8
nov

Actualité oblige…

J’avais prévu de vous conter mes aventures kinésithérapeutiques, mais l’actualité brûlante belge m’oblige à revoir mes plans.

Ici, ça tourne au vinaigre.

J’ai entendu ce matin, durant mes 3 minutes actu sur la radio au dauphin sans dauphin, qu’aujourd’hui était un grand jour : zallaient décider ou pas de la scission Bruxelles-Hal-Vilvoorde.

Kekseka me direz-vous ?  Keske j’en sais moi !  Je n’ai jamais rien compris en politique.  Je comprends  juste que ce n’est pas de bon augure, pas du tout du tout, pour ma petite Gelbique.

J’en discutais avec un collègue, espérant qu’il m’éclaire un peu sur le sujet.  C’est pas que j’aie envie de tout savoir des problèmes politiques actuels, mais j’aime comprendre les choses.  Alors, quand j’entends à chaque coin de rue « scission Bruxelles-Hal-Vilvoorde », j’aime comprendre.   

Mais mon collègue, il a la même culture politique que moi : un néant absolu de l’oreille gauche jusqu’à la droite.  Lorsque je lui ai demandé « c’est quoi en pratique ce projet de scission », il m’a répondu « ben une scission… en trois j’imagine ».  

Alors on a bien ri, et c’était un moment très sympa, cette petite tentative de compréhension de la SBHV.

Mais si quelqu’un peut m’expliquer en deux ou trois phrases du genre destinées à un gosse de maternelle, ça me ferait bien plaisir.

En tout cas, je suis rentrée juste à temps pour découvrir, selon les interviews diffusées à la TV, que si les cinquantenaires et plus étaient horrifiés, la jeunesse s’en contrefichait.

Moi je ne m’en contrefiche pas.

Parce qu’avec tout ça, ben, la big méga soirée Prison Break, elle a commencé vachement en retard, titchu.  
belgique

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

5
nov

Les dix commandements de la bonne bloggueuse

dixcom
Un an que je bloggue.  Un an que, jour après jour, je vous ponds des petits billets, parfois des plus gros, parfois des super longs et chiants et tout et tout.  Parfois je ris, parfois je râle, parfois je délire, parfois je me lamente.  Jamais je ne m’oblige à écrire.  Je m’oblige plutôt à fermer mon envie d’écrire lorsque je ferme le PC, ce qui est difficile, croyez-le.  Alors je note sur des feuilles volantes, sur des petits papiers, d’une écriture de mouche, illisible.  Et j’y pense, la nuit, et le matin j’ouvre le PC pour vite retranscrire.  Ça doit être une maladie, je le crains.

Un an.  Heure du bilan.  Heure des commandements.

Car connaissez-vous les commandements de la bonne bloggueuse ?  Par « bonne », j’entends dévouée à la cause (quelle cause ? on s’en fiche), totalement honnête (la moindre omission sera passible de poursuites) et intègre (est-ce bien intégré ?).

J’y ai bien réfléchi, et les voici…

Ton véritable prénom tu avoueras (le pseudonyme, chère Anaïs, c’est antidémocratique)
Tes mensurations tu indiqueras (ton succès, chère Anaïs, sera inversement proportionnel à ton poids)
Ton animal domestique officiellement tu présenteras (rrrrrrraaaaah, mais est-ce un rrrrrat ?)
Aucune publicité jamais tu ne publieras (même si on te promet monts et merveilles, Anaïs, compris !)
Corrompue par les zeuros jamais tu ne seras (est-ce bien clair cette fois, Anaïs ?)
Aucune proposition indécente tu n’accepteras (même pas un chtit vibro tout beau, Anaïïïs)
Les critiques sans broncher tu accepteras (tu les mérites, sache-le une fois pour toutes, Anaïs)
Un billet par jour tu fourniras (bosse, esclaaaaave)
Si on te frappe sur la joue droite, la gauche tu tendras (et avec le sourire, siouplait Anaïs)
Les liens sur ton blog jamais sans avertissement tu ne supprimeras (vilaine fille)
 
Et voilà, je n’ai jamais été une bonne chrétienne, et je n’ai jamais été une bonne bloggueuse, car je n’ai pas respecté ces dix commandements… jamais.    Mais jamais je n’ai prétendu être une bloggueuse parfaite.  La perfection, ça m’ennuie.  Je suis comme je suis, comme j’ai toujours été, et comme je serai toujours.  A prendre ou à laisser, comme disait ce bon vieil Arthur avec ses insipides boîtes pleines de zeuros.  Si vous prenez, tant mieux, sinon, on va pas en faire un foin, d’autant que j’y suis un tantinet allergique... et la blogosphère est si grande que vous vous y perdrez facilement, et ne reviendrez plus jamais ici.  Jamais.  C’est le onzième commandement.

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
oct

Maman ?

Ce billet, je l’ai écrit il y a un petit temps, lors du troisième événement cité ci-dessous, et puis je l’ai stocké dans mes 100 pages word de réserve, attendant le moment propice, et surtout par peur de choquer.  Il est plus facile de raconter ses délires, ses joies, ses peines, ses souffrances même parfois, que de prendre position sur un tel sujet.  

Ce billet, je l’ai écrit et je l’ai pensé.  Je le pense encore.

Alors, puisque le hasard du billet qui précède vous a fait réagir en commentaires sur ce sujet précis, il est temps pour moi de le publier.  Tant pis si je choque.  Je l’ai adapté en fonction de l’actu de la semaine, et je vous le livre enfin.

Maman ?

« Une femme "oublie" son bébé une journée entière dans sa voiture.  L'enfant est retrouvé mort le soir venu. »

« Une femme expatriée en Asie tue plusieurs bébés à la naissance, et les congèle ».

« Une femme en instance de séparation a tué trois nouveaux-nés et les a congelés ».

«  Une femme tue et conserve ses cinq nouveaux-nés dans sa cave. »

Ces infos ont fait les gros titres dans la presse récemment et ont alimenté les brèves de comptoir et discussions à la machine à café (ou près du distributeur de Coca-Cola Light).  « Comment est-ce possible ? »  « Mère indigne ? » « On n'oublie pas ainsi un enfant dans une voiture » « pourquoi tuer ses enfants, faut-il être dérangée » « des monstres, rien que des monstres »…  C’est aussi parfois ma première réaction, et puis…

Et puis moi je dis que oui c'est possible d’oublier son enfant, puisque ça s’est passé, que non ce n'est sans doute pas une mère indigne.  Parce que dans la vie, il arrive tant de choses difficiles, qui mobilisent l’esprit, qui traumatisent le corps, qui fatiguent l’âme.  Au point d’en oublier un enfant ?  Normalement non.  Mais parfois, la normalité bascule, l’espace d’une fraction de seconde.

Et que même si je trouve ignoble de tuer un nouveau-né et qu’elles feraient mieux de leur donner une chance en les confiant à l’adoption, je dis qu’il doit y avoir une explication à de tels actes.  Rien n’excuse.  Mais tout peut justifier.  Ou presque.  Je l’espère.  J’y crois.

Je ne suis pas maman, je n’ai donc (bien sûr) aucune idée de ce qu’est l’instinct maternel et tout ce blabla dont on nous bat les oreilles.  J’ai donc juste le droit de me taire ?  Sans doute.  Beaucoup le penseront.  Mais, j’ignore pourquoi, quand j’entends de telles nouvelles aux infos, je suis à la fois tellement triste pour ces enfants, tellement révoltée, et en même temps tellement triste pour ces mères, me disant qu’il m’est sans doute impossible de mesurer l’ampleur des souffrances qui les ont poussées à en arriver là, à oublier leur enfant une journée entière, ou à le tuer pour une raison obscure.

Ça me fait mal.  Simplement.  Surtout pour eux.  Mais aussi pour elles.  Dont la vie est brisée parce qu’elles ont brisé celle de leur enfant.  Dont la vie ne sera plus jamais pareille.  Parce que lorsqu’on donne la mort, par distraction ou par volonté, la vie ne peut plus jamais être pareille.

Tout simplement.

12:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (30) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
oct

Journée mondiale des animaux

En cette journée mondiale des animaux, bon nombre de blogs ou sites vont rendre hommage à nos amies les bêtes.  Moi aussi, j’adore les animaux (parfois plus que la race humaine, je l’avoue), surtout les rongeurs et les félins (docteur Psy, quel est le sens caché de cette adoration de deux espèces ennemies ?), mais je n’ai pas envie de vous faire un truc larmoyant sur le sort des animaux abandonnés, chassés, torturés, affamés ou dévorés.  Qu’on pende juste leurs bourreaux par le gros orteil jusqu’à ce que mort s’ensuive, ça me suffira.

Je vais plutôt vous parler de cette enquête, qui m’apprend qu’un belge ingurgite en moyenne 1.801 animaux tout au long de sa vie.  Admirez la précision : pas 1.800, 1.801.

La question que je me pose immédiatement : 1.801 cailles ou 1.801 poulets ?  A moins qu’il ne s’agisse de 1.801 bœufs ou, pire, 1.801 baleines. 1.801 dinosaures ?

Une enquête s’impose…  Vlà Anaïs en excursion sur Google pour trouver 1.801 quoi.

Sur le site de l'Echo, j’en apprends plus…

Il s’agit précisément du tiers d'un cheval, 5 bovidés, 7 moutons, 24 lapins, 42 porcs, 43 dindons et autres volatiles, 789 poissons et 891 poulets, savoir un total de 1801,3333333333333333333333… animaux, pour être précise.

Ainsi, je mangerai peut-être tout ça tout au long de ma vie.  Ça fait peur.  Très peur.  Vraiment très très peur.  Tous ces animaux morts pour satisfaire mon estomac gourmand.  Soit.  Ce qui est sûr, c’est que je ne mangerai (plus) jamais de cheval, synonyme pour moi d’animal domestique.  Ni de lapin, j’ai donné dans ma jeunesse (j’en ai mangé et j’ai même eu un gilet en peau de lapin quand j’étais môme, horreur et damnation j’ai porté une bête morte sur le dos et j’ai même une photo souvenir, keske j’étais inconsciente, vous voulez voir ?) et ça me tente moins maintenant, de manger Bugs Bunny, Roger Rabbit ou Panpan.   

Y’a un truc étrange tout de même, et je me dois de vous le signaler : on ne parle pas de rats dans cette enquête.  Point du tout.  Ainsi donc, personne ne mangerait de rat, ce petit animal tendre, dodu, délicieux en papillote ou en grillade voire accompagné de !!!!!biiiiiiiiiiiiip!!!!!! ici le rat, je refuse que la suite de ce billet soit publiée, sinon je me suicide par ingestion de brocolis!!!!!!
 censure
Dessin trouvé (mais pas volé, j’ai l’autorisation de l’auteur nananère, comme d’hab) sur ce blog.
rat-aux-brocolis

19:19 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
sep

Anorexie VS gavage

anorexie2
Alors que la polémique fait rage quant à une campagne anti-anorexie italienne, où figure une jeune femme, Isabelle, pesant à peine 30 kilos (cf photos) - entre parenthèses si cette campagne peut faire réaliser à une seule anorexique le danger auquel elle s'expose je dis bravo -, Envoyé Spécial nous propose un reportage écoeurant (et c’est bel et bien le cas de le dire) sur le gavage des femmes en Mauritanie.

Je l’avoue, j’ignorais tout de cette tradition jusqu’alors.

Ainsi, dans ce pays qui pratique encore l’excision (pour en savoir plus, lisez la fin de ce billet), voilà qu’on inflige une souffrance supplémentaire aux jeunes filles : on les gave comme des oies pour les rendre « belles » et « bonnes à marier ».  Car dans ce pays, ma bonne Dame, une femme doit, comme ils disent, remplir son voile.  Elle doit être ronde.  Très ronde.  Obèse.  Pour séduire.  Pour plaire. 

En Europe, faut être mince.  En Mauritanie, faut être grosse.  Question de point de vue.

La différence c’est que dans nos pays, on a tout de même le choix d’être mince ou pas, malgré le dictat de la mode qui fait vite sentir qu’avec 300 grammes de trop, il est grand temps de faire régime, sous peine de ne plus pouvoir entrer dans un taille 38 équivalant à un vrai 34.  Mais, malgré les regards lourds de sens, malgré la pression des créateurs de mode, malgré l’angoisse de la pesée matinale, aucun garde-chiourme ne surveille notre alimentation, personne ne nous menace de mort lorsque nous ingurgitons sans honte une bonne gauf’, une pizza ou une portion de frites, une fois.

En Mauritanie, il n’en va pas de même.  On dit que la place que prend la femme dans le cœur d’un homme est proportionnelle à sa taille.  Un proverbe qui pourrait être si joli, s’il n’induisait pas tant de souffrances… 

Toute jeune fille voit arriver avec angoisse la saison du gavage, où, chaque jour, une « spécialiste » lui fait avaler une mixture faite de lait, de beurre, d’arachides et de couscous, mixture dont le volume augmente au fil des semaines, jusqu’à les faire grossir.  Gonfler.  Enfler.  Jour après jour, semaine après semaine, le calvaire continue.  Pour grossir.  Tout simplement grossir.  Au mépris de la santé de ces filles.  Au mépris de leurs souhaits.  Une tradition.  Par la force, s’il le faut.  Au moyen de tortures toutes plus agréables les unes que les autres : torsion des orteils, écrasement du pied ou fracture de la main.  Ben voyons.

Vous connaissiez ma position quant à l’anorexie, et surtout les sites qui en vantent les qualités, je vous livre celle quant au gavage : je déteste cette tradition qui bafoue la liberté la plus naturelle : celle de s’alimenter à sa guise, selon ses envies et ses besoins.

Je pense d’ailleurs que je déteste les traditions, en fin de compte : celle du gavage, celle de l’excision, celle de la chasse, celle de la tauromachie… et j’en passe.  Mais c’est une autre histoire dont je vous parlerai prochainement.

Y’a qu’une tradition que j’aime : celle du billet matinal que je vous livre chaque jour.
anorexie


22:03 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |