30
mai

The new hamster

Nous voilà donc parties à la recherche d'un nouveau hamster pour compenser la perte dont question hier.  

Déjà, je hais les animaleries, où les bestioles de tous poils et plumes sont parqués dans des "box" de 25 cm², où les cris stridents des perroquets furax traumatisent les inséparables qui en sont réduits à se coller les uns contre les autres, où un rat est saucissonné entre un cobaye benêt et un furet aux aguets, ce qui nuit à sa classe, entendons-nous bien.  On ne mélange pas les torchons avec les serviettes, non mais (Iciiiiiiiiiii le raaaaaaaaaat, je partage, exceptionnellement, l'avis de l'Anaïs).

Une fois sur place, à savoir dans l'animalerie (car où trouver un hamster sur un coup de tête et sur le coup de 17 heures ?  Je vous le donne en mille : dans une animalerie, sacrilège), je réalise à quel point l'épreuve va être extrême.  Et je ne suis pas au bout de mes surprises.

Bêtement, naïvement, j'imaginais qu'on choisissait un hamster parmi quelques-uns, en fonction de sa couleur et, éventuellement, de son dynamisme ou d'un regard qu'il aurait lancé vers nous, par pur hasard, mais que nous aurions interprété comme un larmoyant "adopte-moi pliiiiiiiiiiiiiiiiiiz".

Et bien non ma bonne Dame.

Les hamsters, c'est comme les écharpes Strelli ou les macarons : y'a un choix énorme de couleurs, de tailles, de poids, de race, de style, de pelage, de tête et même de sexe.  Enfin pour le sexe le choix est fastoche : mâle ou femelle.  Mais pour le reste !  A côté du hamster dit commun, y'a d'abord toutes les sortes de hamsters nains.  Des rayés gris, dits russes.  Des rayés beige dits chaisplusquoi.  Des non rayés mais offrant un dégradé de beige très séduisant, dits chaisplusquoinonplus.  

Et ce n'est pas tout.

Au cas zoù vous auriez un doute, le magasin propose tout un éventail de bestioles nerveuses à moustaches frétillantes : des rats (ah, enfin une bonne nouvelle) de toutes les couleurs, allant du noir au gris souris (sic) en passant par un doux vison.  Des lapins, nains ou pas, à oreilles droites ou tombantes (mmmmh j'aime les lapins, surtout dans mon assiette avec des pruneaux).  Des souris nerveuses comme des femmes un premier jour de soldes.  Des gerbilles qui sautillent.  Et des chinchillas superbes, dont je me ferais bien un joli manteau pour le prochain hiver (n'ameutez pas la SPA, c'est d'la blaaaak).

Deux heures plus tard, le choix est (enfin) arrêté.  Un hamster.  Joli.  Un nain rayé beige dit chaisplusquoi.  Tout speedé.

Retour à la maison.  Montage de la cage.  C'est là que tout se corse.  A-t-on idée de faire de telles cages, totalement démontables, mais totalement impossibles à remonter ensuite.  L'enfer dure plus d'une heure.  

Et pendant ce temps, j'allergise.  Ce séjour prolongé dans l'arche de Noé m'a provoqué une crise d'éternuements dont je ne me remets pas, mes yeux sont exorbités, mon nez ressemble à celui d'un clown enrhumé et je respire à peine.  Mais je ne mourrai pas, promis, j'ai trop peur des conséquences, ou plutôt des non conséquences de mon décès.

Une fois la cage enfin montée, reste à faire entrer le bestiau dans son HLM de luxe, trois étages ma bonne Dame.  Et c'est là que le délire commence, car ledit bestiau est la réincarnation de Speedy Gonzales, sans le chapeau.  A peine sorti de sa petite boîte, il s'enfuit comme si nous allions le dévorer (y'a rien à manger sur ces rongeurs, je vous le dis, et puis on a des quiches qui nous attendent, alors bon).  Et nous voilà parties à la chasse au mini hamster.  Clair que s'il avait eu le volume du précédent, il n'aurait pas su passer sous les meubles.  

Le spectacle est à mourir de rire : deux filles stupéfaites de s'être fait berner par un si petit animal, à quatre pattes, tentant de le récupérer.  Et moi je me marre.  Je suis prise d'un énorme fou-rire qui m'empêche d'agir et menace ma survie (souvenez-vous, je suis en pleine crise d'allergie).  Et je ris, je ris, je ris.  Soudain, je vois passer l'animal, ou plutôt, je détecte une tache beige qui file ventre à terre.  Dans un élan d'intelligence (ah si, j'ose le dire d'in-tel-li-gen-ce), je saisis un tupperware qui passait par là et je le jette sur le hamster, telle une athlète en pleine force de l'âge.  Ouf.  Gagné.  Le bestiau est piégé.  Yesssss.  Reste ensuite à le transvaser dans sa cage, ce qui ne nous prend que trois petites heures.

Enfin, il faut trouver un nom à la chose.  Passque "le Hamster", ça la fout mal (Iciiiiiiiiiii le raaaaaaaaaat, et moi, je m'appelle bien "le Rat", non peut-être ?).

Speedy Gonzales ?  Trop facile.

Mac, comme macaron ?  Trop gourmand.

Tof, comme Christophe Willem?  Et comme "agréable" en néerlandais, ce qu'il n'est pas, vu la course-poursuite qui précède, mais qu'importe ?

Adjugé, ça sera Tof.  Bienvenue chez les humains, petit Tof.

Je rentre chez moi, je vide mon spray magique anti-allergie, je me gave de M&M's blancs anti-éternuements, et je vais dormir, yeux bouffis, nez rubicond.  Je hais les hamsters.

Et un autre p'tit rongeur made by Didoff, un.
rat


06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
mai

Y'a mourir et mourir

Je m'étais déjà étonnée du fait que mourir avec femme et enfants était apparemment plus grave que mourir célibataire, à lire certains journalistes. Clair que moi, seul mon rat me pleurerait.  Et encore, c'est plutôt sa pitance quotidienne qu'il pleurerait, et non ma présence.

Je réalise maintenant que la mort dépendrait également du "volume occupé dans l'espace".

Enfin ... en matière d'animal, je n'irais pas jusqu'à supposer qu'il en est de même pour les humains (même si cela serait une très très bonne raison pour m'empiffrer à qui mieux mieux).

Une de mes amies m'a appris que son hamster était mort et qu'elle en était fort chagrinée.

Je peux comprendre, d'autant que le petit rongeur portait le nom d'un célèbre écrivain belge (qui fait aussi des bandes dessinées sur des blogs de namuroises… suivez mon regard).  Mais surtout, je peux comprendre car le petit était rigolo, surtout quand je le gavais de bonbons (des bonbons pour hamsters, rassurez-vous), qu'il stockait inlassablement au point de ressembler à une baudruche gonflée en quelques instants.  ça me faisait mourir de rire !  Le voir ainsi avec ses deux bajoues énormes, c'était craquant.

Puis il est mort.

Il ne pesait que quelques centaines de grammes (même si c'était un hamster obèse, c'est indéniable et sa propriétaire aimante ne pourra m'accuser de mensonge).

Lorsque j'ai annoncé autour de moi le décès de la bestiole, les réactions m'ont stupéfaites : "Ben quoi, elle est triste pour la mort de son hamster ?  Allons Anaïs, un hamster, ce n'est qu'un hamster.  Un chien, à la rigueur, mais un hamster !  Qui serait triste pour la mort d'un hamster ?"

Ainsi, la tristesse devrait être proportionnelle au poids de l'animal.  Ainsi, le propriétaire d'un doberman géant serait plus affecté par sa perte que celui d'un doberman nain.  Le propriétaire d'un éléphant ou d'un iguanodon (c'est rare, je sais) ne surmonterait pas le décès de son animal de compagnie, tandis que celui d'une amibe ou d'une paramécie (encore plus rare, je sais) s'en contreficherait.

Chuis pas d'accord.  Na.  L'affection portée à un animal ne dépend pas de sa taille ni de sa longévité.  On s'y attache, point barre.  Quelle que soit sa taille, son sexe, son pelage et sa longévité.

Bon j'ai à faire… un nouveau hamster à aller chercher.

Et un p'tit rongeur made by Didoff, un.  Il vend des petits personnages démentiellement démentiels ici.
rat01

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
mai

Votre vie dans une tache !

Si je me souviens bien, le test de la danseuse qui allait dans le sens des aiguilles d'une montre, ou dans l'autre sens, ou dans les deux sens, vous avait passionnés...

Alors, quand j'ai découvert, sur le blog de "Maman célib", qui a en commun avec moi d'être célibataire, vous ne l'auriez pas deviné, un test dans le genre de celui des taches de Rorschach, sauf qu'il s'appelle le test des taches de Tickle, j'ai de suite pensé à vous. 

Vous ne connaissez pas le test de Rorschach (cf la tache en exemple ci-dessous), et encore moins celui de Tickle ?  C'est que vous n'avez pas eu l'extrême chance, comme moi, d'être examinée, analysée, inspectée ou disséquée dans votre enfance, ou votre adolescence, par l'un ou l'autre psy qui ne vous voulait que du bien.

Dans ce cas, je vous conseille une version similaire de ce test, sur internet.

Si, dans ces taches (ou dans celles de Roschach, si la curiosité vous titille et si vous les chopez sur le net), vous voyez des loups, des monstres, des sadiques, des tortionnaires, des vampires, et non des papillons, des petits oiseaux, des angelots et de l’amour, rassurez-vous, vous êtes comme moi, totalement fêlés du bocal et de partout, mais c’est ce qui fait notre charme...

Bon amusement.

Faire le test...

rorschach

11:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
mai

Le célibat en augmentation (yarghpiiiiie)

Une fois n’est pas coutume, je vais vous copier une info lue sur le net (enfin découverte au vu des milliards de visites sur mon blog depuis cet article, passqu’un lecteur a renseigné mon blog en commentaire, merci Arthur, ô toi illustre inconnu), sur le site du soir, d’après Belga :

« Avec plus d’1,5 million de femmes et d’hommes seuls recensés en 2007, la Belgique compte de plus en plus de célibataires, indiquent les statistiques du Service Public Fédéral (SPF) Economie. Alors qu’en 1991, la Belgique comptait quelque 466.000 hommes seuls et 657.000 femmes seules, ces chiffres s’élevaient en 2007, respectivement, à 707.000 et 805.000. »  Tous les chiffres, avec des pourcentages par région et tout et tout, sont visibles ici.

Le titre m’a d’abord réjouie : de plus en plus de célibataires, choueeeeeeeeette, ça va faire de plus en plus d’hommes de ma vie potentiels ça ma bonne Dame.  Joie et petits bonds de bonheurs, sourire banane et espoir reviendu.

Ensuite, j’ai versé des larmes de sang, de vinaigre et d’huile d’olive.  Zavez vu cette ignoble différence.  Pire qu’ignoble.  Déprimante.  Suicidante.  Jettante dans la Meuse immédiatement.  Incitant à la cuite intégrale et immédiate.  La Belgique compte 707.000 hommes célibataires et 805.000 femmes célibataires.  Zavez remarqué le stuuuuut ?  Ainsi, 98.000 femmes célibataires n’ont aucune chance de rencontrer quelqu’un, sauf à tenter la bigamie avec un homme marié.  Bon, par rapport à 1991, c’est mieux (puisqu’il y avait presque 200.000 femmes seules de plus que d’hommes, chuis trop fade pour faire la soustraction).  Mais tout de même.  98.000 femmes vouée à la solitude intégrale et irrémédiable.  Et dire que j’en fais partie. 

C’est indéniable. 

Et dramatiquement dramatique.

Je reviens, je vais me suicider, me jeter à la Meuse, me cuiter immédiatement.

Et une illu de Mako, une. 

Anais_pleonasmept

20:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

9
mai

J'ai regardé le JT

Comme on l'appelait dans le temps.  Maintenant on dit juste le journal.

Keske j'ai vu ?

Le dossier BHV ne se débloque pas.  J'y pige rien, comme d'habitude, mais c'est du grand n'importe quoi politique.  Une perte de temps et d'énergie.

La Birmanie refuse l'aide humanitaire malgré les 23.000 morts officiels, 100000 officieux, suite au cyclone pourtant annoncé.  Le million de sinistrés n'a qu'à subir en silence.

Affrontements au Liban.  Encore et toujours.

Les 60 ans d'Israël.  Rappels des problèmes là-bas, en Palestine, dans la Bande de Gaza et en Cisjordanie... je n'ai jamais rien compris à tout cela, sinon que ce foutoir dure depuis la fin de la seconde guerre.

Un pédophile est arrêté.  Tant mieux.

Les Finances veulent nous faire bosser à leur place via Taxonweb.  Tant qu'à faire, autant que les cochons payeurs assument tout.

Un joueur de foot se tue en pleine nuit, au volant de sa Porsche.  A 215 km / h.

Procès d'un autre pédophile immonde (mais ils le sont tous), Fourniret, qui parle enfin, après tant de silence.  Mauvaise idée peut-être, vu les déclarations qu'il a faites sur les supplications d'Elisabeth pour recouvrer sa liberté.  Que va-t-on encore apprendre de plus sordide ?

Trois agresseurs ayant tabassé un voyageur choisi au hasard, juste pour le fun, et l'ayant transformé en légume, ou presque, sont condamnés à plusieurs années de prison.

Ont-ils tous conscience que la vie ne dure que peu de temps, qu'elle est si précieuse ? Que tout cela est vain ?  Que chaque minute devrait être une minute de joie et non de colère, de dictature, de haine, de bêtise ou de lutte.

Je ne regarderai plus le JT.  Comme on l'appelait dans le temps.  Maintenant, on dit juste le journal, mais rien n'a changé.

15:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |