6
nov

Dis… comment tu t'appelles ?

Cette question est sans aucun doute celle qui revient le plus fréquemment dans la bouche de nos têtes blondes (enfin des vôtres, puisque le seul petit être qui partage ma vie est un rat), bien avant "caca boudin ?" et "on mange à quelle heure ?".

J'ai repéré, dans un très vieux Ciné Revue humide, chiffonné et plein d'infos totalement dépassées mais néanmoins toujours croustillantes, le hit parade des prénoms à la mode l'an dernier dans mon chtit pays à la forme indéfinissable.  Passque la France, c'est l'hexagone, mais la Belgique, c'est quoi exactement ?  Enfin soit.

Ce hit parade s'avère passionnant.

Ainsi, les prénoms ayant la cote pour les filles sont Emma, Louise, Sarah et Marie.  Chez les garçons Nathan, Lucas, Noah et Louise.  Par conséquent... si vous avez des jumeaux, appelez-les Louis et Louise, tant qu'à faire.

Tout cela vous laisse de glace ?

Et si je vous dis qu'en Flandre, les gagnants sont Lotte et Milan, en Wallonie Léa et Nathan et à Bruxelles Lina et Mohammed.

Cela vous laisse toujours de glace ?

Bon.

Dernier essai avec les prénoms les plus... euh, dingues, originaux, lourds à porter, qualifiez-les comme bon vous semble ... passque moi j'ai failli m'étrangler en les découvrant : Euro (en souvenir du 1er janvier 2002 ?), Joyeux (septième enfant de la famille ?), Trésor (après un gain au Lotto ?), Dieumerci (après avoir échappé aux quintuplés ?), Harley-Davidson (nom de famille : Jenébesoindepersonan), Mel-Gibson (et pourquoi pas Brad-Pitt ?) et Belgiana (patriotisme me voilà). 

ça donne froid dans le dos non ?  A croire que les employés de l'état civil s'amusent d'ores et déjà de l'avenir de ces pauvres enfants et des quolibets qu'ils risquent de subir.

Alors, un petit frisson d'effroi ?   

En guide de conclusion, un petit PS très personnel... elle se reconnaîtra : Monsieur et Madame Dizeur ont un fils, comment l'appellent-ils ? Brandon.  A prononcer avec une voix enrhumée et à la belch' ...  Brandon Dizeur (sinon t'auras faim à la récré).

Et vous, vous les appellerez comment vos mômes ?  Vous les avez appelés comment ?

07:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (24) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
oct

Expérience gore

Autant vous avertir, ce billet est à déconseiller aux âmes sensibles.  Donc les enfants, les moins de seize ans, les femmes enceintes et les cardiaques, prière de passer votre chemin.

Tout commence lorsque je m'achète un morceau de steak.  Un bon morceau bien rose à l'allure bien tendre.  Dans le but de le manger (ben ça, qui l'eût cru), avec un concombre, une tomate, un œuf dur et des frites (les fritofour, vous connaissez ?), le tout arrosé de mayonnaise (light) et de cocktail (re-light).

Jusque là rien de gore.  Attendez, ça va viendre.

Je rentre chez moi et me prépare mon petit festin.  C'est bon.  Avec du Coke light pour bien tasser tout ça dans l'estomac, et c'est que du bonheur.

Sauf que j'ai pris un morceau de viande un chouia trop gros.  Je me revois encore, dans le rayon boucherie squatté par un couple d'amoureux qui hésite entre agneau et porc, à tenter de me frayer un chemin jusqu'au bœuf.  Puis à hésiter entre un morceau à 1,98 et un autre à 2,22 eur, pour finalement prendre le plus cher, histoire d'avoir suffisamment.  Et finalement j'ai trop.  La vie est mal faite.

Je laisse donc un petit morceau sur le bord de mon assiette puis, captivée par Tournez manège version 2009 et ses personnages hauts en couleurs (et bas en QI), je dépose nonchalamment la même assiette, ornée de son bout de bidoche, sur le sol, me disant que j'irai porter les « vidanges » (assiette, couverts, verre) après l'émission, pour une petite vaisselle rapide (je suis devenue une adepte de la vaisselle et du rangement, vous le savez).

Surgit alors une grosse mouche ('tention, c'est là que ça devient gore).  Pas le petit truc noiraud qu'on n'entend pas, non.  La grosse grosse mouche à reflet, qui bourdonne allègrement en tournant, tournant, tournant, telle une valseuse des bas quartiers (comparativement à la valseuse des prés, alias la grenouille, vous l'aurez compris). 

Pour avoir déjà subi les assauts d'une mouche sur une tranche de roastbeef (cf ce billet), et pour avoir regardé, une nuit d'insomnie, une émission passionnante mais répugnante sur la culture des asticots (véridique, c'est fou ce qu'on voit la nuit à la TV, d'ailleurs je vais vous faire un billet), je sais que les mouches sont passionnées par la viande.

Je tente donc l'expérience gore du siècle.

Au lieu de chasser le volatile en furie, qui tourne, tourne et tourne encore, dans une spirale se rapprochant de plus en plus de l'assiette et du bout de bidoche, je la laisse faire.

J'analyse sa stratégie, et je vous jure que c'est passionnant.  Elle tourne en se rapprochant, comme je le disais, puis se pose sur l'assiette, à l'opposé de sa cible.  Et petit à petit, pas après pas, elle s'en approche encore et encore.  Puis s'en va.  Puis revient.

Et moi je l'observe, faisant semblant d'être captivée par Tournez manège.  Et je la vois.  Son petit derrière semble s'étirer, ou bien ai-je rêvé ?  Oups, elle recommence.  Mais je suis myope comme une taupe centenaire, alors je ne suis pas certaine de ce que je crois avoir vu.

Une seule solution : chasser la grosse voleuse volante et m'approcher.  Et là, je vois.

Je vois.  Trois œufs à droite.  Deux à gauche.

J'ai pas rêvé.  Elle étirait bien son arrière-train pour pondre.

J'ai assisté en direct live, mieux que tous les primes de Nikos Aliagas et de Benjamin Castaldi réunis, à la ponte d'œufs de mouche.

Et je vous assure que c'est répugnant, et que le bout de bidoche et ses cinq œufs, ils ont volé à des centaines de mètres de ma modeste demeure, pour éviter tout risque.

Ensuite j'ai réalisé l'horreur de la chose.  Non ce que j'avais vu.  Non le phénomène.  Mais le fait que les mouches repèrent un bout de viande en quelques secondes.  Et surtout, qu'elles y pondent en quelques minutes.

Ainsi, le jour (lointain j'espère) où je serai terrassée par un arrêt cardiaque dû à un abus de lasagnes et de chocolat blanc spéculoos et aussi de macarons et puis de pizzas, et que personne ne s'en rendra compte car ça arrivera un vendredi soir où je crève de solitude devant une énième télé réalité, et qu'on ne trouvera ma carcasse que le lundi, c'est pas dévorée par mon berger allemand, comme Bridget Jones que je serai, c'est pas dévorée par le rat non plus, c'est dévorée par les asticots.

17:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
sep

Campagne trash

Je vous parlais récemment d'une campagne d'une ligue contre l'Alzheimer, interdite de diffusion, car trop choquante...

A ce sujet, je trouve celle-ci vachement plus trash, limite si j'ai pas dû détourner le regard... beurkitude intégrale, mais pourquoi pas... ça vous choque, ça vous donne envie d'arrêter, ça vous laisse de glace ou ça vous file l'envie d'en griller une ?

Je vous mets un lecteur rose, pour adoucir la chose.

20:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
sep

Le condamné à mort qui n'est pas mouru

Quand j'ai lu ça, j'ai d'abord éprouvé de la compassion.  Passqu'être condamné à mort, être amené dans le local et savoir que dans quelques minutes ce sera fini, puis subir durant un temps fou des tentatives pour trouver une veine, sans succès, et devoir retourner dans sa cellule en attendant la prochaine fois, c'est tout de même pas facile facile, j'imagine.  Son avocat a dit "c'était incroyablement douloureux, à tel point qu'il s'est effondré et s'est mis à pleurer".

Puis j'ai lu, aussi, que le condamné l'avait été pour enlèvement, viol et meurtre d'une adolescente, il y a 25 ans déjà, je ne suis plus parvenue à avoir une opinion.  Car j'ai imaginé qu'en matière de douleur, ce qu'avait subi cette adolescente était bien pire.  En matière de douleur pour sa famille aussi.

Puis je me suis dit que mes pensées reflétaient la loi du talion, et que c'était pas très joli de ma part. 

Puis j'ai pensé que l'adage "si on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche", c'était pas mon truc.

Puis... puis... puis...

Et depuis lors, je ne parviens pas à me décider...

Est-ce cruel d'avoir fait subir ça à cet homme qui a fait subir pire ?

Doit-on être inhumain avec lui car il l'a été ?

Faut-il relancer le débat de la peine de mort ?

Franchement j'en sais rien, d'un côté j'ai pitié de lui, de l'autre je trouve qu'il n'a eu aucune pitié, alors pourquoi s'en faire ?

Purée, comme c'est difficile tout ça... Z"en pensez quoi ?

17:19 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
sep

Psychose version 2009

Chais pas si c'est pareil partout, mais en Belgique, il est dorénavant impossible d'ouvrir un journal, un site web d'infos ou d'écouter la radio ou la TV sans entendre parler de la peste, enfin du choléra, enfin je veux dire de cette fameuse grippe aux noms variés, mais pas la grippe saisonnière.

Je n'y prêtais pas trop attention ces dernières semaines, mais là, j'avoue que j'angoisse.

J'angoisse quand j'entends que les gens s'engueulent déjà dans mon pays pour avoir leurs doses de Tamiflu.  Une fois l'épidémie à nos frontières, ce sera chacun pour soi, et les gens seront prêts à tuer plutôt que d'être contaminés.  Y en aura-t-il pour tout le monde ?

J'angoisse quand je lis que les élèves seront séparés d'un mètre chacun.  Mon Dieu ça promet une super ambiance pleine de suspicion.

J'angoisse quand j'entends que les profs ne pourront plus se serrer la main.

J'angoisse quand un spécialiste de la grippe explique à la jolie présentatrice du JT que pour les personnes à risques ça pourra dégénérer en pneumonie très très très dangereuse.

J'angoisse quand je me dis que je vais devoir prendre le bus et cotoyer des tas de gens à l'haleine non seulement fétide mais également pleine de bouts de virus de la grippe.

J'angoisse quand la presse ne trouve rien de mieux que de publier un article sur les pays qui gardent des virus mortels et normalement disparus, juste pour le cas où ils voudraient faire une guerre bien sympa à grands coups d'envoi de maladies mortelles.

J'angoisse à l'idée d'aller me ridiculiser en pharmacie pour obtenir le vaccin, passque oui moi, ma bonne Dame, je suis dans les personnes à risque.  Oui, à risque.  Nan, chuis pas enceinte.  Nan j'ai pas 90 ans, bande d'irrespectueux.  Chuis atteinte d'une maladie chronique moi Madame.  Donc j'ai droit au vaccin, passque le moindre rhume mute en bronchite dans mon organisme, alors la grippe, rhaaaaaaaaa j'angoisse.

Enfin, j'angoisse à l'idée que boss chéri ne prépare rien pour nous protéger des vilains clients pas beaux et contagieux qui vont bientôt franchir les portes du bureau et venir nous contaminer.  Point de masques, point de produit désinfectant.  Nada.  Que dalle.

J'angoisse à l'idée d'être malade et confinée toute seule chez moi, avec personne qui osera venir me soigner ou me nourrir.  Et je mourrai seule ici, bouffée par mon berger allemand (si j'en avais un).  Devrais-je déjà remplir mon frigo et mon congélateur ?

J'angoisse passque j'ai été lire des infos sur le net, non sur la grippe, mais sur le choléra et la peste, et j'ai appris que le choléra existait encore dans beaucoup d'endroits, et même que quelques cas étaient relevés en France chaque année.  Je vais plus en France, fini pour moi les voyages dans des pays exotiques et lointains.  J'ai aussi appris que c'était idem pour la peste et la peste bubonique (me demandez pas la différence, j'ai déjà la nausée).  C'est quoi cette terre où sévissent tant de maladies atroces ?

J'angoisse tellement que je fais des cauchemars où tout le monde se promène masqué, toussant, agonisant, blanc comme des linges ou des fantômes.  Genre épidémie où tout le monde tombe comme des mouches sous une nuée de Baygon vert (ou bleu, chais plus). 

Je me vois en train de regarder L'amour au temps du choléra, ou Le voile des illusions, ou Virus, ou Le hussard sur le toit, ou Pars vite et reviens tard... bref que de trucs pleins d'épidémies et de morts.

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

J'en peux plus, je veux aller vivre sur la lune, là oùsque la grippe n'existe pas.  Ni la peste.  Ni le choléra.  Ni internet, tant pis pour vous.

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |