12
oct

Dingue...

13:31 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

6
oct

Les Wallons sont parfois cons (et ça rime)

Surfant sur internet à la recherche d’informations pour mes articles conso, je découvre un article sur le site www.lavenir.net, parlant d’une invasion de rats à Namur, dans un terrain vague.  Toujours intéressée par tout ce qui touche aux animaux, vous le savez, je lis.  Et je lis aussi les commentaires, car c’est finalement le plus intéressant dans les articles de presse disponibles sur le net : les réactions incroyables des gens.

Et là, je suis stupéfaite.

Je vous copie le tout, même si c’est long.  Ne vous arrêtez pas à la réflexion sur les ouvriers communaux, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg ignoble que constitue ce commentaire… Ne vous arrêtez pas à la partie qui parle du pain jeté aux canards, c’est pas ça non plus, même s’il est vraiment temps qu’on leur donne autre chose.  Allez jusqu’au bout de la lecture.  Personnellement, j’ai eu l’impression d’un retour en 1940 (nan, j’étais pas née, ça va hein), quand on comparait les juifs à ces petits mustélidés pas toujours sympas c’est vrai.

Stupéfaite et dégoûtée, moi être. 

« J'habite Wépion et je me promène souvent le long de la Meuse entre les écluses de Taillefer et La Plante, je peux vous dire que le nombre de rats est impressionnant. J'ai discuté avec un monsieur qui a une société de 'dératisation' et un jour il a ouvert un des caissons qui se trouvent le long de la Meuse et à sa grande surprise, il a retrouvé un nid de souris dans le caisson. Il n'y a aucun produit pour exterminer les rats dans ces boîtes. Cela vient du fait que ce travail doit être réalisé par les ouvriers communaux et que l'on sait qu'ils débordent de travail....(le croit qui veut)..bref, vu aussi le nombre de gens qui jettent des mannes de pains aux canards le long de berges et que ces mêmes canards ne savent pas atteindre ce pain, les rats s'invitent au casse-croute. Habitant sur la chaussée de Dinant, mais pas du côté Meuse, j’ai même eu la désagréable surprise pendant ce petit été, de voir un rat pénétrer dans ma cuisine alors que j’y étais occupé. Déjà qu’on avait les flamands, maintenant, on a les rats….mais pas beaucoup de différence, dans les deux cas, des sales bêtes. »  

14:49 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
sep

Arac attack

A l’heure où mes doigts tremblotants écrivent ces lignes, mon cœur bat encore à tout rompre. L’adrénaline n’a pas encore déserté mon organisme.  Mes pupilles sont encore dilatées (ou contractées, y’a un médecin dans la salle ?) par l’angoisse.

 Je ne vais faire durer le suspens, vu que suspens il n’y a point étant donné le titre choisi pour ce billet.

C’est un soir d’orage (nan je rigole, pas d’orage, mais ça fait plus mieux angoissant), donc c’est un soir d’orage, vers minuit (enfin vers 21 heures mais minuit, c’est l’heure du crime), donc vers minuit, je suis paisiblement installée sur mon canapé, laptop sur les cuisses.  Je regarde la TV de l’œil droit, je prépare des billets de l’œil gauche. 

Soudain, une ombre se déplace sur le sol.  Je la vois sans la voir.  Mes deux yeux sont occupés, et vu que j’en n’ai pas de troisième, je décèle juste cette ombre, mais elle attire mon attention. 

Un papillon de nuit ?  Au sol, c’est rare, mais je veux y croire. 

Je regarde vers l’ombre.  Elle a disparu. 

Je vaque donc à nouveau à mes occupations, jusqu’à ce que l’ombre se déplace à nouveau. 

Je regarde.  A nouveau disparu.  Mais pas totalement.  Car j’ai perçu le déplacement cette fois.  L’ombre s’est dirigée vers ma porte en pitchpin et en a entamé l’ascension, pour ensuite s’immobiliser.  Et une ombre sur une porte en pitchpin, ben ça se voit pas.

 Je tente de garder l’espoir qu’il s’agit d’un papillon de nuit.  Mais je sais que les papillons de nuit, par définition, ça vole, et en général ça vole en hauteur près des ampoules, ça rampe pas au sol pour escalader ensuite des portes en pitchpin. 

Alors mon cœur fait un bond dans ma poitrine et mon corps fait un bond sur le canapé.  J’envoie valser (Zazie) mon ordinateur dans un coin du canapé, je m’extrais de ma couette douillette (hé, ça sent l’automne et les soirées fraîches hein) et je me précipite… ou plutôt j’avance à pas feutrés vers l’interrupteur qui éclairera ma lanterne en même temps que mon living, et me révélera l’identité du bestiau immobilisé sur ma porte. 

Et c’est ce que je craignais.  

C’est un monstre. 

Un monstre à huit pattes. 

Une araignée. 

Et pas n’importe quelle araignée : une araignée de bois.  Du moins, c’est ainsi que je les appelle, car ces araignées sont particulièrement présentes dans les buches que l’on stocke contre les pignons des maisons pour les faire brûler en hiver.  J’ai pas de buches, mais j’ai une araignée de bois chez moi.  Immédiatement, je me dis que je devrais faire une photo, car nous avions tenté, un soir, entre amis, de trouver une photo de ce type d’araignée sur le net, en vain (que celui qui ose envisager de dire « ils n’ont rien de mieux à faire entre amis ceux-là » ravale sa langue immédiatement).  Mais j’ai tellement peur qu’elle se réfugie sous un meuble si je la quitte du regarde, m’obligeant ensuite à déménager ou à appeler les pompiers, que je m’abstiens. 

Je saisis ma crock vert pomme et j’extermine l’araignée, dont le corps désormais sans vie dégringole de la porte sur le sol de mon living. 

Mais le pire reste à faire.  Je ne peux bien sûr pas laisser ce cadavre chez moi.  Cet énorme cadavre.  Ce cadavre qui symbolise ma bêtise : celle de ne pouvoir supporter la vue d’une petite bête quasi inoffensive pour moi (hé, ça mord non, les araignées de bois ?) au point de l’avoir tuée.  Et le pire c’est que, même face à ce cadavre, je trouille encore.  Rien que la vue de cette araignée, pourtant totalement immobile, m’angoisse et me répugne tout à la fois. 

Alors, je vais chercher un rouleau de papier WC, j’en déroule six mètres que je racrapote en une énorme boule, histoire d’avoir la main le plus loin possible de l’arachnide, que je saisis et vais, presque au pas de course, jeter dans le WC.  Puis je tire la chasse, et m’assure qu’il ne reste rien dans la cuvette. 

A-t-on idée d’avoir si stupidement peur de ces pauvres bêtes qui ont le malheur de naître moches ?

Illu de Ptitbordel.

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08:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (9) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
sep

Titeuf ou pas Titeuf, that’s the question

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Il y a un petit temps déjà, se profilaient à l’horizon deux anniversaires de petits nenfants.  Souviendez-vous, acheter les cadeaux d’anniversaire, c’est pas mon fort, d’autant plus si c’est pour des nenfants.  La dernière fois, la recherche d’une balle fut une véritable (més)aventure.  

Cette fois encore, j’avais demandé une piste : « keske je peux offrir pour les zanniversaires ? »

La réponse fut rapide, claire et brève : « une BD ».

En apparence, cela semble facile d’offrir une BD.  Ça se trouve partout une BD, comme les balles décorées pour fillettes.  Partout partout.

Mais je n’avais pas songé à une question subsidiaire « quel genre de BD ? »

Passque les BD, c’est comme la musique, les macarons et les marshmallows, y’en a de tous les genres.

Mais vraiment de tous les genres.  En plus, faut associer le genre à l’âge.  Ne pas offrir les bisounours à un enfant de onze ans.  Ne pas offrir Happy Sex à un enfant de six.  Complexité du choix.  Choix cornélien.  Tintin ?  Petit Spirou ?  Lou ?  Boule et Bill ? Nelson ? Les Schtroumpfs ? Keskejensaismoua !

En désespoir de cause, et en grande nulle en choix de cadeau, je vous le répète, je m’adresse à Mostek, de mon air le plus suppliant « keske je peux acheter comme BD pour deux gamins ? »

Elle ne réfléchit absolument pas (hé, j’ai pas dit qu’elle ne réfléchissait jamais, mais que là, son neurone avait répondu spontanément, en toute logique) et me répond « Titeuf ».

Yes.  Alléluia.  Hosannah au plus haut des cieux.  Bénie soit celle qui vient à l’aide d’une pauvre Anaïs.  C’est çaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.  Mais bien sûr, c’est çaaaaaaaaaaaaaaa.  Ce ne pouvait être que çaaaaaaaaaaaaa.  Titeuf.  TITEUF.  Le personnage adoré des courtes-culottes.  Mostek me sauve la vie.  Eternelle reconnaissance.  Sourire béat permanent au bureau (enfin durant dix minutes quoi, faut pas pousser, jusqu’à ce que mon sourire soit détruit pas une vilaine cliente pas belle en proie à une rage folle car boss chéri n’a pas rappelé dans la seconde).

Me voilà donc partie en quête d’un magasin qui vend des BD.  Facile à trouver.  Que du bonheur.

En entrant dans le magasin, je repère un énoooorme container plein de balles colorées.  Du Hello Kitty et de la princesse à revendre.  Note pour l’avenir : proposer d’intervertir les anniversaires, afin que celui de la fan de balles soit fêté en été.  Seconde note : d’ores et déjà acheter la balle de l’an prochain.  Troisième note : et si elle n’aimait plus les balles d’ici un an ?  Quatrième note : ne plus faire de notes, elles sont inutiles.

Je dégote le rayon des Titeuf, et le second choix cornélien se présente à moi.  Deux BD, ok, mais lesquelles ?  Zep est très créatif, et des Titeuf, y’en a plus de vingt, si mes souvenirs sont bons.  Alors :

- pour prendre deux BD au hasard, tapez 1

- pour prendre les numéros 1 et 2 tapez 2

- pour prendre les deux dernières tapez 3

J’abandonne le choix au hasard, me disant que si à l’avenir j’en achète d’autres, je suis cap’ de racheter les mêmes.

J’abandonne l’idée de prendre les deux dernières, me disant qu’il y a peut-être une suite logique aux histoires.

Je choisis donc Titeuf 1 et Titeuf  2.  Je m’évanouis en découvrant les titres de ces deux premiers ouvrages : « Dieu, le sexe et les bretelles », « l’amour c’est pô propre ». Est-ce bien raisonnable d’offrir ça à un enfant ?  Et si je prenais plutôt Musti ?  Ou Oui-Oui ?  Allons allons, sois moderne ma petite Anaïs, ne t’arrête pas à un titre et à ce dessin de Titeuf qui se mate les parties intimes en couverture.  J’imagine avec effroi l’intérieur de la BD, avec Titeuf qui se masturbe, Titeuf qui profite d’une merveilleuse fellation, Titeuf qui sodomise sa meilleure amie, Titeuf qui mate des vidéos pornographiques en faisant des choses pas très catholiques. Rhaaaaaaaaaaaaaa, dans quel monde vivons-nous ma bonne Dame.

J’achète donc les deux Titeuf et passe à la caisse avec la mine d’un gros pervers qui s’offre des magazines de cul en douce.  En prime, je choisis aussi des Titeuf version livres à lire, avec du texte et des images.  Orgie de Titeuf en perspective.

Et je me rends à la fête d’anniversaire munie de mes superbes emballages faits maisons, qui peuvent laisser croire qu’ils contiennent un ballon de foot ou une guitare, tant je suis douée pour emballer.  D’ailleurs, je suis douée pour emballer… dans tous les sens du terme, mais c’est une autre histoire sur laquelle je ne m’attarderai pas outre mesure.

J’offre le premier cadeau.  Opération déchirage d’emballage, découverte du cadeau, merci merci smack smack.  Un succès.  Je me gausse de ce choix, et, par souci d’honnêteté, j’avoue « je savais pas trop quelle BD choisir, mais ma collègue Mostek m’a conseillé Titeuf, car tous les enfants aiment Titeuf ».

Et c’est la que la catastrophe catastrophiquement catastrophique se produit : le second enfant, qui n’a pas encore ouvert son cadeau, s’exclame « non, tous les enfants aiment pas Titeuf, moi j’aime pas ».

Silence.

Blanc.

Une mouche passe.

Et repasse.

Rouge (ma tronche).

La vérité sort de la bouche des enfants.

Il aime pas Titeuf.  C’est une catastrophe, son cadeau comprenant Titeuf en BD et Titeuf en livre, orgie de Titeuf je vous dis.  Mais il aime pas Titeuf.

Bon.

Trop tard de toute façon.

Alors il ouvre son cadeau.  Au milieu de la procédure, il en remet une couche « ooooh, c’est Les Schtroumfs, c’est çaaaaaaa ? »

Naaaaaaaaaaa, c’est Titeuf, et t’as intérêt à faire semblait d’aimer, petit morveux, non mais.

Il termine d’ouvrir.

Et découvre ses Titeuf.

Il m’épargne un « J’aime pas Titeuf, je t’ai dit », mais n’en pense pas moins.

Puis il part dans un coin, lire Titeuf, qu’il n’aime pas.

L’an prochain, plus de Titeuf.  Et c’est là qu’il me dira, j’en mets ma paluche au feu « oooh, pas de Titeuf cette fois, dommage, j’avais tellement aimé ceux de l’an dernier ».  Sale môme.

07:47 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

27
aoû

Chuuuuuuuuuuut, top secret...

 

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(Ce billet, écrit y’a des lustres, n’a rien à voir avec l’actu de TF1, même si chuis fan de Secret Story et que j’assume, c’est juste qu’il est 23 heures ce jeudi que j’ai encore rien planifié pour vous passque  'ai écrit plein de nouveaux billets queje dois relire, passque j'ai fait des cakes au chocolat et passque je tchatte avec quatre personnes sur msn et que j’ai été piocher au hasard dans mes 250 pages de billets en stock pour vous trouver un petit quelque chose à grignoter en ce vendredi et le hasard m’a amenée devant ce billet…)

Il y a un petit temps, j’ai vu une émission sur les secrets de famille.  Y était évoqué le film « Un secret », tiré d’une histoire vrai, celle d’un couple portant en lui un secret horrible, celui du décès, volontaire, de la première femme du monsieur, qui, découvrant son infidélité, s’était livrée aux allemands, annonçant qu’elle était juive.  Elle avait également livré son fils.  Une sorte de suicide.  Le second enfant, né bien après, avait toujours ressenti cela sans que personne n’e parle.

Des secrets, il y en a de toutes sortes.  Ceux dont les victimes n’osent parler, comme l’inceste.  Ceux qui sont connus de tous sauf des personnes concernées, comme ne pas être l’enfant de celui que l’ont croit.  Ceux qui sont soupçonnés mais pas confirmés, comme les frères et sœurs adultérins.

Dans cette émission également, deux secrets liés à la guerre. Celui d’un couple fou d’amour, tous deux morts durant la guerre pour faits de résistance, dont la fille a ignoré l’existence durant des années.  Après l’avoir découvert, elle a retrouvé des lettres d’amour incroyables de ses parents.  Joli secret.  Puis celui d’un homme apprenant que son père avait été collabo, un secret bien plus difficile à accepter.

Des secrets, on en a tous, légers ou inavouables.  Un achat caché à son tendre (et radin) époux.  Une complicité avec un de ses enfants plutôt que l’autre.  Une grosse bourde dans un dossier jamais avouée à boss adoré.  Un baiser échangé un soir d’alcoolémie avancée, avec le mari de sa meilleure amie.  De faux seins.  Une cigarette fumée en cachette alors qu’on a cessé de fumer, officiellement.  Un œuf (ou un bœuf) volé au magasin… Autant de secrets que d’êtres humains sur terre, sans doute.

Moi-même, j’en ai.  Des petits et des gros.  Par exemple, ce blog a été tenu secret durant des mois, jusqu’à ce que j’en parle à une seule et unique personne, Mostek, qui a gardé le secret.  Je me souviens avoir, il y a vingt ans, confié un secret à celle qui était à l’époque ma meilleure amie.  Elle était la seule à le savoir, et par conséquent la seule à trahir mon secret ensuite.  Déception fulgurante.  Passque moi, je suis une tombe.  J’ai gardé pas mal de secrets, et j’en garde encore.  Jamais à l’abri d’une gaffe, l’Anaïs, mais ayant pour principe de ne jamais trahir la confiance liée au secret révélé.

Et puis, j’ai ce secret que nul ne connaît.  Ce secret que je n’ai confié à personne et que j’emporterai dans ma tombe, tant j’ai honte (honte comme sur le dessin de Ptit bordel, là-haut, vous voyez, honte honte honte).  Une honte qui parfois, remonte à la surface et me ronge.  Une chose secrète que j’ai faite et que je regretterai toute ma vie.  Un vrai secret qui le restera.  A tout jamais.  Mais qui n’enlève pas la culpabilité.  Pas un énorme secret, non, mais un vilain secret.  Impardonnable.  Faute avouée est à moitié pardonnée ?  Peut-être, mais ce secret, il m’est viscéralement impossible d’en parler, comme si, en mettant des mots, je lui rendais son horrible réalité, comme si je l’extrayais du fond de ma cervelle pour le rendre à nouveau vivant.  Impossible.  Je mourrai avec mon secret, espérant que, si Dieu ou qui que ce soit existe, il me fasse un lavage de cerveau à mon arrivée au paradis (ou en enfer).

Et vous, vous avez des secrets ?   Passque bon, ici, contrairement à moi, vous avez la chance de jouir de l’anonymat (mettez une adresse mail bidon, genre jaiunsecret@jteldiraipas.be), alors si l’envie vous vient de vous confier, de vous confesser, de vous libérer, c’est le moment, c’est l’instant.

Parlez maintenant ou taisez-vous à tout jamais.

07:09 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (23) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |