31
mai

Il est reviendu !

Je m'étais promis de vous en reparler s'il revenait.

C'est maintenant chose faite.

Il est reviendu.

Nan.  Pas Saint-Nicolas, on a encore bien le temps.

Nan.  Pas Père Noël, il est toujours au Pôle Nord.

Nan.  Même pas Saint-Valentin, quoi que lui je  pense qu'il ne quitte jamais le plancher des vaches, histoire de traumatiser 365 jours par an (366 parfois, sacrebleu) les pauvres célibataires dont je fais partie.

Je vous parle de mon point noir.  Celui que je croyais avoir anéanti à tout jamais ici. 

Ce petit saligaud m'aura fait suer des mois pour l'avoir, et le voilà de retour.

Je vais donc m'arracher la peau du dos avec une brosse en chiendent, seule solution envisageable pour m'en débarrasser définitivement.

Si c'est pas malheureux ma bonne Dame.

Me demande s'il est pas amoureux de moi, tout bien réfléchi.  Allez, je la fais courte cette fois, j'ai de la gym à faire pour tenter de l'anéantir à nouveau avant l'été et la saison des bikinis.

 

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
mai

Il faut souffrir pour être grande

Ce n'est pas la première fois que j'entends parler de ce phénomène, à la TV ou dans la presse, mais un article lu récemment m'a donné envie d'en parler.

Parler de ces chinoises qui se jugent trop petites et s'infligent ce que j'appelle des mutilations, juste pour gagner quelques centimètres, dans l'espoir qu'ils seront la porte ouverte à un mariage heureux ou un job passionnant. 

Elles ne chaussent pas simplement des hauts talons.  Elles ne mettent pas simplement des talonnettes dans leurs chaussures.  Elles passent sur le billard, se font « trouer » les os, entourer les mollets de cages métalliques, et, durant des mois, jour après jour, elles allongent, millimètre après millimètre, cette cage métallique qui étirent les os et leur font gagner ces si précieux centimètres.  Les souffrances sont horribles, disent-elles, certaines pètent un câble, d'autres regrettent.  L'opération n'est pas sans conséquence, certaines ne marcheront plus jamais normalement.  L'opération est chère, plus de 1.000 eur, une folie là-bas, jugée tellement nécessaire pourtant.  L'opération est barbare.

Tout ça pour ça !

Tout ça pour grandir de quelques misérables centimètres et jouir d'une meilleure vie.

Je les plains et je les admire à la fois.  Je les comprends, aussi.

Moi aussi, j'ai été petite.  Sujette à moquerie.  Invisible sur les photos de classe.  Je ne suis toujours pas grande, je n'ai pas atteint le sacré 1m70, mais je le frôle et j'ai rejoint la moyenne.  Comme on se sent bien quand on est dans la moyenne.  Dans la norme.  Je hais ces jugements de valeur que la société moderne nous inflige, ces obligations de répondre aux normes : belle, intelligente, grande et mince.  Et si tu n'y parviens pas, tâche d'être moyennement jolie, moyennement intelligente, moyennement grande et moyennement mince, ça suffira amplement.  Malheureusement c'est une réalité.

... suite... après trois dodos.

Ce post était resté quelques jours en attente.  Jusqu'à ce que je tombe par hasard, en allumant ma TV pour visionner un DVD, sur un reportage qui m'apprend que cette technique est également pratiquée en France, mais sous certaines réserves et dans de meilleures conditions.  Je l'ignorais totalement.  Merci destin qui m'a fait allumer ma bonne et fidèle TV à la bonne seconde.  En France, les patients sont mieux suivis, certains médecins refusent l'opération si elle n'est qu'esthétique.  Mais la souffrance est là.  Et le prix : 32.000 eur pour le patient qui témoigne.  Remboursé ?  Le reportage ne le dit pas.

La conclusion du reportage est totalement révélatrice : une enquête a révélé que les grands se mariaient plus vite et étaient mieux payés que les petits...  

 

06:30 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
mai

Y’a plus de saison ma bonne Dame

Une lectrice me l'a dit « en avrèl, change pas d'semèlll' ».

Et puis, tout le monde sait ça, car on nous le répète depuis la nuit des temps, et en tout cas depuis que, tout bébé, nous gazouillions allègrement lorsque le soleil dardait ses faibles rayons printaniers et que notre barboteuse nous donnait chaud : « en avril, ne te découvre pas d'un fil, en mai, fais ce qu'il te plait ».  ça me rappelle ce temps où, en mars, j'achetais mes chaussures d'été, que je ne pouvais pas mettre, interdit que c'était, malgré mes airs désespérés.  Et c'était rebelote en août, avec les bottes fourrées.  Rien ne change, même adulte, on aspire à la nouvelle saison, synonyme de nouvelles fringues et nouvelles shoes.

Oui, bon.

Ben moi, j'ai fait une découverte hautement scientifique tout récemment.  Et quand je dis hautement scientifique, j'entends une découverte qui va révolutionner le monde. Rien que ça.  Enfin, le monde météorologique.

J'ai découvert que les saisons s'accélèrent.  Ou accélèrent, chais plus comment ça se conjugue.

Oui.

Elles ne durent plus trois mois, comme dans le temps.

Elles durent trois semaines (voire trois jours, au choix).

Ainsi, mi-avril.  Printemps.  On ne se découvre pas d'un fil, mais on sent les bourgeons qui, eux, ont envie de se découvrir.  Ça sent la sève.  Ça sent les petits oiseaux.  Ça sent le renouveau.  J'achète des nouvelles godasses et une veste pour la jolie saison.

Fin avril.  Eté.  Chaleur folle.  Suffocante.  Sueur puante dans les bus.  Bronzette en petit top, voire en bikini (j'ai failli, je le jure).  Sandalettes.  Enfin, tongs, comme on dit maintenant.  Je coupe le chauffage.  Vive la belle saison.

Début mai.  Automne.  Les bourgeons angoissent.  Je ressors mes bottes et mon écharpe, mais je garde ma veste de jolie saison.  Je remets le chauffage le matin dans la salle de bains.  Je caille dans le living, mais le chauffage, en mai, que nenni.

Début mai, un tantinet plus tard.  Hiver.  Tout s'accélère, même les saisons, en trois jours, l'automne est chassé par l'hiver.  Je rallume mon chauffage, cédant aux supplications de mes orteils tout bleus.  Je me love à nouveau dans ma couette d'hiver, housse en molleton en bonus.  Je ressors même ma veste d'hiver, après une séance « caillons en chœur à l'arrêt du bus ».

Mi mai.  Printemps.  Il est reviendu.  Les Saints de glace ont chassé l'hiver.  Le printemps revient.  Je rempote géraniums et autres pensées.  Et mes pensées vont déjà vers l'été...

Mais bon, c'est à y perdre son latin, non ? 

Passque, avec tout ça, j'ai même pas eu le temps d'avoir mon rhume des foins saisonnier.  Quant à ma grippe hivernale, zappée aussi.

Je vous le disais, y'a plus de saisons.

Superbes photos issues de ce site.  

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06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

14
mai

Un million d’euros

(La série nostalgie continue avec un billet écrit du temps oùsque je lisais encore Ciné Revue, lecture que je vais recommencer dès juin, quand mon abonnement au Vif se terminera.  Pourtant j'aimais bien le guide TV du Vif, plus intello, mais plein de bon sens et me conseillant des trucs que le Cineye Revuye ne proposerait bien sûr jamais.  Compensation du retour au Ciné Revue : les potins.)

Pourquoi cette discussion entre filles l'autre jour : « que serais-je prête à faire pour un million d'euros ? »

A postériori, je réalise que j'ai dû lancer le débat en lisant ma Bible et découvrant que le film « Proposition indécente » était rediffusé.

Qui n'a eu cette discussion, autour d'un mammouth grillé, à l'époque des cavernes de la sortie de ce film ?  Auriez-vous fait comme Demi Moore, accepter la proposition (pour rappel : une nuit avec un inconnu richissime - à savoir le beau Robert Redford - contre un million de dollars).  Détail qui a son importance : Demi est mariée.  Moi je ne le suis pas.

Le film datant de quelques années, j'imagine qu'aujourd'hui, vu l'inflation qui touche tous les domaines sauf nos salaires de SPF (non pas Service Public Fédéral Finances mais Sans Portefeuille Fourni), la somme serait portée à deux millions.

Moi je l'avoue (ce blog est finalement ma thérapie, où j'avoue tous mes vices, tous mes défauts, toutes mes envies, toutes mes râleries), j'aurais dit oui à Robert contre une pareille somme.  Et tout bien réfléchi, j'aurai dit oui à Robert même sans paiement.  Eh oh, faut pas déconner, c'est Robert Redford !

Mais qu'aurais-je fait, qu'auriez-vous fait, si le deal provenait d'un richissime et non moins célèbre sumo, du sosie de Rony Coutteure (paix à son âme) ou d'une star sur le déclin physique, style euh... non je ne citerai personne, j'en sens qui vont se rebeller (vu que je pensais à Clint Eastwood ou le père Douglas, Kirk, voire le fils... ne râlez pas).

La question mérite discussion.  Accepter de perdre son honneur pour quelques heures (ça n'est rien de moins que de la prostitution), en échange d'un changement radical.  Car un million d'euros ça change une vie.  Attention, je ne dis pas que ça me permettrait de nager dans un bonheur pour les siècles des siècles, que ça m'apporterait l'amour, loin de là...

Mais tout de même... Faut avouer que je ne cracherais pas sur un million d'euros.  Reste à savoir si j'accepterais de ne pas cracher sur l'homme qui me le propose, ce fameux million.  Le débat est ouvert...

Et vous ?  Vous feriez quoi ?  Lâchez-vous, soyez anonymes sur le coup, n'indiquez pas votre adresse mail, cachez-vous, et avouez...

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
mai

Otages

(Encore un super vieux billet, vu que je parle de la saison 3 des DH... et que là je suis en train de regarder la 6, ce qui fait donc 2-3 ans, sans doute la même période d'écriture que pour le billet d'hier.  Et que ceux qui disent « mais keskelle nous fait Anaïs, à nous ressortir des billets super vieux - mais néanmoins inédits - elle est en panne d'inspiration ou quoi ? » se terrent de honte d'avoir de telles pensées.  Nan, je suis pas en panne d'inspiration, je fais juste mon nettoyage de printemps et j'ai décidé d'enfin publier un peu de mon stock, avant de publier les quinze trucs écrits rien que la semaine dernière, en grande inspirée que je suis en ce moment.  Passque trois ans, ça fait déjà long... donc il est temps.  Déjà que ces billets sont plus très d'actualité.  Mais c'est pas passque ça a trois ans que ça mérite pas une lecture approfondie de votre part.  Et si ça vous plait pas, ben la porte est là, non mais).

J'ignore si vous l'avez remarqué, mais de l'autre côté de la big flaque, ils sont obsédés par les prises d'otages et les fusillades.

Je les comprends, avec les drames réguliers qu'ils vivent là-bas, y'a de quoi cauchemarder en permanence.

Mais là, ils poussent le bouchon un peu loin (Maurice).  Ils nous mettent des prises d'otages partout, même dans les feuilletons dits « familiaux ». 

Dans Les Frères Scott (saison 3 je crois) : grosse prise d'otages à l'école, avec tous les drames possip' et imaginap' : du sang, des blessés, des morts, des suicidés, j'en passe et des plus tristes.  Je pleure comme un veau.

Dans Desperate Housewives (saison 3) : prise d'otages au supermarket avec tous les drames possip' et imaginap' : du sang, des blessés, des morts, j'en passe et des plus tristes (je n'en dis pas plus pour ceusses qui n'ont pas la grande chance comme moi d'avoir une môman qui fait turbiner le magnéto chaque lundi).  Je pleure comme un veau. (NDLR : en effet, ça fait genre deux à trois ans, vu que ça a été écrit à l'époque où je ne connaissais pas le streaming, c'est dire...)

Si on peut même plus regarder sa petite série relaxante sans voir surgir des flingues et des fous dangereux qui tirent sur tout ce qui bouge !

Pas étonnant qu'avec ça je passe mon temps à envisager que chaque client qui entre au bureau vient régler à coups de révolver les problèmes de son dossier.  Je suis soupçonneuse dès qu'ils franchissent la porte.  J'examine ce qu'ils transportent.  Tant qu'ils n'ont pas un gros sac de sport pouvant être rempli de kalachnikov, je souris.  Mais s'ils trimballent du brol volumineux, la sueur me dégouline sur le front, je surveille tous leurs faits et gestes.  Si, en plus, ils ont une tête qui ne me revient pas, je frôle l'évanouissement.  J'attends la mort, patiemment.

Et vu que je suis en première ligne... je vous fais d'ores et déjà mes adieux, au cas zoù. (NDLR : confirmation, ça a plus de deux ans, vu que ça fait deux ans que j'ai quitté la première ligne pour me réfugier dans un bureau planqué tout au fond du fond, ce qui me permettrait peut-être de m'enfuir par la fenêtre en cas d'attaque, tandis que les premiers collègues visés périraient, les pauvres... mais rien n'est moins sûr, passque les voyous ça tue vite, très vite).

Gros titre dans Vers le Passé édition Namur (ou dans Paris Match, voyons la mort avec ambition) : « La célébrissime chroniqueuse Anaïs transpercée de coups de fusil de chasse hier matin.  Un client n'a pas supporté qu'elle ne réponde au téléphone qu'après la troisième sonnerie.   Il l'a d'abord menacée par téléphone puis a décidé de mettre son plan à exécution.  Il s'est ensuite donné la mort.  Anaïs est décédée durant son transport à l'hôpital.  Nous regretterons sa plume si joviale ».

 

06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |