22
avr

Les boîtes à sardine sans permis, j’aime pô

Ce matin, j'ai eu la joie et l'immense honneur de croiser deux voitures sans permis.  On les reconnaît sans les voir, au bruit qu'elles font, pire qu'un couple de jeunes mariés partant en voyage de noces avec son carrosse et ses casseroles...  Et puis on les reconnaît à leur format boîte de conserve, très étroit, très court.  Et puis on les reconnaît à leur absence de plaque minéralogique, ce qui rime avec danger public.

Passque je vais vous dire, je n'ai jamais compris les raisons pour lesquelles, sans aucun permis, ni théorique ni pratique, on peut acheter et circuler avec ce genre de truc.  Oui, un truc.  Ce ne peut être une « vraie » voiture, c'est un truc.  Une chose qui roule (et qui n'amasse pas mousse).

Pour conduire un scooter qui roule à plus de trente, une mobylette du même genre ou une petite moto, il faut un permis. 

Alors, je ne comprends pas pourquoi mon cher pays autorise des gens à rouler dans une boîte de sardines dénommée « voiture sans permis », et ce sans permis, comme son nom l'indique. 

Bon, ok, ces boîtes roulent lentement, c'est clair.  Mais elles roulent.  Et si les accidents n'avaient lieu qu'à grande vitesse ça se saurait.

Et puis les panneaux, les règles de priorité, de dépassement, les limitations de vitesse en fonction des endroits et tout le toutim, sauf erreur, c'est en préparant son permis qu'on en a connaissance.

Alors, la voiture sans permis est-elle un œuf kinder dans lequel on trouve un condensé du code de la route en guise de surprise ?

Je pense que non, et je n'ose imaginer le danger que représentent ces choses roulantes que l'on croise tous les jours.

Le ridicule ne tue pas, je suis d'accord (fort heureusement... quoique ce serait un bon moyen de limiter la surpopulation de la boule bleue), mais l'incompétence, le manque de connaissances, eux, tuent.  Et puis, qui achète ce genre de truc à part ceux ayant subi un retrait de permis, ceux ne parvenant pas à l'obtenir malgré 1000 heures d'auto école et d'apprentissage, par incapacité intellectuelle ou manque de rigueur, ou les petits vieux avec chapeau pour qui rouler à 30 à l'heure signifie s'offrir des émotions fortes au quotidien ?

Nan, c'est clair et net, j'aime pô les boîtes à camembert sans permis.

Mais bon, j'ai pas de pouvoir, donc je vais fermer ma boîte à camembert, ça vous fera des vacances.

07:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
avr

L'info du jour : la privation de jeux vidéo est dangereuse pour la santé

Parce que ses parents l'ont privé du clavier car il jouait trop à ses jeux vidéos, un russe de 14 ans a tué son père à coups de masse, puis a continué ensuite à jouer (sa mère effrayée lui ayant rendu le clavier), avant de s'endormir...

Je me demande ce qui est le pire : le meurtre... ou le retour à la console ensuite. 

C'est quoi ce monde de fous dans lequel je vis ?

22:02 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
avr

Les bras m'en tombent

Quand une blogueuse n'a plus le droit de dire qu'elle n'a pas aimé un livre, ça donne ça... stupéfiant, et le mot est faible.

Illu de Domie.

brasentombent

 

 

13:26 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
avr

J’ai honte de mon pays

Oui, j'ai vraiment honte de vivre en Belgique, et pourtant, avant, j'aimais mon pays.  Mais là, j'ai honte.  J'ai honte de tout ce bordel dont je ne comprends pas le quart de la moitié du tiers, mais qui fait que je me demande si la guerre civile ne va pas finir par éclater un jour ou l'autre.  Ça vous semble absurde ?  Moi aussi... mais... de moins en moins.

J'ai découvert, en retard, comme d'hab, que François Pirette s'était fait passer pour un consul de Paris auprès d'une commune belge néerlandophone, pour obtenir des renseignements.  Et l'employé communal lui confirme, à de nombreuses reprises, tant en néerlandais que, finalement en français, après accord du bourgmestre car il est français, et consul (donc non belge et haut placé), qu'il a l'interdiction formelle de parler français.  Un règlement communal sans doute.  En tout cas, aux dires de l'employé, une décision du bourgmestre.

Non mais sérieusement, dans quel monde on vit ?

Au bureau, ça se ressent aussi, si je dois téléphoner en Flandre, c'est le stress de malade, et je garde toujours un collègue qui parle bien néerlandais à portée de cornet, des fois qu'on me réponde « nee » à mon timide « spreekt U frans ? »

Pourtant, je tente de m'adapter.  De baragouiner en néerlandais tant que je peux.  Souvent, je l'avoue, l'interlocuteur comprend les difficultés, et me parle alors français.  Ou alors, et ça c'est la super solution de la mort qui tue : je parle français, lui néerlandais, et on se comprend parfaitement, c'est l'essentiel, chacun fait ce qui est le plus facile, et l'autre comprend et fait pareil.  J'ai aussi beaucoup parlé durant un temps à un américain, par téléphone ou mail.  C'était épique, mais rigolo.  Et je me débrouille mieux en anglais qu'en néerlandais, ce qui semble être le cas de certains employés de communes francophones.  L'essentiel n'est-il pas d'essayer ?

Ensuite, une radio néerlandophone, en réaction à ce qu'a fait François Pirette, a tenté la même expérience dans diverses communes francophones.  Et là, si on parle peu néerlandais, ou très mal, on a au moins le mérite de tenter de trouver une solution : passer un collègue qui le parle, répondre en anglais, proposer de rappeler ...  Jamais on ne parle d'interdiction de parler néerlandais.  Passque, en Wallonie, ce n'est pas interdit.

Passque, aussi étrange que ça puisse paraître, on a encore le sentiment d'être un et un seul pays.

Vraiment, j'ai honte.

Déjà qu'en Belgique, on ne peut plus afficher sa « richesse » sans avoir des remarques des tribunaux, maintenant, on ne peut plus parler une langue nationale au-delà de la frontière linguistique.

 

L'appel de François Pirette (beaucoup de néerlandais au début, navrée pour ceux qui comprennent mal, mais Pirette retraduit tout dans ses réponses ou presque, et la fin est en français, et elle est sidérante)

Les appels de la radio néerlandophone (là y'a beaucoup plus de néerlandais).

 

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
avr

« Se moucher tue »

L'autre soir, soit un soir comme les autres, je monte gentiment me coucher, me réjouissant de l'accueil que va me réserver mon nid douillet.

Et comme tous les autres soirs, j'ai le nez bouché.  Enfin un peu, mais tout de même.  Alors, comme tous les autres soirs, je saisis mon mouchoir en tissu... pour me moucher.  Ben tiens.

Petite parenthèse pour ceux qui vont me dire « un mouchoir en tissu, eeeeeeeeeeeeeerk. »  Moi, j'ai été élevée au mouchoir en tissu.  J'ai toujours utilisé des mouchoirs en tissu.  Et j'aime les mouchoirs en tissu.  D'abord, c'est plus doux.  Et pour moi, qui ai toujours la goutte au nez, c'est plus agréable.  Et puis, c'est recyclable, dans la machine à laver et, abracadabra, des mouchoirs propres.  Ensuite, c'est écolo, passque hein, comme je l'ai lu récemment dans No Impact Man (livre qui me traumatise au quotidien depuis plusieurs jours), chaque mouchoir en papier, chaque serviette en papier, chaque bout de papier WC, c'est un bout d'arbre mort.  Bon, pour le papier WC, j'ai pas encore trouvé de solution, je l'avoue.  Et en dehors de chez moi, je fais usage de mouchoirs en papier.  Mais chez moi, vive le tissu.  Mon seul défaut, est que j'ai tendance à utiliser mon mouchoir en tissu plusieurs fois, ce qui n'est pas une bonne idée, tant en matière d'hygiène qu'en matière... de quoi... euh, chais pas, mais ce n'est pas une bonne idée, la suite de l'histoire le démontrera.

Fin de la parenthèse.

Donc, j'entreprends de me moucher.  Couchée sur mon lit, bien au chaud sous la couette, déjà.  J'extirpe un mouchoir de sous mon oreiller.

Et pour me moucher, moi, j'aspire d'abord de l'air, afin de le souffler ensuite et de propulser les... enfin vous voyez quoi, dans le mouchoir.  J'imagine que tout le monde fait pareil, mais j'avoue que je n'ai pas encore entrepris une étude approfondie sur la manière dont les gens se mouchent.

Donc, j'entreprends de me moucher (bis) et j'avale une énorme goulée d'air, en prévision de la propulsion d'air encore plus énorme qui va suivre.

Et c'est en avalant cette goulée d'air que le drame se produit.

Un drame dramatiquement dramatique, vous vous en doutez, ô chers lecteurs.

Un objet non identifié est aspiré en même temps, objet provenant d'on ne sait où, puisqu'il est non identifié.  Mais vu qu'au moment où il est catapulté dans ma gorge, j'ai le mouchoir sur le nez, et que le mouchoir a déjà servi (eeeeeeeeeeeeeerk), je crains le pire.  Ne quittez pas ce blog, promis, pas de détails glaireux à l'horizon, je le jure, je le crache, foi de mollard.   Vu la vitesse d'aspiration donc (je n'ai pas non plus fait une étude sur la vitesse de l'air lors d'une aspiration prémouchage, mais j'imagine qu'elle est élevée), l'OPNI (objet propulsé non identifié) va immédiatement se coller au fond de mon gosier, là où ce n'est plus tout à fait le palais, mais là où ce n'est pas encore la gorge, vous voyez ?  Un peu après la luette.  Dans la descente quoi.

Il va se coller, et il reste là.  Je le sens.  Et, en une fraction de seconde, j'imagine ce que ça peut être.  Et d'imaginer ça (un bout de crotte de nez du mouchage précédent, vous l'avez compris, of course), c'est pas la joie, je vous l'assure.  Mais je n'ai pas le choix.  Je décide d'avaler un peu de salive, histoire de faire descendre l'OPNI au plus vite.  Entre deux accès de toux (passque le corps humain est bien fait, dès qu'un truc le dérange, il tente de s'en défaire, au moyen, par exemple, de globules blancs ou de quintes de toux), j'avale.  En vain.  L'objet reste collé.  Il doit être collant pour rester à ce point collé.  Ne pas y penser ne pas y penser ne pas y penser.  Juste avaler.

 

Après deux ou trois tentatives, je réalise que mon OPNI ne bougera pas.  Qu'il est là et bien là.  Alors, je décide de me rendre à la salle de bains pour avaler un gobelet d'eau et enfin faire descendre la chose.

 

Je me lève. 

Mais mon corps n'accepte toujours pas la présence de l'OPNI, et me le fait savoir à grands coups de nausées, maintenant.  C'est horrible.  Dingue, comme les réactions sont rapides.  Je sens ce truc dans mon gosier.  Et je sens mon estomac prêt à faire ressortir tous les sushis fabriqués de mes blanches mains que j'y ai emmagasinés (car je reviens d'une soirée sushis), ce serait dommage.  Nausée.  Trois pas.  Toux.  Re-nausée.  Six pas.  Toux.  Re-re-nausée.  Quatre pas.  Grosse toux. 

A mon arrivée devant l'évier, je n'ai pas (encore) vomi, ce qui est déjà une chance.  Et une dernière quinte de toux violente parvient enfin à renvoyer l'OPNI à son expéditeur.  Enfin, pas tout à fait, car il se colle sur une de mes molaires droites.

Je ne réfléchis pas et avale illico de la bonne eau fraîche, pour calmer mon gosier traumatisé par la toux et l'OPNI.

Une fois mon souffle récupéré et les nausées évacuées, je prends le risque ultime, et j'extirpe l'OPNI, toujours scotché à ma molaire.

Et je l'observe attentivement.

C'est une grosse « peluche » provenant de ma housse de couette en molleton.  Pas une crotte de nez, non, juste une « peluche » en molleton.

Ouf.

 

14:41 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |