28
mar

D’une namuroise à une autre

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Un lecteur m’a envoyé ce dessin de Kroll (que je copie sans autorisation, mea culpa), et tout m'est revenu en plein visage, ça m’a rappelé ce que j’avais oublié : l’événement de la semaine, le procès Fourniret.  Pourtant, c’est pas faute d’en avoir entendu parler sur toutes les TV, toutes les radios.  Mais j’ai oublié. 

Pourtant, je n’ai rien oublié.  Rien.

Elle vivait si près de moi, la petite Elisabeth.  C’est ainsi qu’on l’appelait.  « Le drame de la petite Elisabeth » « la disparition de la petite Elisabeth » « va-t-on retrouver la petite Elisabeth ».  Et on spéculait : pouvait-elle encore être en vie après autant d’années ?  Etait-ce préférable, ou mieux valait-il l’imaginer partie dans l’au-delà (bizarre, moi qui ai critiqué cette hypocrisie qui fait qu’on préfère utiliser toutes sortes de termes plutôt que le terme officiel : « mort », étrangement, pour Elisabeth, je ne peux m’y résoudre). 

Ça ne nous empêchait pas de vivre, non.  Mais régulièrement, on y repensait.  On avait tous en tête son joli visage encadré de cheveux blonds.  Chaque année, à la date anniversaire de sa disparition, on se disait « un an de plus ».

Puis ce fut l’horreur Julie et Melissa (et tant d’autres), et toute l’histoire Dutroux.

Puis l’horreur Elisabeth (et tant d’autres), et toute l’histoire Fourniret.

Je ne parviens pas à savoir si je crois en un dieu ou pas.  Je ne me décide pas.  Dualité de mon caractère, encore et toujours.

Mais dans des moments atteignant un tel degré d’horreur et d’inhumanité, je me dis qu’il ne doit pas y en avoir, pour laisser faire de telles choses.

Alors voilà, je ne suivrai pas vraiment les infos pour en savoir plus sur ce procès, peut-être un chouia, pour connaître la condamnation.

Je voulais juste dire que je ne l’oublierai jamais, cette petite Elisabeth si généreuse, qui voulait aider un couple en détresse cherchant un médecin, cette petite Elisabeth que le destin n’a pas laissée grandir. 

Elisabeth Brichet.

24
mar

Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaargh

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Hier soir, j’étais calmement vautrée sur mon canapé, dans une longue discussion avec ma môman, à savoir qu’en grande fille pas vraiment grande que je suis, je me lamentais sur tous les malheurs qui s’abattent sur moi (pour vous résumer le topo : mal de dos mal de gorge manque d’amour pas la forme famille de merde rat pot de colle boulot démotivant météo sordide collègues saoulants cor au pied douloureux boss épuisant pas l’moral vie nulle veux mourir là tout de suite sans douleur oublier que rien ne va pour moi envie de rien besoin de tout marre de moi veux du chocolat ai mal ai mal ai mal rien ne va et patati et patata…), donc j’étais vautrée et je pleurais toutes les larmes de mon corps , ignorant encore que tout ce dont je me plaignais n’était rien, mais alors rien, à côté du drame qui allait se jouer.

Un drame dramatiquement dramatique.

Pour que vous compreniez bien (et puis pour installer un suspens insoutenable, bien nécessaire pour un billet si long), je me dois de vous préciser une petite chose.

J’ai un tic.

Pas un toc, mais pas loin.

Un tout petit tic.  Quoique…

Un gros tic.  Bien lourd.  Qui dure depuis ma tendre adolescence (qui a dit « ça fait un bail alors ? »).

Quand je suis immobile sur un canapé et que j’ai une main libre, je ne peux l’empêcher, malgré une volonté farouche, d’aller triturer ma chevelure de feu ébouriffée, de saisir, un à un, mes cheveux, avec le pouce et l’index, afin de m’assurer de l’état desdits cheveux.  Si je sens, au choix, une fourche, un début de brisure, un nœud, je m’acharne comme une dingue pour enlever ce rebut de ma chevelure splendide filasse.  

En général, je m’adonne à ce vice en solitaire, le soir dans ma chaumière glaciale, dans mon bain, voire occasionnellement aux toilettes du bureau quand je m’accorde une brève pause.  En période de grand stress, par exemple lorsque je regarde 28 jours plus tard, Prison Break, ou Demetan et Renatan, il m’arrive d’agir avec les deux mains, ça vaut le détour (si vous êtes, sages un jour, peut-être, je pourrais envisager un petit film, à visage flouté, bien entendu).

Vous comprenez dès lors aisément pourquoi j’ai créé ce blog : quand mes deux mains sont occupées (vi vi, je tape à dix doigts moi ma bonne Dame, et à du 1245 mots minute, vi vi, la Speedy Gonzales de la dactylo, c’est moi), je laisse ma tignasse tranquille.  Sauf quand je réfléchis entre deux tirades, mais, fort heureusement, je réfléchis rarement (vous me direz avec deux vieux neurones fatigués, c’est logique), passque quand j’ai une idée de billet, je le ponds plus vite que la poule pond son œuf matinal, juré craché.

Je le précise immédiatement, je ne suis nullement tricotomane.  M’enfin ça va pas non.  Pas folle l’abeille.  Ça fait combien de calories au gramme, un cheveu avec bulbe ?  Non mais.

En parlant de bulbe, j’en reviens au drame dramatiquement dramatique (qui a dit « enfin ! ») qui s’est produit hier soir.

Tenant mon téléphone d’une main et mon mouchoir de l’autre (souvenez-vous, je pleurais comme un veau), je me triturais consciencieusement la crinière avec la troisième main, lorsque, aïe, ouïe, je m’arrachai un cheveu.  Jusque là, rien de grave.  

Je m’apprêtais à le jeter dans la poubelle située à portée de main (lorsque l’on a ce genre de tic, il est bon d’avoir une poubelle à proximité, afin d’éviter de se retrouver avec des dizaines de bouts de cheveux entremêlés entre les orteils, surtout si on les a nus, les orteils), lorsque, sacrebleu, diantre, fichtre, la cruelle vérité me sauta aux yeux : ce cheveu, il était blanc.

Blanc !!!!!

J’ai bien eu un cheveu blanc vers mes 18 ans, je l’avais rageusement arraché, et comme il était solitaire et que cette horrible expérience ne s’est jamais reproduite, j’ai cru à une erreur génétique unique.

Que nenni.

Vlà mon deuxième.

Je n’y ai pas instantanément cru. Il était blanc sur quatre centimètres en partant du bulbe, et brun sur le reste de la longueur.  Je pensais bêtement que les cheveux blancs le devenaient, paf, d’un coup sec : brun le matin, blanc le matin suivant.  Que nenni bis.  Ils le font en douce, hypocritement, en commençant par la racine, histoire qu’on ne réalise pas immédiatement l’ampleur du désastre.

Donc je n’y ai pas cru, je l’ai regardé, regardé et encore regardé.  J’ai fait part de ma stupeur à ma môman, toujours en ligne.  J’ai redoublé de larmes.  Je l’ai posé sur mon pull noir, ce satané cheveu, histoire de voir si ce que je croyais blanc était réellement blanc, ou si j’étais victime d’une illusion d’optique.

Et bien oui.

C’était blanc.

Un cheveu blanc.

Ça y est.

C’est clair et net (comme clarinette).

Je suis foutue.

Illu de Missbean
 
N'oubliez pas d'aller lire le billet de la Sudinette et celui d'Angie 
Vous pouvez aussi découvrir tous les textes sur le blog (attention majorité en néerlandais) 
 
le-cheveu-blancpt


06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
mar

Presse-citron se fait presser le citron

 

L'affaire s'est déjà diffusée à la vitesse de l'épidémie de choléra en 1832, mais je pense que tout bloggueur se doit d'en parler sur son blog… car ça peut nous arriver à tous.

 

Eric Dupin, qui gère le blog Presse-citron, est assigné en justice par une personnalité, pour avoir relayé une info sur son blog, relativement à cette personne.  Des dommages et intérêts pharaoniques lui sont réclamés, alors qu'apparemment il a juste relayé un lien vers le site d'un magazine people qui parlait de cette personnalité.

 

Je n'ai pas trop bien suivi l'affaire, je réalise juste qu'à ce train là, les plaintes pendent au nez de chaque bloggueur.

 

Qui sait si mes minutes people ne vont pas faire l'objet d'une plainte, elles aussi…  Où va le monde ma bonne Dame !

 

Pour en savoir plus… 

 
Soutenons le Presse-Citron !
Recommandé par des Influenceurs

08:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

24
fév

So choking !

Je me souviens qu’à la création de ce blog, j’avais été fière comme un paon devant sa femelle de découvrir mon blog dans les « 30 meilleurs blogs créés cette semaine », imaginant que le personnel Skynet visitait les blogs pour ce faire.  J’étais fière de chez fière.

Depuis lors, de temps en temps, lorsque j’ai lu tous les blogs de mon netvibes (ben oui chuis moderne depuis peu, vous le savez), je vais voir les 30 meilleurs blogs de la semaine, histoire de découvrir ce que Skynet nous a choisi.

Cette semaine… je suis estomaquée.  Sciée.  Sidérée.  Sur les 30 blogs jugés meilleures créations de la semaine, 12 sont classés X, soit interdits aux moins de 18 ans, et parmi ces 12, 8 sont dans le top 10.  Les titres sont pour le moins évocateurs : « Julie coquine », « libertins libertines » ou « soissanteneuf » (sic).

Skynet serait-elle devenue une plateforme hébergeant un maximum de blogs X ?  Ou sont-ce les responsables des skynetblogs qui sont passionnés par le sujet ?  A moins que la sélection se fasse au pifomètre total ?  C’est pas joli joli…

J’ignore si c’est comme ça chaque semaine, mais là, ils ont fait fort !

Quoi qu’il en soit, je trouve que présenter 12 blogs X dans les 30 meilleures créations de la semaine… c’est bof bof.  Je dirais même plus : c’est bof bof bof.

13:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
fév

Car l'oublier, c'est la tuer

 

disclaimer Ingrid betancourt
Ingrid betancourt

 
 
 
 
 

MOBILISONS-NOUS POUR INGRID BETANCOURT
envoyé par agirpouringrid

« 3000 otages en Colombie...
Parlons d'eux : ils vivront
Oublions les : ils mourront »

J’en ai déjà parlé ici, mais je continuerai, pour elle et pour tous les inconnus qui subissent le même sort.  Un sort intolérable.  Un sort qui la voue à une mort certaine si rien ne change.  Vite.  Très vite.

Six ans déjà, ce samedi, qu’elle a été enlevée.  Six ans que ses proches attendent un miracle.  Six ans qu’elle symbolise l’horreur que vivent les 3000 otages des FARC.  Que pouvons-nous faire ?  NE PAS OUBLIER !

Et visiter le site du comité de soutien, répandre un maximum d’information, signer la pétition, faire savoir qu’elle est dans nos esprits, malgré ces six années.  Un petit rien qui peut aider…

Action de mobilisation internationale: www.agirpouringrid.com/base/

La pétition: www.agirpouringrid.com/base/article.php3?id_article=7

(précision pour les petits mesquins qui passeraient par ici, ils se reconnaîtront, il va de soi que ce billet, même s'il est proposé par Ebuzzing, société de sponsoring à laquelle je collabore à l'occasion, n'est nullement rémunéré, manquerait plus que ça.  Est-il besoin de le préciser me direz-vous ?  ... oui... pour les mesquins, ils sont partout et parfois ici, bien malgré moi).

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |