27
oct

Le blog d'un con damné, le retour...

J'espérais ne plus jamais en entendre parler, et puis me voilà rattrapée par mon destin...

En cherchant sur google à "agenda nanowrimo", histoire de trouver un joli mois de novembre à imprimer, pour y inscrire de mes jolis petits doigts l'avancée de mon projet que je qualifie d'ores et déjà de foireux, vlà que je tombe sur un article "le défi nanowrimo". Le nom de l'auteur me dit vaguement quelque chose. Et en cliquant, sa photo me dit grandement quelque chose : le con damné ressurgit d'un coup dans ma vie, avec cette bouffée de souvenirs de toutes les conneries qu'il a débitées sur son blog, même que tout le monde le croyait. Souvenez-vous, le con damné a fait croire qu'il était condamné, et nous avons subi ses râles d'agonie, ses délires sur des forums consacrés au deuil et autres choses ignobles, durant un mois, dans le seul but de se faire du fric en vendant un livre sorti lors de sa résurrection.

Bon, le con damné va faire le nanowrimo.

Bon, ben c'est ainsi hein.

Et puis je lis son article.

Et je me dis que c'est bien dommage qu'il n'ait pas été damné au sens premier du terme, passqu'en fait, ce qu'il veut, c'est faire du fric pour faire le nanowrimo.

Siiiiiiiiiiiiiiiii, je vous le jure. Vrai de chez vrai.

Je cite "Par tranche de 100€ reçue pour ce projet, je prendrai un jour de congé dédié entièrement à l’écriture."

Mais y'a un super cadeau en retour "En temps que supporter, vous aurez accès à une communauté privée". En temps que... euh, ça commence mal, pour un futur écrivain, je dis ça je dis rien. Oui, je sais, je suis mauvaise, mais j'ai vraiment du mal les agissements de ce personnages qui passe son temps à réclamer du flouze à son lectorat, juste pour lire le blog, car "son blog est payant mais vous êtes libres de choisir le prix".

Tiens, j'y avais pas pensé moi à ça, vous demander du fric tout le temps, et pour le nanowrimo. Car, s'il parvient à "conger" les trente jours que dure le nanowrimo, il empoche 3000 euros, comme ça, à ne rien faire sinon écrire.

Rassurez-moi, y'a quand même pas des pigeons qui vont payer ?

Ce mec était infâme y'a quelques mois, je vois qu'il n'a pas changé...

Et avec tout ça, j'ai pas trouvé mon agenda nanowrimo.

 

Par contre, je viens de me souviendre que quand j'étais en blocus, avec une copine étudiante, on s'était préparé des petits mots d'encouragement fermés, et chaque matin, avant de s'y mettre, on les lisait, ben c'était motivant.

Ditez, vous voulez pas m'envoyer des petits mots gratuits d'encouragement, car je stresse au point que je vais en faire un malaise cardiaque le 31 octobre je pense (ce qui tomberait bien, je serai à l'hôpital, tant qu'à tomber quasi raide morte, autant être sur place...)

15:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
oct

Adieu Papa Fouettard

L’ONU a décidé d’enquêter sur l’image rendue par le Père Fouettard, because il est noir, because il est méchant, tandis que Saint-Nicolas est blanc, et il est gentil. Un méchant noir et un gentil méchant, c’est pas bien du tout ça, c’est mal, très mal, vilaine société raciste tout plein.

Non mais allô quoi, comme dirait Nabilla, et on sait que ce que dit Nabilla, c’est la vraie vérité car elle a ses neurones dans les nibards, ce qui lui donne sans doute le QI de deux Einstein, si si, je vous le jure.

Bref, à l’ONU, on doit s’emmerder ferme, pour chercher à enquêter sur de telles choses. Question subsidiaire : ils ont le statut de fonctionnaires, les employés de l’ONU ? Non car ça fait vraiment fonctionnaire qui glande de toutes ses glandes (et dieu sait que l’homme en a, des glandes) devant sa tasse à café et ses réussites sur son écran de PC et qui cherche à trouver l’idée du siècle : tiens, si je tentais de convaincre le monde que Papa Fouettard noir, c’est pas bien, vraiment pas bien.

J’ai d’autres suggestions pour les fonctionnaires de l’ONU, tant qu’à faire, alors :

- Changer le nom de Papa Fouettard, passque fouetter, c’est mal, on l’appellera papa Caresse, parce qu’inciter à faire usage du fouet, non non non

- Changer le nom de Papa Caresse, tout bien réfléchi, car ça peut pousser les papas à trop caresser leurs enfants, incitation à la pédophilie ça s’appelle, donc appelons-le Papa … ben je sais pas, finalement ne l’appelons pas, qu’il reste chez lui

- Changer Papa sans nom en Maman sans nom, passque c’est quand même très misogyne, tous ces mecs, Saint-Nicolas, Papa sans nom, Père Noël. A part les cloches de Pâques, dont on ignore réellement le sexe, où sont les femmes ?

- intégrer de nouveaux personnages dans l’histoire, car dans la vie, y’a pas que les noirs et les blancs, y’a les jaunes, les rouges, les café au lait, les bruns, les verts (qui viennent de mars) et j’en passe

- supprimer tout signe de religion sur Saint-Nicolas, après tout il a qu’à plus être saint.  Nous aurons donc Papa et Nicolas (passque Père, ça prête aussi à confusion, faut pas qu’on croie que c’est un curé, des fois).

- mettre un pantalon à Nicolas, cette robe, ça fait un peu homosexuel non ?

- Lui supprimer sa barbe blanche, passque ça cache son visage, et sauf erreur la loi interdit de trop cacher son visage, puis on a beau dire, une barbe, ça fait un peu taliban, ah ben si hein, même blanche, un peu

- et d’ailleurs pourquoi une barbe blanche, pourquoi pas une barbe noire, blonde, rousse, hein, oui, rousse, comme ça les enfants pas sages seraient enfermés dans la chambre sanglante, ça serait top fun ça non ?

- Lui enlever sa bague avec ce si gros rubis, les signes extérieurs de richesse, ça peut traumatiser le peuple, parfois, et ça peut inciter les délinquants à cambrioler et ça leur fera des circonstances atténuantes « c’est pas sa faute Monsieur le Juge, à force de voir Saint-Nicolas tout riche tout bijouté, ça lui a donné des envies, il a pas su résister, il a eu une enfance difficile, blablabla ».

Bon, et si on supprimait tout simplement le 6 décembre, ce serait plus simple non ? Allez adjugé, partez partez Saint-Nicolas, partez partez Saint-Nicolas, partez partez Saint-Nicolas, l’ONU t’aime pas !

Quant à Papa Noël, pareil : supprimer la traite des rennes, supprimer  les nains, oups pardon, les personnes de petite taille, pas bien de faire trimer ainsi des animaux et des personnes de petite taille. Et pour quel salaire, hein, on se le demande. 

Puis pour Halloween, arrêtons ce massacre des citrouilles, totalement inutile. Elles souffrent, les citrouilles, elles ont la trouille dès le 1er octobre, et plutôt six fois qu’une (citrouille, six trouilles, ça va, vous avez pigé ma bonne blague ?)

Enfin, rebaptisons le chocolat, car « chocolat blanc », « chocolat noir », c’est un tantinet tendancieux. Pareil pour « raisin blanc » et « raisin noir », of course.  Déjà qu’ils sont verts et mauves, alors autant les appeler de leur couleur véritable.  Et pour le chocolat, ça sera chocolat marron et chocolat beige.

Voilà, content l’ONU, d’autres idées de réformes ?

Allez maintenant un petit exercice : colorie ce dessin dans des tons qui ne choqueront pas l’ONU.

pere fouettard.jpg

20:17 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
aoû

Dialogue de sourd avec une agence immobilière

Echange de mails :

"Bonjour, je suis intéressée par le garage que vous avez à Jambes".

"Bonjour, l'appartement est vraiment superbe, à proximité de la Meuse, et il y a un garage". (non sans blague)

"Re-bonjour, oui mais c'est le garage qui m'intéresse, uniquement le garage, je n'ai pas l'intention de déménager, si vous avez un garage dans mon quartier ça m'intéresse".

"Re-re-bonjour, oui, j'ai de beaux garages à Saint-Servais". (envie de meurtre)

Mouahahah, ils ne manquent pas d'humour, dans cette agence, donc je gare ma voiture dans mon garage à Saint-Servais, puis je rentre chez moi à Jambes, euh, en bus, à pied, en jet privé, à dos de mulet, en rollers, en namourette ?

Deux hypothèses : sont cons... ou sont cons.

Bon, sont cons !

12:05 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
aoû

La phrase qui tue du jour : télàtoi ?

Retour au bureau ce matin, après trois mois d'absence.

"C'est pas lundi que tu revenais toi ?"

17:20 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
jui

J'ai testé mourir pour arriver plus vite à l'hosto (ou presque)

Nan, je ne vais pas vous faire l'affront de vous faire croire que ce billet est programmé et que je suis au paradis (ou en enfer, voire au purgatoire, si tout espoir n'est pas perdu pour mon âme pervertie), d'où je vous ai concocté cette bafouille.

Le suspense n'est dès lors pas à son comble, puisque vous savez que je ne suis pas morte.

Réjouissez-vous.

Ou pas.

Mais j'ai failli.

Vraiment cru que ma dernière heure avait sonné.

Mourir en partant à l'hôpital, c'est un comble non ?

Récit.

Je pars prendre le bus qui m'emmènera à la (re)découverte de Sainte-Elisabeth.  Après Saint-Luc en mars, le CHR en avril, Mont-Godinne en mai et juin, je tente le dernier hôpital de la région.

Ensuite, j'écrirai un guide comparatif pour Test Achats (ou un billet pour ce blog).

Chemin faisant, plongée dans mes pensées toujours réjouissantes et pleines d'optimisme, je me mets à imaginer que je trébuche sur le trottoir, me casse une jambe, l'ambulance arrive, et je supplie de m'emmener plutôt à Sainte-Elisabeth, histoire de faire d'une pierre deux coups : ma visite programmée + le plâtrage de la guibole.

Mais je ne trébuche pas, alléluia, y'a un dieu pour les maladroites.

Et faut croire qu'il y a également un dieu pour les piétons et les piétonnes…

Me vlà arrivée là oùsqu'il faut traverser, en plein centre de ma petite ville.  Peu de voitures, ce qui ne simplifie pas les choses, car elles roulent comme si elles avaient un train à prendre, en général, et je risque ma vie chaque matin en allant bosser, j'en ai conscience.  Pire que de traverser une autoroute, niveau danger.  Pire que de traverser les voies du chemin de fer en dehors des passages à niveau.

Alors je suis prudente.

Et je fais bien, car à peine ai-je entamé la traversée du carrefour qu'une voiture surgit derrière moi et amorce son tournant sans regarder une seule seconde si par le plus grand des hasards un piéton ne se trouverait pas sur le passage pour piétons, passque c'est finalement le but d'un passage pour piétons, de laisser passer les piétons.  Môssieur est dans sa grosse bagnole noire, il n'a pas de temps à perdre, surtout pas avec une chtite piétonne de rien du tout, donc il tourne et fonce, pendant que je m'interromps brusquement dans ma traversée et attends, droite comme un i, le passage de la tornade noire.

Première montée d'adrénaline, mais toute petite, juste le cœur qui batouille un peu plus fort et un coup de chaud (mais ça j'ai l'habitude), donc pas de quoi fouetter un chat, passque j'avais senti l'oignon et repéré la voiture du coin de l'œil gauche, même si j'éspérais qu'en gentleman galant serviable brun ténébreux adorable poli respectueux prudent le môssieur s'arrête.

Ben non.

Je continue ma traversée, et c'est alors que j'en suis à la moitié de la chaussée que le drame dramatiquement dramatique se produit.

Passque, si j'avais repéré du coin de l'œil gauche le véhicule noir arrivant par l'arrière pour tourner à droite, j'avais pas remarqué le véhicule blanc arrivant par l'avant pour tourner à gauche, soit dans ma direction.  Un schéma serait sans doute utile, mais peu importe, imaginez une petite chose fragile (moi), tentant de traverser, et assaillie par une grosse bagnole noire puis par une énorme camionnette blanche, lesquelles se font face dans le carrefour.

Seconde montée d'adrénaline, donc, mais également petite, avec cœur qui batouille un peu plus fort qu'à la première montée, dont je ne suis pas encore remise (elle est vieille de trois secondes), et coup de chaud un chouia plus intense, qui doit me faire ressembler à un feu tricolore quand il est sur le rouge, ce qui devrait alerter le conducteur de la camionnette, non ? 

Ben non (bis).

Et moi je suis confiante, j'ai amorcé ma traversée, j'en suis à la moitié, il tourne et m'a indubitablement vue, il va ralentir, me laisser passer, en gentleman galant serviable brun ténébreux adorable poli respectueux prudent.

Ben non (ter).

Et c'est là que l'adrénaline, jusqu'alors encore relativement calme, monte dans les tours, parce que je réalise que le conducteur ne me voit pas du tout, tout perché qu'il est dans sa camionnette aux sièges bien hauts.  Il devrait m'avoir vue en tournant, s'il était attentif, mais j'imagine qu'il a les yeux partout pour pas faire emboutir son joli véhicule par un autre véhicule, alors qu'emboutir une chtite piétonne n'aurait finalement que peu d'incidence sur ledit véhicule, à part un peu de sang.  Mais là, il est si près de moi déjà qu'il ne peut plus me voir, chuis dans son angle mort avant gauche, ah ah ah, qui a inventé cette expression que je le torture.

La poussée de stress est énorme, mais elle me fige au sol, dans l'attente de l'impact, que j'attends, au lieu d'agir.  La camionnette est si près de moi, et si haute, que je me vois, durant une fraction de seconde, en bouillie sous ses roues.  Je ne vois plus le conducteur, trop haut.  Je vois uniquement la carrosserie, proche, si proche, encore plus proche, limite si je distingue pas les insectes écrabouillés sur le pare-choc, les pauvres, et je réalise ce qui m'attend : être spotchie comme une mouche estivale l'est par une tapette agressive.

Puis mon cerveau semble enfin se réveiller, je pousse un cri strident, genre hurlement de hyène effarouchée par un chasseur, et je fais un bond de gazelle (Bienvenue dans la jungle routière, ma petite Anaïs), donc un bond sur le côté, genre un mètre, qui me met hors de portée du conducteur.  Ouf. 

Lequel conducteur, alerté par mon cri ou par le déplacement d'air que mon saut de gazelle a provoqué, réalise enfin qu'il a failli me transformer en crêpe.

Et ralentit enfin.

Ben c'est pas trop tôt.

C'était presque trop tard.

Et je continuer à me la jouer hyène, sous le choc j'imagine, car mon cœur a migré dans mon cerveau et ça pulse ça pulse ça pulse. Mais hyène polie, pas grossière, mais en mode hystérique ascendant colérique.  Je ne sais plus ce que j'ai dit, mais je jure qu'il y avait pas de mots orduriers inside, juste des trucs du genre "mais hé ho, ça va pas non ?  mais arrêtez-vous, attention, quoi".  Version suraiguë niveau de décibels interdit même en discothèque.

Et le môssieur hésite entre le courroux et la honte, pour finalement adopter le courroux, en me hurlant un "ben je suis désolé hein".

Ben tu peux l'être.

Non mais attends, limite s'il est pas exaspéré que je l'aie ralenti dans son trajet de livraison de produits d'entretien.  Ouais, passque sa camionnette elle est pleine de produits d'entretiens, pratique pour nettoyer les passages pour piétons après qu'il ait explosé les piétons en déchets sanglants, espèce de rustre pas galant serviable brun ténébreux adorable poli respectueux prudent.

Mais que fait la police namuroise, que fait la ville de Namur, merde quoi, y'a des piétons qui se font écraser sans cesse, si si, sans cesse, regardez aux abords des passages piétons, tous ces cadavres et ces taches de sang, et on fait rien pour les protéger, rien de rien.  Je rigole mais pas tant que ça…

Je l'ai vraiment échappée belle, j'ai déjà failli me faire renverser plusieurs fois, mais là c'était moins une, vraiment moins une.

Note que s'il m'avait blessée, juste un petit peu, le môssieur, j'aurais pas dû me farcir deux bus, j'aurais eu mon transport privé à sirènes, tant qu'à faire.

Je pars ensuite vers l'hôpital, saine et sauve, en mode hyène survoltée rouge transpirante… mais en bus.

 

17:41 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |