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jui

Les carottes sont-elles cuites ?

Voici enfin venu le temps (non pas de l’île aux enfants) de vous conter cet instant fatidique où ma vie a failli cesser. Entrons de plein fouet dans ce drame que j’ai vécu. Eloignez les enfants. Asseyez-vous pour tenir le coup. Si vous vous estimez trop sensible, passez au billet suivant.

C’est une journée comme les autres. Je vaque à mes occupations. A savoir point de rangement, point de ménage, mais du glandage absolu devant ma TV et à rédiger des bafouilles pour vous (l’état de zone sinistrée après combat de mon home sweet home, c’est à vous, ô lecteurs, que je le dois).

Je me prépare un bon petit plat : reste de pâtes, reste de sauce tomates lardons, reste de légumes vapeur. Trois restes qui traînent et qui, ensemble, vont me faire un petit festin. Je m’en pourlèche les babines.

Je m’installe paisiblement devant la TV, mon plat tupperware entre les mains, et je dévore, telle Princesse Fiona dévorant un enfant bien dodu. Je regarde ce fameux téléfilm racontant la vie de Vincent Humbert.

Le spectacle vaut le déplacement. Anaïs, couchée (ou je mange couchée, c’est paaaas bien je sais) devant son téléviseur pas plat (avis aux sponsors je rêve d’un plasma) (oui je mange non seulement couchée, mais devant mon écran, c’est paaaas bien non plus je sais), pleurnicharde, rouge, mélangeant pâtes et larmes (et morve de nez, mais bon, puis-je me permettre de parler de ce genre de choses ?) Je renifle à qui mieux mieux lorsque mon GSM sonne.

Je tente de prendre un ton jovial, et pas le ton de la célibattante déprimée devant son téléfilm larmoyant.

On parle, on cause, on bavarde. Et je mange en même temps. Je ris. Et tout d’un coup (…………. Suspens …………… taaa da taaa da tadadadadada – à lire sur l’air des dents de la mer). Une énorme carotte ronde. Elle glisse malencontreusement de la langue au palais, puis du palais à la gorge, d’un coup, sans que je lui aie rien demandé. Glups. Je la sens, elle est dans mon gosier. En transit entre la bouche et l’estomac. Elle fait un coucou à la luette, caresse les amygdales, titille les cordes vocales. Le temps se fige. Arrêt sur image. Que faire ?

Flash back. Anaïs, gamine, mange un bonbon rond. Elle est avec ses petites copines, elle bavarde, elle cause, elle parle, elle rit. Et elle avale. Le bonbon rond. Bien dur. Qui se coince dans sa gorge. Refuse de descendre. Refuse de remonter. Panique à bord. Angoisse profonde. Anaïs tousse, crache, râle. Ses copines ne réalisent rien. Peur intense. Le bonbon finit par ressortir, après plusieurs secondes qui ont semblé être des heures, et atterrit lourdement sur le sol.

Retour sur notre carotte. J’entends mon interlocuteur s’étonner de mon silence, au téléphone « Allo, Anaïs, t’es toujours là ? ». Elle ignore tout du drame qui se joue. Personne at home pour me faire une manœuvre de Heimlich. Je la sens, cette carotte bien ronde. Pas le choix, je tente de l’avaler. C’est ça ou rester avec une carotte en suspension en attendant de cesser de respirer (la tension est palpable, hein que je raconte bien les drames, nan ?). Je prends une décision qui va peut-être changer le cours de mon existence : j’avale. Et la carotte prend joyeusement la direction de l’estomac (oui, joyeusement, je le sens à sa façon de descendre en titillant mon œsophage).

Les carottes étaient trop cuites, trop moles, elle est donc passée comme une lettre à la poste (bien que la poste belge en ce moment, euh…).

Je sais pas qui faisait un cinéma pour avaler un microscopique cachet (oups, c’était moi, je me remémore ce billet : « j’avale pas »), mais finalement, je puis le confirmer, le gosier humain est plus large qu’on ne le croit.

Apprenez la manœuvre de Heimlich, elle peut sauver des vies. Parce que la personne qui s’étouffe ne peut plus parler ni implorer « Heimlich, par pitié », il est bon de tous savoir comment agir en ce cas.

Découvrez, si nécessaire, cette manoeuvre sur ce site.Merci à Innamorata de m’avoir autorisée à utiliser cette radio criante de vérité. Son site.heimlich

07:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
mai

En mai je fête ce qui me plaît

Le joli mois de mai à Namur n’est pas identique aux autres mois de l’année.

Car à Namur, en mai, y’a Namur en mai. Vous connaissez pas ? Tant pis pour vous, zaurez qu’à venir l’an prochain. C’est en mai. Logique, ça s’appelle Namur en mai. Quoi qu’une fois ce fut en juin, ou en avril, chais plus, mais ça s’appelait toujours Namur en mai, tradition oblige. Enfin passons. On dira que ça se passe approximativement en mai.

Donc je suis allée à Namur en mai.

Avec une petiote adorable donc je conserverai l’anonymat absolument absolu. Mais elle est petiote. Et elle est adorable.

Je vais pas vous détailler l’ensemble des attractions et pestacles, ça ne servirait qu’à vous donner une envie que vous ne pourriez satisfaire, passque c’est fini, hélas.

Mais le clou de Namur en mai, c’est les Saurus (et ce n’est pas le mot « découverte » du billet, bien que j’en ignorais le sens, en grande bêta devant l’éternel que je suis et que je resterai). Les Saurus, c’est difficile à expliquer, faut les rencontrer pour comprendre. Qu’en dit-on exactement ? «Personne ne sait précisément d’où viennent ces dinosaures argentés tombés en plein XXIe siècle au centre de Namur, et qui communiquent en émettant des bruits bizarres ?!... à première vue ils sembleraient plus intelligents que leurs confrères de Jurassic… quoique, quand ils ont faim… les vieux réflexes de leur pote Tirex reprennent le dessus ! Pas de panique, normalement, ils sont végétariens». Ainsi, vous situez mieux ma surprise de voir surgir trois Saurus au détour d’une ruelle. C’est brillant un Saurus, c’est très grand un Saurus, ça a l’air méchant un Saurus.

Comme j’ai un alibi en la personne d’une fillette, je l’entraîne près des bestioles, histoire de la faire profiter du spectacle, et d’en profiter également, en grande enfant que je suis restée et que je compte être jusqu’à la fin de mes jours.

D’abord, j’observe. Le Saurus n’a pas de dents, mais un bec crochu. Le Saurus pousse des cris de volaille qu’on plume à chaque instant, cris accompagnés d’une sorte de roulement de tambour aussi angoissant que la scène finale de Massacre à la tronçonneuse. Le Saurus est en perpétuel mouvement, il oscille d’une patte à l’autre, il tourne, faisant bouger sa longue queue, abaissant sans cesse sa tête étrange, comme pour happer le public. Le Saurus, n’a pas de trou de balle, détail heureux, car s’il en avait un, celui-ci serait exactement à hauteur du nez humain, avec les conséquences que je n’ose imaginer. Je n’ose pas imaginer non plus comment le Saurus évacue les déchets de son organisme, mais je propose de me pencher sur la question ultérieurement, le temps presse, les Saurus s’éloignent. Je les suis.

Ensuite, je m’approche. Toujours avec l’alibi « fillette ». «Tu veux les voir de plus près ma chérie ? » (pitié qu’elle dise oui, je veux tellement les voir de plus près). Elle dit oui. Je redeviens gamine. Gamine de chez gamine. Je les vois de près. Ils sont magnifiques, dans toute leur horreur monstrueuse.

Enfin, je frémis lorsqu’un Saurus un tantinet agressif n’arrête pas d’approcher son grand bec argenté des fourmis-humaines que nous sommes, comme pour nous picorer. J’ose un petit cri d’angoisse quand le bec menace de me trancher le cou. Une nuée d’enfants, nullement apeurés, accompagnés d’un tas d’adultes bien droits bien sérieux, me regardent alors d’un air compatissant (la pauvre, à son âge, encore avoir si peur, si c’est pas malheureux). Mais le Saurus, il m’a repérée. Il rit sous cape. Et décide d’attiser mon angoisse. Il s’avance. Me scrute. Je me racrapote comme une cocotte en papier chiffonnée, tentant de lui échapper. Je baisse la tête tant que faire se peut. Et là, l’horreur se produit. Concentrée que je suis sur ma peur, je ne le vois pas s’approcher encore et encore. Je ne le vois pas, mais je le sens. Au moment où, de son bec argenté, il attrape mes cheveux. Et me les ébouriffe. Point barre. J’ai échappé au Saurus, il ne m’a pas emportée dans son nid pour me dépecer et me dévorer à l’aise.

De toute façon, même pas peur.

Merci à Bia-Bouquet pour cette photo, passque j’avoue avoir harcelé ce photographe de talent «zavez pas les Saurus, zavez pas les Saurus, zavez pas les Saurus, hein, zavez vraiment pas les Saurus ? », mais il avait pas les Saurus et il comptait pas les avoir. Et puis, miracle miraculeux, les Saurus ont atterri dans ma boîte mail, et pour ça, je lui serai reconnaissante jusqu’à ce que la mort nous sépare. namurmaidelwiche
Gros plan provenant de http://www.closeact.com/content/images.asp?lang=S, merci Bia-Bouquet de me l'avoir renseigné (y'a même une vidéo mais je ne parviens pas à la voir, because pas le bon plugin, que l'informatique devient complicationnée ma bonne Dame) - un autre lien transmis par Bia bouquet, et qui marche, en plus ça se passe à Namur

http://www.dailymotion.com/relevance/search/saurus/video/x20wfv_saurus
en bas à gauche du film, un second film sympa ausaurus1ssi

21:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
mai

Liberté Egalité Parité

Je ne parle jamais politique, c’est un sujet qui fâche. En fait c’est surtout parce que je n’y connais rien, je sais juste que la gauche aide les pauvres, que la droite aide les riches, qu’écolo aide les arbres, et que personne n’aide les gens comme moi, la classe moyenne tendance basse.

Mais ce matin, j’entends que le Petit Nicolas va former son gouvernement. Pour moi, le Petit Nicolas, c’est un gamin rigolo comme tout, dessiné par Sempé et scénarisé par Goscinny (ou l’inverse, keske j’en sais), dont les inédits sont récemment sortis en deux volumes, que j’ai achetés de suite, mais pas encore lus. Le manque de temps ma bonne Dame, c’est le fléau du siècle.

Toute mon enfance, le Petit Nicolas m’a fait rire aux larmes. Mais les temps changent. Le Petit Nicolas a grandi (un tout petit peu) et est maintenant Président de la République Française (keskil doit se la péter grave).

Son Premier Minisss’, un certain Croupion ou Fesse je sais plus, ah non c’est Fillon (prononcez Fion), doit composer le gouvernement. Zont décidé de respecter la parité hommes-femmes. Et y’aura quinze Minisss’.

Je ne me tracasse pas pour les sept hommes ni les sept femmes, mais j’ai un souci quant au dernier, la quinzième « chose », le quinzième « truc », censé(e) être mi-homme mi-femme si je réfléchis bien.

Vont-il choisir parmi un listing de candidats transsexuels, génétiquement d’un sexe, psychologiquement de l’autre ? Engager une femme très masculine ou un homme fortement efféminé ? Un eunuque ? Une sirène ? Un centaure ? Des jumeaux hétérozygotes ? Des siamois ? Un chien découcougnetté ?

Pauvre Petit Nicolas, elle est dure, la vie de Président, non ?petitnicolas

16:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
mai

Catastrophes catastrophiquement catastrophiques

Vous savez que je suis une miss scénario catastrophe. Mais vous n’avez peut-être pas encore compris l'étendue du désastre.

En relisant mon post sur les clowns d’hôpitaux, je réalise que j’ai écrit « j’aime les trapézistes ». Et immédiatement, je me visualise, en train d’admirer un spectacle de trapèze, bouche bée, estomaquée, et imaginant tous les scénarios possibles et imaginables : le trapèze se rompt, l’artiste se rattrape mal, son partenaire ne saisit pas sa main à temps. Bref je vis ça avec une angoisse difficilement dissimulable.

Et c’est pareil pour tout …

Je vais au théâtre. Y a-t-il beaucoup de gens qui, au lieu d’admirer le théâtre (enfin c’est pas vrai, je l’admire mon théâtre, c’est le plus beau du monde de l’univers du ciel entier), se braquent sur cet énorme lustre en cristal (ou verroterie, je n’ai pas terminé ma spécialisation en cristal), imaginant ce que provoquerait sa chute…

Je suis au troisième balcon (là oùsqu’on ne voit rien sans se pencher, on appelle ça le théâtre ma bonne Dame), mon regard est braqué sur le parterre, j’angoisse à l’idée d’être aspirée dans le vide. Le rebord m’arrive aux genoux. A-t-on idée de ne pas mettre des barrières de protection bien hautes, ou même un filet solide. Et si jamais je trébuchais ? Pire : et si jamais je trébuchais, entraînant dans ma chute de trois étages une personne qui passait par là et à laquelle j’ai vainement tenté de me raccrocher.

Au cinéma, je ne mets jamais mes longs pieds de canard sous le siège avant, sait-on jamais que le siège de devant s’effondrerait, me brisant la jambe au passage (direction hôpital, opération, broches, incapacité de travail). Je zieute toujours à la recherche d’issues de secours. D’ailleurs je garde toujours mon ticket déchiré en poche, depuis que je sais qu’en cas d’incendie, on peut se faire rembourser au moyen dudit ticket…(radine moi ?)

L’autre jour, dans un vieux cinéma pouilleux de la capitale, devant monter quatre étages de vieilles marches branlantes en bois, pour me retrouver dans le pigeonnier, j’ai immédiatement songé qu’en cas d’incendie j’étais perdue, totalement perdue.

Chaque fois que je descends un escalier, je visualise parfaitement ma carcasse écrasée au fond, brisée en mille morceaux.

Chaque fois que je me balade dans le noir, j’imagine une personne mal intentionnée cachée dans un recoin sombre, prête à m’attaquer dès que je passerai à sa portée, et tout ce qui s’ensuit : j’ai plus mon sac, je dois refaire mes papiers, porter plainte, aller éventuellement à l’hosto, et j’en passe et des meilleures.

J’ai un bouton sur le bras. Je pense infection. Je pense staphylocoque doré. Je pense atteinte de l’os. Je pense amputation. Je pense prothèse. Je pense « blog à une main, dur dur ».

Le moindre bruit d’un avion dans le ciel (surtout les petits avions touristiques) me fait immédiatement imaginer sa chute sur mon home sweet home, mon corps désagrégé, mon intérieur pulvérisé, mon rat carbonisé.

Je ne regarde jamais un thriller le soir, sinon chaque craquement, chaque pet de moustique, me fait frémir d’horreur en imaginant l’égorgeur de blogueuses qui m’attend derrière la porte, une souris de PC avec fil en guise d’arme (comment ça, un égorgeur qui étrangle, ça ne se peut pas ?).

C’est grave, Docteur Psy ?

L'image m'a été prêtée par Pénélope, que je bizouille en guise de merci. Allez voir son blog sur http://www.penelope-jolicoeur.com/ (ou via mes liens de filles), elle est démentielle, j'ai le sentiment fou que ce que j'écris, elle l'a d'ores et déjà traduit en dessins... Génial.stess

11:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
avr

Violons la violence

Les problèmes de violence conjugale m’ont toujours débectée. Révulsée.

Peut-être parce que j’ai failli être écrasée sciemment par un véhicule un soir de nuit aux étoiles filantes (depuis je ne crois plus à leur effet « porte bonheur »). J’ai dû en garder un traumatisme inconscient, même si je n’étais qu’indirectement liée à ce problème conjugal. Peut-être parce que, toujours sans y être liée, j’ai vu les dégâts de l’alcool transformer un agneau en lion. (c’est le moment de verser une larme sur les expériences indirectes mais néanmoins néfastes de cette pauvre Anaïs).

Ces effets indirects ont fait de moi la Che Guevara en herbe de la violence conjugale.

Alors lorsque passe à la TV une émission où témoignent non pas les victimes mais les responsables de violence, j’écoute des deux oreilles. Lorsque paraissent dans la presse des témoignages de maris violents, je lis des deux yeux. Lorsqu’un mari violant systématiquement son épouse sous l’emprise de l’alcool sous prétexte qu’elle le lui doit explique le pourquoi du comment, je frôle l’exorbitation desdits yeux (ce substantif n’existe pas, mais il permet d’imager mon état).

Verdict : déception totale et fulgurante.

Même s’ils reconnaissent une part de responsabilité, les agresseurs persistent à se trouver des excuses et à faire retomber un bout de faute sur l’épouse ou la compagne. Un bout de faute ?

Rien n’excuse la violence, verbale, physique, rien. Même Zidane, je ne lui ai trouvé aucune excuse, n’en déplaise aux français.

On leur donne la possibilité, à ces agresseurs, via les médias, non pas de réparer l’irréparable, mais au moins de faire amende honorable, mais non, ils persistent à se présenter comme des petites choses fragilisées par la vie et n’ayant bien souvent que réagi à l’attitude d’une conjointe « qui l’a bien cherché ».

Décidément, je ne comprendrai jamais rien de rien à rien, moi.

Je suis pour la tolérance zéro en matière de violence conjugale. Tu frappes, tu paies. C’est aussi simple que ça.

Et au moment où je vous écris ça, au moment même, tip top, comme un signe du destin qui me laisse sans voix (mais heureusement ne paralyse pas mes doigts), qui me conforte dans ma volonté d’en parler, simplement en parler, que puis-je faire d’autre, je vois cette pub si incroyablement bien faite, française. Elle parle « mon mari m’a battue pendant X années, cassé les dents, brisé le bras, envoyé trois fois à l’hôpital », le tout dit avec fond de ciel bleu et oiseaux qui gazouillent. Et elle ajoute « mais maintenant, c’est enfin terminé », et la caméra se baisse … sur sa tombe.

Je suis envahie d’une chair de poule qui va avoir des difficultés à disparaître.

Ce billet n’a rien de drôle, et il me fait penser à cette phrase « je m’efforce de rire de tout de peur d’être obligée d’en pleurer ». Le rire cache parfois tant de choses, en effet.

07:20 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |