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Design, colonnes

J'ai tenté d'élargir les colonnes, ça marche maintenant, mais alors ma bannière devient trop petite, et j'ai une bande mauve moche à côté des jolies fleurs de droite.

Donc j'ai remis les paramètres initiaux.

Vous voyez, cette large bande blanche entre la colonne de gauche et le texte central, c'est étrange et moche...

20:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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Test

test 20H

20:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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Comment font les pays chauds ?

L’autre soir, rentrant chez moi, je croise une voisine.  Au demeurant sympathique, elle ne parle jamais beaucoup.  Et notre sujet de conversation, comme bien souvent avec le voisinage ou les personnes que je connais mal, tourne systématiquement autour de la météo.

La météo, en Belgique, ça rassemble les foules.  S’il y a bien un sujet sur lequel nous sommes tous d’accord, c’est la météo.  Va parler des élections : galère.  De ton parti favori : galère.  De la série télé que tu vénères : galère.  De ton avis sur le dernier Guillaume Musso : galère.

Mais la météo : jamais galère.  S’il fait beau, on se répand en :

« Comment ça va ? » « Trèèèès bien et vous ? » « Magnifique, comme le temps »  « Rho oui, avec un temps pareil, ça ne peut qu’aller » « Bonne journée, profitez bien du beau soleil »

Et on se sourit, et on aime la vie.

Et s’il pleut :

« Bonjour, ça va ? » « Oh, ça va, mieux que le temps, pas difficile »  « A qui le dites-vous, y’a plus de saison ma bonne Dame » « J’ai même dû rallumer mon chauffage » « Moi aussi, enfin, d’ici deux jours il devrait faire meilleur »

Et on compatit, et on hait la vie.

S’i fait mitigé, on trouve aussi de quoi causer :

« Bonjour, vous allez bien ? »  « Oh oui, hein, mais ça ira mieux demain avec le retour du soleil » « Je partage votre avis, vivement demain, en espérant que ça dure, toute cette pluie ça suffit » « J’en ai même attrapé un rhume » « Oh vous aussi, ce sont les saints de glace hein ça, chaque année pareil, pffffffff, enfin, vivement demain »

De temps en temps, lorsqu’il pleut beaucoup beaucoup beaucoup, genre de 5 heures du mat à minuit, j’adore placer un « enfin, il n’aura plu qu’une fois aujourd’hui ».

Et donc, l’autre soir, après ce dialogue captivant avec ma voisine, je suis rentrée chez moi en me posant cette question ô combien existentielle : que font les gens qui vivent dans des pays chauds ?  Dans ces pays où, jour après jour, la météo est immuable.  Dans ces pays où il est impossible de parler du temps qu’il a fait, qu’il fait ou qu’il fera, puisqu’hier, aujourd’hui, demain, c’est du pareil au même.  Kif kif bourricot.  Dans ces pays où il n’y a que deux saisons : chaleur et pluie.  Dans ces pays pas si lointains si de l’autre côté de la boule bleue, genre Sud de la France, Italie, Espagne, où le beau temps, c’est chaque matin au petit déjeuner, ou presque, comme l’ami ricoré.  Dans ces pays où, comme ils le disaient dans la Boum 2 « ici trois jours de pluie par an » (mais si, souvenez-vous, ils rentraient tout de même plus tôt, et Vic se demandait alors pourquoi ses parents étaient rentrés plus tôt de vacances « passque quoi, une de tes souris couve une hépatite ? »  Rha qué souvenir.)

Alors, si vous me lisez dans un de ces pays, dites-moi, c’est quoi votre sujet bateau de discussion avec les gens à qui on n’a rien à dire ?

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06:02 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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Wallonieland, trois ans plus tard…

Ces derniers temps, j'ai eu l'occasion de voir énormément d'émissions et/ou films sur l'holocauste :

Tout d'abord, La rafle, superbe film relatant la rafle du Vel' d'hiv', dont j'ignorais tout.  Un film dont le nom de la réalisatrice, Roselyne Bosch, ne pouvait être que prédestiné.  Magnifiquement joué, tout en émotions (cela va de soi) et totalement véridique, à l'exception de la scène finale dont je me serais bien passée, car à quoi bon ajouter du mélo fictif à ce qui d'ores et déjà tellement mélo ?  Je me pose encore la question, plusieurs semaines après avoir vu ce film.  A part ça, un film à voir.

Dans la foulée, et dans une pulsion « pleurons un bon coup tant qu'à faire », j'ai re-re-regardé La liste de Schindler.  Toujours aussi beau.  Toujours autant de larmes avec cette petite fille en rouge, seule tache colorée du film. Et toujours autant de larmes à la fin, quand les acteurs accompagnent les véritables survivants dans une marche autour de la tombe de Schindler.

Puis, j'ai opté pour Le garçon au pyjama rayé, mais je me suis contentée des bonus, ayant déjà vu le film (et beaucoup pleuré).

J'ai aussi regardé Plus tard, tu comprendras.  Ni pleuré ni accroché.  A la limite rien pigé.  Mais le hasard a fait que ça parlait encore holocauste.

Ensuite, il y a eu les émissions de télévision :

Sur la rafle du Vel' d'Hiv, bien sûr, liée au film, avec le témoignage du seul enfant survivant de cette folie meurtrière.

Sur la déportation juive en Belgique, et sur la part de responsabilité des autorités belges, avec cet homme qui, 70 ans plus tard, n'a toujours pas osé regarder cette photo de sa femme et de ses trois fils de 6, 5 et 2 ans, tous assassinés dans les camps.

Et puis Apocalypse aussi... ces heures passionnantes d'archives parfois inédites.

En fait, j'ai vu tant d'émissions en quelques semaines, quelques mois, que je ne peux vous en faire la liste (vous m'enverriez le psy pour « obsession génocidaire aggravée »).

Pour terminer cette série triste, j'ai acheté « Le pianiste ».  Un peu pour le piano, un peu pour l'histoire aussi.  Déjà vu au cinéma.  Pas encore regardé en DVD.

Et durant toutes ces séances cinéma/télé, je n'arrêtais pas de me répéter ces questions, en boucle : « Mais comment n'ont-ils pas compris ?  Pourquoi n'ont-ils pas fui ?  Pourquoi, quand on les a privés de leurs jobs, n'ont-ils pas réagi ?  Pourquoi, quand on les a dépouillés de leurs biens, n'ont-ils pas pris la poudre d'escampette ?  Pourquoi, quand on a voulu les ficher, ont-ils été s'inscrire ?  Pourquoi, quand on les a obligés à porter l'étoile, n'ont-ils pas fait leurs bagages ?  Pourquoi, quand on les a convoqués, ne se sont-ils pas cachés ? »

Beaucoup de pourquoi... 

Et la réponse est sans doute que, même si on leur avait dit « méfiez-vous, ne vous montrez-pas, ne vous inscrivez pas sur les listes, ne portez pas l'étoile, fuyez le plus loin possible, ils vont vous déporter vous réduire à néant vous exterminer vous gazer vous faire disparaître », ils n'y auraient pas cru.  La majorité n'y aurait pas cru.  Quasi personne n'y aurait cru.  Comment croire à ça ??????

Il y a trois ans, j'écrivais « Wallonieland », après avoir vu un JT qui relatait, une fois encore, les vexations subies par les Wallons de la part des Flamands.  Et j'écrivais ça à la manière d'un mur, un peu comme celui qu'a connu Berlin.

Trois ans plus tard, au vu de l'actualité sordide de mon pays que j'aime, j'en viens à me demander si mon scénario de 2007 n'était pas finalement l'option la plus positive.  J'en viens à me demander si, un jour, on ne dira pas de moi, Wallonne, comme on l'a dit en 40 des juifs « c'est une Wallonne, un rat, un parasite, une profiteuse, à exterminer au plus vite, elle mène le pays à sa perte, pas de pitié, débarrassons-nous d'elle par quelque moyen que ce soit ».  J'en viens à me dire qu'un mur, c'était trop espérer.  J'en viens à me demander si je ne devrai pas un jour, dans mon propre pays, porter un signe distinctif de mon ignominie : être Wallonne.  J'en viens à réaliser que même si tout cela se produisait, je n'y croirais pas, je continuerais à avoir confiance, à espérer que tout s'arrange, à me dire que tous ne pensent pas cela, que nous sommes d'un même pays, d'une même Europe, d'une même planète terre.

Puis je repense à 1940. 

Vous trouvez la comparaison absurde ? 

Actuellement, elle l'est... sans doute...  

Mais dans quelques années ?  Quelques mois ?

Il y a 70 ans, ce furent les juifs.

Il y a 16 ans, ce fut le Rwanda.

Et j'oublie tous les autres, partout, de tous temps.  Je n'ai jamais été douée en histoire, donc les dates et les détails, j'oublie.  Mais cela a toujours existé, ce désir d'extermination.

Actuellement, où que je surfe sur internet, je ne lis que des propos islamophobes qui donnent parfois froid dans le dos.  La faute au 11 septembre sans doute.

Alors, j'en viens à douter de l'absurdité de ma comparaison, et j'ai peur.  J'en viens à penser que l'absurdité n'est pas si absurde.  Et j'ai encore peur.

Peur que le pire reste à venir.

Peur qu'un jour des gens se demandent, en découvrant l'histoire belge :

« Mais comment n'ont-ils pas compris ?  Pourquoi n'ont-ils pas fui ?  Pourquoi, quand on les a privés de leurs jobs, n'ont-ils pas réagi ?  Pourquoi, quand on les a dépouillés de leurs biens, n'ont-ils pas pris la poudre d'escampette ?  Pourquoi, quand on a voulu les ficher, ont-ils été s'inscrire ?  Pourquoi, quand on les a obligés à porter un signe distinctif, n'ont-ils pas fait leurs bagages ? Pourquoi... »

C'est finalement la question que je me pose actuellement : pourquoi ça dans mon pays ?

 

06:15 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

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Mon testament

Il y a quelques temps, un bichon a hérité de 12 millions de dollars, suite au décès de sa richissime maîtresse.  Le frère de la défunte a hérité de 10 millions de dollars, qu'il doit consacrer exclusivement à la petite bête.  L'histoire ne dit pas ce qu'il adviendrait de l'argent si l'animal venait à décéder (un accident est si vite arrivé, gnark gnark).  Le frère garderait-il son pactole ?  Qui hériterait des 12 millions du bichon qui n'a, sauf erreur, pas rédigé de testament.

Cette histoire incroyable, qui n'arrivera jamais en Gelbique, car un animal belge ne peut hériter de son maître (d'ailleurs je pense que c'est pareil en France, mais j'attends confirmation des juristes français qui viennent s'abreuver de débilités ici), a tout de même eu le mérite de me faire réfléchir à ma succession.

Car il n'est jamais trop tard.

Imaginez que je vienne à mourir cette nuit, d'un arrêt du cœur fulgurant (un cœur qui ne bat pour personne n'a-t-il pas tendance à s'assoupir ?), d'étouffement par absorption inopinée d'un rat baladeur (on avale bien un certain nombre d'araignées par an, pourquoi pas un rat ?) ou d'étranglement par écharpe Strelli (oui je dors avec, faut bien en amortir le coût, et puis en ce moment, y'a plus de saison, après un week-end de pentecôte limite caniculaire, c'est à nouveau l'automne hein, l'hiver ne tardera pas).

Petite parenthèse : l'heure est grave, je ne parvenais plus à écrire ce mot, « coût », j'ai d'abord écrit « cou », mais je savais qu'il s'agissait de ce que j'ai entre la tête et les épaules, ensuite j'ai opté pour « coup », mais là également, je sentais un stuuuuuuut.  Enfin, j'ai trouvé « coût », mais après d'interminables secondes.  Ce n'est pas normal.  Mon neurone serait-il malade ? Fin de la petite parenthèse.

D'abord, si je venais à mourir, vous n'en seriez pas avertis.  Ce blog resterait silencieux à jamais.  Vous seriez interloqués.  Estomaqués.  Lassés.  Et vous disparaîtriez à jamais.  Vous oublieriez le blog et ma personne, et personne ne saurait que je suis en train de me faire dévorer par les vers, enfin non, personne ne saurait que mes cendres reposent ici ou là (j'ai pas encore fait mon choix).

Ensuite, si je venais à mourir, ben je n'ai pas d'héritier.  Pas d'époux qui profiterait de ma fortune.  Pas d'enfant qui attendrait sa majorité pour la dilapider.  Rien.  Nada.  Angoisse.  Même le rat ne pourrait hériter, cf mon explication qui précède.

Mais alors, qui va profiter de mes fringues, mes bottes, mes écharpes Strelli, mes godasses Pataugas, mes lasagnes surgelées, mon bordel, mes 1.478 livres, mes 246 DVD et mes piles de magazines ?

Et surtout, diantre, qui nourrira le rat, le câlinera, le caressera, l'aimera ?

Sacrebleu, pitiééééééééééé, je veux pas mourir.  Jamais.  Ou pas tout de suite.

Superbe illu de Cyberbv.

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06:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |