3
fév

A la recherche de la quiétude perdue

L'autre jour, je terminais à midi.  Mais je savais qu'il y aurait du monde at home, installation de my new kitchen oblige (ça en jette, non, in english, "my new kitchen").

Et vu que j'avais déjà bossé lundi toute la journée pour échapper aux envahisseurs, mardi toute la journée pour la même raison, mercredi, j'avais pas envie de bosser toute la journée, na.  C'est pas que j'aime pas mes collègues hein, mais j'avais pas envie, c'est tout. 

Sauf que j'avais pas envie non plus de rentrer à midi et de découvrir les envahisseurs, que je supposais encore chez moi, même si j'espérais que non.  On vit d'espoir je sais.

Passqu'il faut dire que les bruits de forage, de perçage et d'autres trucs en -age, j'ai eu ma dose ces derniers temps.  J'ai aussi eu ma dose de portage d'objets, mais ça j'en remettrai une couche une fois la cuisine terminée, vu qu'il faudra tout ranger dedans, après avoir tout nettoyé, aspiré, re-nettoyé et re-aspiré, fou comme ça salit et ça couvre tout de trois centimètres de poussière blanche, puis de trois centimètres de poussière beige, l'installation d'une cuisine équipée.

Donc, à midi, j'ai décidé d'aller zoner en ville.  D'autant que l'abominable verglas des neiges avait commencé à fondre.

Sauf que j'avais froid, mais c'est un détail que je ne ferai qu'évoquer.

Je me rends donc au Ot's, ce burger restaurant namurois que je connais depuis que je suis haute comme trois pommes, savoir depuis mes onze ans.  A onze ans, j'avais la taille et la tronche d'une môme de huit, donc trois pommes, ça suffit comme hauteur.  Il fut un temps où j'allais chez Ot's un samedi sur deux avec mon paternel, avant la naissance du Quick, un temps que les moins de vingt ans ne peuvent bien sûr pas connaître.

J'y mangeais un junior sans ketchup, à savoir une tranche de boeuf dans du pain, sans rien.  J'avais vraiment des goûts de chiotte quand je ressemblais à trois rainettes. 

Donc me vlà au Ot's avec un bon bouquin à dévorer en même temps qu'un senior (tranche de boeuf, fromage, salade, ketchup et mayo, bien meilleur que le junior sans ketchup of course), des frites et un coca light pour le régime, ça va de soi.

Il y fait hyper froid, et c'est dramatiquement dramatique, cf le détail évoqué plus haut.  Je grelotte, j'aime pas ça, mais soit.

Mais le pire du pire, c'est qu'une fois installée, paisiblement, devant ma boustifaille et mon roman (le génial En toute discrétion, suite de Confidentialité assurée, de Jessica Brody, je vous en parle dimanche, avec le big retour de "le dimanche, on lit au lit"), c'est le drame.

Un drame qui commence tout doucement, avec de légers coups de marteau, vite transformés en coups de masse, puis en coups de burin.

Un drame qui continue atrocement, avec des bruits de perceuse, puis de forage quasi pétrolier.

Un drame qui fait que, c'est mon destin actuellement, apparemment, de vivre dans les bruits de travaux.

Je quitte ensuite les lieux pour aller me les geler (enfin si j'en avais) à l'Inno (rien de neuf, rien de beau), chez Club (rien de neuf non plus) et chez Blokker, à la recherche d'un choli pot pour abriter mes jolis M&Ms verts qui viennent directement de la grosse pomme (verte), soit New-York, excusez du peu.  Un pot de M&Ms qui sera la première déco de my new kitchen... et la boucle est bouclée.

07:08 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
fév

Damned

Lenny, je sais que tu m'as jeté un sort : m'ont mis un néon à la place des halogènes dans ma cholie cuisine.  Vilaine va... je t'avais dit que je haïssais les néons pourtant.  Et le pire c'est qu'ils m'ont facturé le néon + les halogènes.  Il va sans dire que l'erreur va "têtre" réparée, comme disait l'autre.

Sinon, regardez ce choli dessin de promo fait par Luthi pour sa semaine Planète célibataire, cool non ?

 

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Et la promo de Piafette, que je découvre seulement aujourd'hui, merci les filles, ça me fera de super souvenirs que vos dessins de promo :

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15:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

2
fév

Ma petite Anaïs, as-tu un alibi ?

L’autre jour, je regardais un des derniers épisodes de Medium, cette série géniallissime avec Miss Arquette (sorry pour le prénom, l’infâme Mostek n’a pas voulu m’aider, la vilaine pas belle), ah ça m’est reviendu, c’est Patriciaaaaaaaaaaaa, cette actrice hyper mignonne qui a dû lutter pour pas devoir faire un 36 pour jouer son rôle, comme si faire un 36 influait sur la qualité de sa prestation, non mais.  Et puis aussi avec son mari hyper craquant qui en bave toutes les nuits.  Un homme comme lui, moi y’en a bien vouloir, je signe des deux mains et des deux pieds.

Bref.

Je regardais Medium.

En VO sous-titrée, pour avoir la vraie voix d’Alison Dubois, passque la voix doublée, elle est gnangnan de chez gnangnan.

Et dans Medium donc, que je regardais (au cas où vous zauriez pas encore tilté), le suspect, ben il a pas d’alibi.  Et il est accusé, sans pouvoir justifier de son emploi du temps de façon incontestable.  Il a juste commandé une pizza et l’a mangée chez lui.

Et moi, je suis seule chez moi, il est genre 18 heures, et je m’apprête à passer la soirée seule.

Et je réalise que, moi non plus, je n’aurai pas d’alibi incontestable.  Et si une personne que je connais est assassinée, je sais pas moi, au hasard Mostek par exemple, ben je ne pourrai prouver que je n’ai rien fait (nan, promis juré, je n’ai pas l’intention de l’assassiner, tout ce que j’écrirai ici ne pourra être retenu contre moi). 

C’est l’enfer non ?

Alors, je me dis que je devrais peut-être commander, moi aussi, une pizza, ça serait un commencement de preuve…  Au moins, on tracerait mon appel.  Au moins, le livreur témoignerait qu’il m’a bien déposé mon repas à telle heure.  Ensuite… advienne que pourra.

C’est là que vous vous dites « mais à quoi skelle pense l’Anaïs, des fois », et que je vous réponds « pas des fois, en permanence ».

Alors, je surfe sur internet et je découvrir les boîtes de pizza de ma région.  Dingue ce qu’il y en a.  Finalement, j’ai une folle envie d’un Pizza Hut.  Vous allez me dire que c’est pas de la vraie pizza.  Je sais, c’est de la pizza hut, et parfois, c’est bon aussi.  Je passe une demi-heure à analyser les tarifs, à préparer mon menu et tout et tout.

Puis je commande rien.

Passque commander des pizzas pour soi tout seul, c’est pas rigolo.  Même si ça fait un bon alibi…

23
jan

Reçu ce 21 janvier

Un sms qui me souhaite un bon réveillon et une merveilleuse année 2011... daté du 31 décembre, en toute logique.

Y'a donc pire que la possss' belch'...

08:38 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
jan

De l'utilité de la grippe (dix bonnes raisons d'aimer ce virus)

La grippe est inutile.  Ça va de soi, elle ne sert à rien.  Elle n'apporte rien de positif.  Que des sueurs, de la fièvre, des bouffées de chaleur (oui, c'est kif kif, mais j'aime insister sur ce par quoi je suis passée, pour faire pleurer dans les chaumières), des tremblements, des frissons, des claquements de dents, des douleurs aux mollets, aux pieds, aux cuisses, au dos, aux fesses, aux bras, aux avant-bras (j'insiste, vous voyez ?), une gorge qui gratouille mais pas tant que ça, des quintes de toux qui feraient presque vomir (pourquoi, presque, Anaïs, avoue...), un nez qui ne se bouche même pas, une tête qui fait horriblement mal devant, et derrière, et à droite, et à gauche, une fatigue intense au point qu'on croit que c'est la fin, un manque d'énergie qui rend plus lymphatique qu'un escargot centenaire.  Je vous le dis, ça sert à rien à part à abattre toute personne vaillante pour une semaine, voire deux (moi j'ai tapé 2).  Sans compter les dommages collatéraux, j'ai nommé les côtes froissées par la toux et la fatigue chronique durant les trois semaines suivant la reprise du boulot.

Mais, dans mon agonie (nan, j'exagère pas, je voudrais vous y voir, titchu), j'ai réalisé que la grippe, elle sert tout de même à certaines petites choses.  Elle a son utilité, la bougresse.

Grâce à ma grippe, donc :

1. J'ai eu largement le temps d'étudier, d'analyser et de comprendre le fonctionnement du Voocorder.  Et c'était pas gagné.  Il a beau être rose assorti à mon living, ça me semblait d'un complexe y'a une semaine (j'avais encore 38°, ceci expliquant peut-être cela).  Ben là je sais tout faire : revenir en arrière quand j'ai loupé la dernière blague de Nagui, enregistrer deux programmes en même temps d'une simple pression de l'index et en regarder un troisième, tout tout tout.  Et faut l'avouer, c'est génial, le Voocorder.

2.  En parlant de Nagui, j'ai découvert "Tout le monde veut prendre sa place".  Paraît même qu'un journaliste de ma ville y est resté des semaines et s'est fait plus de 150.000 eur.  Je savais pas, jamais vu cette émission.  Ben maintenant je suis accro, j'enregistre chaque soir mon émission, ou bien je la regarde le lendemain midi, au choix.  Et j'adore.  Nagui me fait mourir de rire, ce qui est mauvais pour mes côtes douloureuses, mais on s'en fout.

3. J'ai perdu du gras.  Bon, les piles de ma balance sont mortes et j'ai décidé de pas les remplacer, car plus je me pèse plus je grossis, et plus je grossis plus je m'aigris, comme disait le Chat.  J'ignore donc combien je pesais avant l'épidémie (ben quoi, un virus qui décime tous les habitants d'une même demeure, c'est une épidémie, quand bien même je vis seule).  Mais je sens que j'ai perdu du gras.  Logique, en ne mangeant, durant une semaine, que quelques corn flakes le matin et une seule pizza docteur oetkers sur cinq jours, ainsi que de la soupe tomate (merci ma voisine).  Bon, le 31 décembre, j'ai réussi à manger mes scampis de réveillon et un moelleux au chocolat (merci ma soeur).  Le 1er j'ai mangé un morceau de tarte au sucre (merci ma soeur) et une quiche que j'avais d'abord confondue avec une tarte au riz (merci ma fièvre), je vous dis pas l'étonnement une fois la bouchée en bouche...  Mais à partir du 2, jusqu'au 8, nada, que dalle, niente, à part les céréales et cette pizza dont j'ai même jeté la fin, c'est dire.  Paraît que ce gras là, il revient, mais tant pis.

4. J'ai lu tous mes vieux Ciné revue, mon neurone unique étant incapable de la moindre lecture plus intellectuelle (notez que même en bonne santé, j'en suis pas cap), même un d'octobre où j'ai découvert que le documentaire de Sandrine Bonnaire sur sa soeur autiste avait été diffusé et que j'avais loupé ça, fichtre. En parlant de Sandrine Bonnaire toujours, durant mes nuits d'insomnie because quintes de toux et dodo quasi assise, je l'ai vue en interview passionnante, pleine d'infos passionnantes aussi, que j'ai malheureusement oubliées, j'étais trop malade pour stocker ça dans la case "mémoire" de ma cervelle en surchauffe.  Je me souviens juste que c'était passionnant.

5.  J'ai fait des économies en n'allant pas aux soldes.  Bien sûr, ça m'a coûté un pont.  Deux visites de docteur à domicile, soit 2 x 34 eur (dans votre pays, c'est combien ?)  Deux fois des antibiotiques (et que ceux qui m'écrivent que la grippe est virale, qu'il faut pas d'antibiotiques, m'adressent par la même occasion leur diplôme de médecin, si j'ai eu deux antibios différents à prendre, y'a une raison).  Des vitamines (mouahahaha, quand je vois le résultat après toutes celles que j'avais ingurgitées en septembre, ça me fait bien rire, mais soit).  Des aspirines avalées comme des smarties.  Total : 70 eur.  Quasi 150 eur que j'aurais pu claquer aux soldes... Mais j'ai pas été aux soldes, donc on va dire que j'ai fait des économies, na.

6. Je me suis transformée en ménagère de moins de cinquante ans.  Les premiers jours, incapable de choisir un programme, mais souhaitant un bruit de fond pour anéantir toute sensation de solitude, j'ai allumé la TV au hasard.  France 2.  J'ai ainsi regardé Télématin, avec le journal à 7h30, 8h, 8h30... toujours les mêmes infos.  Captivant.  Puis les feuilletons américains en 14729 épisodes, diffusés depuis 74 ans, auxquels j'ai rien pigé.  Puis Sophie Davant et ses chroniqueurs, qui m'ont appris qu'un poisson avait une mémoire de trois... chais plus, mois ou jours ?  Heures ?  Qu'un poisson reconnaît son maître quand il lui amène à bouffer.  On sait pas s'il en salive de bonheur, mais j'ai bien ri.  Ensuite, Motus, cette émission pleine de boules, dont les fameuses noires.  Une émission qui me stresse comme une dingue, je la déteste (étant ado, je la regardais, mais là, je peux plus).  Souvenez-vous, chuis pas encore cap de zapper à cet instant T.  Puis les Zamours, sympas.  Et puis Nagui, j'en ai déjà parlé.  Le journal et du blabla derrière.  Et re-Sophie Davant pour les drames existentiels du monde.  Ben je vais vous dire, après deux semaines de ce régime, je vais avoir du mal à m'en passer, moi, de ma Sophie Davant.

7.  J'ai regardé la trilogie Shrek (le quatrième, je l'ai vu aussi, mais au ciné, y'a quelques mois).  Et  vuque j'étais aussi verte que lui, je pense que je saurai plus jamais regarder ce film, ça me rappellera trop de souvenirs.  A vendre : trilogie de Shrek en DVD.

8. J'ai réalisé que toutes les émissions de jeux posent les mêmes questions.  La même semaine. Exemple : de quel arbre vient le cacao (cacaoyer, cacaotier), chez Nagui et au plus grand Quizz de France.  J'avais un autre exemple, passé chez Nagui et chez l'homme dont j'ignore le nom qui anime Les douze coups de minuit, que j'ai regardée aussi parfois mais j'aime moins, même si celui qui gagne en ce moment, il a un petit charme qui ne me laisse pas indifférente, bref cet autre exemple, je l'ai oublié, bisque bisque rage.

9.  J'ai constaté que rester avec son essuie sur la tête durant quatre heures car, après la douche, l'idée de s'essuyer puis de se peigner les cheveux semble pire qu'un triathlon, ben c'est super pour se déguiser en sorcière à Halloween.

10. J'ai rêvé que je m'offrais un petit déjeuner avec des gaufres.  Puis j'ai rêvé que je mangeais des pizzas.  Et c'était pas la fièvre.  C'était la faim.  Et la fin de cette grippe qui se profilait à l'horizon.  Hourra.

Alors, keskon dit ?

Merci la grippe !

 

Ce billet est dédié à Amélie Buri, qui, le dernier jour de sa semaine de Planète Célibataire, vient de m'annoncer qu'elle commençait la grippe.  Toutes mes condoléances pensées sont pour elle au moment où je me décide enfin à rédiger ce billet, que j'ai en tête depuis quelques jours déjà, mais ma fadeur m'a fait jouer ma fade (euh, pléonasme ?)  Apprenant la dramatique, abominable et horrible nouvelle, j'ai pris mon courage à deux mains, par solidarité.

Courage Amélie, crois-en mon expérience, dans quatorze jours, ce ne sera plus qu'un mauvais souvenir.  Si du moins la grippe suisse est la même que la grippe belge, va savoir..

Et quoi de mieux qu'un dessin d'Amélie pour illustrer cet hommage ?

 

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09:14 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |