28
jui

La tête dans les nuages

Naaaaaaaan chuis pas amoureuse.  Hélas, trois fois hélas, j’ai beau tenter de me conditionner « tu vas tomber amoureuse, c’est un ordre Anaïs », rien n’y fait. 

C’est juste que l’été est la saison des parcs d’attractions.

Et moi, j’aime pô les parcs d’attractions.  Parce que justement, on a souvent la tête dans les nuages, que ce soit avec les trucs qui montent qui tournent qui accélèrent qui redescendent ou avec les simples grandes roues qui offrent une vue inégalable et tellement effrayante sur les quartiers environnants.

Donc j’aime pô les parcs d’attractions.

A part celui de la souris américaine.  Parce que celui-là, il me fait rêver, il me permet de retrouver la part d’enfance que j’ai cachée au fond de moi (enfin, pas si cachée que ça…).  Je peux sans gêne monter sur les chevaux de bois, avoir la larme à l’œil dans « it’s a small world », frémir en me prenant pour Peter Pan (ben quoi, c’est vachement haut cette attraction) et faire une photo souvenir avec Tic et Tac.

Mais les parcs d’attractions dites à sensation, très très très peu pour moi. 

Chaque année, des attractions se bloquent, laissant les téméraires participants, au mieux, coincés durant des heures, au pire, coincés durant des heures tête en bas.  My god, rien que d’y penser, je sens l’angoisse monter en moi.  J’ai beau avoir pitié d’eux, je ne peux m’empêcher un petit sourire sarcastique au coin de la bouche : zavaient qu’à pas y aller…

Et de toutes façon, moi, les sensations, je les ai rien qu’en regardant les attractions, de loin, de très trèèèèèèès loin.

Chaque année en juillet, la foire s’installe dans ma petite ville.  Chaque année, je me goinfre de croustillons et j’ai le visage maculé de sucre impalpable.  Enfin moi j’appelle ça du sucre impalpable, mais je me demande si ce n’est pas une expression familiale, tout comme chez moi on dit « manger une souris Côte d’Or » pour une bouchée, alors que ce sont des éléphants, tout le monde le sait, tout comme chez moi on dit aussi « manger de la sauce poulette » pour un vol au vent.  Ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi.  Et c’est ainsi que mes croustillons annuels sont recouverts de sucre impalpable.

Cette année (à moins que ce ne soit l'an dernier, je m'y perds dans toutes ces abominations), ils ont atteint le summum de l’horreur : un genre de balle ronde (pléonasme, une balle étant, sauf erreur, toujours ronde) au centre de laquelle s’installent deux volontaires perturbés du neurone.  La belle est rattachée par des élastiques tendus à leur maximum, plus elle est propulsée dans les airs à la vitesse de l’éclair, et rebondit durant de longues minutes.  Pour exacerber la sensation d’horreur, des haut-parleurs transmettent les commentaires des deux volontaires perturbés du neurone.  C’est à mourir de rire : des « aaaaaaaaaaaaah » aux « oooooooooooh » en passant par les « putain quelle horreur ». 

Voilà, à regarder deux fois cette boule s’envoler vers le firmament, j’ai eu ma dose d’adrénaline.  Pour pas cher ma bonne Dame.

Tout ceci me rappelle un séjour lointain que j’ai effectué il y a déjà… oufti, un petit temps, du temps oùsque je montais encore dans les grands oiseaux de métal.

Sans doute drillée par le séjour, la chaleur, la sueur, j’ai accepté de monter dans une attraction style tour infernale, un peu du même acabit que la balle magique qui rebondit rebondit rebondit : un ascenseur fou qui monte, descend comme un dingue vers le sol, remonte sans marquer la moindre pause et redescend encore plus vite.  J’ai cru mourir.  Et vu qu’ils poussent le vice jusqu’à prendre une photo des participants à l’apogée de l’angoisse… j’ai chez moi ce souvenir impérissable d’une Anaïs terrorisée, accrochée à sa voisine hilare, lui plantant ses ongles dans le bras, cachant son visage dans son giron. 

Et non, même contre mon poids en écharpes Strelli, je ne vous la montrerai pas, cette photo… quoique… ça pèse combien une écharpe Strelli ?

Illu de Flo
anaisphotopt

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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jui

Je veux mon p'tit oumf (pleurs d'enfant désespéré)

 Lorsque j'étais toute petite toute menue et toute mignonne (waw, ça fait plusieurs décennies ça), ma mère-grand a vécu une journée d'enfer, durant laquelle je n'ai cessé de pleurnicher (ça je le fais encore très bien actuellement) et de répéter que "je voulais mon p'tit oumf".  Aux dires de ma maternelle, passque je ne m'en souviens guère, la litanie était la suivante "oùsqu'il est mon p'tit oumf ?  Je veux mon p'tit oumf.  Mon p'tit oumf !  Il est où mon p'tit oumf ?  Je veux mon p'tit oumf..." et ainsi de suite encore et encore et encore et encore…

Ma mère-grand a dû subir ça toute la sainte journée, paix à son âme (j'aime employer des termes un peu catho lorsque je parle d'elle, passqu'elle était hyper fan du pape, à mon grand dam).
 
Après une journée de larmes, ma môman est venue me rechercher, rouge comme un coq (moi, pas elle), et ma mère-grand a expliqué le pourquoi du comment de mes larmes à la Marie-Madeleine : je voulais un certain petit oumf !??
 
Bien sûr, toute maman qui se respecte, et la mienne ne dérogeait pas à la règle, comprend le langage bizarre de son enfant.  Elle a donc illico compris qu'il s'agissait de mon petit Schtroumpf, égaré j'ignore encore comment.  Drame résolu.  Schtroumf retrouvé.
 
De cet épisode épique que l'on ma conté chaque dimanche devant la messe et Visa pour le Monde, j'ai gardé un certain amour de ces petits personnages bleus qui fêtent leur anniversaire cette année, j'en ai déjà parlé.
 
Alors, lorsque j'ai appris que ma grande surface de prédilection, j'ai nommé Delhéééééz (de prédilection car accessible à pattes, et uniquement pour cette raison), offrait un album Panini Schtroumpfs à sa clientèle munie d'un précieux bon reçu dans la boîte aux lettres, ainsi que des pochettes d'autocollants à sa clientèle qui dépensait beaucoup de soussous à la caicaisse, j'ai sauté de joie.
 
Sauf que j'ai pas reçu le bon dans ma boîte aux lettres, bande de nuls de chez Delhééééés.  Mais bon ça c'est pas trop grave, paraît qu'on peut l'acheter.
 
Sauf (bis) que faut croire que j'ai plus l'âge de remplir des albums Panini Schtroumpfs, si c'est pas malheureux, passque j'ai beau voir sur mes tickets "une pochette Panini", les caissières ne me donnent rien.
Alors chuis bien trissss'.  Les albums Panini ont bercé mon enfance, et j'en ai même gardé deux : Love is et ET.  Alors moi j'ai envie d'avoir l'album Panini Schtroumpf, passque j'aime les Schtroumpfs, n'en déplaise au Schtroumpf grognon.
 
Donc voilà, si vous n'avez ni petite nièce, ni cousin, ni fille, ni fils, ni chien, ni rien en âge d'avoir envie d'un album Panini Schtroumpfs (et si vous en avez, suffit aussi de rien leur dire, de les bâillonner, les étrangler, enfin comme vous voulez, je décline toute responsabilité), si vous êtes caissière au Delhééééés et que subtiliser des caisses de pochettes Panini vous semble une bonne action (on en a marre du capitalisme à outrance, et non, le vol n'est pas répréhensible, du moins lorsqu'il s'agit de pochettes Panini), contactez-moi…  Passqu'à ce jour le nombre d'autocollants en ma possession s'élève à : 0, et le nombre d'album s'élève à : 0.
 
Je sais, c'est trop dur.
 
Comme le disent les enfoirés, je compte sur vous.
 
Photo de Invasion de Schtroumpfs. 

Au fait, zont créé un site pour l’annif des Schtroumpfs.

schtroumfs-cul-pidon

15:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (16) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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jui

La TV serait-elle illettrée (ou presque) ?

Je regarde RTL la chaîne belge aussi intellectuelle qu’une crevette rose, mais qui nous offre un lot de séries passionnantes et américaines, c’est indéniable (surtout cette semaine : Kidnapped, Kyle XY et Private Practice, excusez du peu).  Nouveauté du jour (en différé, j’ai fait bosser le magnéto) : Kidnapped.  Nous sommes le 2 juillet.  Un bandeau défile « l’ottage franco-colombienne Ingrid Bettancourt a été libérée ».  Outre le sujet du bandeau, qui colle parfaitement au thème de la série, je tique.  Glups.  Deux T.  Deux fois.  Second bandeau quelques instants plus tard.  Zont réalisé leur erreur : deux T, m’enfin, voyons, à RTL on corrige rapidement.  Correction donc « l’ottage franco-colombienne Ingrid Betancourt a été libérée ».  Glups.  Le chemin est encore long... très très long.

12:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
jui

Grillée comme une saucisse au barbecue

Je suis grillée, dévoilée, démasquée, repérée, fichée, cataloguée.  

Devrai-je bientôt dire adieu à mon vénéré anonymat ?  A moins que ce ne soit déjà le cas, sans que je m’en sois réellement rendue compte ?  J’en ai trop dit.  Enfin, il semblerait...

Déjà, j’ai été super étonnée lorsque Mostek m’a dit, dernièrement, que sa tendre môman avait deviné que c’était moi qui écrivait dans le 7dimanche, qu’elle lit (logique, si elle le lisait pas, elle aurait pas deviné, pfff, suis-je biesse).  Hein ?  Comment ?  Pourquoi ?  Keski a pu lui mettre la puce à l’oreille ?  Le fait que Mostek lisait ma chronique le dimanche lors du repas familial ?  Quelques anecdotes contées par la même Mostek, qui se retrouvaient ensuite sur la feuille de chou ?  Passque la môman à Mostek, j’ai dû la croiser trois fois « bonjour Madame, enchantée Madame, merci Madame, au revoir Madame, à bientôt Madame ».  Chuis polie moi.  Mais si Mostek sait tout de moi (ou presque hein, juste le racontable), il n’en est pas de même de sa môman, je vous le dis.  Alors ?  « Tu es célibataire et elle a reconnu ta façon d’écrire » me dit Mostek (mais comment me reconnaître sans déjà me connaître, mystère et boule de gomme).

Ensuite, j’ai croisé l’autre jour mon voisin dans le hall d’entrée de l’immeuble.  Un voisin bien sympa (je dis ça car maintenant je sais qu’il risque de venir me lire, gnark gnark) qui vit là avec sa petite famille, depuis quelques années.  Un voisin à qui j’ai déjà parlé, bien sûr, mais sans entrer dans les détails de ma vie, que nenni, plutôt du style « bonjour, tu vas bien, quel beau soleil aujourd’hui, passe un bon WE / une bonne nuit / une bonne journée ».  Il me sait célibataire, il voit passer des amies, souvent, des hommes, chaque semaine des quatre jeudis.  Et l’autre jour donc, il me demande ce que je vais faire de mon WE.  Je lui réponds « travailler avec mon portap’ sur ma terrasse » et là, surprise surprenamment surprenante, il m’interroge tout de go « dis-moi, tu ne serais pas Anaïs Valente ».  Argh.  Hein ?  Comment ?  Pourquoi ?  Keski a pu lui mettre la puce à l’oreille ?  Vu le choc, vu que je n’avais préparé aucune réponse, ne m’attendant pas à ce genre de question, j’ai acquiescé, les yeux comme des soucoupes.  Lorsque je lui ai demandé comment il avait deviné, il m’a sorti quelques arguments, dont le principal était « tu es célibataire ».

Pas plus tard que l’autre jour, un proche, qui n’est pas au courant de mes activités illicites sur ce blog, me rencontre et me dit « tiens, Madame Duchmol m’a dit qu’elle lisait souvent tes articles ».  Hein ?    Comment ?  Pourquoi ?  Keski a pu lui mettre la puce à l’oreille ?  D’autant que Madame Duchmol est une personne que j’ai un peu fréquentée lorsque j’étais ado, et que nos familles communes se fréquentaient, mais qu’actuellement je rencontre au bas mots tous les cinq ans et avec qui j’échange quelques banalités « bonjour, ça va, quoi de neuf, et les enfants, et le boulot, et vous partez en vacances, et le mari tout va bien, au revoir à dans cinq ans ».  Alors ?  « C’est parce que tu es célibataire », me répond-il...

Voilà.  Je suis grillée.  Alors je vous en conjure, vous qui me connaissez dans « la vraie vie », si vous avez deviné que c’est moi et bien moi, dites-moi comment, dites-moi pourquoi, que je comprenne ce qui est si parlant dans mes écrits, au point qu’on ne puisse douter un seul instant de mon identité.

Passque, Bon Dieu, suis-je donc la seule célibataire namuroise, bordel de merde ?

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

30
jui

L’info du jour

C’est pas vraiment une minute people, plutôt une minute « informative », voire une minute « information frisson ».  Oui c’est bien, ça, comme nom :

L’info frisson du jour.

Entendue hier.  Donc c’est l’info frisson de la veille.  Quelle complication, finalement, les titres des billets...

Une histoire allemande.  Enfin je crois, j’étais pas très concentrée j’avoue - et voulant chercher des infos sur le net, j’ai tapé « tueur en série » et trouvé des centaines d’histoire de tueurs en série, de quoi cauchemarder durant tout l’été, donc j’ai vite fermé la page google, après avoir eu confirmation que l’histoire n’était pas allemande, mais macédonienne.  Donc des meurtres.  Des femmes de ménage assassinées.  La police n’avait pas de piste.  Un journaliste cependant rédigeait des articles très complets, plein de détails parfois inconnus des enquêteurs, au point qu’il a attiré leur attention... et pour cause, c’était lui le tueur.  Enfin c’est ce qu’on pense.  Car pas de bol, il est mouru sans avoir avoué, se noyant dans un seau d’eau.  

Ainsi, il tuait des femmes de ménage car sa mère l’était.  Ça fait film de seconde zone non ?  A croire que la relation mère-fils n’était pas vraiment baignée d’amour.  Allez, dites-le, que ça vous fait frissonner, mon info frisson.

Ça me rappelle cet écrivain qui s’était spécialisé dans les meurtres en série, qu’il commettait au préalable.  On n’est jamais mieux servi que par soi-même.  J’ignore si c’est la réalité, si j’en ai rêvé, si je l’ai lu quelque part, car je ne suis jamais parvenue à trouver d’infos sur le net...

Pas de danger avec moi, au vu des sujets traités sur le blog, je ne peux que me spécialiser en minutes blondes, en extermination de monstres dans les jeux sur le net et en rencontres foireuses de chez foireuses (va d’ailleurs falloir que je m’y remette, ça fait un bail).

Ce billet est nul et mal écrit (qui a dit « comme tous ! »), navrée, chuis fatiguée, mais fatiguée, une vraie loque.  C’est plus de mon âge les concerts.  Allez, je vais dormir, bonne nuit.

12:31 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |