1
déc

Les pires jobs du monde

Je vous parlais hier du meilleur job du monde, et du second meilleur job du monde.

Mais y'a un petit temps déjà, j'ai réalisé que certains jobs étaient, pour moi, les pires du monde.

Vous voulez savoir lesquels ?

Oui ?

Non ?

Chuis chez moi ici, alors je fais ce que je veux, na.

Donc, pour bibi, les pires jobs du monde sont, après mûre et longue réflexion, caissière dans un supermarché et chauffeur de bus.  Et leurs dérivés : caissière dans un hypermarché, caissière dans un proxymarché, caissière dans une grande surface, caissière chez Mickey, caissière chez le kangourou orange de Wavre, chauffeur de train, chauffeur de métro, chauffeur de tram, chauffeur de touk-touk, chauffeur de gondole (je sais, on dit gondolier) ...

Pourquoi ?  Ben c'est pourtant clair, m'enfin, réfléchissez.

Nan ?

Vous voyez pas ?

Passque dans ces métiers, on peut pas faire pipi quand on le souhaite.  Ou plutôt quand la vessie le souhaite.  Et ma vessie à moi, elle est hyper motivée.  Genre qui adore éliminer un seul petit verre de coca zéro en quinze fois, voire seize.  Genre qui adore éliminer quatre fois la nuit, surtout les nuits bien froides où quitter sa couette rouge en flanelle relève de l'exploit ou les nuits sans lune où on se cogne l'orteil au chambranle de porte et où la crainte de croiser un loup-garou devant le WC effraie toujours un peu.

Alors moi, chaque fois que je monte dans un bus, et chaque fois que je fais mes courses à Delhéééééés, j'ai une pensée pieuse pour ces pauvres personnes contraintes de se retenir durant leur service, ou de mettre des langes, car elles ne peuvent quitter leur poste.  Et ma pensée est encore plus pieuse pour ceux et celles atteints d'infections urinaires ou de gastro-entérites, pour qui bosser devient un supplice.  Oui, je pense à vous, quotidiennement.  Amen.

Vous me direz, pour moi, le meilleur job au monde alors, c'est de faire madame pipi.  Mais la question est : madame pipi peut-elle impunément s'absenter pour aller... faire pipi, au risque de manquer ses dringuelles ou, pire, de se faire voler sa radio, sa réserve de papier cul et sa coupelle pleine de piécettes ?  Le débat est ouvert...  Témoignages bienvenus.

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
nov

Dis… comment tu t'appelles ?

Cette question est sans aucun doute celle qui revient le plus fréquemment dans la bouche de nos têtes blondes (enfin des vôtres, puisque le seul petit être qui partage ma vie est un rat), bien avant "caca boudin ?" et "on mange à quelle heure ?".

J'ai repéré, dans un très vieux Ciné Revue humide, chiffonné et plein d'infos totalement dépassées mais néanmoins toujours croustillantes, le hit parade des prénoms à la mode l'an dernier dans mon chtit pays à la forme indéfinissable.  Passque la France, c'est l'hexagone, mais la Belgique, c'est quoi exactement ?  Enfin soit.

Ce hit parade s'avère passionnant.

Ainsi, les prénoms ayant la cote pour les filles sont Emma, Louise, Sarah et Marie.  Chez les garçons Nathan, Lucas, Noah et Louise.  Par conséquent... si vous avez des jumeaux, appelez-les Louis et Louise, tant qu'à faire.

Tout cela vous laisse de glace ?

Et si je vous dis qu'en Flandre, les gagnants sont Lotte et Milan, en Wallonie Léa et Nathan et à Bruxelles Lina et Mohammed.

Cela vous laisse toujours de glace ?

Bon.

Dernier essai avec les prénoms les plus... euh, dingues, originaux, lourds à porter, qualifiez-les comme bon vous semble ... passque moi j'ai failli m'étrangler en les découvrant : Euro (en souvenir du 1er janvier 2002 ?), Joyeux (septième enfant de la famille ?), Trésor (après un gain au Lotto ?), Dieumerci (après avoir échappé aux quintuplés ?), Harley-Davidson (nom de famille : Jenébesoindepersonan), Mel-Gibson (et pourquoi pas Brad-Pitt ?) et Belgiana (patriotisme me voilà). 

ça donne froid dans le dos non ?  A croire que les employés de l'état civil s'amusent d'ores et déjà de l'avenir de ces pauvres enfants et des quolibets qu'ils risquent de subir.

Alors, un petit frisson d'effroi ?   

En guide de conclusion, un petit PS très personnel... elle se reconnaîtra : Monsieur et Madame Dizeur ont un fils, comment l'appellent-ils ? Brandon.  A prononcer avec une voix enrhumée et à la belch' ...  Brandon Dizeur (sinon t'auras faim à la récré).

Et vous, vous les appellerez comment vos mômes ?  Vous les avez appelés comment ?

07:53 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (24) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

7
oct

Expérience gore

Autant vous avertir, ce billet est à déconseiller aux âmes sensibles.  Donc les enfants, les moins de seize ans, les femmes enceintes et les cardiaques, prière de passer votre chemin.

Tout commence lorsque je m'achète un morceau de steak.  Un bon morceau bien rose à l'allure bien tendre.  Dans le but de le manger (ben ça, qui l'eût cru), avec un concombre, une tomate, un œuf dur et des frites (les fritofour, vous connaissez ?), le tout arrosé de mayonnaise (light) et de cocktail (re-light).

Jusque là rien de gore.  Attendez, ça va viendre.

Je rentre chez moi et me prépare mon petit festin.  C'est bon.  Avec du Coke light pour bien tasser tout ça dans l'estomac, et c'est que du bonheur.

Sauf que j'ai pris un morceau de viande un chouia trop gros.  Je me revois encore, dans le rayon boucherie squatté par un couple d'amoureux qui hésite entre agneau et porc, à tenter de me frayer un chemin jusqu'au bœuf.  Puis à hésiter entre un morceau à 1,98 et un autre à 2,22 eur, pour finalement prendre le plus cher, histoire d'avoir suffisamment.  Et finalement j'ai trop.  La vie est mal faite.

Je laisse donc un petit morceau sur le bord de mon assiette puis, captivée par Tournez manège version 2009 et ses personnages hauts en couleurs (et bas en QI), je dépose nonchalamment la même assiette, ornée de son bout de bidoche, sur le sol, me disant que j'irai porter les « vidanges » (assiette, couverts, verre) après l'émission, pour une petite vaisselle rapide (je suis devenue une adepte de la vaisselle et du rangement, vous le savez).

Surgit alors une grosse mouche ('tention, c'est là que ça devient gore).  Pas le petit truc noiraud qu'on n'entend pas, non.  La grosse grosse mouche à reflet, qui bourdonne allègrement en tournant, tournant, tournant, telle une valseuse des bas quartiers (comparativement à la valseuse des prés, alias la grenouille, vous l'aurez compris). 

Pour avoir déjà subi les assauts d'une mouche sur une tranche de roastbeef (cf ce billet), et pour avoir regardé, une nuit d'insomnie, une émission passionnante mais répugnante sur la culture des asticots (véridique, c'est fou ce qu'on voit la nuit à la TV, d'ailleurs je vais vous faire un billet), je sais que les mouches sont passionnées par la viande.

Je tente donc l'expérience gore du siècle.

Au lieu de chasser le volatile en furie, qui tourne, tourne et tourne encore, dans une spirale se rapprochant de plus en plus de l'assiette et du bout de bidoche, je la laisse faire.

J'analyse sa stratégie, et je vous jure que c'est passionnant.  Elle tourne en se rapprochant, comme je le disais, puis se pose sur l'assiette, à l'opposé de sa cible.  Et petit à petit, pas après pas, elle s'en approche encore et encore.  Puis s'en va.  Puis revient.

Et moi je l'observe, faisant semblant d'être captivée par Tournez manège.  Et je la vois.  Son petit derrière semble s'étirer, ou bien ai-je rêvé ?  Oups, elle recommence.  Mais je suis myope comme une taupe centenaire, alors je ne suis pas certaine de ce que je crois avoir vu.

Une seule solution : chasser la grosse voleuse volante et m'approcher.  Et là, je vois.

Je vois.  Trois œufs à droite.  Deux à gauche.

J'ai pas rêvé.  Elle étirait bien son arrière-train pour pondre.

J'ai assisté en direct live, mieux que tous les primes de Nikos Aliagas et de Benjamin Castaldi réunis, à la ponte d'œufs de mouche.

Et je vous assure que c'est répugnant, et que le bout de bidoche et ses cinq œufs, ils ont volé à des centaines de mètres de ma modeste demeure, pour éviter tout risque.

Ensuite j'ai réalisé l'horreur de la chose.  Non ce que j'avais vu.  Non le phénomène.  Mais le fait que les mouches repèrent un bout de viande en quelques secondes.  Et surtout, qu'elles y pondent en quelques minutes.

Ainsi, le jour (lointain j'espère) où je serai terrassée par un arrêt cardiaque dû à un abus de lasagnes et de chocolat blanc spéculoos et aussi de macarons et puis de pizzas, et que personne ne s'en rendra compte car ça arrivera un vendredi soir où je crève de solitude devant une énième télé réalité, et qu'on ne trouvera ma carcasse que le lundi, c'est pas dévorée par mon berger allemand, comme Bridget Jones que je serai, c'est pas dévorée par le rat non plus, c'est dévorée par les asticots.

17:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
sep

Campagne trash

Je vous parlais récemment d'une campagne d'une ligue contre l'Alzheimer, interdite de diffusion, car trop choquante...

A ce sujet, je trouve celle-ci vachement plus trash, limite si j'ai pas dû détourner le regard... beurkitude intégrale, mais pourquoi pas... ça vous choque, ça vous donne envie d'arrêter, ça vous laisse de glace ou ça vous file l'envie d'en griller une ?

Je vous mets un lecteur rose, pour adoucir la chose.

20:01 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
sep

Le condamné à mort qui n'est pas mouru

Quand j'ai lu ça, j'ai d'abord éprouvé de la compassion.  Passqu'être condamné à mort, être amené dans le local et savoir que dans quelques minutes ce sera fini, puis subir durant un temps fou des tentatives pour trouver une veine, sans succès, et devoir retourner dans sa cellule en attendant la prochaine fois, c'est tout de même pas facile facile, j'imagine.  Son avocat a dit "c'était incroyablement douloureux, à tel point qu'il s'est effondré et s'est mis à pleurer".

Puis j'ai lu, aussi, que le condamné l'avait été pour enlèvement, viol et meurtre d'une adolescente, il y a 25 ans déjà, je ne suis plus parvenue à avoir une opinion.  Car j'ai imaginé qu'en matière de douleur, ce qu'avait subi cette adolescente était bien pire.  En matière de douleur pour sa famille aussi.

Puis je me suis dit que mes pensées reflétaient la loi du talion, et que c'était pas très joli de ma part. 

Puis j'ai pensé que l'adage "si on te frappe sur la joue droite, tends la joue gauche", c'était pas mon truc.

Puis... puis... puis...

Et depuis lors, je ne parviens pas à me décider...

Est-ce cruel d'avoir fait subir ça à cet homme qui a fait subir pire ?

Doit-on être inhumain avec lui car il l'a été ?

Faut-il relancer le débat de la peine de mort ?

Franchement j'en sais rien, d'un côté j'ai pitié de lui, de l'autre je trouve qu'il n'a eu aucune pitié, alors pourquoi s'en faire ?

Purée, comme c'est difficile tout ça... Z"en pensez quoi ?

17:19 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |