10
mar

Cabillaud et célibat, même combat

Cabillaud et morue, même poisson.  Vous lisez bien : cabillaud = morue. Incroyable non.  J'aurais dû atteindre l'âge honorable de ... non, je ne peux décemment l'avouer dans ces colonnes, même si vous le savez presque tous (rien à faire, l'écrire m'angoisse, tant j'ai l'impression d'avoir vingt ans dans ma tête et soixante dans mes artères, ce qui fait somme toute une moyenne presque exacte), il m'aura donc fallu être si moins jeune pour apprendre cette information capitale.

Mais l'information capitale, c'est que le fish-stick de ma jeunesse se meurt.  Contre toute attente, le cabillaud est en voie de disparition.  J'en ai dévoré toute mon enfance, à toutes les sauces, sans jamais imaginer que je participais, à mon échelle, à sa disparition. On le pensait à jamais mangeable, comme les petits pois ou les champignons de Paris.  Comme le jambon ou les lardons (ça vaaaaaaaa, je sais que ça vient du même animal, mais ça rime).  Que nenni.  Il n'en reste quasi plus.  Vous imaginez ?

Je l'avais déjà vaguement lu, mais là, la réalité m'a sauté en plein visage : bientôt, plus de cabillaud.  En remplacement, on nous propose du colin, du saumon, du ceci ou du cela.

Moi, j'aime tous les poissons, là n'est pas la question.  Mais ce qui me fait peur, c'est cette idée de disparition, pas naturelle, pas due à une période glaciaire, pas due à un tremblement de terre, pas due à une météorite, nan, due à l'homme, sans grand h.

Partie immergée de l'iceberg, passque des espèces en voie de disparition, y'a plus que ça sur notre planète pourrie par l'homme, toujours sans grand h.

Et quand on y réfléchit, ça fout la larme à l'oeil.  Tout ça pour ça.  Tout ça pour du fric.  On tue pour de l'ivoire, on tue pour de la fourrure, on tue pour de l'aphrodisiaque, on ne fait que ça, tuer.

Et puis, décidément, cabillaud et célibat, même combat.  Passque les célibataires beaux-riches-gentils-drôles-romantiques-tendres-bruns-ténébreux, ben, sur cette planète, ils sont actuellement aussi rares que les cabillauds, moi je vous le dis, ma bonne Dame.

Et pour illustrer ce sujet ô combien douloureux, une petite pub dont je suis folle, courte mais trop bonne, avec un choli poisson.  Passque moi aussi, je suis comme ce poisson, si on m'empêche de péter, j'explose, voilà, c'est dit, c'est écrit.

 


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06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
mar

Intéressant

Sommes-nous tous soumis ?

Un dossier sur la "soumission", vraiment passionnant, malheureusement faut payer pour certains articles... deux sont gratuits, dont Celui-ci.

07:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

25
fév

D'un regard

Elle ne l'avait pas cru quand son vieux père le lui avait annoncé, c'était tellement risible.  D'ailleurs, elle ne croyait en rien de surnaturel, elle avait les deux pieds bien posés sur cette terre, elle.  Elle ne croyait pas en dieu.  Elle ne croyait pas au paradis.  Ni à l'enfer, d'ailleurs.  Les anges, pour elle, n'étaient que des décorations de Noël.  Les esprits, une invention des scénaristes.  Elle, elle croyait en la vie.  En la nature, née du big bang.  En l'argent, censé lui faciliter l'existence.  A peine si elle croyait en l'amour, concept trop abstrait pour son esprit cartésien. 

Alors, croire en un pouvoir aussi absurde que ridicule, c'était le grand n'importe quoi.

Ainsi, lorsqu'il lui avait prétendu détenir le pouvoir de tuer d'un simple regard, pour autant qu'il soit en colère contre la personne regardée, elle n'avait rien trouvé de mieux que de le mettre au défi de la tuer.  Elle lui avait chanté, d'un air aussi espiègle que moqueur "il a les yeux révolver, il a le regard qui tue", sur l'air d'un tube de Marc Lavoine, puis lui avait lancé "prouve-moi que tu as ce fameux pouvoir, tue-moi d'un regard, allez, vas-y, je sais que je te mets souvent en colère, vas-y, vas-y, n'hésite pas".

...

Cette histoire est à découvrir en intégralité dans le livre que j'ai écrit à deux plumes avec Rachel Colas :

Histoires à mourir de vivre

 

couverture definitive pt.jpg


09:05 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
fév

Tranches de vie, tranches de viande...

(Après cinq heures d'opération à coeur ouvert, j'ai pu récupérer mes données et les transvaser sur mon disque dur externe.  Le laptop est toujours dans un état critique, à l'article de la mort, mais de l'aide m'a été proposée via ce blog, mercis éternels à cette lectrice, qui se reconnaîtra).

Voici donc mon billet du jour, récupéré in extremis.

 

Il a plein de qualités.

Des tas de qualités.

Un superbe pelage.  Brillant.  Lisse.  Touffu.  Superbe, tout simplement.  On le regarderait des heures évoluer dans son environnement.  Se promener. Se tortiller.  Se déhancher.

Il a aussi un poil dense.  Epais.  Volumineux.  Qui lui tient bien chaud en hiver.  Qui le protège de tout, enfin presque.  Dans lequel il se blottit pour la nuit.  Rassurante fourrure lorsque l'ennemi rode.

Son pelage est joliment coloré.  Un dégradé de gris.  Une touche de blanc. Une pincée de noir.  Pour un relief fantastique.

Et puis surtout.

Surtout.

Il a une petite bouille adorable.  Craquante à souhait.  Des moustaches qui bougent sans cesse.  Un œil vif et espiègle.  Une envie de vivre, peut-être.  Un dynamisme.  Et puis un œil vraiment ensorcelant.  Une lueur d'intelligence semble y régner.  Suffisamment intelligent pour avoir tout capté ?  Espérons que non.

Mais ça on s'en moque, dans l'élevage.  Seul le poil compte.  Bon, il a un peu de chance tout de même.  Vu ses qualités, il aura le droit de se reproduire un petit temps, de faire plein de petits au même joli pelage.  Un peu de temps seulement.  Pour faire des petits visons.

Il est très beau.  Un très beau vison.  L'animal, pas le manteau.  Enfin pas encore le manteau.

Passque, dans peu de temps, quand il aura bien servi sa mère patrie, il sera transformé en manteau.  De vison.

Combien de visons pour un manteau ?

Une tranche de vie.  Enfin de mort.

Vue sur Envoyé Spécial, jeudi.  Enfin l'autre jeudi.  Un jeudi parmi d'autres.

Anecdote drôle (mais pathétique) : cette jeune fille qui affirme « ben c'est pas parce ce qu'on leur prend la fourrure qu'on les tue, hein ».  Ben non hein, ensuite, ça repousse, of course...  Keskon se marre hein, à la télé le jeudi soir.

Alors, oui, faut avouer, c'est superbe, la fourrure.  Encore plus sur l'animal vivant, mais même, c'est superbe.  On va pas dire que c'est moche, c'est beau.

Et puis oui, faut avouer, j'ai des godasses en cuir.  Et des bottes.  Et des sandales. Et des sacs.  Du cuir d'animal.

Alors j'ai juste le droit de me taire, c'est exact.  Je me tais.

J'avais simplement l'envie de raconter l'histoire de ce vison, parmi d'autres.  Car son regard a capté mon attention.

Rien d'autre à ajouter.

D'autant que la fourrure, en 2010, paraît que c'est tendance.

11:43 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
fév

Une minute de silence

Je laisse la parole à Sondron pour illustrer la minute de silence de ce jour.  J'aime toujours autant son humour, jamais méchant, dans lequel on sent une réelle humanité.  Son site.

sondron

08:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |