23
sep

Psychose version 2009

Chais pas si c'est pareil partout, mais en Belgique, il est dorénavant impossible d'ouvrir un journal, un site web d'infos ou d'écouter la radio ou la TV sans entendre parler de la peste, enfin du choléra, enfin je veux dire de cette fameuse grippe aux noms variés, mais pas la grippe saisonnière.

Je n'y prêtais pas trop attention ces dernières semaines, mais là, j'avoue que j'angoisse.

J'angoisse quand j'entends que les gens s'engueulent déjà dans mon pays pour avoir leurs doses de Tamiflu.  Une fois l'épidémie à nos frontières, ce sera chacun pour soi, et les gens seront prêts à tuer plutôt que d'être contaminés.  Y en aura-t-il pour tout le monde ?

J'angoisse quand je lis que les élèves seront séparés d'un mètre chacun.  Mon Dieu ça promet une super ambiance pleine de suspicion.

J'angoisse quand j'entends que les profs ne pourront plus se serrer la main.

J'angoisse quand un spécialiste de la grippe explique à la jolie présentatrice du JT que pour les personnes à risques ça pourra dégénérer en pneumonie très très très dangereuse.

J'angoisse quand je me dis que je vais devoir prendre le bus et cotoyer des tas de gens à l'haleine non seulement fétide mais également pleine de bouts de virus de la grippe.

J'angoisse quand la presse ne trouve rien de mieux que de publier un article sur les pays qui gardent des virus mortels et normalement disparus, juste pour le cas où ils voudraient faire une guerre bien sympa à grands coups d'envoi de maladies mortelles.

J'angoisse à l'idée d'aller me ridiculiser en pharmacie pour obtenir le vaccin, passque oui moi, ma bonne Dame, je suis dans les personnes à risque.  Oui, à risque.  Nan, chuis pas enceinte.  Nan j'ai pas 90 ans, bande d'irrespectueux.  Chuis atteinte d'une maladie chronique moi Madame.  Donc j'ai droit au vaccin, passque le moindre rhume mute en bronchite dans mon organisme, alors la grippe, rhaaaaaaaaa j'angoisse.

Enfin, j'angoisse à l'idée que boss chéri ne prépare rien pour nous protéger des vilains clients pas beaux et contagieux qui vont bientôt franchir les portes du bureau et venir nous contaminer.  Point de masques, point de produit désinfectant.  Nada.  Que dalle.

J'angoisse à l'idée d'être malade et confinée toute seule chez moi, avec personne qui osera venir me soigner ou me nourrir.  Et je mourrai seule ici, bouffée par mon berger allemand (si j'en avais un).  Devrais-je déjà remplir mon frigo et mon congélateur ?

J'angoisse passque j'ai été lire des infos sur le net, non sur la grippe, mais sur le choléra et la peste, et j'ai appris que le choléra existait encore dans beaucoup d'endroits, et même que quelques cas étaient relevés en France chaque année.  Je vais plus en France, fini pour moi les voyages dans des pays exotiques et lointains.  J'ai aussi appris que c'était idem pour la peste et la peste bubonique (me demandez pas la différence, j'ai déjà la nausée).  C'est quoi cette terre où sévissent tant de maladies atroces ?

J'angoisse tellement que je fais des cauchemars où tout le monde se promène masqué, toussant, agonisant, blanc comme des linges ou des fantômes.  Genre épidémie où tout le monde tombe comme des mouches sous une nuée de Baygon vert (ou bleu, chais plus). 

Je me vois en train de regarder L'amour au temps du choléra, ou Le voile des illusions, ou Virus, ou Le hussard sur le toit, ou Pars vite et reviens tard... bref que de trucs pleins d'épidémies et de morts.

Rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.

J'en peux plus, je veux aller vivre sur la lune, là oùsque la grippe n'existe pas.  Ni la peste.  Ni le choléra.  Ni internet, tant pis pour vous.

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

21
sep

Quand eske 2009 va enfin finir ?

Là oùsque je vis, l'année 2009 est un véritable carnage. Si, je vous jure, je n'exagère pas.  A n'y rien comprendre.  Après des années de long fleuve tranquille (nan, je rigole, mais comparé à 2009, clair que les années précédentes me semblent bien tranquilles), voilà la rivière sauvage qui débarque.

J'ai que des merdes.

Pour vous résumer : le toit qui s'envole en début d'année.  Enfin j'exagère un tantinet, mais c'est pour imager l'affaire.  Et le stress.  C'est un bout du toit de côté, près de ma terrasse, qui part dans les airs.  Stress stress.  Sans parler de mon assureur qui me fait un caca nerveux en prétendant que je dois prouver qu'il y a eu du vent supérieur à 90 km heure.  Ça va de soi, je passe mes journées à inspecter le toit, avec un calculateur de vent (comment ksa s'appelle ?)  Entre l'assureur et le couvreur, la crise est proche. 

Ensuite, dès le printemps, ma douche se la joue écossaise.  Le filet d'eau est si fin que le chauffe-bain se met régulièrement en grève, m'offrant de l'eau glaciale à la place d'un bon 40 degrés.  Après six mois de frissons, la semaine dernière, je prends le taureau par les cornes et installe (façon de parler, of course, moi pas être capable d'installer quoi que ce soit) un superbe robinet d'une marque extrêmement sérieuse et extrêmement chère.  Mon budget "nouvelle TV écran super plat" part dans le siphon de ma baignoire.

Dans un élan de "fais bien les choses, petite Anaïs", je fais faire l'entretien, jeudi, du chauffe-bain, dans un élan de joie dû aux douches bien chaudes postérieures à l'arrivée du robinet non couvert d'or fin mais au prix de l'or 18 carats.  Entretien qui vire au cauchemar : chauffe-bain très très vieux (ah bon, 25 ans, c'est vieux... et moi alors, chuis dans la tombe ?), à remplacer rapido presto pour éviter une mort imminente ayant pour conséquence des douches totalement froides durant l'intervalle panne/remplacement.

A peine ai-je contacté quelques plombiers/chauffagistes pour avoir des devis que, affalée sur mon canapé, en train de mater une émission débile, j'entends un bruit synonyme de fin du monde.  Je pense d'abord à une casserole qui se fait la malle, mais le bruit est tel que ce ne peut être ça, je pense à un tremblement de terre, mais non, je pense à un avion qui vient de heurter un building, mais non plus.  Je me retourne, pour découvrir mon volet tout nouveau tout beau (même pas trois ans, non mais), qui, par je ne sais quel anti-miracle, s'est effondré, bloquant par la même occasion totalement l'accès à ma terrasse.  Arrachée, la sangle.  Un appel à l'entreprise l'ayant posé me confirme le drame : même si c'est pas normal du tout que ça s'effondre après même pas trois ans, c'est plus sous garantie, alors tu vas casquer Anaïs... (NDLR après visite du réparateur, il s'agit d'un vice de fabrication, mais comme je doute que l'installateur soit de bonne foi, va falloir te battre, chère Anaïs).

Avec cette semaine de folie, j'ai passé tout mon vendredi à pleurer sur le triste sort de la femme seule que je suis, à la merci des hommes de métiers arnaqueurs qui voient en moi un petit être faible et vulnérable, à plumer comme un poulet bien dodu.

En montant au dodo, les yeux gros comme des billes d'avoir tant pleuré, j'ai eu droit à la cerise sur le gâteau : une ampoule qui pète.  Enfin, après des heures de désespoir profond, j'ai ri.  Passque ça doit être une malédiction, je vois rien d'autre...

Question du jour : keski va encore m'arriver ?

Marre marre marre de 2009.

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
sep

Shame

Ce WE, c'est les Wallos à Namur.  Bon, je vieillis mal, car rien que d'être passée par Namur hier soir, pour y découvrir des gens déjà saouls, et rien que d'avoir traversé Namur sur le coup de 13 heures ce jour, moment pourtant calme d'installation des divers stands, ça m'a suffi.  J'ai déjà ma dose.  Pas envie de "Wallonier" cette année, va comprendre.  Je vieillis.  Mal.

Puis je rentre chez moi, et je regarde les mails d'info que j'ai reçus. 

"Ah oui, tiens, hier, c'était Sliimy, cette grande asperge colorée et étrange.  Paraît que sa musique ressemble à Mika.  J'aime bien Mika."  Mais j'ai pas vu Sliimy.  Et puis je lis que Sliimy a été bombardé de canettes, au point qu'il a interrompu son concert après 25 minutes à peine.  Déçu, le Sliimy.

Et là j'ai honte.  Honte de ces gens incapables de respecter quoi que ce soit, qui que ce soit.  Qu'on aime ou pas, ce chanteur est un être humain, un artiste, qui mérite autre chose que des ivrognes lui balançant leurs canettes vides.

Et je me surprends à me demander si c'est moi qui ai changé au point de ne plus aimer ces rassemblements de foule en délire, dont la majorité est ivre alors que le soleil n'est même pas couché.  Cette foule qui empêche de faire plus d'un pas à la minute, dans des odeurs et des émanations d'alcool qui rendent saoul sans boire.  Ces jours censés être festifs, durant lesquels des gens meurent.  Est-ce moi qui ai changé ?  Ou sont-ce les fêtes qui ont changé, qui ont perdu leur côté rassemblement sympa, familial, un peu trop alcoolisé certes, mais sympa, où l'on chante, où l'on danse, où l'on mange, où l'on se gave de concerts gratuits, où l'on découvre de petits groupes, où l'on déambule durant des heures, de quartier en quartier, sans craindre quoi que ce soit ni qui que ce soit...

Chais pas ce qui a changé, mais clair que ça a changé.  Et c'est bien dommage.

20:10 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
sep

Dingue !

J'étais en train de vous répondre, en commentaires, notamment sur le billet "pataugas", tout en regardant secret story (oui, j'avoue, chuis dingue de cette émission débile oùsque Jonathan rend malheureuses deux filles, FX se prend pour le nombril de l'univers, Bruno ressemble à un tueur en séries, Cindy se transforme en sorcière et Vanessa est partie apprendre le français - je l'aimais bien, moi, Vanessa, malgré sa façon de parler très particulière).  J'adoooore cette émission, plus c'est con plus j'aime, donc je suis servie.

Soudain, à ma droite, une publicité.

Spartoo.

Un site de godasses.

Et sur la pub, défilent des tas de bottes Pataugas.  Celles que j'aime.  Les deux paires.

C'est définitif, je suis cernée.  Ils savent tout.  Mon PC est analysé, découpé, décrypté, et des pubs viennent me narguer.

Je suis foutue...

Je rigole, mais ça fait peur !  J'avais déjà remarqué ça pour les pubs de livres, on me proposait les miens, sans doute car ils apparaissent sur mon blog ou car à un moment j'allais voir si on les trouvait sur le net...  ça fait peur, vraiment.

19:29 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
sep

8 ans déjà...

07:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |