19
jan

Une demande pour Haïti

Je ne peux que vous faire suivre cette demande qui m'est adressée.  Attention, en Belgique, les dons ne sont pas déductibles...  Si vous souhaitez une déduction, à partir de 30 eur de dons, il vous reste le 12-12.

 

AIDEZ UN ORPHELINAT EN HAITI

QUI VIENT D'ETRE TOUCHE

PAR LE SEISME

 

 

Il s'agit de l'orphelinat Notre Dame de la Nativité

de Port au Prince qui accueille une centaine d'enfants.

Haïti est un pays démuni

qui l'est encore plus aujourd'hui !

Vos dons peuvent être récoltés localement

Association Port aux Petits Princes

Chez Valérie et Didier LEVEQUE

11 lot de la Durance - Bd de la Coopérative - 13610 LE PUY STE REPARADE

didier.valerie13@free.fr 06.71.25.29.47 / 06.70.21.82.27

Association d'intérêt général (défiscalisation de 66%. Un reçu vous sera envoyé)

Contact et informations sur       www.portauxpetitsprinces.comportpetitprince

19:58 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
jan

Vilaine pas belle !

Pas plus tard que l'autre jour, je rentrais chez moi dans le froid et le verglas, qui vont généralement de pair (j'avais mis « pair », pour changer en « paire », qui me semblait plus logique, mais finalement c'est « pair », pas logique hein ?), pas de bol.

Le bus m'avait déposé à cent lieues de chez moi, et je marchais d'un pas rapide pour éviter que ma circulation sanguine se gèle et que mes orteils ne tombent (passque je vis dans le Nooord, hein, comme l'a si bien dit trucmachin dont j'ai oublié le nom, ex-gendarme de Saint-Tropez, dans les Chti's).

J'écoutais en même temps l'opéra rock Mozart, ma passion du moment (d'ailleurs je vais les voir le 1er mai, yahoooooooooooooooooou). 

Soudain, devant moi, un obstacle : une dame relativement âgée qui marche à petits pas.  Bisque bisque rage, je veux dépasser.  Par la gauche, légalement, c'est impossible, y'a les vitrines de magasins pleines d'articles en soldes.  Par la droite, impossible aussi, y'a encore tous ces sapins non décorés qui rétrécissent le trottoir.  Je tente tout de même, pensant passer de justesse entre ladite dame et un de ces sapins.  Il me reste un quart de seconde pour y arriver, mais vu que le sol est glissant et que je marche comme un vieux phoque en fin de vie, espérant ne pas tomber ridiculement devant les centaines de passants qui passent, mon dépassement (dépassage ?) échoue lamentablement.

Dans l'action, j'ai frôlé la dame âgée, qui me murmure un pardon (c'est plutôt à moi de le dire, d'ailleurs) et s'efface un tantinet, me laissant passer.

Hourra, mon dépassement (dépassage ?) est finalement une réussite.

Je continue ma route et suis presque immédiatement bloquée par un feu rouge.  Les feux sont toujours rouges quand on veut traverser, ça s'appelle la loi de la vexation.  Je m'arrête, et suis, bien sûr, rejointe par la vieille dame.  J'ai honte, car je sais que j'ai pas été cool, pensant plus à ma petite personne pressée qu'à quiconque.  Vilaine pas belle Anaïs.

Pendant que jesaispasqui me hurle l'assasymphonie dans les oreilles, je sens une pression sur mon bras et j'entends un « Madame ? »

Je me retourne et vois la dame âgée (toujours la même) me dire quelque chose.  Vu qu'elle ne crie pas plus fort que « jesaispasqui » (le chanteur dont question ci-avant), j'enlève mes écouteurs, lesquels sont enfoncés dans mes pavillons jusqu'au cérumen (tiens, je vous parlerais bien de mes problèmes d'oreille, tant que j'y pense), et je lui dis « pardon ? »  Oui, j'ai été bien élevée moi, ma bonne Dame, je dis « pardon » et pas « quoi » ou « hein », je le jure devant Dieu et ses amis les saints. 

Et elle de me répondre : « Madame, je pourrais vous donner le bras pour traverser, je sors d'une opération, avec des vis dans la hanche et toutes sortes de trucs barbares qu'on m'a faits (là j'extrapole, car j'ai pas bien saisi les tenants et aboutissants de son hospitalisation).  Je vis seule et je viens d'arriver dans le quartier, je ne m'y retrouve pas.  Longer les murs ça va, mais traverser je ne suis pas encore à l'aise ».

Et là, je réalise à quel point vraiment, mais vraiment de vraiment, j'ai été vilaine pas belle de vouloir dépasser égoïstement, impatiemment, inutilement.

Je tends le bras à la dame, nous traversons ensemble en papotant de la boucherie qu'elle recherche désespérément.

Durant une fraction de seconde, je me dis que cette dame, ce pourrait être moi dans soixante ans (oui, bon, dans trente ans, d'accord...).  Moi, seule, sur un trottoir verglacé, titubant après une lourde opération, à la recherche de quelque chose à grignoter, tel un phoque en plein hiver lors d'une pénurie de poissons due à la fonte des glaces, elle-même due au réchauffement climatique, lui-même dû à tous ces gaz à effets de serre que j'émets, vilaine pas belle Anaïs que je suis.

Bonne résolution de ce 7 janvier : arrêter d'être vilaine et être attentive aux petits vieux et petites vieilles qui cherchent des boucheries dans mon quartier.

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

1
déc

Les pires jobs du monde

Je vous parlais hier du meilleur job du monde, et du second meilleur job du monde.

Mais y'a un petit temps déjà, j'ai réalisé que certains jobs étaient, pour moi, les pires du monde.

Vous voulez savoir lesquels ?

Oui ?

Non ?

Chuis chez moi ici, alors je fais ce que je veux, na.

Donc, pour bibi, les pires jobs du monde sont, après mûre et longue réflexion, caissière dans un supermarché et chauffeur de bus.  Et leurs dérivés : caissière dans un hypermarché, caissière dans un proxymarché, caissière dans une grande surface, caissière chez Mickey, caissière chez le kangourou orange de Wavre, chauffeur de train, chauffeur de métro, chauffeur de tram, chauffeur de touk-touk, chauffeur de gondole (je sais, on dit gondolier) ...

Pourquoi ?  Ben c'est pourtant clair, m'enfin, réfléchissez.

Nan ?

Vous voyez pas ?

Passque dans ces métiers, on peut pas faire pipi quand on le souhaite.  Ou plutôt quand la vessie le souhaite.  Et ma vessie à moi, elle est hyper motivée.  Genre qui adore éliminer un seul petit verre de coca zéro en quinze fois, voire seize.  Genre qui adore éliminer quatre fois la nuit, surtout les nuits bien froides où quitter sa couette rouge en flanelle relève de l'exploit ou les nuits sans lune où on se cogne l'orteil au chambranle de porte et où la crainte de croiser un loup-garou devant le WC effraie toujours un peu.

Alors moi, chaque fois que je monte dans un bus, et chaque fois que je fais mes courses à Delhéééééés, j'ai une pensée pieuse pour ces pauvres personnes contraintes de se retenir durant leur service, ou de mettre des langes, car elles ne peuvent quitter leur poste.  Et ma pensée est encore plus pieuse pour ceux et celles atteints d'infections urinaires ou de gastro-entérites, pour qui bosser devient un supplice.  Oui, je pense à vous, quotidiennement.  Amen.

Vous me direz, pour moi, le meilleur job au monde alors, c'est de faire madame pipi.  Mais la question est : madame pipi peut-elle impunément s'absenter pour aller... faire pipi, au risque de manquer ses dringuelles ou, pire, de se faire voler sa radio, sa réserve de papier cul et sa coupelle pleine de piécettes ?  Le débat est ouvert...  Témoignages bienvenus.

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
nov

Dis… comment tu t'appelles ?

Cette question est sans aucun doute celle qui revient le plus fréquemment dans la bouche de nos têtes blondes (enfin des vôtres, puisque le seul petit être qui partage ma vie est un rat), bien avant "caca boudin ?" et "on mange à quelle heure ?".

J'ai repéré, dans un très vieux Ciné Revue humide, chiffonné et plein d'infos totalement dépassées mais néanmoins toujours croustillantes, le hit parade des prénoms à la mode l'an dernier dans mon chtit pays à la forme indéfinissable.  Passque la France, c'est l'hexagone, mais la Belgique, c'est quoi exactement ?  Enfin soit.

Ce hit parade s'avère passionnant.

Ainsi, les prénoms ayant la cote pour les filles sont Emma, Louise, Sarah et Marie.  Chez les garçons Nathan, Lucas, Noah et Louise.  Par conséquent... si vous avez des jumeaux, appelez-les Louis et Louise, tant qu'à faire.

Tout cela vous laisse de glace ?

Et si je vous dis qu'en Flandre, les gagnants sont Lotte et Milan, en Wallonie Léa et Nathan et à Bruxelles Lina et Mohammed.

Cela vous laisse toujours de glace ?

Bon.

Dernier essai avec les prénoms les plus... euh, dingues, originaux, lourds à porter, qualifiez-les comme bon vous semble ... passque moi j'ai failli m'étrangler en les découvrant : Euro (en souvenir du 1er janvier 2002 ?), Joyeux (septième enfant de la famille ?), Trésor (après un gain au Lotto ?), Dieumerci (après avoir échappé aux quintuplés ?), Harley-Davidson (nom de famille : Jenébesoindepersonan), Mel-Gibson (et pourquoi pas Brad-Pitt ?) et Belgiana (patriotisme me voilà). 

ça donne froid dans le dos non ?  A croire que les employés de l'état civil s'amusent d'ores et déjà de l'avenir de ces pauvres enfants et des quolibets qu'ils risquent de subir.

Alors, un petit frisson d'effroi ?   

En guide de conclusion, un petit PS très personnel... elle se reconnaîtra : Monsieur et Madame Dizeur ont un fils, comment l'appellent-ils ? Brandon.  A prononcer avec une voix enrhumée et à la belch' ...  Brandon Dizeur (sinon t'auras faim à la récré).

Et vous, vous les appellerez comment vos mômes ?  Vous les avez appelés comment ?

07:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (24) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
oct

Expérience gore

Autant vous avertir, ce billet est à déconseiller aux âmes sensibles.  Donc les enfants, les moins de seize ans, les femmes enceintes et les cardiaques, prière de passer votre chemin.

Tout commence lorsque je m'achète un morceau de steak.  Un bon morceau bien rose à l'allure bien tendre.  Dans le but de le manger (ben ça, qui l'eût cru), avec un concombre, une tomate, un œuf dur et des frites (les fritofour, vous connaissez ?), le tout arrosé de mayonnaise (light) et de cocktail (re-light).

Jusque là rien de gore.  Attendez, ça va viendre.

Je rentre chez moi et me prépare mon petit festin.  C'est bon.  Avec du Coke light pour bien tasser tout ça dans l'estomac, et c'est que du bonheur.

Sauf que j'ai pris un morceau de viande un chouia trop gros.  Je me revois encore, dans le rayon boucherie squatté par un couple d'amoureux qui hésite entre agneau et porc, à tenter de me frayer un chemin jusqu'au bœuf.  Puis à hésiter entre un morceau à 1,98 et un autre à 2,22 eur, pour finalement prendre le plus cher, histoire d'avoir suffisamment.  Et finalement j'ai trop.  La vie est mal faite.

Je laisse donc un petit morceau sur le bord de mon assiette puis, captivée par Tournez manège version 2009 et ses personnages hauts en couleurs (et bas en QI), je dépose nonchalamment la même assiette, ornée de son bout de bidoche, sur le sol, me disant que j'irai porter les « vidanges » (assiette, couverts, verre) après l'émission, pour une petite vaisselle rapide (je suis devenue une adepte de la vaisselle et du rangement, vous le savez).

Surgit alors une grosse mouche ('tention, c'est là que ça devient gore).  Pas le petit truc noiraud qu'on n'entend pas, non.  La grosse grosse mouche à reflet, qui bourdonne allègrement en tournant, tournant, tournant, telle une valseuse des bas quartiers (comparativement à la valseuse des prés, alias la grenouille, vous l'aurez compris). 

Pour avoir déjà subi les assauts d'une mouche sur une tranche de roastbeef (cf ce billet), et pour avoir regardé, une nuit d'insomnie, une émission passionnante mais répugnante sur la culture des asticots (véridique, c'est fou ce qu'on voit la nuit à la TV, d'ailleurs je vais vous faire un billet), je sais que les mouches sont passionnées par la viande.

Je tente donc l'expérience gore du siècle.

Au lieu de chasser le volatile en furie, qui tourne, tourne et tourne encore, dans une spirale se rapprochant de plus en plus de l'assiette et du bout de bidoche, je la laisse faire.

J'analyse sa stratégie, et je vous jure que c'est passionnant.  Elle tourne en se rapprochant, comme je le disais, puis se pose sur l'assiette, à l'opposé de sa cible.  Et petit à petit, pas après pas, elle s'en approche encore et encore.  Puis s'en va.  Puis revient.

Et moi je l'observe, faisant semblant d'être captivée par Tournez manège.  Et je la vois.  Son petit derrière semble s'étirer, ou bien ai-je rêvé ?  Oups, elle recommence.  Mais je suis myope comme une taupe centenaire, alors je ne suis pas certaine de ce que je crois avoir vu.

Une seule solution : chasser la grosse voleuse volante et m'approcher.  Et là, je vois.

Je vois.  Trois œufs à droite.  Deux à gauche.

J'ai pas rêvé.  Elle étirait bien son arrière-train pour pondre.

J'ai assisté en direct live, mieux que tous les primes de Nikos Aliagas et de Benjamin Castaldi réunis, à la ponte d'œufs de mouche.

Et je vous assure que c'est répugnant, et que le bout de bidoche et ses cinq œufs, ils ont volé à des centaines de mètres de ma modeste demeure, pour éviter tout risque.

Ensuite j'ai réalisé l'horreur de la chose.  Non ce que j'avais vu.  Non le phénomène.  Mais le fait que les mouches repèrent un bout de viande en quelques secondes.  Et surtout, qu'elles y pondent en quelques minutes.

Ainsi, le jour (lointain j'espère) où je serai terrassée par un arrêt cardiaque dû à un abus de lasagnes et de chocolat blanc spéculoos et aussi de macarons et puis de pizzas, et que personne ne s'en rendra compte car ça arrivera un vendredi soir où je crève de solitude devant une énième télé réalité, et qu'on ne trouvera ma carcasse que le lundi, c'est pas dévorée par mon berger allemand, comme Bridget Jones que je serai, c'est pas dévorée par le rat non plus, c'est dévorée par les asticots.

17:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |