6
mai

Pourquoi on ennuie ma reine ?

Ben moi, je vais vous dire, j'aime les rois et les reines.  Sans doute à cause de mon petit côté nostalgique adoratrice des costumes d'époque, des belles robes et de tout le tralala, fusion d'Orgueil et Préjugés, de Deux sœurs pour un roi et

de L'homme au masque de fer.  J'adore ça, même si l'idée d'être enserrée dans un corset me fait systématiquement ballonner comme un crapaud amoureux (qui lui, ballonne de la gorge, mais qu'importe, c'est pour imager le propos).

Moi j'aime bien.

Bon, c'est sûr, la famille royale belge n'est pas super fantasmante.  J'ai cru qu'elle allait le devenir avec l'arrivée de Mathilde qui, à ses débuts, donc avant son mariage, me semblait bien moderne, cool, d'esprit jeune et joliment habillée.  Elle s'est tatatisée rapidement après son mariage, je trouve.  Et puis nos princes, ben c'est pas vraiment du Brad Pitt ni du Georges Clooney.  Donc, pour le côté glamour de la famille royale belge, on repassera. 

Mais tout de même, une famille royale, c'est cool.  Et puis, quand on y réfléchit, Sarkozy, Mitterrand, Chirac, ben y sont pas plus glamour, que du contraire.  A la rigueur, Obama, il a un petit côté séducteur, Kennedy aussi, surtout quand on l'imagine avec Maryline, donc aux states, y'a ce glamour, même avec les présidents.  Mais à part ça...

Donc moi j'aime bien.

D'ailleurs je suis allée voir le mariage de Philippe et Mathilde.  Bon, on était dehors.  Bon, ça caillait ferme.  Bon, on n'a rien vu.  Mais c'était glamour, malgré tout.

Alors j'aime bien.

Et quand je lis qu'un illuminé menace régulièrement la reine (enfin l'ex-reine, la veuve du roi quoi, enfin de l'ex-roi, celui qui est décédé un jour d'été), je ne comprends pas trop le pourquoi du comment.

Bien sûr, c'est « original », si tant est qu'on puisse qualifier ce genre de menaces d'originales, vu qu'apparemment, la reine périra transpercée comme une pomme, par une arbalète.

Mais moi, je comprends pas.  Elle fait de mal à personne. Elle vit sa vie de reine retirée de la scène publique.  Bon, elle a une coiffure ringarde, mais est-ce que ça peut justifier une telle haine ?  Bon, elle est pas glamour, enfin elle l'est plus, mais je voudrais bien vous y voir à son âge.

Alors, non, je ne comprends pas.  Et j'ai de la peine pour elle.

Passque Fabiola, c'est pas qu'une vieille dame à la coiffure choucroute toute grise.

C'est aussi cette jolie photo... et aussi ce billet, issu de mon passé, remplacé d'abord par une pièce, puis par le zeuro, mais inoubliable pour moi, tout comme le billet de vingt francs de mon passé encore plus lointain.  Et un billet avec écrit dessus « Royaume de Belgique », moi je trouve ça très très glamour.

Question à un euro : quel français ou quelle française sait me donner l'ancien taux de conversion francs belges / francs français, sans googleliser ?  Pour avoir un franc français, combien de francs belges à l'époque, environ ?   Je parie que personne ne le sait, tout autant que je parie que les belges le savent tous...  

fabiola

fabiolabillet

06:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
avr

Les boîtes à sardine sans permis, j’aime pô

Ce matin, j'ai eu la joie et l'immense honneur de croiser deux voitures sans permis.  On les reconnaît sans les voir, au bruit qu'elles font, pire qu'un couple de jeunes mariés partant en voyage de noces avec son carrosse et ses casseroles...  Et puis on les reconnaît à leur format boîte de conserve, très étroit, très court.  Et puis on les reconnaît à leur absence de plaque minéralogique, ce qui rime avec danger public.

Passque je vais vous dire, je n'ai jamais compris les raisons pour lesquelles, sans aucun permis, ni théorique ni pratique, on peut acheter et circuler avec ce genre de truc.  Oui, un truc.  Ce ne peut être une « vraie » voiture, c'est un truc.  Une chose qui roule (et qui n'amasse pas mousse).

Pour conduire un scooter qui roule à plus de trente, une mobylette du même genre ou une petite moto, il faut un permis. 

Alors, je ne comprends pas pourquoi mon cher pays autorise des gens à rouler dans une boîte de sardines dénommée « voiture sans permis », et ce sans permis, comme son nom l'indique. 

Bon, ok, ces boîtes roulent lentement, c'est clair.  Mais elles roulent.  Et si les accidents n'avaient lieu qu'à grande vitesse ça se saurait.

Et puis les panneaux, les règles de priorité, de dépassement, les limitations de vitesse en fonction des endroits et tout le toutim, sauf erreur, c'est en préparant son permis qu'on en a connaissance.

Alors, la voiture sans permis est-elle un œuf kinder dans lequel on trouve un condensé du code de la route en guise de surprise ?

Je pense que non, et je n'ose imaginer le danger que représentent ces choses roulantes que l'on croise tous les jours.

Le ridicule ne tue pas, je suis d'accord (fort heureusement... quoique ce serait un bon moyen de limiter la surpopulation de la boule bleue), mais l'incompétence, le manque de connaissances, eux, tuent.  Et puis, qui achète ce genre de truc à part ceux ayant subi un retrait de permis, ceux ne parvenant pas à l'obtenir malgré 1000 heures d'auto école et d'apprentissage, par incapacité intellectuelle ou manque de rigueur, ou les petits vieux avec chapeau pour qui rouler à 30 à l'heure signifie s'offrir des émotions fortes au quotidien ?

Nan, c'est clair et net, j'aime pô les boîtes à camembert sans permis.

Mais bon, j'ai pas de pouvoir, donc je vais fermer ma boîte à camembert, ça vous fera des vacances.

07:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
avr

L'info du jour : la privation de jeux vidéo est dangereuse pour la santé

Parce que ses parents l'ont privé du clavier car il jouait trop à ses jeux vidéos, un russe de 14 ans a tué son père à coups de masse, puis a continué ensuite à jouer (sa mère effrayée lui ayant rendu le clavier), avant de s'endormir...

Je me demande ce qui est le pire : le meurtre... ou le retour à la console ensuite. 

C'est quoi ce monde de fous dans lequel je vis ?

22:02 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
avr

Les bras m'en tombent

Quand une blogueuse n'a plus le droit de dire qu'elle n'a pas aimé un livre, ça donne ça... stupéfiant, et le mot est faible.

Illu de Domie.

brasentombent

 

 

13:26 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

3
avr

J’ai honte de mon pays

Oui, j'ai vraiment honte de vivre en Belgique, et pourtant, avant, j'aimais mon pays.  Mais là, j'ai honte.  J'ai honte de tout ce bordel dont je ne comprends pas le quart de la moitié du tiers, mais qui fait que je me demande si la guerre civile ne va pas finir par éclater un jour ou l'autre.  Ça vous semble absurde ?  Moi aussi... mais... de moins en moins.

J'ai découvert, en retard, comme d'hab, que François Pirette s'était fait passer pour un consul de Paris auprès d'une commune belge néerlandophone, pour obtenir des renseignements.  Et l'employé communal lui confirme, à de nombreuses reprises, tant en néerlandais que, finalement en français, après accord du bourgmestre car il est français, et consul (donc non belge et haut placé), qu'il a l'interdiction formelle de parler français.  Un règlement communal sans doute.  En tout cas, aux dires de l'employé, une décision du bourgmestre.

Non mais sérieusement, dans quel monde on vit ?

Au bureau, ça se ressent aussi, si je dois téléphoner en Flandre, c'est le stress de malade, et je garde toujours un collègue qui parle bien néerlandais à portée de cornet, des fois qu'on me réponde « nee » à mon timide « spreekt U frans ? »

Pourtant, je tente de m'adapter.  De baragouiner en néerlandais tant que je peux.  Souvent, je l'avoue, l'interlocuteur comprend les difficultés, et me parle alors français.  Ou alors, et ça c'est la super solution de la mort qui tue : je parle français, lui néerlandais, et on se comprend parfaitement, c'est l'essentiel, chacun fait ce qui est le plus facile, et l'autre comprend et fait pareil.  J'ai aussi beaucoup parlé durant un temps à un américain, par téléphone ou mail.  C'était épique, mais rigolo.  Et je me débrouille mieux en anglais qu'en néerlandais, ce qui semble être le cas de certains employés de communes francophones.  L'essentiel n'est-il pas d'essayer ?

Ensuite, une radio néerlandophone, en réaction à ce qu'a fait François Pirette, a tenté la même expérience dans diverses communes francophones.  Et là, si on parle peu néerlandais, ou très mal, on a au moins le mérite de tenter de trouver une solution : passer un collègue qui le parle, répondre en anglais, proposer de rappeler ...  Jamais on ne parle d'interdiction de parler néerlandais.  Passque, en Wallonie, ce n'est pas interdit.

Passque, aussi étrange que ça puisse paraître, on a encore le sentiment d'être un et un seul pays.

Vraiment, j'ai honte.

Déjà qu'en Belgique, on ne peut plus afficher sa « richesse » sans avoir des remarques des tribunaux, maintenant, on ne peut plus parler une langue nationale au-delà de la frontière linguistique.

 

L'appel de François Pirette (beaucoup de néerlandais au début, navrée pour ceux qui comprennent mal, mais Pirette retraduit tout dans ses réponses ou presque, et la fin est en français, et elle est sidérante)

Les appels de la radio néerlandophone (là y'a beaucoup plus de néerlandais).

 

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |