1
sep

J’ai failli mourir trois fois mais j’ai sauvé deux vies…

Ce récit de ma presque-mort, je vous l'avais annoncé y'a belle lurette déjà, mais j'ai pris un tantinet de retard et je vous prie de bien vouloir m'en excuser.  Lorsque je suis en vacances, je suis encore plus fade qu'à l'accoutumée, ce qui est dramatiquement dramatique, je le conçois.  Pour ma défense, j'ai eu beaucoup de boulot à domicile (meuh nan, pas de grand nettoyage, zêtes fous), ce qui a ralenti mon rendement bloguesque.

Bref.

J'ai failli mourir trois fois.

Et par ma faute en plus.

Passque quand môman m'a annoncé qu'une sortie à Aqualibi était prévue avec ma filleule, j'ignore quelle mouche au venin délirant m'a piquée, moi qui ai horreur de tout ce qui est aquatique et qui n'autorise pas les vilains pas beaux à mettre les têtes des jolies filles comme moi sous l'eau.  Je me suis écriée « oooooh, je peux venir avec ».  Et je suis allée avec.

Mais dès mon arrivée, je comprends mon malheur.  Ça devait encore être l'effet de la mouche au venin délirant, car je m'étais imaginé un endroit calme et paisible, parsemé de transats, avec cocktails de fruits à volonté et accès à une piscine chauffée remplie de bruns ténébreux. 

A peine franchis les vestiaires me rappelant l'enfer vécu durant toute mon enfance lors des cours collectifs à la piscine, à peine sentie l'odeur du chlore qui chatouille les narines et pique les yeux, je réalise l'ampleur de la chose : une foule d'enfants surexcités squattent MA piscine à bruns ténébreux.  De bruns ténébreux il n'est d'ailleurs pas question.  Que des pères de famille chauves ou bedonnants.  Les rares transats sont couverts d'essuies qui disent « pas touche ».  Mais le pire, c'est le bruit.  Comme si la population de quarante-trois piscines communales s'était réunie sur place. 

Mais qu'importe, nous sommes là pour nous amuser, et nous allons nous amuser.  Quoi qu'il advienne.  Nous « volons » quatre sièges à la cafeteria, que nous installons tant bien que mal le long d'un mur.  Puis nous abandonnons nos essuies, tongs et Ciné-Revue de la semaine pour tester la température de l'eau, entrant dans la piscine par un genre de rampe étrange, en forme d'escargot.

Ben elle est froide, en plus.  Qui a osé me parler d'une eau à 36 degrés ?  Hein ?  Qui ?  Publicité mensongère.  Bon, je l'admets, c'est plus chaud qu'une piscine communale.  Fort heureusement.

Nous nous enfonçons dans les profondeurs de l'océan, enfin de la piscine, ma filleule, ma môman pas très rassurée et moi.  Bien entendu, le but est d'avoir pied, passque quand je n'ai pas pied, je panique.  D'autant qu'il n'y a aucun bord auquel se raccrocher dans cette piscine, les bords étant, étrangement, plus d'un mètre plus haut.  Cet endroit est décidément bien bizarre.  Sans nous en rendre compte, nous dérivons lentement mais sûrement vers la « grande profondeur », et ma chère môman, qui a une taille disons « réduite », perd pied.  Et panique.  Passque si moi je nage comme un caillou, elle, elle nage comme une colonie entière de cailloux.  La voyant au bord de la noyade, et remarquant son regard extrêmement paniqué, je n'écoute que mon courage et je nage vers elle à la vitesse de l'éclair (traduction, je tends la main) pour la ramener vers une profondeur plus décente.  Je suis une héroïne.

Nous retournons ensuite dans la piscine par le côté plage, qui nous offre un dénivelé bien agréable et plus sécurisant.

Et là, fort étrangement, je suis bien.  Je fais même un peu la planche, malgré la foule.  Passque depuis que j'ai appris à la faire, la planche, je la ferais en permanence (l'appel est lancé : qui vit à Namur et a une piscine chauffée à 36 degrés à me prêter ?).

Une voix lointaine annonce quelque chose, et môman me demande « il a dit kwaaa le môôssieur ? ».  J'ai rien compris et je m'en moque, ça doit être une annonce du style « le petit Nicolas attend ses parents Goscinny et Sempé au centre d'accueil. »

Nous continuons quelques instants nos barbotages, jusqu'à ce qu'une petite vague vienne nous chatouiller le menton.  Suivie d'une plus grosse.  Suivie d'une encore plus grosse.  Etonnées, estomaquées, stressés, nous nous réfugions au bord de la piscine, bord qu'il est impossible de franchir, je vous le rappelle, puisqu'il fait deux mètres de haut (je comprendrai ensuite que c'est pour contenir ces abominables vagues).  Grosse erreur, les vagues sont plus hautes sur les bords.  Je ne perds pas ma môman de vue, tout en tentant de respirer malgré les vagues, de plus en plus hautes.  Comme elle semble se noyer, je la tire vers moi et je tente de nous traîner vers « l'entrée de la plage ».  Nous survivons tant bien que mal à cette mésaventure, avec la promesse de faire attention aux messages quasi inaudibles lancés au micro, des fois que le prochain serait « attention on lance les mygales », « attention c'est le moment de la tornade », « attention frites gratuites pour toutes à l'entrée de la plage », « attention beau brun ténébreux attend Anaïs sur son transat ».

Forte d'avoir sauvé deux vies, enfin d'avoir sauvé deux fois la même vie, je file m'étendre un peu sur ... ah ben non, j'ai pas de transat, juste un siège dur comme de la pierre, sur lequel je m'avachis pour parcourir mon Ciné Revue.

Tout ça avant de presque mourir trois fois... mais ça sera pour demain, car ce billet est déjà suffisamment long, non ?

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
aoû

Wallonieland… un an déjà !

Il y a un an, je publiais mon billet Wallonieland, qui avait suscité pas mal de réactions et avait été relayé sur certains blogs et sites, ainsi que dans la presse.

365 jours plus tard.  Heure du bilan. 

Pas un bilan politique, je n'y connais que dalle, vous ne le savez que trop bien.

Mais un bilan de ce que j'ai lu et entendu :

Jets de pierres sur les francophones lors du festival rock Wechter

Réactions vives, à La Panne et Coxyde, mer du Nord, contre les commerçants qui osent parler en français aux touristes

Interdiction d'acheter un terrain sans parler couramment le néerlandais ou sans suivre des cours, à Zaventem

Obligation de passer un examen linguistique avant de pouvoir se domicilier dans certaines communes de Flandre

Le bourgmestre de Lennik enlève les drapeaux belges pour les remplacer par le lion noir

...

Alors, 365 jours plus tard, mon billet est encore vachement d'actualité, non ?

Wallonieland, 29 août 2011 

Chère Elke,

Comment vas-tu depuis tout ce temps ? J'espère que tu te portes bien, ainsi que Wim et les petits, qui doivent avoir bien grandi déjà. Vous nous manquez, j'espère que tu le sais. Je t'envoie quelques photos de nous, prises lors de notre séjour au Danemark, j'espère que la censure n'y trouvera pas à redire, aucun site de Wallonieland n'étant visible sur les clichés, je l'affirme sur l'honneur.

J'ai tenté à maintes reprises d'obtenir un passeport pour venir te voir en Vlaanderenland, en vain. Je sais que je ne l'obtiendrai que lorsque je serai parvenue à décrocher le concours du bilinguisme. Ne t'inquiète pas, je vais chaque semaine suivre mes cours, et d'ici cinq à six ans, je pense que je m'en sortirai suffisamment pour réussir.

On m'a dit que le mur avait été rehaussé, car cinq wallonielandais avaient tenté de le franchir, voulant montrer la mer du Nord à leurs enfants, paraît-il. Quelle inconscience. Ils ont été fusillés, pour l'exemple. Dommage. Mais ça fera cinq chômeurs de moins ici, doit-on dire chez vous, et puis je comprends que vous ne souhaitiez plus prendre de risque, surtout depuis que ce village près de la frontière a été incendié lorsque des wallonielandais ont projeté ces boules de feu par-dessus le mur après avoir ligoté les sentinelles.

Comment vont tes parents ? As-tu pu avoir une dérogation pour leur rendre visite en Wallonieland, comme tu le souhaitais ? Ou sont-ils parvenus à quitter la zone sans encombre pour retourner chez eux ? Quelle malchance qu'ils aient été par là-bas durant l'érection du mur.

Je continue à travailler en zone neutre, mais ce n'est pas facile, surtout avec les deux heures d'attente aux barrages chaque matin et chaque soir. Les fouilles corporelles ne sont pas agréables non plus. Depuis le temps, pas moyen de faire comprendre aux sentinelles que je ne tenterai plus d'emporter quoi que ce soit chez moi. J'ai retenu la leçon depuis mon incarcération.

J'ai revu l'autre jour ce film sur cette famille allemande qui avait réussi à survoler le mur de Berlin au moyen d'une montgolfière. Tu te souviens, nous l'avions vu ensemble. Cela fait si longtemps. Et cela nous avait semblé tellement irréel, tu te souviens ? Cela m'a donné quelques idées, mais je n'en dirai pas plus, de crainte que la censure refuse de te transmettre cette lettre.

Je te joins quelques DVD français, ainsi que quelques Flair francophones, j'espère que tu auras le droit de les garder. Si tu as des Flair néerlandophones, je serais ravie de les recevoir, je pense pouvoir les garder en arguant de mon souhait d'obtenir un passeport bilingue.

Nous partons demain en vacances à Dunkerke. En souvenir du bon vieux temps, La Panne, Coxyde. La mer du Nord, en France, n'a pas tout à fait la même saveur, mais tu sais que même par les dunes, il est impossible d'atteindre cette bonne vieille Belgique, oups ça m'a échappé, ce bon vieux ancienland. La mer me manque tant, tu sais. J'ai affiché cette photo que tu avais prise, elle me rappelle cette époque folle où nous y passions nos vacances, ensemble.

Tu trouveras en annexe, comme convenu par la législation, la traduction flamande de cette lettre.

Nous vous faisons de gros bisous et gardons espoir de vous revoir bientôt en chair et en os.

Anaïs, Zhom et petitsdhom.

PS : A l'occasion, envoie-nous quelques grains de sable bien de chez vous, enfin de chez nous, enfin je ne sais plus...

08:07 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
aoû

My god, l’heure est grave

 

Je suis malade.  Largement atteinte.  Irrémédiablement atteinte.

Voilà que j'ai regardé le JT.  Et qu'en plus ça devient une habitude.  Dès après Secret Story, paf, je zappe sur RTL.  Pas à l'occasion.  CHAQUE SOIR.  Pourtant, vous n'avez pas élu cette option dans le grand sondage, là, à droite (enfin s'il y est encore au moment où vous lirez ces lignes).  Je deviens JT-addict.  Est-ce bien normal ?

Non, c'est pas normal.

Mais voilà le pire.  Le pire du pire.  Le signe que mon cas est désespéré.

J'ai regardé la remise de la médaille d'or du saut en hauteur à je sais plus qui.  Je sais juste qu'elle est belge.  Alors j'ai regardé.  Et comme je n'y connais rien, j'ai tout d'abord rien pigé.  J'ai vu une femme recevoir une médaille.  Mais pas entendu l'hymne national.  Et puis son nom ne sonnait pas belge, une fois.  Ah ben c'était la médaille de bronze, je pige mieux.  J'ai donc attendu la médaillée d'or.  Elle est arrivée, fut médaillée, bisouillée, fleurie.  Mais toujours pas de musique, que diable.  C'est quoi ce beans ?  ou ce binz ?  (comment ça s'écrit donc !)

Quand soudain, j'ai vu monter trois drapeaux, dont celui de mon pays chéri.  Et la musique s'est enfin fait entendre. 

Et bien croyez-le ou pas, j'ignore tout des JO, le sport me laisse indifférente, mais ce petit moment de chauvinisme m'a mis la larme à l'œil.

Je vous le disais, l'heure est grave.

18:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
aoû

Je ne suis pas une statistique

 

S'il y a bien un mot que j'entends très souvent dans ma morne petite existence, c'est celui-ci : « statistiquement ».

Parce que j'ai eu la mauvaise idée d'attraper une sale maladie : la phobie.  L'avionophobie.  La grandoiseaudemétallophobie.  Bref, la peur de l'avion (pas moyen de trouver le terme sur le net, les phobies étant classées par ordre alphabétique et non par objet de la phobie, bizarre autant qu'étrange).

Ainsi, depuis que j'ai peur, soit depuis une dizaine d'années seulement (y a-t-il un psy dans le cockpit ?), on me bassine régulièrement, savoir à chaque fois que je dis que je ne monte pas dans ces engins diaboliques, avec des phrases commençant systématiquement par « statistiquement... ».  « Statistiquement, l'avion est le moyen de transport le plus sûr », « statistiquement, tu as peu de chance de mourir dans un crash », « statistiquement, la voiture est bien plus dangereuse ».  Et patati et patata.

Au début, j'argumentais.  Puis je me suis lassée, à force.  A l'occasion, je tente d'expliquer qu'une phobie est par définition non basée sur des statistiques, qu'elle est viscérale et incontrôlable.  Mais en général, j'acquiesce, d'un air qui signifie « je sais, je suis pathétique, malgré les statistiques ».

Et ça me saoule.  Mais ça me saoule.  Y'a des baffes qui devraient se perdre.

Il y a cependant certains jours, très rares, fort heureusement, où je pourrais sans risque exposer ma phobie, en long et en large.  Des jours où on me regarderait d'un air compréhensif, et non accusateur, pour changer.  Des jours où personne ne me parlerait statistiques.  Des jours où personne n'oserait même les évoquer, ces fameuses statistiques.

Des jours comme aujourd'hui.

Des jours tristes.

Des jours où, d'un coup d'un seul, des tas de vies humaines se volatilisent.  Explosent.  D'un coup d'un seul.  Un coup du sort.  Un coup du destin.  Un coup à faire pâlir les statistiques.

Des vies qui n'étaient pas des statistiques, elles.

19:39 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
aoû

Pipiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Vous le savez, chuis allée à Liège y’a un petit temps, rendre visite à Alex.  Après avoir mangé et une salade arrosée d’un ice tea et un gâteau arrosé lui aussi d’un thé, nous sommes parties gravir la citadelle.

Et nous promener.

Durant plusieurs heures.

Sans faire pipi.  Or, moi, j’ai une toute petite vessie.  Nous en avons d’ailleurs longuement parlé avec Alex, durant nos heures de conversations hyper intellectuelles comme j’aime : qui boit peu voit rétrécir sa vessie comme peau de chagrin.  Et qui a une petite vessie doit sans cesse faire pipi.  C’est inéluctable.

Mais j’ai tenu bon.

A 16h.

A 17h.

A 18h.

A 19h.

Là, nous avons pris un petit verre de vin au soleil.  Et étrangement, j’ai tout oublié (quand touuu m’as oubliée - ah non ça c’est une chanson de Marc Lavoine et chais pas qui).  J’ai savouré mon verre et basta.  Puis nous avons rejoint l’arrêt de bus.  Et j’ai senti ma vessie se réveiller.  Trop taaaaaaaaard.  Arrivée à la gare, il me restait 4 minutes pour sauter dans le train.  Trop taaaaaaaaaaaard.  Dans le train, j’ai tenté de ne plus penser à rien, passque je déteste faire pipi dans les trains, ça bouge, ça pue, c’est tout mouillé par terre et on sait pas si c’est de l’eau ou autre chose de plus suspect, et y’a pas de papier souvent, et quand on tire la chasse ça fait comme si on allait être aspiré sur les rails (ou les raux ? meuh non les rails, disent les vaches - oui bon, vous voyez comme ça me perturbe grave).

Donc je me suis retiendue. 

Durant tout le trajet.  Malgré les gens qui buvaient de l’eau à côté de moi.  Il est de notoriété publique que l’eau donne envie de faire pipi, surtout lorsqu’elle coule à flot dans un gosier à trente centimètres de ma vessie.  Argh.

Puis je suis arrivée et j’ai dû me lever.

C’est là que le véritable drame a commencé. 

Passqu’une fois debout, j’ai senti que ma vessie, elle était pas contente.  Pas contente du tout du tout du tout.  Et elle se manifeste.

Et je vais jusqu’à l’arrêt de bus car, horreur et putréfaction, j’ai encore un bus à prendre.

Mais je vais tenir je vais tenir je vais tenir.

Suffit de ne pas y penser.

Sauf que je ne pense qu’à ça.

Le bus arrive et m’embarque jusqu’à mon humble logement.  A chaque vibration, j’ai l’impression que mon corps va exploser et répandre des hectolitres d’urine sur le sol du bus.  A chaque soubresaut je me concentre pour ne pas y penser.

Et je ne pense qu’à ça.

J’arrive enfin à destination.  Encore quelques centaines de mètres.  Encore la porte à pousser.  Encore l’ascenseur.  Encore ouvrir la porte.  Encore courir jusquà la salle-de-bains, épreuve ultime.  Ultime, car la libération est si proche que je crains de lâcher les vannes d’un coup... et trop tôt. Quelques secondes trop tôt.

J’ai tenu bon.  Jusqu’à l’ultime seconde.  Celle de la libération.  Fou comme je me suis sentie heureuse durant quelques secondes.  Totalement heureuse. 

Tiens, rien qu’à écrire sur ce sujet... faut que j’aille soulager ma vessie.  Tout ça, c’est psychologique ma bonne Dame.

PS : je vous épargnerai un billet dénommé « cacaaaaaaaaaaaaaaaaaaa », contant le drame que je vis depuis avant-hier : avoir la turista en Gelbique.  Je vous passe les détails, vous aurez compris, crampes horribles et camping au WC ;  Faut le faire.  En Gelbique ! Je vis un enfer, je vous prie de me croire, et je fais des incantations chaque heure pour être guérie d’ici vendredi, heure de mon départ en WE en France…  Argh monde cruel, vessie cruelle, intestins cruels.

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |