4
jui

Drame dramatiquement dramatique dans le namurois - âmes sensibles s'abstenir

L'autre jour, nous allions joyeusement, Mostèk, Moustique et moi, acheter qui des géraniums qui du miam-miam pour son pinpin (dénommé Gus) qui de la litière pour sa demoiselle cobaye (dénommée Maguy - interdiction de se poiler, ceci est un billet dramatiquement dramatique).  Un vrai repaire à rongeurs, nos demeures - et ça rime - je sais.

Tout cela en voiture, Moustique au volant, Mostèk derrière.  Avec mon vieux dos et mon grand âge, Mostèk me laisse toujours aller devant, c'est préférable afin d'éviter que je pousse des cris de douleur à tout bout de champ.

Il faisait bon, l'ambiance battait son plein et nous chantions gaiement.  Nous chantons souvent en voiture, toutes vitres fermées (ça vaut mieux).  Ce qu'on chante ?  Ben de l'intellectuel tiens : Au soleil, de Jennifer, Pour que tu m'aimes encore de Céline Dion, de l'intellectuel je vous dis.  J'ai même tenté un petit extrait de Marie Laforêt, mais zont pas apprécié, les jeunes.

Imaginez la scène, visualisez-la, ressentez-la, imprégnez-vous en afin de la vivre comme si vous y étiez : trois superbes filles partant dépenser leurs sous en chantant.  Soleil et musique.  Comédie romantique en perspective.

Quand soudain, le drame.  Thriller en perspective.

(Avertissement : la scène qui va suivre pourrait traumatiser les personnes sensibles ou les enfants.)

Soudain, donc, le drame.  Thriller thrillant en perspective.  Ça va, vous vivez la scène comme si vous y étiez ?

Un cri perçant.  Que dis-je, un cri transperçant.  Un cri glaçant.  A côté de cela, les hurlements de Scream, de Shining et de Psychose réunis, c'est du pipi de lapin, rat et cobaye ma bonne Dame.

Un cri de Mostèk.  Moustique se retourne brusquement, imaginant le pire.  Je l'enjoins de surveiller sa route, sentant le véhicule tanguer dangereusement.  Cascades et ambulances en perspective.

Le cri persiste, et je crois percevoir "aaaaaaa... raaaaaaai... gnééééééééééée gnéééééééée gnéééééééée".

Après m'être assurée que Moustique maîtrise son véhicule, je me retourne enfin, pour prêter main-forte à Mostek, en chevalière sans peur et sans reproche que j'ai décidé d'être face à l'adversité, l'imaginant terrassée par une mygale géante de cinquante centimètres de haut, tous crocs dehors, échappée d'un régime de bananes, ou menacée par une veuve noire mutante avide de chair humaine, à défaut d'un mâle de la même espèce, ou encore ensevelie sous un nid entier de bébés tarentules transgéniques en quête de découverte.

Et je découvre l'ampleur du désastre : sur le plafond du véhicule se promène une toute petite chose beige de la taille d'un bébé fourmi.  Une microscopique chose qui n'a d'araignée que le nom.  Une chtite araignée de jardin, terrorisée par notre présence dans cet espace confiné, qui ne rêve que de s'enfuir de ce lieu de perdition.  Je lis l'angoisse dans son regard.  Le cri de Mostek lui a crevé les tympans (mais une araignée a-t-elle des tympans ?).

Dans un élan de bravoure, je promets à mes deux collègues terrorisées de faire sortir l'animal dès que possible, d'autant que, aaaaaaaaargh, elle se rapproche dangereusement de Mostek, l'air menaçant.  Si, son air est menaçant, ne venez pas mettre la parole de Mostek en doute, sinon elle va pas être contente.  Il y va de la crédibilité de ce billet, titchu.  Ses yeux (ceux de la chose, pas ceux de Mostek) brillent de gourmandise, ses pattes se tendent agressivement vers son visage, elle est prête à attaquer...

Afin d'éviter des crises d'hystérie, de catalepsie et de catatonie et autres trucs en -ie, je m'empare illico d'un grattoir pour pare-brise et récupère le bestiau, j'ouvre la fenêtre et, telle la Zorro de l'an 2008, je rends sa liberté à notre valeureuse araignée tremblante.

Le spectre d'Arachnophobia s'éloigne peu à peu, l'air devient plus respirable, Mostèk récupère une couleur normale (soit ni blanc linge lavé avec Dash, ni rouge coquelicot), Moustique regarde sa route.

Soulagées, nous rions enfin du drame auquel nous avons échappé de si peu.

Nous achetons ensuite des géraniums, du miam miam pour pinpin et de la litière pour demoiselle cobaye.

Et moi, l'oeil rieur, je fais un discret clin d'oeil à miss mini-araignée, malencontreusement tombée sur le siège arrière, juste à côté de Mostek. 

Ce billet est publié avec l'aimable autorisation de Mostèk (que je n'ai dû supplier qu'une petite heure).

Et une illu-BD de Flo qui fait son retour du come-back, reviendue de l'autre côté de la petite flaque qu'elle est, après des mois d'absence.  Et qui a envie de dessiner pour ce blog, elle est pas belle la vie ?

anaisaraigneept

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
mai

The new hamster

Nous voilà donc parties à la recherche d'un nouveau hamster pour compenser la perte dont question hier.  

Déjà, je hais les animaleries, où les bestioles de tous poils et plumes sont parqués dans des "box" de 25 cm², où les cris stridents des perroquets furax traumatisent les inséparables qui en sont réduits à se coller les uns contre les autres, où un rat est saucissonné entre un cobaye benêt et un furet aux aguets, ce qui nuit à sa classe, entendons-nous bien.  On ne mélange pas les torchons avec les serviettes, non mais (Iciiiiiiiiiii le raaaaaaaaaat, je partage, exceptionnellement, l'avis de l'Anaïs).

Une fois sur place, à savoir dans l'animalerie (car où trouver un hamster sur un coup de tête et sur le coup de 17 heures ?  Je vous le donne en mille : dans une animalerie, sacrilège), je réalise à quel point l'épreuve va être extrême.  Et je ne suis pas au bout de mes surprises.

Bêtement, naïvement, j'imaginais qu'on choisissait un hamster parmi quelques-uns, en fonction de sa couleur et, éventuellement, de son dynamisme ou d'un regard qu'il aurait lancé vers nous, par pur hasard, mais que nous aurions interprété comme un larmoyant "adopte-moi pliiiiiiiiiiiiiiiiiiz".

Et bien non ma bonne Dame.

Les hamsters, c'est comme les écharpes Strelli ou les macarons : y'a un choix énorme de couleurs, de tailles, de poids, de race, de style, de pelage, de tête et même de sexe.  Enfin pour le sexe le choix est fastoche : mâle ou femelle.  Mais pour le reste !  A côté du hamster dit commun, y'a d'abord toutes les sortes de hamsters nains.  Des rayés gris, dits russes.  Des rayés beige dits chaisplusquoi.  Des non rayés mais offrant un dégradé de beige très séduisant, dits chaisplusquoinonplus.  

Et ce n'est pas tout.

Au cas zoù vous auriez un doute, le magasin propose tout un éventail de bestioles nerveuses à moustaches frétillantes : des rats (ah, enfin une bonne nouvelle) de toutes les couleurs, allant du noir au gris souris (sic) en passant par un doux vison.  Des lapins, nains ou pas, à oreilles droites ou tombantes (mmmmh j'aime les lapins, surtout dans mon assiette avec des pruneaux).  Des souris nerveuses comme des femmes un premier jour de soldes.  Des gerbilles qui sautillent.  Et des chinchillas superbes, dont je me ferais bien un joli manteau pour le prochain hiver (n'ameutez pas la SPA, c'est d'la blaaaak).

Deux heures plus tard, le choix est (enfin) arrêté.  Un hamster.  Joli.  Un nain rayé beige dit chaisplusquoi.  Tout speedé.

Retour à la maison.  Montage de la cage.  C'est là que tout se corse.  A-t-on idée de faire de telles cages, totalement démontables, mais totalement impossibles à remonter ensuite.  L'enfer dure plus d'une heure.  

Et pendant ce temps, j'allergise.  Ce séjour prolongé dans l'arche de Noé m'a provoqué une crise d'éternuements dont je ne me remets pas, mes yeux sont exorbités, mon nez ressemble à celui d'un clown enrhumé et je respire à peine.  Mais je ne mourrai pas, promis, j'ai trop peur des conséquences, ou plutôt des non conséquences de mon décès.

Une fois la cage enfin montée, reste à faire entrer le bestiau dans son HLM de luxe, trois étages ma bonne Dame.  Et c'est là que le délire commence, car ledit bestiau est la réincarnation de Speedy Gonzales, sans le chapeau.  A peine sorti de sa petite boîte, il s'enfuit comme si nous allions le dévorer (y'a rien à manger sur ces rongeurs, je vous le dis, et puis on a des quiches qui nous attendent, alors bon).  Et nous voilà parties à la chasse au mini hamster.  Clair que s'il avait eu le volume du précédent, il n'aurait pas su passer sous les meubles.  

Le spectacle est à mourir de rire : deux filles stupéfaites de s'être fait berner par un si petit animal, à quatre pattes, tentant de le récupérer.  Et moi je me marre.  Je suis prise d'un énorme fou-rire qui m'empêche d'agir et menace ma survie (souvenez-vous, je suis en pleine crise d'allergie).  Et je ris, je ris, je ris.  Soudain, je vois passer l'animal, ou plutôt, je détecte une tache beige qui file ventre à terre.  Dans un élan d'intelligence (ah si, j'ose le dire d'in-tel-li-gen-ce), je saisis un tupperware qui passait par là et je le jette sur le hamster, telle une athlète en pleine force de l'âge.  Ouf.  Gagné.  Le bestiau est piégé.  Yesssss.  Reste ensuite à le transvaser dans sa cage, ce qui ne nous prend que trois petites heures.

Enfin, il faut trouver un nom à la chose.  Passque "le Hamster", ça la fout mal (Iciiiiiiiiiii le raaaaaaaaaat, et moi, je m'appelle bien "le Rat", non peut-être ?).

Speedy Gonzales ?  Trop facile.

Mac, comme macaron ?  Trop gourmand.

Tof, comme Christophe Willem?  Et comme "agréable" en néerlandais, ce qu'il n'est pas, vu la course-poursuite qui précède, mais qu'importe ?

Adjugé, ça sera Tof.  Bienvenue chez les humains, petit Tof.

Je rentre chez moi, je vide mon spray magique anti-allergie, je me gave de M&M's blancs anti-éternuements, et je vais dormir, yeux bouffis, nez rubicond.  Je hais les hamsters.

Et un autre p'tit rongeur made by Didoff, un.
rat


06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
mai

Y'a mourir et mourir

Je m'étais déjà étonnée du fait que mourir avec femme et enfants était apparemment plus grave que mourir célibataire, à lire certains journalistes. Clair que moi, seul mon rat me pleurerait.  Et encore, c'est plutôt sa pitance quotidienne qu'il pleurerait, et non ma présence.

Je réalise maintenant que la mort dépendrait également du "volume occupé dans l'espace".

Enfin ... en matière d'animal, je n'irais pas jusqu'à supposer qu'il en est de même pour les humains (même si cela serait une très très bonne raison pour m'empiffrer à qui mieux mieux).

Une de mes amies m'a appris que son hamster était mort et qu'elle en était fort chagrinée.

Je peux comprendre, d'autant que le petit rongeur portait le nom d'un célèbre écrivain belge (qui fait aussi des bandes dessinées sur des blogs de namuroises… suivez mon regard).  Mais surtout, je peux comprendre car le petit était rigolo, surtout quand je le gavais de bonbons (des bonbons pour hamsters, rassurez-vous), qu'il stockait inlassablement au point de ressembler à une baudruche gonflée en quelques instants.  ça me faisait mourir de rire !  Le voir ainsi avec ses deux bajoues énormes, c'était craquant.

Puis il est mort.

Il ne pesait que quelques centaines de grammes (même si c'était un hamster obèse, c'est indéniable et sa propriétaire aimante ne pourra m'accuser de mensonge).

Lorsque j'ai annoncé autour de moi le décès de la bestiole, les réactions m'ont stupéfaites : "Ben quoi, elle est triste pour la mort de son hamster ?  Allons Anaïs, un hamster, ce n'est qu'un hamster.  Un chien, à la rigueur, mais un hamster !  Qui serait triste pour la mort d'un hamster ?"

Ainsi, la tristesse devrait être proportionnelle au poids de l'animal.  Ainsi, le propriétaire d'un doberman géant serait plus affecté par sa perte que celui d'un doberman nain.  Le propriétaire d'un éléphant ou d'un iguanodon (c'est rare, je sais) ne surmonterait pas le décès de son animal de compagnie, tandis que celui d'une amibe ou d'une paramécie (encore plus rare, je sais) s'en contreficherait.

Chuis pas d'accord.  Na.  L'affection portée à un animal ne dépend pas de sa taille ni de sa longévité.  On s'y attache, point barre.  Quelle que soit sa taille, son sexe, son pelage et sa longévité.

Bon j'ai à faire… un nouveau hamster à aller chercher.

Et un p'tit rongeur made by Didoff, un.  Il vend des petits personnages démentiellement démentiels ici.
rat01

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
mai

Votre vie dans une tache !

Si je me souviens bien, le test de la danseuse qui allait dans le sens des aiguilles d'une montre, ou dans l'autre sens, ou dans les deux sens, vous avait passionnés...

Alors, quand j'ai découvert, sur le blog de "Maman célib", qui a en commun avec moi d'être célibataire, vous ne l'auriez pas deviné, un test dans le genre de celui des taches de Rorschach, sauf qu'il s'appelle le test des taches de Tickle, j'ai de suite pensé à vous. 

Vous ne connaissez pas le test de Rorschach (cf la tache en exemple ci-dessous), et encore moins celui de Tickle ?  C'est que vous n'avez pas eu l'extrême chance, comme moi, d'être examinée, analysée, inspectée ou disséquée dans votre enfance, ou votre adolescence, par l'un ou l'autre psy qui ne vous voulait que du bien.

Dans ce cas, je vous conseille une version similaire de ce test, sur internet.

Si, dans ces taches (ou dans celles de Roschach, si la curiosité vous titille et si vous les chopez sur le net), vous voyez des loups, des monstres, des sadiques, des tortionnaires, des vampires, et non des papillons, des petits oiseaux, des angelots et de l’amour, rassurez-vous, vous êtes comme moi, totalement fêlés du bocal et de partout, mais c’est ce qui fait notre charme...

Bon amusement.

Faire le test...

rorschach

11:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
mai

Le célibat en augmentation (yarghpiiiiie)

Une fois n’est pas coutume, je vais vous copier une info lue sur le net (enfin découverte au vu des milliards de visites sur mon blog depuis cet article, passqu’un lecteur a renseigné mon blog en commentaire, merci Arthur, ô toi illustre inconnu), sur le site du soir, d’après Belga :

« Avec plus d’1,5 million de femmes et d’hommes seuls recensés en 2007, la Belgique compte de plus en plus de célibataires, indiquent les statistiques du Service Public Fédéral (SPF) Economie. Alors qu’en 1991, la Belgique comptait quelque 466.000 hommes seuls et 657.000 femmes seules, ces chiffres s’élevaient en 2007, respectivement, à 707.000 et 805.000. »  Tous les chiffres, avec des pourcentages par région et tout et tout, sont visibles ici.

Le titre m’a d’abord réjouie : de plus en plus de célibataires, choueeeeeeeeette, ça va faire de plus en plus d’hommes de ma vie potentiels ça ma bonne Dame.  Joie et petits bonds de bonheurs, sourire banane et espoir reviendu.

Ensuite, j’ai versé des larmes de sang, de vinaigre et d’huile d’olive.  Zavez vu cette ignoble différence.  Pire qu’ignoble.  Déprimante.  Suicidante.  Jettante dans la Meuse immédiatement.  Incitant à la cuite intégrale et immédiate.  La Belgique compte 707.000 hommes célibataires et 805.000 femmes célibataires.  Zavez remarqué le stuuuuut ?  Ainsi, 98.000 femmes célibataires n’ont aucune chance de rencontrer quelqu’un, sauf à tenter la bigamie avec un homme marié.  Bon, par rapport à 1991, c’est mieux (puisqu’il y avait presque 200.000 femmes seules de plus que d’hommes, chuis trop fade pour faire la soustraction).  Mais tout de même.  98.000 femmes vouée à la solitude intégrale et irrémédiable.  Et dire que j’en fais partie. 

C’est indéniable. 

Et dramatiquement dramatique.

Je reviens, je vais me suicider, me jeter à la Meuse, me cuiter immédiatement.

Et une illu de Mako, une. 

Anais_pleonasmept

20:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |