15
mar

Le hasard de google est parfois stupéfiant, et effrayant

Je cherchais gentiment des infos sur le fait que la veuve de Coluche interdise désormais aux Restos du coeur belges de s'appeler les Restos du coeur (méchante, va), lorsque je suis tombée sur ce blog : http://penserrendlibre.wordpress.com.

Intriguée par un article sur le Restos du coeur, j'ai ensuite un chouia surfé, et ce que j'y ai découvert m'a laissée sans voix : ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un tel rassemblement de racisme, antisémitisme, négationnisme et haine en tous genres.  Y'a que l'homophobie que je n'ai pas trouvée, mais j'ai dû mal chercher, c'est clair.

En dix minutes, j'ai toutefois trouvé ce magnifique jeu de mots "la shoax", qui dit bien ce qu'il veut dire, l'interview d'un sympathique négationniste, l'expression "nécessaire combat antijuif" suivie d'un débat sur qui est juif et qui ne l'est pas dans les hommes politiques français (j'ignorais que cela avait une importance), un article sur le QI en fonction de la race, et j'en passe.

ça fait peur... de voir qu'on peut avoir de telles idées, qu'on peut partager de telles idées, qu'on peut comprendre de telles idées, et que wordpress puisse laisser diffuser de telles idées.

17:24 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
mar

Je viens d'échapper à un drame dramatiquement dramatique

Vous avais-je raconté cette fois où, en plein cinéma, toute seule, j'avais avalé une grande gorgée de boisson à l'ananas et que c'était pas de la pulpe mais de la pourriture qui avait atterri dans mon gosier ? Enfin plutôt dans ma bouche, car, en un réflexe incroyable, j'avais tout recraché dans la bouteille, mais cette sensation de pourriture dans la bouche, je l'ai encore...

Et bien je viens à l'instant d'échapper à pire...

Pour déjeuner, je me sers un demi-bol de lait de soja banane dans ma tasse "conne et cruche" (vous aussi, offrez-vous une tasse conne et cruche, si vous le valez bien), que j'installe près de mon pc.  Je vérifie mes mails, j'en écris un, je fais une bafouille sur Facebook, je trie mon sac, bref je vais je viens.  Puis je me réinstalle au pc et j'ai soif.

Alors je m'apprête à avaler une grande gorger de lait de soja banane.

Mais je sais pas, j'ai comme une sensation étrange en tenant la tasse.

Un mauvais pressentiment.

Alors je zieute au fond de la tasse, je fais tourner le liquide, y'a bien du liquide, ça semble bien être du lait de soja banane.

Mais il fait sombre ici, j'ai pas allumé, j'ai pas de grandes baies vitrées avec vue sur mer, malheureusement.

Alors je zieute à nouveau, toujours ce mauvais pressentiment en tête.  Peut-être le fait que ma tasse devrait être glacée mais qu'elle ne l'est pas ?  Mon sixième sens m'interdit en tout cas de boire.  Et je zieute je zieute je zieute.

Et j'ose pas boire.

Je me dirige alors enfin vers la cuisine, où je trouve ma tasse conne et cruche à demi-remplie, qui m'attend.

Et je réalise que ce que j'ai failli avaler est un vieux reste de lait de soja datant de... je sais plus quand, mais de quelques jours.  Et qui traînait depuis lors sur mon bureau.

Et au vu de son aspect lorsque je l'ai vidé dans l'évier, je vous le confirme, le drame aurait pu être dramatiquement dramatique.

Note que ça aurait peut être remplacé ce souvenir de pourriture ananesque, un souvenir de pourriture bananesque...

Cette tasse conne et cruche me sied définitivement à merveille...

09:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
fév

Rediffusion : une histoire de lasagnes... avec ou sans cheval inside

L'actu très peu chevaleresque du moment m'a rappelé cette histoire bien lasagnesque que j'avais écrite y'a des années.

Alors, tant qu'à faire, une petite rediffusion s'impose.  Bonne lecture, c'est par ici !

 

Et un chtit dessin de Deligne.

lasagnes.jpg

19:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
fév

La poss’ belch’ n’est plus ce qu’elle était (une fois)

Nan, je ne vais pas vous parler ici des colis qui se perdent, des tarifs qui augmentent au fur et à mesure qu’internet et ses mails grappillent le marché ou de la sensation que j’ai que la France est à l’autre bout du monde quand je vois le temps (et l’argent) mis à recevoir quelque chose en provenance de ce pays fort fort lointain.

Ici, c’est de rapports humains dont je vais vous parler.

Vous savez, ce qui fait que nous sommes des zanimos sociaux avant tout.

Au bureau, j’ai la chance d’avoir toujours eu un facteur sympa.  Le premier était si sympa que, quand je le croise ici ou là, on se fait toujours un petit coucou, des années après qu’il ait changé de fonction, c’est dire.  Si, c’est dire ! Passque là oùsque je vis depuis dix ans, j’ai qu’une vague idée de la tête qu’a mon facteur, donc je trouve que là oùsque je bosse, c’est le bonheur factoriel.

Puis il est parti, et y’a eu un nouveau facteur.  Toujours aussi sympa.  Jamais râleur quand il nous apporte nos innombrables colis Amazon, à Mostek, à La collègue sans surnom et à moi.  Jamais râleur quand il m’apporte tous ces jolis livres dont je vous parle régulièrement.  A force d’en voir arriver, des livres, pour moi, il me saluait même d’un « j’ai de la lecture pour vous », avec un grand sourire, en entrant au bureau, chargé comme un baudet joyeux malgré le poids de la vie (et de ma bibliothèque en devenir).

Sérieusement, honnêtement et tutti quanti, un bonheur que mon facteur.

Et puis le drame dramatiquement dramatique s’est joué.

Depuis une semaine, il a disparu sans laisser d’adresse.  Un comble pour un facteur, vous en conviendrez.

J’ai tout d’abord trouvé une masse de courrier dans la boîte aux lettres.  Bizarre autant qu’étrange.  Et comme la situation se renouvelait chaque matin, je me suis dit qu’il était en congé.  Puis l’autre jour, voyant une factrice s’acharner comme une dingue sur la boîte pour y faire entrer du courrier (va-t-en faire entrer cent enveloppes dans une chtite boîte, un vrai challenge), je lui ai signalé qu’il y avait une vie dans le bureau, qu’elle pouvait entrer pour y déposer son bagage.

Et le lendemain, la factrice avait compris, vu qu’elle est entrée avec ledit bagage.

Sauf qu’elle m’a immédiatement mis au pas, la médéme : « j’ai pas l’obligation de vous apporter le courrier », qu’elle m’a dit, « si ça entre dans la boîte je peux le mettre dans la boîte, là je vous l’apporte car il y a un colis mais sinon on m’a bien dit que je pouvais le mettre dans la boîte (pigééééééééééé) ».

Çaaaaaaaaaaaaaaaaa va, on a compris, feignasse, t’as pas l’énergie de marcher les dix pas entre la boîte et le bâtiment.  T’as pas l’envie d’entrer faire une causette, ou simplement dire bonjour, bref voir un être humain, faire un sourire, avoir le plaisir de croiser quelqu’un, puis, avec le temps, me dire en souriant « j’ai de la lecture pour vous ».

C’est vraiment dommage cette attitude.  Je dirais bien que c’est la faute au géoroute, mais j’ai des doutes (et je fais des vers sans en avoir l’air comme Victor Hugo sur son petit pot).  C’est la faute à la société, ma bonne Dame, qui fait qu’on ne se parle plus, qu’on ne se regarde plus, qu’on ne s’aime plus, tchu.  Plutôt que de sortir des timbres débiles qui sentent le chocolat, la posss’ belch’ ferait mieux d’apprendre à ses factrices à être sympas comme des routiers.

De là à en conclure que les femmes sont plus infectes que les hommes en matière de relations sociales, il n’y a qu’un pas que j’ai bien envie de franchir, quand bien même je suis une femme…

L’horreur dans tout ça, c’est que c’est pas une remplaçante, c’est bel et bien la nouvelle factrice, que je vais me coltiner jusqu’à la pension... euh c’est bien à 65 ans la pension ?

08:23 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
jan

Du paradis à l'enfer...

... il n'y a qu'un pas, et il est franchi.  Plus d'infos ici.

MIDWAY : trailer : a film by Chris Jordan from Midway on Vimeo.

20:35 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |