29
sep

Anorexie VS gavage

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Alors que la polémique fait rage quant à une campagne anti-anorexie italienne, où figure une jeune femme, Isabelle, pesant à peine 30 kilos (cf photos) - entre parenthèses si cette campagne peut faire réaliser à une seule anorexique le danger auquel elle s'expose je dis bravo -, Envoyé Spécial nous propose un reportage écoeurant (et c’est bel et bien le cas de le dire) sur le gavage des femmes en Mauritanie.

Je l’avoue, j’ignorais tout de cette tradition jusqu’alors.

Ainsi, dans ce pays qui pratique encore l’excision (pour en savoir plus, lisez la fin de ce billet), voilà qu’on inflige une souffrance supplémentaire aux jeunes filles : on les gave comme des oies pour les rendre « belles » et « bonnes à marier ».  Car dans ce pays, ma bonne Dame, une femme doit, comme ils disent, remplir son voile.  Elle doit être ronde.  Très ronde.  Obèse.  Pour séduire.  Pour plaire. 

En Europe, faut être mince.  En Mauritanie, faut être grosse.  Question de point de vue.

La différence c’est que dans nos pays, on a tout de même le choix d’être mince ou pas, malgré le dictat de la mode qui fait vite sentir qu’avec 300 grammes de trop, il est grand temps de faire régime, sous peine de ne plus pouvoir entrer dans un taille 38 équivalant à un vrai 34.  Mais, malgré les regards lourds de sens, malgré la pression des créateurs de mode, malgré l’angoisse de la pesée matinale, aucun garde-chiourme ne surveille notre alimentation, personne ne nous menace de mort lorsque nous ingurgitons sans honte une bonne gauf’, une pizza ou une portion de frites, une fois.

En Mauritanie, il n’en va pas de même.  On dit que la place que prend la femme dans le cœur d’un homme est proportionnelle à sa taille.  Un proverbe qui pourrait être si joli, s’il n’induisait pas tant de souffrances… 

Toute jeune fille voit arriver avec angoisse la saison du gavage, où, chaque jour, une « spécialiste » lui fait avaler une mixture faite de lait, de beurre, d’arachides et de couscous, mixture dont le volume augmente au fil des semaines, jusqu’à les faire grossir.  Gonfler.  Enfler.  Jour après jour, semaine après semaine, le calvaire continue.  Pour grossir.  Tout simplement grossir.  Au mépris de la santé de ces filles.  Au mépris de leurs souhaits.  Une tradition.  Par la force, s’il le faut.  Au moyen de tortures toutes plus agréables les unes que les autres : torsion des orteils, écrasement du pied ou fracture de la main.  Ben voyons.

Vous connaissiez ma position quant à l’anorexie, et surtout les sites qui en vantent les qualités, je vous livre celle quant au gavage : je déteste cette tradition qui bafoue la liberté la plus naturelle : celle de s’alimenter à sa guise, selon ses envies et ses besoins.

Je pense d’ailleurs que je déteste les traditions, en fin de compte : celle du gavage, celle de l’excision, celle de la chasse, celle de la tauromachie… et j’en passe.  Mais c’est une autre histoire dont je vous parlerai prochainement.

Y’a qu’une tradition que j’aime : celle du billet matinal que je vous livre chaque jour.
anorexie


22:03 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
sep

Ne les abandonnez pas pendant vos vacances

Chaque année, on en parle.  En juin.  "Ne les abandonnez pas pendant vos vacances".  Du temps oùsque j'étais jeune (et jolie), j'avais chaque année ce petit autocollant, où ils nous regardaient, l'œil larmoyant, nous suppliant de ne pas les abandonner.

Et pourtant…

Un matin, en rue, je l'observe.  Il est là, tout seul, attaché au poteau.  Un soupçon de pitié m'envahit.  Il n'a pourtant pas l'air abandonné, il est tout beau, tout brillant.  Limite souriant, si tant est qu’il pût sourire.  Il a l'air en forme.

Le lendemain rebelote.  Et ainsi de suite, plusieurs jours.

J'hésite.  Dois-je agir ?  

Ou jouer l'autruche ?  L’indifférente ?  Celle qui n'a rien vu, rien entendu.  Pas vu, pas pris.  Lâcheté suprême.

Le destin décide pour moi.

Un beau matin, je le vois de loin, il n'est pas comme d'habitude.  Toujours attaché à son poteau, mais pas comme d'habitude.  Il a l'air penché.  Pas bien.  Malade.  A force d'être attaché là, il doit en ressentir les effets.  Le pauvre.  Je culpabilise et m'approche.

Et je réalise instantanément l'ampleur du drame qui s'est joué, sans doute durant la nuit.

Il lui manque un pneu.  Le pneu arrière.  Qui trône, quelques mètres plus loin, fier de sa liberté retrouvée (le voleur a-t-il été interrompu dans sa fuite ?)

Le lendemain, ce pneu fugitif a disparu, de même que le pneu avant.

Le surlendemain, voilà que la selle a filé en douce.

Et depuis lors, je continue à passer.  Chaque matin.  Et je continue à le voir.  Seul.   Ratatiné.  Abandonné.  Même le rouge de son cadre a perdu de sa splendeur.

Alors je vous le dis : ne les abandonnez pas pendant vos vacances.

Merci à Acide qui m'a autorisée à utiliser ce dessin génial d'un abandon estival… pas comme les autres.  Passque y’a pas que les animaux qu’on abandonne pendant les vacances.  Attention, cette image pourrait heurter les plus jeunes lecteurs.
abandon

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
sep

1,8 %

Aujourd’hui, j’ai un rendez-vous.

Ça fait un bien fou d’avoir un rendez-vous, parce que la solitude, ça pèse hein.  Versez, je vous en conjure, une larmichette sur cette solitude que j’évoque, merci.

Donc j’ai rendez-vous.  Il a une bonne situation, il est sympa, mais il me fait régulièrement souffrir.  C’est mon dentiste.  Voilà à quoi j’en suis réduite Mesdames et Messieurs, à n’avoir plus rendez-vous qu’avec mon dentiste (et à l’occasion avec Docteur Mamour qui n’est amoureux que de ma langue hors norme).  Versez encore une larmichette, parce que je le vaux bien.

Depuis hier, je ne pense qu’à ça : mon rendez-vous.  Qui va me faire maigrir de quelques grammes : un détartrage.  Passque je vous le dis, mais que ça reste entre nous, ma bouche, c’est pire qu’une bouilloire d’avant guerre.  Le tartre est mon ami, le tartre est amoureux de mes dents.  Alors je vais souffrir, je le sens je le sais.  Aller déloger cet ennemi de l’haleine fraîche dans tous les recoins de ma dentition, ça va pas le faire.  

Mais ensuite, après ces intenses souffrances (passque déloger le tartre sous la gencive c’est pas glamour du tout, ça pince, ça lance, ça saigne), j’aurai l’haleine d’une petite elfe joyeuse.  Elle est pas belle la vie ?  Elle serait d’autant plus belle si j’avais un rendez-vous ce soir, histoire d’offrir mon sourire pepsodent à un éventuel prétendant.  Mais pas de prétendant, donc pas de sourire pepsodent.  Versez une larmichette… vous connaissez le topo.

Tout ce blabla (in)utile pour introduire le sujet du jour, qui n’est pas mon opération anti haleine de bouc, même si elle est étrangement de circonstance, vu la teneur de ce billet, mais le résultat de ce sondage dont on parle dans toute la Gelbique : 1,8 % des belges ne se lavent jamais les dent.  Jamais.  JAMAIS.  Jamais jamais.  Jour après jour, mois après mois, année après année, ces 1,8 % de la population belge thésaurise sa plaque dentaire comme moi les écharpes Strelli !  

Une heure plus tard… Me voici de retour, je souffre de partout mais j’ai les dents toutes belles.  Si j’avais pas cet amas de palais dentaire juste derrière les incisives (paraît que ça s’appelle une papille), j’aurais pas eu aussi mal, non plus.  Mais j’en peux kééééékchose moi, si j’ai cet amas de palais derrière les incisives, hein ?  Non, j’en peux rien.  Alors laissez-moi souffrir en paix.

Et puis mon dentiste, il a dit que les belges étaient de gros menteurs, passque c’est pas 1,8 % qui se lavent jamais les dents, selon lui, mais beaucoup beaucoup beaucoup plus… Ainsi, des tas de belges ont l’haleine d’un phoque agonisant, c’est vraiment la beurkitude intégrale.  Et, vous, vous vous les lavez ?  Combien de fois par jour ?  Combien de temps par fois ?  Avouez tout, promis, les résultats resteront anonymes…

Finalement, j’ai plus trop envie d’un rendez-vous, sauf à demander le carnet dentaire au préalable.

Je comprends subitement pourquoi ce mec avec qui j’ai eu rendez-vous récemment (tiens oui, j’ai finalement eu un rendez-vous, alléluia, j’avais oublié ce rendez-vous mémorable - billet suivra, soyez patients, mon neurone y réfléchit calmement) puait autant qu’une bouche d’égout, et pourquoi, à chacun de ses sourires, je voyais comme une pâte blanchâtre collée sur ses incisives et ses canines. Pas moyen de détacher mon regard de ce plâtras gluant et puant.  Ainsi, il faisait partie des 1,8 %.  Je l’ai échappée belle.  J’aurais pu l’embrasser.  Et déguster ainsi ses dents jamais lavées…  Au fait, c’est combien de calories par gramme, la plaque dentaire ?
halzinz

Billet illustré par un dessin dont je suis folle, de Diddof, un artissss’ que j’ai découvert en cherchant sur Google « mauvaise haleine »…  Zavez vu ce joli zébré en proie aux relents d'une bouche pas lavée ?  Pour peu, j'en tomberais amoureuse, de ce petit zébré, c'est dire ! Découvrez-le ici, ça vaut le détour, passqu’il fait pas que des dessins (ce qui, en soi, est déjà fabuleux), il fait aussi des Glums et des Couacs ! 

09:56 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (19) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
sep

Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Je l'ai déjà dit mais il est de bon ton de vous le répéter de temps en temps (vu que j'ignore en fin de compte la moyenne neuronale de mes lecteurs), j'ai une phobie des insectes zébrés.  Oui bon je sais, j'ai déjà la phobie des grands oiseaux de métal, des grosses mygales velues et de tout ce qui peut m'arriver de grave dans la vie : mourir, perdre une dent, avoir une maladie grave, casser mon talon, enterrer mon rat, avoir un bouton.

Ma phobie des zébrés remonte l'enfance.  

Flash back.  La jeune, belle et mince Anaïs (je parle bien de l'enfance) se promène, pieds nus et nez dans les nuages, sur du gazon bien vert, fraîchement tondu.  Une décharge fulgurante lui paralyse le mollet.  Effrayée, la ch'tite Anaïs regarde son pied, et ôôôôôôôô abomination épouvantable, un énoooorme zébré est attaché à sa plante de pied.  Elle a beau secouer violemment son pauvre pied, le malicieux zébré reste attaché.  Et pour cause, tout le monde sait (mais à l'époque, la petiote l'ignorait) que, parmi les zébrés les plus connus et redoutés, y'a l'abeille, qui déchire son abdomen quand elle pique, puis elle meurt (bien fait), et la guêpe qui peut piquer à de nombreuses reprises sans risque (pourquoi Dieu a-t-il fait de la guêpe un zébré piqueur ?  Pourquoi Noé a-t-il accueilli la guêpe à bord lors du déluge ?)

Retour à today.

Anaïs est devenue grande, vieille, grosse et moche.

Mais elle a toujours peur des zébrés, plus que jamais.  Quoique avec les zébrés velus, ça va mieux.  

Un petit mémorandum des zébrés, s'impose, pour la compréhension du lecteur :
- les zébrés bleus/verts : les libellules, Anaïs aime
- les zébrés velus tout ronds : les bourdons, Anaïs aime
- les zébrés velus allongés : les abeilles, Anaïs supporte tant bien que mal
- les zébrés jaune pétant : les guêpes, Anaïs hurle

Donc je suis une adulte respectable, mais peureuse.

Un enfant effrayé, c'est émouvant, touchant.  Mais une adulte qui pousse des cris de corneille et qui balaye l'air de ses grands bras horrifiés à la vue d'un minuscule zébré, c'est pathétique.  Et ridicule.  Et gênant.

L'autre jour, suis allée me balader loin très loin dans les campagnes, par le biais de deux bus.

Premier bus.  Je m'installe, écouteurs, petit bouquin, prête à profiter du circuit (j'aime le bus quand il est quasi vide, plein de soleil et de jolis paysages – ça limite les moments où je ne hais pas le bus, je le concède).  Tout à coup, vision d'horreur : un zébré.  Velu.  Rond.  On se calme.  Il est rond.  Sauf que dans la famille bourdons, y'a les faux bourdons, savoir des abeilles camouflées en bourdons pour d'obscures raisons sans doute scientifiques, et les vrais bourdons qui piquent (ou alors c’est l’inverse, entre les faux, les vrais, un melting pot infernal).  On se calme.  J'enlève mes écouteurs, histoire d'entendre l'animal en cas d'attaque inattendue.  Mes dessous de bras s'ornent d'auréoles nauséabondes.  Je tente diverses méthodes calmantes : méditation, yoga, sophrologie, respiration du petit chien.  Le zébré s'éloigne un peu.  Je respire mieux.

Second bus.   Traumatisée par l'expérience qui précède, je suis ravie d'intégrer ce nouveau havre de paix.  Soudain, vision d'apocalypse : un zébré.  Velu.  Allongé.  Angoisse.  Mes dessous de bras ont muté en deux éponges dégoulinantes de sueur.  Je panique.  Ce foutu zébré se love dans le recoin de ma fenêtre.  Je range définitivement mes écouteurs, histoire de surveiller les allées et venues de ce zébré piqueur.  Le trajet dure des heures.  Je n’en peux plus.

Les chances d’avoir un zébré dans le bus sont minimes.  Les chances d’en avoir un dans deux bus consécutifs sont proches de zéro.  

Keske j’ai fait au bon dieu pour qu’il me fasse subir des épreuves pareilles ! Hein ?  Keske je lui ai fait ?

Avec tout ça, je l’aurai gagné, mon paradis.

Au fait, y’a des zébrés, au paradis ?

Illustration de Flo, merci Flo...
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06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
aoû

Wallonieland, le 29 août 2011

 mer

Chère Elke,

Comment vas-tu depuis tout ce temps ? J’espère que tu te portes bien, ainsi que Wim et les petits, qui doivent avoir bien grandi déjà. Vous nous manquez, j’espère que tu le sais. Je t’envoie quelques photos de nous, prises lors de notre séjour au Danemark, j’espère que la censure n’y trouvera pas à redire, aucun site de Wallonieland n’étant visible sur les clichés, je l’affirme sur l’honneur.

J’ai tenté à maintes reprises d’obtenir un passeport pour venir te voir en Vlaanderenland, en vain. Je sais que je ne l’obtiendrai que lorsque je serai parvenue à décrocher le concours du bilinguisme. Ne t’inquiète pas, je vais chaque semaine suivre mes cours, et d’ici cinq à six ans, je pense que je m’en sortirai suffisamment pour réussir.

On m’a dit que le mur avait été rehaussé, car cinq wallonielandais avaient tenté de le franchir, voulant montrer la mer du Nord à leurs enfants, paraît-il. Quelle inconscience. Ils ont été fusillés, pour l’exemple. Dommage. Mais ça fera cinq chômeurs de moins ici, doit-on dire chez vous, et puis je comprends que vous ne souhaitiez plus prendre de risque, surtout depuis que ce village près de la frontière a été incendié lorsque des wallonielandais ont projeté ces boules de feu par-dessus le mur après avoir ligoté les sentinelles.

Comment vont tes parents ? As-tu pu avoir une dérogation pour leur rendre visite en Wallonieland, comme tu le souhaitais ? Ou sont-ils parvenus à quitter la zone sans encombre pour retourner chez eux ? Quelle malchance qu’ils aient été par là-bas durant l’érection du mur.

Je continue à travailler en zone neutre, mais ce n’est pas facile, surtout avec les deux heures d’attente aux barrages chaque matin et chaque soir. Les fouilles corporelles ne sont pas agréables non plus. Depuis le temps, pas moyen de faire comprendre aux sentinelles que je ne tenterai plus d’emporter quoi que ce soit chez moi. J’ai retenu la leçon depuis mon incarcération.

J’ai revu l’autre jour ce film sur cette famille allemande qui avait réussi à survoler le mur de Berlin au moyen d’une montgolfière. Tu te souviens, nous l’avions vu ensemble. Cela fait si longtemps. Et cela nous avait semblé tellement irréel, tu te souviens ? Cela m’a donné quelques idées, mais je n’en dirai pas plus, de crainte que la censure refuse de te transmettre cette lettre.

Je te joins quelques DVD français, ainsi que quelques Flair francophones, j’espère que tu auras le droit de les garder. Si tu as des Flair néerlandophones, je serais ravie de les recevoir, je pense pouvoir les garder en arguant de mon souhait d’obtenir un passeport bilingue.

Nous partons demain en vacances à Dunkerke. En souvenir du bon vieux temps, La Panne, Coxyde. La mer du Nord, en France, n’a pas tout à fait la même saveur, mais tu sais que même par les dunes, il est impossible d’atteindre cette bonne vieille Belgique, oups ça m’a échappé, ce bon vieux ancienland. La mer me manque tant, tu sais. J’ai affiché cette photo que tu avais prise, elle me rappelle cette époque folle où nous y passions nos vacances, ensemble.

Tu trouveras en annexe, comme convenu par la législation, la traduction flamande de cette lettre.

Nous vous faisons de gros bisous et gardons espoir de vous revoir bientôt en chair et en os.

Anaïs, Zhom et petitsdhom.

PS : A l’occasion, envoie-nous quelques grains de sable bien de chez vous, enfin de chez nous, enfin je ne sais plus…

Pétitionnons pour la bonne cause...

Billet illustré par le biais d’un dessin de Miss Trop, que je remercie. J’adore ce dessin, je voulais l’utiliser pour un billet sur l’effet que me fait la mer, et puis voilà… mais quand j’écrirais sur la mer, je le réutiliserai, car un dessin peut avoir plusieurs vies, non mais.

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (30) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |