, ont 5000 zamis (le max) et ne m'ont jamais adressé la parole, virtuellement s'entend.

A quoi bon être zamis, alors ?

Donc je vire, au fur et à mesure.

Et l'autre jour, je lis ma page d'accueil, cherchant des infos intéressantes, drôles, utiles, et accessoirement des zamis pas zamis à virer et je découvre un commentaire bizarre autant qu'étrange, savoir ultra grossier.

Pouf, je vais voir le profil de mon zami, et je lis, en vrac, ceci, comme statuts divers mais pas très variés (attention, ces mots peuvent heurter les oreilles sensibles) :

Niker t mort enfoiré de mes couille

c pute

Fer chier c putain de merde

c fils de pute

creve toi et ta mere

fo les niker c fils de pute

bande de pite

Là, j'ai arrêté, j'ai viré mon zamis, et je me suis dit que décidément, je les choisissais bien mal, mes zamis !

21:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
nov

A lire jusqu'au bout... so fun !

AUTHENTIQUE extrait d’un manuel scolaire catholique d’ECONOMIE DOMESTIQUE pour les femmes, publié en 1960 :

 
FAITES EN SORTE QUE LE SOUPER SOIT PRET
Préparez les choses à l’avance, le soir précédent s’il le faut, afin qu’un délicieux repas l’attende à son retour du travail. C’est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu’ils rentrent à la maison et la perspective d’un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d’un accueil.


SOYEZ PRETE
Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d’être détendue lorsqu’il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d’être égayée et c’est un de vos devoirs de faire en sorte qu’elle le soit.


RANGEZ LE DÉSORDRE
Faites un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre. Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les papiers, etc. et passez ensuite un coup de chiffon à poussière sur les tables.


PENDANT LES MOIS LES PLUS FROIDS DE L’ANNÉE
Il vous faudra préparer et allumer un feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le sentiment d’avoir atteint un havre de repos et d’ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive veiller à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.


RÉDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MINIMUM
Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayez d’encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.

 

ECOUTEZ-LE
II se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n’est pas le moment opportun. Laissez-le parler d’abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.

 

NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S’IL RENTRE TARD A LA MAISON
Ou sort pour dîner ou pour aller dans d’autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d’ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.

 

NE L’ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLÈMES
Ne vous plaignez pas s’il est en retard à la maison pour le souper ou même s’il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur, comparé à ce qu’il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou d’aller s’étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l’oreiller et proposez-lui d’enlever ses chaussures. Parlez d’une voix douce, apaisante et
plaisante. Ne lui posez pas de questions sur ce qu’il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu’il est le maître du foyer et qu’en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.


LORSQU’IL A FINI DE SOUPER, DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE
Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n’a nul besoin de travail supplémentaire.
Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se consacrer à ses centres d’intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois donner l’impression d’empiéter sur son domaine. Si vous avez des petits passe-temps vous-même, faites en sorte de ne pas l’ennuyer en lui parlant, car les centres d’intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.


A LA FIN DE LA SOIRÉE
Rangez la maison afin quelle soit prête pour le lendemain matin et pensez â préparer son petit déjeuner â l’avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel s’il doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.


BIEN QUE L’HYGIÈNE FÉMININE
Soit d’une grande importance, votre mari fatigué ne saurait faire la queue devant la salle de bain, comme il aurait à la faire pour prendre son train. Cependant, assurez-vous d’être à votre meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d’avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la crème pour le visage ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil, car cela pourrait le choquer de s’endormir sur un tel spectacle.


EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI
Il est important de vous rappeler vos vœux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. S’il estime qu’il a besoin de dormir immédiatement, qu’il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.


SI VOTRE MARI SUGGÈRE L’ACCOUPLEMENT
Acceptez alors avec humilité tout en gardant à l’esprit que le plaisir d’un homme est plus important que celui d’une femme, lorsqu’il atteint l’orgasme, un petit gémissement de votre part l’encouragera et sera tout â fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.


SI VOTRE MARI SUGGÈRE UNE QUELCONQUE DES PRATIQUES MOINS COURANTES
Montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d’enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s’endormira alors rapidement; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.


VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE RÉVEIL
Afin d’être debout peu de temps avant lui te matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu’il se réveillera.


 

08:23 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
nov

Place à votre imagination... pour la seconde phrase

Dans cette maison où le couple de propriétaires ne vivait plus que dans une seule pièce, s’entassait une septantaine de chiens dans des conditions d’hygiène inimaginables.

L’épaisseur de matière fécale sur les sols était telle que les rats avaient commencé à creuser des galeries dans les couches les plus sèches!

11:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |