29
mai

Y'a mourir et mourir

Je m'étais déjà étonnée du fait que mourir avec femme et enfants était apparemment plus grave que mourir célibataire, à lire certains journalistes. Clair que moi, seul mon rat me pleurerait.  Et encore, c'est plutôt sa pitance quotidienne qu'il pleurerait, et non ma présence.

Je réalise maintenant que la mort dépendrait également du "volume occupé dans l'espace".

Enfin ... en matière d'animal, je n'irais pas jusqu'à supposer qu'il en est de même pour les humains (même si cela serait une très très bonne raison pour m'empiffrer à qui mieux mieux).

Une de mes amies m'a appris que son hamster était mort et qu'elle en était fort chagrinée.

Je peux comprendre, d'autant que le petit rongeur portait le nom d'un célèbre écrivain belge (qui fait aussi des bandes dessinées sur des blogs de namuroises… suivez mon regard).  Mais surtout, je peux comprendre car le petit était rigolo, surtout quand je le gavais de bonbons (des bonbons pour hamsters, rassurez-vous), qu'il stockait inlassablement au point de ressembler à une baudruche gonflée en quelques instants.  ça me faisait mourir de rire !  Le voir ainsi avec ses deux bajoues énormes, c'était craquant.

Puis il est mort.

Il ne pesait que quelques centaines de grammes (même si c'était un hamster obèse, c'est indéniable et sa propriétaire aimante ne pourra m'accuser de mensonge).

Lorsque j'ai annoncé autour de moi le décès de la bestiole, les réactions m'ont stupéfaites : "Ben quoi, elle est triste pour la mort de son hamster ?  Allons Anaïs, un hamster, ce n'est qu'un hamster.  Un chien, à la rigueur, mais un hamster !  Qui serait triste pour la mort d'un hamster ?"

Ainsi, la tristesse devrait être proportionnelle au poids de l'animal.  Ainsi, le propriétaire d'un doberman géant serait plus affecté par sa perte que celui d'un doberman nain.  Le propriétaire d'un éléphant ou d'un iguanodon (c'est rare, je sais) ne surmonterait pas le décès de son animal de compagnie, tandis que celui d'une amibe ou d'une paramécie (encore plus rare, je sais) s'en contreficherait.

Chuis pas d'accord.  Na.  L'affection portée à un animal ne dépend pas de sa taille ni de sa longévité.  On s'y attache, point barre.  Quelle que soit sa taille, son sexe, son pelage et sa longévité.

Bon j'ai à faire… un nouveau hamster à aller chercher.

Et un p'tit rongeur made by Didoff, un.  Il vend des petits personnages démentiellement démentiels ici.
rat01

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
mai

Votre vie dans une tache !

Si je me souviens bien, le test de la danseuse qui allait dans le sens des aiguilles d'une montre, ou dans l'autre sens, ou dans les deux sens, vous avait passionnés...

Alors, quand j'ai découvert, sur le blog de "Maman célib", qui a en commun avec moi d'être célibataire, vous ne l'auriez pas deviné, un test dans le genre de celui des taches de Rorschach, sauf qu'il s'appelle le test des taches de Tickle, j'ai de suite pensé à vous. 

Vous ne connaissez pas le test de Rorschach (cf la tache en exemple ci-dessous), et encore moins celui de Tickle ?  C'est que vous n'avez pas eu l'extrême chance, comme moi, d'être examinée, analysée, inspectée ou disséquée dans votre enfance, ou votre adolescence, par l'un ou l'autre psy qui ne vous voulait que du bien.

Dans ce cas, je vous conseille une version similaire de ce test, sur internet.

Si, dans ces taches (ou dans celles de Roschach, si la curiosité vous titille et si vous les chopez sur le net), vous voyez des loups, des monstres, des sadiques, des tortionnaires, des vampires, et non des papillons, des petits oiseaux, des angelots et de l’amour, rassurez-vous, vous êtes comme moi, totalement fêlés du bocal et de partout, mais c’est ce qui fait notre charme...

Bon amusement.

Faire le test...

rorschach

11:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
mai

Le célibat en augmentation (yarghpiiiiie)

Une fois n’est pas coutume, je vais vous copier une info lue sur le net (enfin découverte au vu des milliards de visites sur mon blog depuis cet article, passqu’un lecteur a renseigné mon blog en commentaire, merci Arthur, ô toi illustre inconnu), sur le site du soir, d’après Belga :

« Avec plus d’1,5 million de femmes et d’hommes seuls recensés en 2007, la Belgique compte de plus en plus de célibataires, indiquent les statistiques du Service Public Fédéral (SPF) Economie. Alors qu’en 1991, la Belgique comptait quelque 466.000 hommes seuls et 657.000 femmes seules, ces chiffres s’élevaient en 2007, respectivement, à 707.000 et 805.000. »  Tous les chiffres, avec des pourcentages par région et tout et tout, sont visibles ici.

Le titre m’a d’abord réjouie : de plus en plus de célibataires, choueeeeeeeeette, ça va faire de plus en plus d’hommes de ma vie potentiels ça ma bonne Dame.  Joie et petits bonds de bonheurs, sourire banane et espoir reviendu.

Ensuite, j’ai versé des larmes de sang, de vinaigre et d’huile d’olive.  Zavez vu cette ignoble différence.  Pire qu’ignoble.  Déprimante.  Suicidante.  Jettante dans la Meuse immédiatement.  Incitant à la cuite intégrale et immédiate.  La Belgique compte 707.000 hommes célibataires et 805.000 femmes célibataires.  Zavez remarqué le stuuuuut ?  Ainsi, 98.000 femmes célibataires n’ont aucune chance de rencontrer quelqu’un, sauf à tenter la bigamie avec un homme marié.  Bon, par rapport à 1991, c’est mieux (puisqu’il y avait presque 200.000 femmes seules de plus que d’hommes, chuis trop fade pour faire la soustraction).  Mais tout de même.  98.000 femmes vouée à la solitude intégrale et irrémédiable.  Et dire que j’en fais partie. 

C’est indéniable. 

Et dramatiquement dramatique.

Je reviens, je vais me suicider, me jeter à la Meuse, me cuiter immédiatement.

Et une illu de Mako, une. 

Anais_pleonasmept

20:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
mai

J'ai regardé le JT

Comme on l'appelait dans le temps.  Maintenant on dit juste le journal.

Keske j'ai vu ?

Le dossier BHV ne se débloque pas.  J'y pige rien, comme d'habitude, mais c'est du grand n'importe quoi politique.  Une perte de temps et d'énergie.

La Birmanie refuse l'aide humanitaire malgré les 23.000 morts officiels, 100000 officieux, suite au cyclone pourtant annoncé.  Le million de sinistrés n'a qu'à subir en silence.

Affrontements au Liban.  Encore et toujours.

Les 60 ans d'Israël.  Rappels des problèmes là-bas, en Palestine, dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie... je n'ai jamais rien compris à tout cela, sinon que ce foutoir dure depuis la fin de la seconde guerre.

Un pédophile est arrêté.  Tant mieux.

Les Finances veulent nous faire bosser à leur place via Taxonweb.  Tant qu'à faire, autant que les cochons payeurs assument tout.

Un joueur de foot se tue en pleine nuit, au volant de sa Porsche.  A 215 km / h.

Procès d'un autre pédophile immonde (mais ils le sont tous), Fourniret, qui parle enfin, après tant de silence.  Mauvaise idée peut-être, vu les déclarations qu'il a faites sur les supplications d'Elisabeth pour recouvrer sa liberté.  Que va-t-on encore apprendre de plus sordide ?

Trois agresseurs ayant tabassé un voyageur choisi au hasard, juste pour le fun, et l'ayant transformé en légume, ou presque, sont condamnés à plusieurs années de prison.

Ont-ils tous conscience que la vie ne dure que peu de temps, qu'elle est si précieuse ? Que tout cela est vain ?  Que chaque minute devrait être une minute de joie et non de colère, de dictature, de haine, de bêtise ou de lutte.

Je ne regarderai plus le JT.  Comme on l'appelait dans le temps.  Maintenant, on dit juste le journal, mais rien n'a changé.

15:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
avr

J’ai vu Hannibal, en vrai

Après avoir presque vu Arthur en vrai.  Après avoir vu Christophe Willem en vrai.  J’ai vu Hannibal, ou presque, en vrai.

Je me dis parfois (qui a dit « t’as raison ma petite Anaïs » ?) que je suis folle, névrosée, ou autres substantifs du genre, avec mes idées bizarres, mes scénarios catastrophes, mes angoisses et mes délires.

Mais depuis que j’ai vu cette émission, je le sais : je ne suis pas folle.  Ou du moins, pas aussi folle que certains êtres humains.  Ça rassure, non ?

J’ai vu cette émission en mangeant une demi-boulette avec du riz, le tout nappé de la nouvelle sauce tomate provençale de je ne sais plus quelle marque.  Un délice.  Une demi, me direz-vous ?  Ben oui, j’ai pas très faim en ce moment (j’ai d’ailleurs perdu 2000 grammes, alléluia).

Mais ce n’était pas une bonne idée de regarder cette émission en mangeant, clair et net.

Quelle émission ?  L’histoire du cannibale allemand.  On en a tous entendu parler, au moins vaguement.  On sait tous qu’il avait passé une annonce sur le web pour trouver un volontaire, qu’il a trouvé quelqu’un qui accepté d’être tué et dévoré.  Pour ma part, ça s’arrêtait là.  Ça m’avait dégoûtée, j’y avais pensé, puis je l’avais oublié.

Mais en mangeant ma demi-boulette-riz-sauce-tomate-provençale, j’ai donc appris que le cannibale avait, à la demande de sa proie, procédé à son émasculation, laquelle a engendré une hémorragie fulgurante, laquelle a entraîné la mort quelques heures plus tard.  J’ai appris que le tout avait été filmé, ce qui donne 240 minutes monstrueuses, dont seules 19 ont été montrées au procès, même que ceux qui les ont vues, ces 19 minutes, ont parfois dû faire l’objet d’un suivi psychologique.  J’ai appris que la victime consentante avait adoré se faire couper la roubignolle et voir jaillir son sang.  J’ai appris que le cannibale avait cuit ladite roubignolle, du vivant de son propriétaire, à la poêle avec sel, poivre et ail, mais que ce n’était pas bon, ils étaient tous les deux d’accord.

J’ai appris qu’il existait sur terre des humains inhumains mais à visage humain.  Et ça m’a fait peur.  Je le savais, bien sûr, mais le voir de mes yeux vus, ça m’a fait peur.  De quoi ne pas dormir.

Good night…

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |