23
fév

Car l'oublier, c'est la tuer

 

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Ingrid betancourt

 
 
 
 
 

MOBILISONS-NOUS POUR INGRID BETANCOURT
envoyé par agirpouringrid

« 3000 otages en Colombie...
Parlons d'eux : ils vivront
Oublions les : ils mourront »

J’en ai déjà parlé ici, mais je continuerai, pour elle et pour tous les inconnus qui subissent le même sort.  Un sort intolérable.  Un sort qui la voue à une mort certaine si rien ne change.  Vite.  Très vite.

Six ans déjà, ce samedi, qu’elle a été enlevée.  Six ans que ses proches attendent un miracle.  Six ans qu’elle symbolise l’horreur que vivent les 3000 otages des FARC.  Que pouvons-nous faire ?  NE PAS OUBLIER !

Et visiter le site du comité de soutien, répandre un maximum d’information, signer la pétition, faire savoir qu’elle est dans nos esprits, malgré ces six années.  Un petit rien qui peut aider…

Action de mobilisation internationale: www.agirpouringrid.com/base/

La pétition: www.agirpouringrid.com/base/article.php3?id_article=7

(précision pour les petits mesquins qui passeraient par ici, ils se reconnaîtront, il va de soi que ce billet, même s'il est proposé par Ebuzzing, société de sponsoring à laquelle je collabore à l'occasion, n'est nullement rémunéré, manquerait plus que ça.  Est-il besoin de le préciser me direz-vous ?  ... oui... pour les mesquins, ils sont partout et parfois ici, bien malgré moi).

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
fév

Copyright ou pas copyright

Vous le savez, je tiens particulièrement à avoir l’autorisation de chaque illustrateur dont je souhaite utiliser un dessin.  Je les contacte, j’attends accord, je remercie et je signale lorsque l’illu est en ligne, avec, of course, un lien.  C’est la moindre des choses et c’est pour moi une question de respect.  Ceci à deux trois exceptions près, je l’avoue, exceptions qui confirment ma règle.  D’autant que certains illustrateurs ne prennent jamais la peine de répondre, ni oui, ni non, ce qui est fort dommage, n’est-il point ?

Une chose à laquelle je n’ai cependant jamais pensé, c’est à l’éventuel copyright sur Dailymotion ou les sites du même acabit.

Etant donné que sous chaque vidéo se trouve un lien pour exporter le lecteur, étant donné qu’en cas d’exportation, il est clairement indiqué de qui vient la vidéo, je pensais qu’il allait de soi qu’autorisation était donnée en matière de reproduction.

Or, je viens de recevoir un commentaire pas piqué des vers (que je n’ai pas validé, voulant éviter de vous traumatiser face à de tels propos), m’accusant d’avoir reproduit un film sans autorisation, que j’aurais au moins pu demander, que j’irais périr en enfer au milieu de rats enragés et j’en passe.

Qu’il s’agisse du « clip » de Calogero, Danser encore, que j’ai mis sur le blog pour la musique, en précisant « Les images sont tartignoles à souhait, mais rien trouvé d'autre, et chais pas où trouver des lecteurs de musique sans image, alors fermez les yeux... écoutez... », ne doit pas être sans lien avec le courroux que j’ai provoqué…  Rien à faire, je trouve que montrer des amoureux pour imager une chanson qui parle de la mort, c’est pas ce que j’aurais fait.  Mais chacun sa liberté de choix.  Tout comme je pensais avoir la liberté de dire que je trouvais ça tartignole, tout en plaçant la vidéo sur mon blog.

La question du jour est donc : doit-on s’enquérir de l’accord de l’auteur d’une vidéo placée sur un site avec lecteur exportable ou non ?

Avis aux juristes de tous poils et de toutes plumes.
dailymotion

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
fév

Just Married !

L’info est tombée ce dimanche matin en première page du 7Dimanche : mariés !

Mariés.

Non mais, c’est moi qui suis ringarde, ou c’est vachement rapide ?  Serions-nous retombés à l’époque de Jane Austen (Aah l’influence du blog de Camille la it girl qui me refait tout le temps penser à cette auteure) oùsqu’on s’était à peine rencontrés qu’on se fiançait après un chaste baiser (sans la langue) pour ensuite se marier en deux temps trois mouvements pour pouvoir consooooooooommer ?  Pire, serions-nous revenus au temps où, une fois le péché commis avant mariage, la fiancée engrossée (veuillez excuser cette expression lourde, rien d’autre ne venant à l’esprit de mon neurone), il fallait immédiatement réparer la faute par un mariage rapide ?  Ou bien est-ce notre époque moderne qui veut que tout se consomme vite : les séries télé (du moins quand les scénaristes ne font pas grève), les plats préparés (surtout les lasagnes Farniente rances), les GSM (dont on change comme de string) et les blogs (qu’on survole en diagonale tant ils sont tous passionnants) ?

Passque, sauf erreur, ils se sont rencontrés en novembre.  Et mariés en février.

C’est ty pas un tantinet une procédure exprèsse ça ?

Je sais pas vous, mais ça me fait penser à une opération marketing, du genre de celle de Tom et sa dulcinée, j’ai nommé euh, comment déjà, euh, la petiote de Dawson, euh, Katie Holmes.  Comme si Mister President voulait proposer du glamour, du faste, de la beauté et du luxe à sa population avide d’histoires qui font rêver (et par la même occasion lui faire oublier la politique et ses foirages).

Et non, c’est pas l’approche de la Saint-Valentin qui me rend mesquine… c’est juste que moi, il est pas question que je rencontre quelqu’un aujourd’hui et que je l’épouse en mai prochain.  Non n’insistez pas.  En juin, je veux bien.  Mais en mai, non.
justmarried

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
jan

Comment perdre les kilos superflus d’après fêtes ?

J’ai vu récemment cette pub où l’on voit un homme avaler une fourchetée de bouts de métal, pour imager son mal de gorge.  Ça vous dit quelque chose ?

Ben ça devait être prémonitoire… passque chuis pas bien, mais pas bien… ça pique, ça gratte, ça lance.  Et pi j’ai froid.  Et pi j’ai mal à la tête.  Et pi je tremble.  Et pi je transpire.  Et j’ai pas faim.  Juste soif.  Et j’ai envie de vomir.  Et je tousse.  Et j’éternue.  Et ça me donne la nausée.  Et ça va pas du tout du tout du tout…

Et pi j’ai pas su dormir (chais pas vous, mais moi quand la gorge gratte, je ne dors pas, c’est systématique) alors j’ai regardé la TV toute la nuit, alternant phases de conscience et phases de somnolence.  J’ai donc entendu dix fois (vive le journal qui passe en boucle), dans un semi-coma, que ma ville allait augmenter ses tarifs pour le ramassage des ordures, parce que la loi oblige maintenant à l’incinération, et que ma ville n’a pas d’incinérateur.  J’en peux quoi, moi, si la ville n’a pas d’incinérateur ?  Les tarifs ont déjà augmenté de plus de 10 eur cette année, ils poussent le bouchon un peu loin.  Ils abusent là.  Y’en a marre.

En tout cas, ils peuvent tenter de passer pour leurs étrennes, les éboueurs, je les attends de pied ferme et fiévreux.  A leurs risques et périls !

Qui a osé dire que quand je suis malade je suis encore plus hargneuse ?

Bon, je vais chez le médecin…

Une illu de circonstance, qui me permet de vous présenter la petite souris, que j’adore.
039convalescence

20:11 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
déc

Je crampe (part 2)

En hiver, j’ai plus souvent des crampes.

Lorsque je m’alimente principalement de pizzas, chocolat et coca (et ça rime), j’ai plus souvent des crampes.

Quand je suis fatiguée, j’ai plus souvent des crampes.

En restant immobile, j’ai plus souvent des crampes.

Alors, vous comprendrez aisément que, en cette période hivernale où je survis grâce à Docteur Oetker et où je somnole lamentablement après le travail sur la table du kiné (et oui, ça dure encore cette emmanchure de kiné pour mon dos moribond), sans pouvoir bouger, j’ai des crampes.

L’autre jour donc, j’avais froid sur la table de torture.  Faut dire que c’est pas difficile d’avoir froid, mon kiné chéri doit être sponsorisé par le médecin d’à côté, passque ne pas chauffer sa salle d’attente, qui se transforme en frigo, c’est pas raisonnap’ hein ?  Donc j’avais froid.  Je m’ennuyais.  Et j’étais immobilisée par l’ersatz de chaise électrique qui est censé diminuer mes contractures musculaires et anesthésier la douleur.

J’ai senti les orteils de mon pied gauche qui commençaient à se manifester, se contorsionner, danser et se tortiller.  Ô douleur.  Mais ce que je n’avais pas senti venir, c’est la crampe soudaine au pied droit.  Au moment même ou apprentie kiné me torturait doucement.  En un réflexe, j’ai fait un bond, j’ai hurlé (j’hurle toujours quand j’ai des crampes, et je vous prie de croire que c’est strident de chez strident).  Kiné chéri a accouru, pensant sans doute qu’apprentie kiné m’avait arraché un orteil sans s’en rendre compte.  Il a ensuite voulu user de sa science pour faire stopper rapidement ma crampe : paraît qu’il faut aller dans le sens de la douleur, l’exacerber, afin qu’elle cesse plus rapidement.  Ça va pas la tête non ?  Je souffre déjà le martyre, il n’en est point question.  En plus, vous le savez, il n’est pas né celui qui touchera impunément à mes charmants panards de canard.  Je me suis donc débattue en poussant des petits cris de goret, j’ai tiré, j’ai poussé, j’ai pincé, jusqu’à ce qu’il me lâche.  Et j’ai continué à souffrir, tandis qu’il me faisait la morale, que j’avais qu’à lui faire confiance et tout et tout.  La crampe a fini par disparaître, enfin.  Et lorsque j’étais sur mon gros ballon d’exercices (vous ai-je déjà parlé de mon gros ballon, et du fait que j’en ai acheté un pour chez moi – si vous êtes sages je vous ferai une photo), donc sur mon ballon mauve, perchée en équilibre instable, j’ai repensé au ridicule de la situation : moi, terrorisée par une crampe, hurlant comme si la mort venait d’apparaître.  Et j’ai ri, j’ai ri, j’ai ri.  Et quand on rit, l’équilibre instable devient inenvisageable, et on tombe.  Pouf.

Mais hier, j’ai moins ri lorsque, à nouveau sur ma table, frigorifiée, somnolente d’ennui, immobilisée par mon habituelle mini chaise électrique, j’ai senti poindre une crampe, toujours à gauche.  On ne change pas une équipe qui gagne.  Mais plus aux orteils, bien que toujours localisée dans le haut du pied, mais « à l’intérieur » (c’est fou les possibilités qui existent en matière de crampes ma bonne Dame – et si j’écrivais un livre, le « guide des crampes » ?).

Jamais je n’aurais osé recommencer le cirque de l’autre fois.  Alors je me suis tue.  Et j’ai souffert en silence.  Et elle s’est vengée, cette crampe, comme si mon absence de réaction l’enrageait.  Comme si mon indifférence la rendait folle.  Elle a duré.  Elle a empiré.  Jamais eu aussi mal.  Dix bonne minutes de torture.  Sadique crampe. 

Puis c’est passé.  Et apprentie kiné m’a demandé gentiment « ça va, pas de crampe aujourd’hui ? »  Et j’ai répondu, d’un air détaché et jovial, « non non ».

Demain j’ai kiné.  J’ai peur.

11:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |