10
aoû

Non c'est non ! (pétition anti corrida)

La révolte gronde depuis qu'une partie de l'Espagne interdit la corrida, je m'en étais réjouie ici il y a peu, souvenez-vous.

L'arme des partisans de cette horreur ? Faire entrer la corrida à l'Unesco comme patrimoine culturel.

Ben voyons.  Et pourquoi pas y faire entrer aussi le lancer de chats vivants du beffroi d'Ypres (dans mon chtit pays)  tant qu'on y est ? Une pratique depuis longtemps remplacée par des peluches, on n'est pas des barbares en Gelbique...

Alors, faut lutter contre ça, et signer...

Pour signer, c'est ici.

(dessin issu de ce site)

corrida2.jpg

9
aoû

Camping

(Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait le fruit du hasard... enfin j'espère).

caravane.jpg

Olivia était excitée comme une puce.  On aurait dit une enfant de cinq ans recevant une nouvelle Barbie pour sa collection.  Pourtant, elle approchait à grands pas de la quarantaine.  Mais sa joie faisait plaisir à voir.  Par la fenêtre de sa caravane, elle vérifia à nouveau qu’elle n’avait pas rêvé puis se tourna vers Rudy, son époux, et s’écria « voilà les nouveaux, voilà les nouveaux, les voilà, les voilà, viens vite !!! »

Ils occupaient leur caravane résidentielle toute l’année depuis cinq ans déjà, lorsque le CPAS avait cessé de leur octroyer ses aimables gratifications mensuelles, les poussant à quitter la petite maison deux façades qu’ils louaient depuis leur mariage et à s’installer dans ce camping, à deux pas d’Ostende.  Certes, les hivers étaient un peu rigoureux, malgré le poêle au gaz et le double vitrage qui équipaient ce modèle relativement récent, mais ils s’y étaient habitués. Et c’était l’ennui plutôt que le froid qui les terrassait d’octobre à mai, lorsque les vacanciers désertaient le camping.  L’ennui… et le manque de victuailles bien sûr, qui se faisait plus cruellement sentir durant ces mois de solitude.

Rudy s’approcha de sa chérie, jeta un œil à la Peugeot noire qui s’arrêtait dans l’allée du camping et esquissa un sourire.  Il était aussi excité qu’elle, dans tous les sens du terme « excité », mais tentait de ne pas le montrer.  C’était lui l’homme.  Le vrai.  Avec une voix d’homme.  Il se devait de rester calme et sérieux.  De gérer la situation.  Même si, au fond de lui, il brûlait tout autant d’impatience de découvrir les nouveaux arrivants et les cadeaux qu’ils apportaient.

Ils s’installèrent à genoux, l’un à côté de l’autre, sur la banquette étroite en skaï rose et contemplèrent le spectacle qui s’offrait à eux.  Le conducteur sortit en premier lieu et fit rapidement le tour du véhicule pour aller ouvrir à celle qui semblait être son épouse.  « Un galant, ça nous change », dit Olivia.  Il ne semblait âgé que d’une bonne trentaine d’années, mais son ventre distendu prouvait qu’il était un grand adepte de bières.  « A moins qu’il ne soit ‘enceint’ », ricana l’observatrice.  Il transpirait énormément et enleva brièvement sa casquette RTL pour s’éponger le front avec son bras.  « As-tu vu comme son crâne chauve semble glissant », ajouta-t-elle, « même une mouche ne pourrait s’y poser sans s’y noyer ».  Rudy lui sourit tendrement.  Il savait qu’à chaque arrivage, elle adorait observer ainsi leurs nouveaux voisins et se repaître de leurs défauts physiques.  Son humour l’attendrissait et le faisait mourir de rire tout à la fois.  Il remerciait chaque jour le ciel de lui avoir offert une épouse si drôle, si belle, si intelligente et si… ben parfaite quoi.  L’attention d’Olivia se porta alors sur celle qui attendait patiemment que son compagnon chauve et bedonnant sorte les valises : une petite blonde un peu replète, aux lèvres rose fuchsia et aux jambes qu’une mini-jupe trop moulante ne cachait pas le moins du monde.  « Penche-toi, mon Rudy, tu verras son protège-slip dépasser de son string », pouffa Olivia.  Rudy s’étrangla de rire.  Il l’aimait, son Olivia.  Il la vénérait.

Les nouveaux vacanciers, inconscients de la surveillance dont ils faisaient l’objet, et encore blafards en ce premier jour de congé, entreprirent de vider le coffre de leur voiture, sous le regard de plus en plus intéressé de notre couple de curieux.  Les allers et retours entre le véhicule et l’intérieur de la caravane commencèrent.  Trois valises bleues.  « Deux pour Madame, une pour Monsieur », se réjouit Olivia.  Cinq sacs recyclables du Delhaize pleins à craquer. Impossible cependant de deviner ce qu’ils contenaient. « J’ai faim.  Tu crois qu’ils auront des M&M’s comme la dernière fois ? »  Deux packs de bière. « Hé, mamour, tu vas devenir ‘enceint’ aussi ». Plusieurs bouteilles de soda de diverses marques.  Une bouteille de Pastis. « C’est nin vrai, qu’est-ce qu’ils ont tous avec le Pastis en ce moment, j’aime pô ça ». Un sac de pommes de terre.  Vingt-quatre rouleaux de papier WC décorés de bleu. « Zont peur d’avoir la chiasse ou quoi ? » Un frigobox qui semblait bien lourd. Un sac de chez Renman contenant probablement de la viande pour un barbecue.  Les nouveaux arrivants commençaient toujours leurs vacances par un barbecue, au point que ça en devenait lassant.  Super original aussi.  « Barbecue », ironisa Olivia.

Olivia poussait des petits cris de joie à chaque passage du couple de voisins.  Rudy la tempéra. « Elle est beaucoup plus petite que toi, ne te réjouis pas.  Et tu n’aimes pas le Pastis, que je sache.  Enfin, bon, y’a de la Jup’, ça c’est le pied, même si j’en ai marre de me farcir un barbecue chaque dimanche. »  « Rho, tais-toi, rabat-joie, embrasse-moi et tais-toi », conclut son épouse.  Elle brûlait d’impatience, comme chaque samedi.  Mais il leur fallait attendre.

Leurs voisins revinrent une dernière fois et firent sortir un chien de l’habitacle, avant de verrouiller le véhicule et d’investir leur nouveau lieu de villégiature.  « Et merde », murmura Rudy.  « Il est tout petit, ça devrait aller », rétorqua son épouse.  « Oui, mais tu sais bien que c’est pas la taille le problème.  J’aime pas faire de mal aux animaux », soupira-t-il.  « Rho, ne recommence pas avec ta pitié à la con, on n’a pas le choix, et puis, dans le fond, je suis sûre que tu aimes ça, allez, avoue », ajouta-t-elle.  Rudy ne répondit pas.  D’un rire, elle conclut : « qui ne dit mot consent ».  Il rit à son tour.

Rudy lança alors son regard habituel à son Olivia chérie.  Son regard du samedi.  Celui qui voulait dire « c’est notre journée préférée, on s’est bien rincé l’œil tous les deux, on va passer une super journée, une super nuit, alors maintenant suis-moi sur le lit, déshabille-toi, que je me rince l’œil tout seul et te fasse ton affaire ».  Le samedi, c’était le jour du sexe.  Du moins en été.  Moins souvent en hiver.  Chaque samedi, durant la belle saison, une fois les nouveaux voisins installés, Rudy entraînait son épouse dans leur chambre, vérifiait que la fenêtre était fermée afin que les vacanciers n’entendent rien et la poussait un peu brusquement, juste un peu, sur le lit, après lui avoir ôté sa chemise de nuit ornée de Minnie.  Toutes ses chemises de nuit l’étaient, c’était son petit plaisir à elle, le seul luxe qu’elle s’offrait, celui de s’acheter des chemises de nuit Minnie, mais il n’en éprouvait aucune lassitude, seul le contenu lui importait.  Et le contenu était à son goût : une poitrine opulente, des fesses charnues et un petit ventre légèrement rebondi qu’il aimait caresser après l’amour.  Il se déshabillait, s’affalait ensuite sur le lit à ses côtés et la laissait le chevaucher.  Elle adorait ça.  Ils étaient tellement excités par la présence des nouveaux qu’ils n’y allaient pas par quatre chemins et ne s’encombraient pas de préliminaires.  Olivia montait sur lui et c’était parti pour un rodéo rapide et efficace.  Trois ou quatre minutes, en général.  Parfois deux minutes seulement, quand leurs nouveaux voisins étaient dotés de bien plus de bagages qu’à l’ordinaire, ce qui décuplait leur enthousiasme.

Après cette « partie de pattes en l’air », Rudy filait sous la douche.  A peine sorti, Olivia faisait de même.  Ils ne pouvaient s’y rendre ensemble, les salles de bain de caravane étant trop exigües.  Dommage.

Ensuite, en fonction de leur humeur, ils optaient pour une sieste, une promenade en bord de mer ou, occasionnellement, un second rodéo sexuel.  Ils attendaient.  La patience n’était pas leur qualité première, mais ils n’avaient pas le choix, il fallait agir de nuit.

Ils attendirent donc.  Et s’occupèrent tant bien que mal.

Le soir venu, comme à l’accoutumée, Rudy programma le réveil pour qu’il sonne à trois heures.  Comme à l’accoutumée, Olivia prépara tout le matériel afin que Rudy n’ait plus qu’à l’emporter.  Comme à l’accoutumée, ils allèrent se coucher.  Et comme à l’accoutumée, ils eurent du mal à dormir, tant ils étaient fébriles et heureux.

A trois heures, le réveil fit son travail, et Rudy partit faire le sien, non sans avoir entendu les ultimes recommandations habituelles d’Olivia « T’as pris le Saint-Marc ?  Efface bien tes empreintes !  N’oublie pas de vérifier s’ils ont des M&Ms.  Sors la bouffe du frigobox en dernière minute, pour pas briser la chaîne du froid.  Vérifie qu’ils dorment bien avant d’agir surtout, pas comme la dernière fois, les cris risqueraient d’ameuter les voisins !  Et ne reviens pas encore avec tes godasses pleines de sang ou de cervelle, par pitié.  Rince-les et prends une douche si y’a trop d’éclaboussures, tu sais bien que je suis une chochotte, j’aime pas la vue du sang.  Et tu t’occupes du chien aussi, ne me refais plus le coup de la pitié, trop risqué, même régime pour tous, adultes, chiens, chats, gosses, souris… c’est clair ?  Puis tu prends carrément les trois valises et tu les ramènes, j’ai besoin de nouvelles fringues.  Surtout sois prudent sur la route.  N’allume pas les phares de leur voiture, tu sais bien que ça attire l’attention.  Et tu nettoies à fond hein, t’as le Saint-Marc.  Plus aucune trace.  Tu fous tout l’inutile à l’eau, comme je te l’ai appris.  Bon amusement.  Profites-en bien.  Ah oui, j’oubliais, tu pourrais ramener du poisson frais en revenant de la jetée après avoir tout jeté (elle rit de son jeu de mots), tant qu’à faire, pour le barbec’, parce que j’en ai ma claque de toute cette bidoche ».  Et lui de rétorquer, après avoir entendu cette litanie habituelle : « T’inquiète chou, je gère, depuis le temps. Va pour le péchon, t’as raison, ça nous changera. »  Il l’embrassa à plusieurs reprises, lui tapota le fessier et disparut dans la nuit.

***

Kevin, était excité comme une puce.  On aurait dit un enfant de cinq ans recevant une nouvelle petite voiture pour sa collection.  Et pour cause, il avait cinq ans et avait reçu ce matin une petite voiture pour sa collection, histoire de l’occuper durant le trajet jusqu’à la mer du Nord.  Une Peugeot rouge.  Il aurait préféré une Clio rouge, comme celle de papa, mais c’était une Peugeot, pas le choix.

Ce n’était cependant pas sa petite voiture rouge qui attirait son attention et le faisait sautiller sur place, mais un autre objet qu’il avait repéré, là-bas, au loin, sans savoir réellement ce dont il s’agissait.  Un objet rouge qui allait et venait au gré des vagues.  Il craignait de le voir disparaître, emporté par une vague trop brutale, même si le drapeau était vert en ce samedi matin ensoleillé, sur la plage d’Ostende.  Il attira donc sa mère vers le bord de l’eau, impatient, lui montrant du doigt l’objet de sa convoitise.  Celle-ci n’était pas emballée par cette marche forcée, plus tentée par un rapide bain de soleil, mais elle obtempéra pour satisfaire son fiston adoré.  Elle le suivit donc, marchant sans joie sur les coquillages cassés qui lui abîmaient douloureusement la plante des pieds, jusqu’aux premières vagues.

Kevin attrapa facilement l’objet rouge détrempé et le tendit à sa mère pour avoir son approbation.  Elle grimaça mais le prit en main, le secoua, l’essora, le frotta pour faire disparaître tous les grains de sable humides.  Elle crut repérer une petite tache de sang, mais le rouge du tissu se confondait avec le rouge de l’hémoglobine et, après une inspection minutieuse, elle ne trouva plus la supposée tache.  Elle n’aimait pas tellement ramasser des objets sur le sol et les recycler pour sa famille.  C’était sale.  Mais elle connaissait la passion de son fils pour le rouge, comme la voiture de son papa adoré, et n’eut pas le cœur de l’obliger à jeter sa trouvaille.  Et puis, avec l’eau de mer, les germes éventuels devaient avoir été anéantis.  De plus, avec son mari au chômage depuis peu, leur budget était restreint, alors tant qu’à faire…  Elle posa donc délicatement la casquette rouge RTL sur la tête de Kevin, qui souriait aux anges.

Ensuite, regardant sa montre, elle s’écria « Houlà, déjà presque onze heures, faut y aller, chouchou, c’est l’heure, papa doit nous attendre dans la voiture.  On va pouvoir avoir les clés et s’installer dans notre caravane… enfin, les vacances commencent vraiment.  Demain, on fera un barbecue. »

***

Midi approchait mais Olivia était encore tout engourdie de sommeil lorsqu’elle entendit le bruit caractéristique des pneus crissant sur les graviers.  Elle se réveilla complètement et se précipita d’un pas lourd à la fenêtre de la caravane, pour s’assurer qu’un véhicule se trouvait bien dans l’allée voisine.  C’était le cas.  Une Clio.  Rouge.

Puis, elle hurla d’une voix pleine de joie et de fébrilité, à l’attention de Rudy : « Les nouveaux, les voilà, les voilà, viens vite voir ».

(Photo issue de http://www.granddaddy.co.za, site de location de caravanes incroyables).

21:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
aoû

Vous le saviez vous ?

Vous le saviez, que les limaces aimaient la pizza ?  Nan, je rigole, c'est des bouts de peau et de gras de poulet (celui acheté hier avec les patates, et mangé ce soir avec les patates et une salade de tomates, mmmmhhhh), même si l'assiette laisse penser le contraire.

Mais vous le saviez, que les limaces aimaient le poulet ?  A voir comment elles se sont précipitées, sur l'assiette posée il y a deux heures sur le sol de la terrasse, la réponse doit être oui... bizarre, je les pensais friandes de salades et autres légumes.

Galère pour m'en débarasser, j'adore les escargots, je hais les limaces, je veux pas leur faire de mal... mais je veux pas non plus les toucher.  Je les ai donc fait tomber avec une des brindilles qui squattent le seuil de mon immeuble (pigé hier, après des semaines de "mais c'est quoi toutes ces brindilles", qu'elles venaient d'une tentative de nid dans la corniche, tentative avortée, reste juste les brindilles qui tombent petit à petit).  Réflexe des bestiaux : rentrer leurs, euh, pas antennes, ah oui, cornes.  Vraiment visqueux, j'aime pô.

limaces.JPG

23:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (18) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
aoû

Cette mosquée me file la nausée, ces cathos me filent mal au dos, et ces mouches me filent… euh, keski rime avec mouche ? --- ces mouches m'effarouchent (copyright Livvy)

Je n’ai pas pour habitude d’exprimer mon opinion sur des sujets complexes comme la politique (sauf pour demander « c’est kwa BHW , »), la religion (sauf pour dire ma façon de penser à l’abominable Monseigneur Léonard) ou les fonds de teint qui ne font pas briller la peau (sauf… ben sauf rien).  Passque je n’y connais pas grand-chose, passque ce sont des sujets qui fâchent, passque mes opinions sont parfois tranchées et pourraient choquer les plus jeunes téléspectateurs lecteurs et passque je n’ai jamais terminé mon graduat maquillage, oups, mon baccalauréat maquillage, pardon, faut parler le moderne Anaïs (mais pourquoi avoir rebaptisé graduat en baccalauréat en Gelbique, sinon pour prêter à confusion avec le baccalauréat français, totalement différent ?).

Mais là, écoutant le journal, histoire de rebooster mes neurones après Secret Story (moi je dis que Stéphanie elle fait essprès de se faire séduire par tous les mecs, moi je dis que Julie est une vilaine, moi je dis qu’ils ont fait essprès de nominer d’office la belge rousse face à Julie passque celle qui est soi-disant enceinte c’était trop risqué et faut pas que Julie parte, tout ça c’est de la manipulation de la prod, c’est nul), j’ai été estomaquée par deux nouvelles incroyablement incroyables, incredibly incredible.

De une, une mosquée pourrait être construite sur ground zero, vous savez, cet endroit désert depuis que des avions ont été projetés sur les Twin towers de NY par des terroristes musulmans.  Alors ok ok ok, vous zénervez pas, je sais que faut pas mettre tous les musulmans dans le même sac, mais tout de même, ça fait un peu provoc de mettre une mosquée là, chuis désolée.  Un gage de pardon ?  Ben zont le pardon facile à NY…  So chocking.

De deux, le pape machinchose, encore pire que le précédent que j’aimais déjà pas, faut pas demander, va aller chais plus où (mais on s’en moque de sa destination) et la messe ne sera accessible que moyennant un ticket qui va coûter genre 20-30 eur si j’ai bien entendu.  C’est pas les sectes, d’habitude, qui ponctionnent le fric de leurs adeptes ?  So chocking too.

Dernier sujet du JT, les mouches sont très présentes cette saison, ça me file… le bourdon.  Je ne piperai mot ce jour sur le sujet, car j’ai justement prévu un billet demain, quel heureux hasard.  Demain donc, nous parlerons mouches.  Et après-demain, si tout va bien, moustiques.

Sus donc aux diptères ces prochains jours. (pour demain ne revenez pas avant 8 heures, mon billet tout chaud tout beau est resté au bureau, je vous le copie colle dès mon arrivée, mais pas vers les six heures comme d’hab, pleurez pas, promis, vous l’aurez…)

Photo issue de Flick

 

ny.jpg

 

27
jui

Les vacances, c’est mauvais pour la santé… (et puis un défi pour vous, chers lecteurs)

Je l’ai écrit dans ma nouvelle chronique du 7mag, les vacances, c’est épuisant, stressant et pas toujours le pied d’enfer comme on veut nous le laisser croire.

Tenez, pas plus tard que cette nuit, j’ai rêvé que je partais en vacances… dans un horrible oiseau de métal.  C’était un cauchemar, j’angoissais comme une dingue, mais l’heure du départ était là et bien là, difficile de larguer l’amie avec qui je partais…  Fort heureusement, je me suis réveillée avant l’embarquement, totalement en sueur et dans un état de stress incommensurable.

Mais ce n’était qu’un rêve… la réalité est parfois pire.

Je suis partie récemment quelques jours en vacances, vous le savez.  Ce fut un bonheur nirvanesque, je vous raconterai.  Comme quoi, les vacances nirvanesques, ça existe.

Mais tout de même, les vacances, c’est dangereux.  Mauvais pour la santé.

Passqu’à mon retour, en grande fade devant l’éternel, j’ai violemment jeté mon sac devant ma garde-robe, l’ai vidé d’une partie de son contenu, puis j’ai glandé.

Une parfaite petite femme d’intérieur l’aurait totalement vidé et rangé, aurait fait illico la lessive et le repassage.

Je n’ai jamais été une parfaite petite femme d’intérieur.  Je ne serai jamais une parfaite petite femme d’intérieur (j’aurais pu faire un copier coller, mais banane courbée que je suis, j’ai tout retapé trois fois).

Alors, mon sac traîne là depuis mon retour.  Sachant que je repars bientôt (en septembre, c’est bientôt hein), à quoi bon le ranger ?  Il sera ainsi à ma disposition lorsque je devrai à nouveau le remplir, tant qu’à faire.

Et hier soir, me vlà en train de me diriger vers ma chambre pour je ne sais quelle raison.  Franc battant.  Et arriva ce qui devait arriver (comme dit notre cher ami Bob Boutique).  Paf l’orteil sur le sac.  Violent.  Brutal.  Douloureux.  Pas le petit orteil, étonnamment, le second.  L’annulaire du pied quoi.  Le « il est parti » du pied (vous connaissez pas la comptine ?  Petit poucet, Jean Maridet ( ??), où est-il, il est parti, ah le voici le voici le voici).

Le cri est identique à la douleur ressentie : énooooooooooooooooooooorme.  Un peu comme si on me l’avait arraché, bien que j’ignore la douleur que l’on ressent lorsqu’on vous arrache un orteil, et je prie pour ne jamais la ressentir.

Je fais quelques petits bonds, bien dangereux vu le bordel qui règne autour de l’arme du crème (savoir mon sac à demi-vidé).  Je me masse l’orteil, je masse et remasse encore, je geins comme une vache en train de vêler, je nous maudis, moi et mon abominable désordre.

Puis je clopine jusqu’à mon canapé, où je m’avachis en rââââlant, pas dans le sens râler/rouspéter, mais dans le sens râler/agoniser.

Ce matin, la douleur est encore pire.  J’ai mal quand je pose le pied, j’ai mal quand je marche, j’ai maaaaaaaaaaaaaaaal (j’aurais préféré avoir mâââââââle, mais soit).  Mais j’ai pas mal quand je touche « il est parti », ce qui est bon signe.  Mais quéééén douleur pour un si petit orteil, ma bonne dame.

orteil.jpg
(Illu de Ptitbordel)

C’est décidé, demain, je range (ça tombe bien, je dois pas vous préparer de billet, zavez le second épisode de la saga estivale).

Et en parlant d’orteils, lors de la dernière soirée Romantic girls & the city team, j’ai lancé un défi de taille à mes girls, faire entrer sa cheville entre son gros orteil et le second orteil.  Moi j’y arriiiiiiiiive. J’ai du bol, une cheville ultra fine et un espace entre ces deux orteils hyper large.

Et vous, vous y arrivez ?  Si oui, je veux une photo…  Mais n’allez pas vous casser un orteil hein !

 

orteils.JPG

 

18:11 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (20) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |