21
sep

Quand eske 2009 va enfin finir ?

Là oùsque je vis, l'année 2009 est un véritable carnage. Si, je vous jure, je n'exagère pas.  A n'y rien comprendre.  Après des années de long fleuve tranquille (nan, je rigole, mais comparé à 2009, clair que les années précédentes me semblent bien tranquilles), voilà la rivière sauvage qui débarque.

J'ai que des merdes.

Pour vous résumer : le toit qui s'envole en début d'année.  Enfin j'exagère un tantinet, mais c'est pour imager l'affaire.  Et le stress.  C'est un bout du toit de côté, près de ma terrasse, qui part dans les airs.  Stress stress.  Sans parler de mon assureur qui me fait un caca nerveux en prétendant que je dois prouver qu'il y a eu du vent supérieur à 90 km heure.  Ça va de soi, je passe mes journées à inspecter le toit, avec un calculateur de vent (comment ksa s'appelle ?)  Entre l'assureur et le couvreur, la crise est proche. 

Ensuite, dès le printemps, ma douche se la joue écossaise.  Le filet d'eau est si fin que le chauffe-bain se met régulièrement en grève, m'offrant de l'eau glaciale à la place d'un bon 40 degrés.  Après six mois de frissons, la semaine dernière, je prends le taureau par les cornes et installe (façon de parler, of course, moi pas être capable d'installer quoi que ce soit) un superbe robinet d'une marque extrêmement sérieuse et extrêmement chère.  Mon budget "nouvelle TV écran super plat" part dans le siphon de ma baignoire.

Dans un élan de "fais bien les choses, petite Anaïs", je fais faire l'entretien, jeudi, du chauffe-bain, dans un élan de joie dû aux douches bien chaudes postérieures à l'arrivée du robinet non couvert d'or fin mais au prix de l'or 18 carats.  Entretien qui vire au cauchemar : chauffe-bain très très vieux (ah bon, 25 ans, c'est vieux... et moi alors, chuis dans la tombe ?), à remplacer rapido presto pour éviter une mort imminente ayant pour conséquence des douches totalement froides durant l'intervalle panne/remplacement.

A peine ai-je contacté quelques plombiers/chauffagistes pour avoir des devis que, affalée sur mon canapé, en train de mater une émission débile, j'entends un bruit synonyme de fin du monde.  Je pense d'abord à une casserole qui se fait la malle, mais le bruit est tel que ce ne peut être ça, je pense à un tremblement de terre, mais non, je pense à un avion qui vient de heurter un building, mais non plus.  Je me retourne, pour découvrir mon volet tout nouveau tout beau (même pas trois ans, non mais), qui, par je ne sais quel anti-miracle, s'est effondré, bloquant par la même occasion totalement l'accès à ma terrasse.  Arrachée, la sangle.  Un appel à l'entreprise l'ayant posé me confirme le drame : même si c'est pas normal du tout que ça s'effondre après même pas trois ans, c'est plus sous garantie, alors tu vas casquer Anaïs... (NDLR après visite du réparateur, il s'agit d'un vice de fabrication, mais comme je doute que l'installateur soit de bonne foi, va falloir te battre, chère Anaïs).

Avec cette semaine de folie, j'ai passé tout mon vendredi à pleurer sur le triste sort de la femme seule que je suis, à la merci des hommes de métiers arnaqueurs qui voient en moi un petit être faible et vulnérable, à plumer comme un poulet bien dodu.

En montant au dodo, les yeux gros comme des billes d'avoir tant pleuré, j'ai eu droit à la cerise sur le gâteau : une ampoule qui pète.  Enfin, après des heures de désespoir profond, j'ai ri.  Passque ça doit être une malédiction, je vois rien d'autre...

Question du jour : keski va encore m'arriver ?

Marre marre marre de 2009.

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
sep

Shame

Ce WE, c'est les Wallos à Namur.  Bon, je vieillis mal, car rien que d'être passée par Namur hier soir, pour y découvrir des gens déjà saouls, et rien que d'avoir traversé Namur sur le coup de 13 heures ce jour, moment pourtant calme d'installation des divers stands, ça m'a suffi.  J'ai déjà ma dose.  Pas envie de "Wallonier" cette année, va comprendre.  Je vieillis.  Mal.

Puis je rentre chez moi, et je regarde les mails d'info que j'ai reçus. 

"Ah oui, tiens, hier, c'était Sliimy, cette grande asperge colorée et étrange.  Paraît que sa musique ressemble à Mika.  J'aime bien Mika."  Mais j'ai pas vu Sliimy.  Et puis je lis que Sliimy a été bombardé de canettes, au point qu'il a interrompu son concert après 25 minutes à peine.  Déçu, le Sliimy.

Et là j'ai honte.  Honte de ces gens incapables de respecter quoi que ce soit, qui que ce soit.  Qu'on aime ou pas, ce chanteur est un être humain, un artiste, qui mérite autre chose que des ivrognes lui balançant leurs canettes vides.

Et je me surprends à me demander si c'est moi qui ai changé au point de ne plus aimer ces rassemblements de foule en délire, dont la majorité est ivre alors que le soleil n'est même pas couché.  Cette foule qui empêche de faire plus d'un pas à la minute, dans des odeurs et des émanations d'alcool qui rendent saoul sans boire.  Ces jours censés être festifs, durant lesquels des gens meurent.  Est-ce moi qui ai changé ?  Ou sont-ce les fêtes qui ont changé, qui ont perdu leur côté rassemblement sympa, familial, un peu trop alcoolisé certes, mais sympa, où l'on chante, où l'on danse, où l'on mange, où l'on se gave de concerts gratuits, où l'on découvre de petits groupes, où l'on déambule durant des heures, de quartier en quartier, sans craindre quoi que ce soit ni qui que ce soit...

Chais pas ce qui a changé, mais clair que ça a changé.  Et c'est bien dommage.

20:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
sep

Dingue !

J'étais en train de vous répondre, en commentaires, notamment sur le billet "pataugas", tout en regardant secret story (oui, j'avoue, chuis dingue de cette émission débile oùsque Jonathan rend malheureuses deux filles, FX se prend pour le nombril de l'univers, Bruno ressemble à un tueur en séries, Cindy se transforme en sorcière et Vanessa est partie apprendre le français - je l'aimais bien, moi, Vanessa, malgré sa façon de parler très particulière).  J'adoooore cette émission, plus c'est con plus j'aime, donc je suis servie.

Soudain, à ma droite, une publicité.

Spartoo.

Un site de godasses.

Et sur la pub, défilent des tas de bottes Pataugas.  Celles que j'aime.  Les deux paires.

C'est définitif, je suis cernée.  Ils savent tout.  Mon PC est analysé, découpé, décrypté, et des pubs viennent me narguer.

Je suis foutue...

Je rigole, mais ça fait peur !  J'avais déjà remarqué ça pour les pubs de livres, on me proposait les miens, sans doute car ils apparaissent sur mon blog ou car à un moment j'allais voir si on les trouvait sur le net...  ça fait peur, vraiment.

19:29 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
sep

8 ans déjà...

07:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
aoû

L'heure de la vengeance a sonné

Ceux et surtout celles qui m'auront maudite le jour où j'ai parlé veuve noire, photo à l'appui, ont enfin leur vengeance...

Je sors d'une nuit... dirais-je... mouvementée.

Hier soir, je m'endors après la fin de Secret Story (quéén culture) et le début de Koh Lanta (les habituées, ne vous énervez pas, j'ai enregistré KL et SS, pour ensuite rentrer at home et regarder la toute fin de SS suivie du début de KL, le tout tout début vu qu'en trois minutes je ronflais).

Donc je m'endors vers les quasi une heure du mat, comme un bébé.

Et, en pleine nuit (du moins le crois-je), je suis réveillée dans une situation apocalyptique : ma jolie couette blanche ornée de tout aussi jolies fleurs rouges s'est, par un mystère incroyable, transformée en giga toile d'araignée, sur laquelle courent des dizaines, que dis-je des centaines, que prononçai-je, des milliers, et qui sait, des millions, d'araignées.  Il y en a partout, et elles sont contre moi, sur moi, prêtes à tout...

Je pousse un hurlement déchirant, j'éloigne de moi, comme je peux, cette toile digne du pire film d'horreur, je saute de mon lit, je continue à hurler en m'orientant vers l'interrupteur, j'allume en vitesse, toujours en hurlant.

Comme je n'ai pas mes lunettes sur le pif, je suis dans une sale situation, car je n'ose m'approcher de la table de nuit, sise près de mon lit, sur lequel doivent encore grouiller les araignées.

Dans un élan de témérité, je fonce tout de même, coeur encore palpitant par ce lever en sursaut, et je chausse mes bésicles.

Puis j'inspecte mon lit, sur lequel se prélasse ma couette blanche à fleurs rouges.

J'ai beau chercher, point d'araignées (sans "s" normalement, mais je le laisse pour marquer les esprits).

Je sais au fond de moi que c'était un cauchemar, mais cela semblait si réel que je ne parviens pas à y croire et je suis dans un état d'angoisse rarement atteint.

Après une inspection minutieuse, je me résigne à me recoucher.

Il est 1h38.  Seulement.

Je n'ose plus éteindre et passe le reste de nuit dans une semi conscience, toutes lumières allumées, me réveillant régulièrement, encore anxieuse.

Je vous le disais, vous l'avez, votre vengeance.  Et moi, à cette heure, je ne suis toujours pas remise de cette vision d'horreur.

Voisins, voisines, si vous avez été réveillés par ce hurlement de louve affolée, pas de panique, j'ai survécu.

08:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |