18
aoû

Pipiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii

Vous le savez, chuis allée à Liège y’a un petit temps, rendre visite à Alex.  Après avoir mangé et une salade arrosée d’un ice tea et un gâteau arrosé lui aussi d’un thé, nous sommes parties gravir la citadelle.

Et nous promener.

Durant plusieurs heures.

Sans faire pipi.  Or, moi, j’ai une toute petite vessie.  Nous en avons d’ailleurs longuement parlé avec Alex, durant nos heures de conversations hyper intellectuelles comme j’aime : qui boit peu voit rétrécir sa vessie comme peau de chagrin.  Et qui a une petite vessie doit sans cesse faire pipi.  C’est inéluctable.

Mais j’ai tenu bon.

A 16h.

A 17h.

A 18h.

A 19h.

Là, nous avons pris un petit verre de vin au soleil.  Et étrangement, j’ai tout oublié (quand touuu m’as oubliée - ah non ça c’est une chanson de Marc Lavoine et chais pas qui).  J’ai savouré mon verre et basta.  Puis nous avons rejoint l’arrêt de bus.  Et j’ai senti ma vessie se réveiller.  Trop taaaaaaaaard.  Arrivée à la gare, il me restait 4 minutes pour sauter dans le train.  Trop taaaaaaaaaaaard.  Dans le train, j’ai tenté de ne plus penser à rien, passque je déteste faire pipi dans les trains, ça bouge, ça pue, c’est tout mouillé par terre et on sait pas si c’est de l’eau ou autre chose de plus suspect, et y’a pas de papier souvent, et quand on tire la chasse ça fait comme si on allait être aspiré sur les rails (ou les raux ? meuh non les rails, disent les vaches - oui bon, vous voyez comme ça me perturbe grave).

Donc je me suis retiendue. 

Durant tout le trajet.  Malgré les gens qui buvaient de l’eau à côté de moi.  Il est de notoriété publique que l’eau donne envie de faire pipi, surtout lorsqu’elle coule à flot dans un gosier à trente centimètres de ma vessie.  Argh.

Puis je suis arrivée et j’ai dû me lever.

C’est là que le véritable drame a commencé. 

Passqu’une fois debout, j’ai senti que ma vessie, elle était pas contente.  Pas contente du tout du tout du tout.  Et elle se manifeste.

Et je vais jusqu’à l’arrêt de bus car, horreur et putréfaction, j’ai encore un bus à prendre.

Mais je vais tenir je vais tenir je vais tenir.

Suffit de ne pas y penser.

Sauf que je ne pense qu’à ça.

Le bus arrive et m’embarque jusqu’à mon humble logement.  A chaque vibration, j’ai l’impression que mon corps va exploser et répandre des hectolitres d’urine sur le sol du bus.  A chaque soubresaut je me concentre pour ne pas y penser.

Et je ne pense qu’à ça.

J’arrive enfin à destination.  Encore quelques centaines de mètres.  Encore la porte à pousser.  Encore l’ascenseur.  Encore ouvrir la porte.  Encore courir jusquà la salle-de-bains, épreuve ultime.  Ultime, car la libération est si proche que je crains de lâcher les vannes d’un coup... et trop tôt. Quelques secondes trop tôt.

J’ai tenu bon.  Jusqu’à l’ultime seconde.  Celle de la libération.  Fou comme je me suis sentie heureuse durant quelques secondes.  Totalement heureuse. 

Tiens, rien qu’à écrire sur ce sujet... faut que j’aille soulager ma vessie.  Tout ça, c’est psychologique ma bonne Dame.

PS : je vous épargnerai un billet dénommé « cacaaaaaaaaaaaaaaaaaaa », contant le drame que je vis depuis avant-hier : avoir la turista en Gelbique.  Je vous passe les détails, vous aurez compris, crampes horribles et camping au WC ;  Faut le faire.  En Gelbique ! Je vis un enfer, je vous prie de me croire, et je fais des incantations chaque heure pour être guérie d’ici vendredi, heure de mon départ en WE en France…  Argh monde cruel, vessie cruelle, intestins cruels.

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
aoû

Pardonnez-moi mon père, passque j’ai péché

J’ai eu des pensées impures.

Vraiment impures.  Impures de chez impures.

Limite impardonnables… mais n’est-ce pas le propre de la confession, d’obtenir un pardon divin ?  Je pense… même si mon catéchisme est bien loin déjà.

Donc, depuis un petit temps, après ma séance culturelle « Secret Story », je zappe immédiatement sur RTL, pour le journal.  Incredible but true.  Et le pire dans tout ça, c’et que je commence à y prendre goût, à ma petite séance de news quotidienne.  Pire encore, ça me manque si je ne la regarde pas.  Et pire du pire, ce jour, en congé, j’ai regardé le journal deux fois, à midi et au soir.

C’est grave docteur ?  Je pense bien que oui, surtout venant de moi.  Je dois avoir été piquée par une mouche mutante ou un truc du genre, pour regarder DEUX FOIS le journal sur la même journée.  D’autant que les nouvelles sont similaires, en plus.  Quelle perte de temps.

Tout ça pour vous dire que ce lundi, j’ai donc regardé le JT.  Là n’est pas mon péché.  Pas encore.

Mon péché, c’est qu’en apprenant la grève qui avait lieu à Zaventem, empêchant des tas de gens de partir en vacances, j’ai eu une pensée mesquine.  Vilaine.  Méchante.

Je me suis demandé si des gens, parmi mes ennemis, partaient en vacances ce jour.  Pire encore, j’ai souhaité que mes ennemis partent en vacances ce jour.  Pire du pire, j’ai limite prié pour que mes ennemis partent en vacances ce jour.  Et j’avais beau me dire « ouh que tu es vilaine de souhaiter ça, ouh que c’est pas bien et que tu finiras en enfer avec Hitler, Mussolini et Leterme », rien n’y faisait.  La pensée était en moi, ancrée comme un bateau people à Saint-Trop.

J’ai honte mon père, car j’ai souhaité du mal.  A ceusses que j’aime pas, mais tout de même.  C’est pas bien.  C’est pas bien du tout du tout du tout.  Que puis-je faire pour me racheter : réciter un chapelet, aller à la messe chaque soir durant sept jours, nettoyer mon intérieur, aller secourir un SDF, ne plus jamais souhaiter de mal à mes ennemis (ça j’en suis incapable, je sens mon cerveau qui bouillonne rien que d’y songer) ?

Alors, voilà, je me confesse en ligne.  Histoire d’être pardonnée.  Si possible.  Et histoire de voir si, vous aussi, ça vous arrive, parfois, à l’occasion, d’avoir de telles pensées démoniaques … 

21:35 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
aoû

Dîners suspendus

En avez-vous déjà entendu parler ?  Moi pas, jusqu’à ce jour.  Et dieu sait pourtant que j’adore manger.

Alors, les dîners suspendus.  Le principe est simplissime : il s’agit de dîner en étant suspendu (qui l’eût cru !), à savoir que la table est accrochée à une grue et suspendue à plusieurs dizaines de mètres du sol.  Les convives ont donc les pieds dans le vide durant tout le repas. 

Et bien, moi, je dis non.  Même si le repas se compose de scampis à l’ail, osso bucco ou lotte, fondant au chocolat et sa boule de glace vanille, c’est non.  Même pour une déclaration d’amour, c’est non.  Même si c’est un brun ténébreux potentiel homme de ma vie, c’est non.  Même si je reçois une écharpe Strelli pour éviter les courants d’air, c’est non.  Même pour une demande en mariage, c’est non… 

Si vous avez d’autres idées, proposez toujours… histoire de voir si j’envisage de dire… oui…

En savoir plus...

Illu de Flo, que je remerciiiiiiiiie.

dinersuspendupt

11:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
aoû

Résultats du sondage « flatulences »

La semaine « spéciale pets » et déjà bien loin, mais il est temps pour moi de commenter un tantinet les résultats de ce sondage hautement scientifique auquel vous avez été 355 à répondre.  Dingue non, 355 à nous livrer leurs secrets les plus intimes en matière de flatulence.

Merci à tous.  Ça met du baume au cœur de savoir que ce sujet vous passionne tant.  Ah si, ça vous passionne, c’est indéniable.

Vous êtes donc 260 à péter chaque jour, plusieurs fois par jour.  Merci pour votre honnêteté.  Je ne félicite cependant pas les 19 qui prétendent ne jamais péter ni les 18 ignorant le sens du mot « flatulence ».  Non mais, le mensonge est mauvais pour la santé, tout comme le pet-napping (néologisme anaïssien désignant le fait de se refuser à tout pet et pouvant mener à l’explosion intestinale).  Ceci dit, j’admets que, personnellement, je ne sais absolument pas roter, donc je vous laisse le bénéfice du doute (bande de menteurs, va).

Vous êtes 169 à avoir honte de péter en présence du sexe opposé.  L’idéal aurait été de savoir depuis combien de temps dure votre relation, afin d’établir s’il y a un lien de cause à effet entre la durée de la relation et la gêne éprouvée lors d’un pet, en d’autres termes, essque plus on se connaît, plus on pète en chœur.  J’y songerai lors de la rédaction du livre que je prépare sur les flatulences.  169 c’est énorme, mais je me console en songeant au 58 d’entre vous qui pètent en couple, ce qui me confirme que tout espoir n’est pas vain pour moi.

J’envoie mes salutations aux 44 d’entre vous que même l’eau fait péter, tout comme moi.  Les autres… savourez votre chance.

Enfin, je propose aux 23 malheureux qui subissent d’énormes conséquences lorsqu’ils serrent les fesses de former un groupe.  Nous irons ainsi au restaurant ensemble et nous autoriserons mutuellement à lâcher les vannes si le besoin s’en fait sentir.

Les péteurs anonymes est désormais créé.

Merci à tous pour votre participation et votre sens de l’humour.  And now, place au nouveau sondage…

sondagepetok

17:13 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
jui

La tête dans les nuages

Naaaaaaaan chuis pas amoureuse.  Hélas, trois fois hélas, j’ai beau tenter de me conditionner « tu vas tomber amoureuse, c’est un ordre Anaïs », rien n’y fait. 

C’est juste que l’été est la saison des parcs d’attractions.

Et moi, j’aime pô les parcs d’attractions.  Parce que justement, on a souvent la tête dans les nuages, que ce soit avec les trucs qui montent qui tournent qui accélèrent qui redescendent ou avec les simples grandes roues qui offrent une vue inégalable et tellement effrayante sur les quartiers environnants.

Donc j’aime pô les parcs d’attractions.

A part celui de la souris américaine.  Parce que celui-là, il me fait rêver, il me permet de retrouver la part d’enfance que j’ai cachée au fond de moi (enfin, pas si cachée que ça…).  Je peux sans gêne monter sur les chevaux de bois, avoir la larme à l’œil dans « it’s a small world », frémir en me prenant pour Peter Pan (ben quoi, c’est vachement haut cette attraction) et faire une photo souvenir avec Tic et Tac.

Mais les parcs d’attractions dites à sensation, très très très peu pour moi. 

Chaque année, des attractions se bloquent, laissant les téméraires participants, au mieux, coincés durant des heures, au pire, coincés durant des heures tête en bas.  My god, rien que d’y penser, je sens l’angoisse monter en moi.  J’ai beau avoir pitié d’eux, je ne peux m’empêcher un petit sourire sarcastique au coin de la bouche : zavaient qu’à pas y aller…

Et de toutes façon, moi, les sensations, je les ai rien qu’en regardant les attractions, de loin, de très trèèèèèèès loin.

Chaque année en juillet, la foire s’installe dans ma petite ville.  Chaque année, je me goinfre de croustillons et j’ai le visage maculé de sucre impalpable.  Enfin moi j’appelle ça du sucre impalpable, mais je me demande si ce n’est pas une expression familiale, tout comme chez moi on dit « manger une souris Côte d’Or » pour une bouchée, alors que ce sont des éléphants, tout le monde le sait, tout comme chez moi on dit aussi « manger de la sauce poulette » pour un vol au vent.  Ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi.  Et c’est ainsi que mes croustillons annuels sont recouverts de sucre impalpable.

Cette année (à moins que ce ne soit l'an dernier, je m'y perds dans toutes ces abominations), ils ont atteint le summum de l’horreur : un genre de balle ronde (pléonasme, une balle étant, sauf erreur, toujours ronde) au centre de laquelle s’installent deux volontaires perturbés du neurone.  La belle est rattachée par des élastiques tendus à leur maximum, plus elle est propulsée dans les airs à la vitesse de l’éclair, et rebondit durant de longues minutes.  Pour exacerber la sensation d’horreur, des haut-parleurs transmettent les commentaires des deux volontaires perturbés du neurone.  C’est à mourir de rire : des « aaaaaaaaaaaaah » aux « oooooooooooh » en passant par les « putain quelle horreur ». 

Voilà, à regarder deux fois cette boule s’envoler vers le firmament, j’ai eu ma dose d’adrénaline.  Pour pas cher ma bonne Dame.

Tout ceci me rappelle un séjour lointain que j’ai effectué il y a déjà… oufti, un petit temps, du temps oùsque je montais encore dans les grands oiseaux de métal.

Sans doute drillée par le séjour, la chaleur, la sueur, j’ai accepté de monter dans une attraction style tour infernale, un peu du même acabit que la balle magique qui rebondit rebondit rebondit : un ascenseur fou qui monte, descend comme un dingue vers le sol, remonte sans marquer la moindre pause et redescend encore plus vite.  J’ai cru mourir.  Et vu qu’ils poussent le vice jusqu’à prendre une photo des participants à l’apogée de l’angoisse… j’ai chez moi ce souvenir impérissable d’une Anaïs terrorisée, accrochée à sa voisine hilare, lui plantant ses ongles dans le bras, cachant son visage dans son giron. 

Et non, même contre mon poids en écharpes Strelli, je ne vous la montrerai pas, cette photo… quoique… ça pèse combien une écharpe Strelli ?

Illu de Flo
anaisphotopt

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |