18
mai

Y’a plus de saison ma bonne Dame

Une lectrice me l'a dit « en avrèl, change pas d'semèlll' ».

Et puis, tout le monde sait ça, car on nous le répète depuis la nuit des temps, et en tout cas depuis que, tout bébé, nous gazouillions allègrement lorsque le soleil dardait ses faibles rayons printaniers et que notre barboteuse nous donnait chaud : « en avril, ne te découvre pas d'un fil, en mai, fais ce qu'il te plait ».  ça me rappelle ce temps où, en mars, j'achetais mes chaussures d'été, que je ne pouvais pas mettre, interdit que c'était, malgré mes airs désespérés.  Et c'était rebelote en août, avec les bottes fourrées.  Rien ne change, même adulte, on aspire à la nouvelle saison, synonyme de nouvelles fringues et nouvelles shoes.

Oui, bon.

Ben moi, j'ai fait une découverte hautement scientifique tout récemment.  Et quand je dis hautement scientifique, j'entends une découverte qui va révolutionner le monde. Rien que ça.  Enfin, le monde météorologique.

J'ai découvert que les saisons s'accélèrent.  Ou accélèrent, chais plus comment ça se conjugue.

Oui.

Elles ne durent plus trois mois, comme dans le temps.

Elles durent trois semaines (voire trois jours, au choix).

Ainsi, mi-avril.  Printemps.  On ne se découvre pas d'un fil, mais on sent les bourgeons qui, eux, ont envie de se découvrir.  Ça sent la sève.  Ça sent les petits oiseaux.  Ça sent le renouveau.  J'achète des nouvelles godasses et une veste pour la jolie saison.

Fin avril.  Eté.  Chaleur folle.  Suffocante.  Sueur puante dans les bus.  Bronzette en petit top, voire en bikini (j'ai failli, je le jure).  Sandalettes.  Enfin, tongs, comme on dit maintenant.  Je coupe le chauffage.  Vive la belle saison.

Début mai.  Automne.  Les bourgeons angoissent.  Je ressors mes bottes et mon écharpe, mais je garde ma veste de jolie saison.  Je remets le chauffage le matin dans la salle de bains.  Je caille dans le living, mais le chauffage, en mai, que nenni.

Début mai, un tantinet plus tard.  Hiver.  Tout s'accélère, même les saisons, en trois jours, l'automne est chassé par l'hiver.  Je rallume mon chauffage, cédant aux supplications de mes orteils tout bleus.  Je me love à nouveau dans ma couette d'hiver, housse en molleton en bonus.  Je ressors même ma veste d'hiver, après une séance « caillons en chœur à l'arrêt du bus ».

Mi mai.  Printemps.  Il est reviendu.  Les Saints de glace ont chassé l'hiver.  Le printemps revient.  Je rempote géraniums et autres pensées.  Et mes pensées vont déjà vers l'été...

Mais bon, c'est à y perdre son latin, non ? 

Passque, avec tout ça, j'ai même pas eu le temps d'avoir mon rhume des foins saisonnier.  Quant à ma grippe hivernale, zappée aussi.

Je vous le disais, y'a plus de saisons.

Superbes photos issues de ce site.  

4saisons001

4saisons003

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
mai

Un million d’euros

(La série nostalgie continue avec un billet écrit du temps oùsque je lisais encore Ciné Revue, lecture que je vais recommencer dès juin, quand mon abonnement au Vif se terminera.  Pourtant j'aimais bien le guide TV du Vif, plus intello, mais plein de bon sens et me conseillant des trucs que le Cineye Revuye ne proposerait bien sûr jamais.  Compensation du retour au Ciné Revue : les potins.)

Pourquoi cette discussion entre filles l'autre jour : « que serais-je prête à faire pour un million d'euros ? »

A postériori, je réalise que j'ai dû lancer le débat en lisant ma Bible et découvrant que le film « Proposition indécente » était rediffusé.

Qui n'a eu cette discussion, autour d'un mammouth grillé, à l'époque des cavernes de la sortie de ce film ?  Auriez-vous fait comme Demi Moore, accepter la proposition (pour rappel : une nuit avec un inconnu richissime - à savoir le beau Robert Redford - contre un million de dollars).  Détail qui a son importance : Demi est mariée.  Moi je ne le suis pas.

Le film datant de quelques années, j'imagine qu'aujourd'hui, vu l'inflation qui touche tous les domaines sauf nos salaires de SPF (non pas Service Public Fédéral Finances mais Sans Portefeuille Fourni), la somme serait portée à deux millions.

Moi je l'avoue (ce blog est finalement ma thérapie, où j'avoue tous mes vices, tous mes défauts, toutes mes envies, toutes mes râleries), j'aurais dit oui à Robert contre une pareille somme.  Et tout bien réfléchi, j'aurai dit oui à Robert même sans paiement.  Eh oh, faut pas déconner, c'est Robert Redford !

Mais qu'aurais-je fait, qu'auriez-vous fait, si le deal provenait d'un richissime et non moins célèbre sumo, du sosie de Rony Coutteure (paix à son âme) ou d'une star sur le déclin physique, style euh... non je ne citerai personne, j'en sens qui vont se rebeller (vu que je pensais à Clint Eastwood ou le père Douglas, Kirk, voire le fils... ne râlez pas).

La question mérite discussion.  Accepter de perdre son honneur pour quelques heures (ça n'est rien de moins que de la prostitution), en échange d'un changement radical.  Car un million d'euros ça change une vie.  Attention, je ne dis pas que ça me permettrait de nager dans un bonheur pour les siècles des siècles, que ça m'apporterait l'amour, loin de là...

Mais tout de même... Faut avouer que je ne cracherais pas sur un million d'euros.  Reste à savoir si j'accepterais de ne pas cracher sur l'homme qui me le propose, ce fameux million.  Le débat est ouvert...

Et vous ?  Vous feriez quoi ?  Lâchez-vous, soyez anonymes sur le coup, n'indiquez pas votre adresse mail, cachez-vous, et avouez...

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
mai

Otages

(Encore un super vieux billet, vu que je parle de la saison 3 des DH... et que là je suis en train de regarder la 6, ce qui fait donc 2-3 ans, sans doute la même période d'écriture que pour le billet d'hier.  Et que ceux qui disent « mais keskelle nous fait Anaïs, à nous ressortir des billets super vieux - mais néanmoins inédits - elle est en panne d'inspiration ou quoi ? » se terrent de honte d'avoir de telles pensées.  Nan, je suis pas en panne d'inspiration, je fais juste mon nettoyage de printemps et j'ai décidé d'enfin publier un peu de mon stock, avant de publier les quinze trucs écrits rien que la semaine dernière, en grande inspirée que je suis en ce moment.  Passque trois ans, ça fait déjà long... donc il est temps.  Déjà que ces billets sont plus très d'actualité.  Mais c'est pas passque ça a trois ans que ça mérite pas une lecture approfondie de votre part.  Et si ça vous plait pas, ben la porte est là, non mais).

J'ignore si vous l'avez remarqué, mais de l'autre côté de la big flaque, ils sont obsédés par les prises d'otages et les fusillades.

Je les comprends, avec les drames réguliers qu'ils vivent là-bas, y'a de quoi cauchemarder en permanence.

Mais là, ils poussent le bouchon un peu loin (Maurice).  Ils nous mettent des prises d'otages partout, même dans les feuilletons dits « familiaux ». 

Dans Les Frères Scott (saison 3 je crois) : grosse prise d'otages à l'école, avec tous les drames possip' et imaginap' : du sang, des blessés, des morts, des suicidés, j'en passe et des plus tristes.  Je pleure comme un veau.

Dans Desperate Housewives (saison 3) : prise d'otages au supermarket avec tous les drames possip' et imaginap' : du sang, des blessés, des morts, j'en passe et des plus tristes (je n'en dis pas plus pour ceusses qui n'ont pas la grande chance comme moi d'avoir une môman qui fait turbiner le magnéto chaque lundi).  Je pleure comme un veau. (NDLR : en effet, ça fait genre deux à trois ans, vu que ça a été écrit à l'époque où je ne connaissais pas le streaming, c'est dire...)

Si on peut même plus regarder sa petite série relaxante sans voir surgir des flingues et des fous dangereux qui tirent sur tout ce qui bouge !

Pas étonnant qu'avec ça je passe mon temps à envisager que chaque client qui entre au bureau vient régler à coups de révolver les problèmes de son dossier.  Je suis soupçonneuse dès qu'ils franchissent la porte.  J'examine ce qu'ils transportent.  Tant qu'ils n'ont pas un gros sac de sport pouvant être rempli de kalachnikov, je souris.  Mais s'ils trimballent du brol volumineux, la sueur me dégouline sur le front, je surveille tous leurs faits et gestes.  Si, en plus, ils ont une tête qui ne me revient pas, je frôle l'évanouissement.  J'attends la mort, patiemment.

Et vu que je suis en première ligne... je vous fais d'ores et déjà mes adieux, au cas zoù. (NDLR : confirmation, ça a plus de deux ans, vu que ça fait deux ans que j'ai quitté la première ligne pour me réfugier dans un bureau planqué tout au fond du fond, ce qui me permettrait peut-être de m'enfuir par la fenêtre en cas d'attaque, tandis que les premiers collègues visés périraient, les pauvres... mais rien n'est moins sûr, passque les voyous ça tue vite, très vite).

Gros titre dans Vers le Passé édition Namur (ou dans Paris Match, voyons la mort avec ambition) : « La célébrissime chroniqueuse Anaïs transpercée de coups de fusil de chasse hier matin.  Un client n'a pas supporté qu'elle ne réponde au téléphone qu'après la troisième sonnerie.   Il l'a d'abord menacée par téléphone puis a décidé de mettre son plan à exécution.  Il s'est ensuite donné la mort.  Anaïs est décédée durant son transport à l'hôpital.  Nous regretterons sa plume si joviale ».

 

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

10
mai

Entre "j'aime" et "j'aime pas", mon coeur balance (Galeria Inno)

Je mets la marque dans le titre, passque j'ai cherché en vain à vous retrouver ces pubs Vichy qui me dégoûtaient tant.  Sans marque, impossible à trouver, snif.

Donc, ces pubs Vichy qui "découpaient" la femme me répugnaient.  Et Inno s'y met.  Bon, de prime abord, j'aime, le rose, les roses et tout ça, mais quand je regarde de plus près, frisson d'angoisse.

Et vous, vous aimez ou pas ?  Et les Vichy, avec le fond de teint qui coule et le pantalon de cellulite, vous aimiez ou pas ?

inno

 

19:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
mai

Pourquoi on ennuie ma reine ?

Ben moi, je vais vous dire, j'aime les rois et les reines.  Sans doute à cause de mon petit côté nostalgique adoratrice des costumes d'époque, des belles robes et de tout le tralala, fusion d'Orgueil et Préjugés, de Deux sœurs pour un roi et

de L'homme au masque de fer.  J'adore ça, même si l'idée d'être enserrée dans un corset me fait systématiquement ballonner comme un crapaud amoureux (qui lui, ballonne de la gorge, mais qu'importe, c'est pour imager le propos).

Moi j'aime bien.

Bon, c'est sûr, la famille royale belge n'est pas super fantasmante.  J'ai cru qu'elle allait le devenir avec l'arrivée de Mathilde qui, à ses débuts, donc avant son mariage, me semblait bien moderne, cool, d'esprit jeune et joliment habillée.  Elle s'est tatatisée rapidement après son mariage, je trouve.  Et puis nos princes, ben c'est pas vraiment du Brad Pitt ni du Georges Clooney.  Donc, pour le côté glamour de la famille royale belge, on repassera. 

Mais tout de même, une famille royale, c'est cool.  Et puis, quand on y réfléchit, Sarkozy, Mitterrand, Chirac, ben y sont pas plus glamour, que du contraire.  A la rigueur, Obama, il a un petit côté séducteur, Kennedy aussi, surtout quand on l'imagine avec Maryline, donc aux states, y'a ce glamour, même avec les présidents.  Mais à part ça...

Donc moi j'aime bien.

D'ailleurs je suis allée voir le mariage de Philippe et Mathilde.  Bon, on était dehors.  Bon, ça caillait ferme.  Bon, on n'a rien vu.  Mais c'était glamour, malgré tout.

Alors j'aime bien.

Et quand je lis qu'un illuminé menace régulièrement la reine (enfin l'ex-reine, la veuve du roi quoi, enfin de l'ex-roi, celui qui est décédé un jour d'été), je ne comprends pas trop le pourquoi du comment.

Bien sûr, c'est « original », si tant est qu'on puisse qualifier ce genre de menaces d'originales, vu qu'apparemment, la reine périra transpercée comme une pomme, par une arbalète.

Mais moi, je comprends pas.  Elle fait de mal à personne. Elle vit sa vie de reine retirée de la scène publique.  Bon, elle a une coiffure ringarde, mais est-ce que ça peut justifier une telle haine ?  Bon, elle est pas glamour, enfin elle l'est plus, mais je voudrais bien vous y voir à son âge.

Alors, non, je ne comprends pas.  Et j'ai de la peine pour elle.

Passque Fabiola, c'est pas qu'une vieille dame à la coiffure choucroute toute grise.

C'est aussi cette jolie photo... et aussi ce billet, issu de mon passé, remplacé d'abord par une pièce, puis par le zeuro, mais inoubliable pour moi, tout comme le billet de vingt francs de mon passé encore plus lointain.  Et un billet avec écrit dessus « Royaume de Belgique », moi je trouve ça très très glamour.

Question à un euro : quel français ou quelle française sait me donner l'ancien taux de conversion francs belges / francs français, sans googleliser ?  Pour avoir un franc français, combien de francs belges à l'époque, environ ?   Je parie que personne ne le sait, tout autant que je parie que les belges le savent tous...  

fabiola

fabiolabillet

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |