12
avr

De l'avantage d'en avoir fini avec Carré Viiip à la folie Barbiiie

L'an dernier, on m'a annoncé que la Belgique tentait une expérience écologique : fournir des hamsters à des familles, afin qu'ils produisent de l'électricité.  J'ai trouvé ça génial, j'en voulais.  Poisson d'avril.

Cette année, on m'a annoncé que les Black Eyed Peas réservaient Walibi pour une semaine.  J'ai trouvé ça irrespectueux pour les abonnés à l'année qui seraient privés de leur parc durant sept jours.  Poisson d'avril.

Cette année encore, on m'a annoncé la fin de Carré Viiip.  J'ai trouvé ça abominable, comment allais-je pouvoir poursuivre mon expérience sociologique préférée, découvrir les pires melons de France et les pires aspirants melons ?  Poisson d'avril... ah ben non, merde alors.

Mais avant d'en terminer définitivement avec cette aventure aussi brève que ridiculement passionnante, je m'en voudrais de ne pas vous livrer une dernier petite Viiipade, émanant de je sais plus qui, mais on s'en moque : "j'ai la franchise d'être franc".  Et dans Carré Viiip, on pouvait remplacer par n'importe quels adjectifs et substantifs : j'ai la bêtise d'être bête, j'ai la stupidité d'être stupide, j'ai l'intelligence d'être intelligent (mouahahah), j'ai la melonnade d'avoir le melon...

Bref, Carré Viiip, c'est bel et bien fin. 

Mais en matière d'expérience sociologique, nous n'avons pas perdu au change, chers téléspectateurs de TF1, car Carré Viiip est remplacé par Confessions Intimes, ce summum de l'aveu de bêtise absolue, cette télé-réalité directement chez l'habitant ma bonne dame.

Ce vendredi, nous avons partagé la vie d'une fada des majorettes et d'une obsédée du tuning.  Inoubliable.  Mais pire encore fut notre "candidate" du vendredi précédent, celui où Carré Viiip est mort de sa moche mort.  J'ai nommé celle qui rêve d'être Barbie, de vivre comme Barbie, de se vêtir comme Barbie et d'évoluer dans le monde de Barbie.  Le summum du summum de Confessions Intimes... quoiqu'il faut avouer que dans cette émission, chaque fois qu'on pense avoir atteint le pire du pire, y'a toujours le pire du pire du pire qui reste à venir, ça maintient le suspense.

Mais ce qui m'angoisse, c'est que je pense avoir chopé le virus de la Barbiïte aigue, j'ignorais que c'était contagieux, mais voilà, c'est ainsi.  Regardez ce que j'ai acheté rien que ce samedi.  Promis, si je m'offre de l'électro rose layette, si je fonce au rayon Barbie de mon supermarché pour m'offrir toute la collection et si je me fais des mèches roses, j'appelle un psy.  Si vous pensez que je dois déjà l'appeler maintenant, tapez 1.

Je vous propose donc :

Pour le jardin, le lampion solaire et le bac à nénuphar surmonté de sa libellule métallique.

 

Copie de divers 087.jpg

Copie de divers 088.jpg

Pour l'intérieur, le plaid douillet, les bougeoirs chaleureux et la lampe-E.T. (passque l'ampoule, je vous jure, on dirait l'oeil d'une bestiole descendue du ciel).

 

Copie de divers 085.jpg

Copie de divers 086.jpg

Copie de divers 084.jpg

7
avr

Une bite, c'est moche... et la cervelle (ou son absence) d'un mec aussi, parfois...

... c'est ce que je me dis en lisant certains commentaires postés suite à mon billet de lundi, qui se voulait humoristique et non vulgaire, malgré le langage "cru", ce qui était fait exprès, of course.

Morceaux choisis : "un vagin aussi, c'est moche, surtout le tiens"... si le début est dans la lignée du billet, la seconde partie, faute comprise, tombe dans le débile.

"oui c'est moche, je préfère une petite chatte chaude".  Ben voyons.

Je vous passe le pire...

Comme quoi, on peut avoir une moche bite ET un tout tout petit cerveau...

20:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (12) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
avr

Une bite, c’est moche

Oui, bon, j’aurais pu trouver un autre titre :

Un sexe d’homme, c’est moyennement agréable à regarder

Un zob, c’est ugly

Un pénis, c’est bof bof niveau look

Une queue de mâle, c’est pas trognon

Mais vous avez pigé le message non.

Le message est : une bite, c’est moche.

Passque bon, on va pas se voiler la face. 

Ou plutôt, je vais pas me voiler la face.  Moi toute seule, car j’ai pas à vous associer à mes pensées pas lubriques pour un euro.

Quand je regarde un magnifique film romantique.  Quand ce film me propose des scènes torrides.  Quand je lis un roman harlequin où le bellâtre riche fait craquer la servante pauvre et la fait grimper au ciel.  Quand le hasard d’internet me met sous les yeux des publicités très lubriques, mais pas trop tout de même (pour plus lubrique, faut payer).  Quand j’ai en face de moi le mec qui me fait rêver et que je sais que dans deux secondes il m’embrasse, voire plus si affinités.  Quand on passe à plus si affinités.  Quand je fonds pour un magnifique acteur aux yeux de braise et au torse glabre et à la voix de velours et aux pectoraux rebondis et au nombril entouré de muscles.  Quand tout ça me fait un effet bœuf, genre famille de papillons sous mon nombril à moi (et sous le gras qui l’entoure, mon nombril), ben la bite, je la regarde pas vraiment en face.

Je sais qu’elle est là.

Je sais qu’elle va faire son job, pour notre plus grand plaisir à tous.  Et pour le mien.

Mais je la zieute de travers.

Histoire de pas la voir en pleine lumière.

Passqu’une bite, c’est moche.

Chuis désolée mais c’est ainsi.

Oh, attention, n’allez pas me faire dire ce que j’ai pas dit.  J’ai pas dit que ce qu’elle suscitait comme émotions ou comme sensations physiques l’était, moche.  J’ai juste dit que c’était moche.  Indépendamment de son usage, quoi.  Voilà un bout de chair bien utile, mais moche.

Une jolie paire de fesses musclées, c’est beau.

Un sein qui surgit d’un décolleté, c’est beau.

Une nuque, c’est beau.

Une cuisse ferme, c’est beau.

Bien sûr, des fesses pleine de cellulite, un sein qui tire la tronche, une nuque envahie par le gras ou une cuisse molle, c’est moche aussi, je suis d’accord.

Mais une bite, qu’elle soit jeune ou vieille, petite ou grande, ferme ou pendouillante, tireuse de tronche ou à l’assaut de la vie… ça reste moche.

Vous me direz, niveau mocheté, sur cette planète, y’a bien pire qu’une bite.

Je partage votre avis à 100 %.

Y’a bien pire.

Y’a deux fois pire.

Y’a les couilles.

07:18 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (23) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

29
mar

Trop bon... et trop "conscientisant"

09:57 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
mar

Accueil Delhaize VS accueil Carrefour

C’est en lisant la chronique hebdomadaire de Diederick Legrain dans le Publi Namur de la semaine dernière que j’ai eu envie de vous raconter mes péripéties supermarchéales.

En général, cette chronique parle de la politique namurwèse, à laquelle je pige rien.

Mais cette semaine, Diederick nous raconte son épopée au Carrefour, en habitué du Delhaize qu’il est.

Moi aussi, chuis une Delhaize-phile.  Juste passque j’y accède plus facilement, tandis que pour Carrouf, je dois prendre un bus, lequel ne passe que toutes les pleines lunes.  J’avoue que j’aime zoner à l’étage du Carrouf de Jambes, oùsque je peux claquer 500 eur en moins de temps qu’il ne faut pour trouver le scanner bleu magique qui permet de découvrir le prix réel des articles, jamais correctement affiché, et si affiché, toujours erroné, ça va de soi.

Donc Delhaize et moi, c’est pour la vie.

Et l’accueil y est totalement charmant.  A la caisse, mais surtout à l’accueil.  Concentre-toi sur ton sujet, ma petite Anaïs : l’accueil.  A peine entrée, chez Delhaize, me vlà saluée.  Grand sourire.  Grand bonjour.  Et la sympathie entraîne la sympathie.  Je pense notamment à une gentille petite dame brune, adoraaaaaaaaable, toujours un sourire, toujours un mot gentil.  Quand notre ami Benoît Poelvoorde y faisait ses courses l’autre jour, on a même gentiment discuté elle et moi, après que j’aie plaisanté sur les stars qui fréquentaient ces lieux.  Adorable je vous dis, l’accueil Delhaize. Delhaize, c’est le monde des Bisounours.

Mais chez Carrefour, c’est tout autre chose.  Si Delhaize = le monde des Bisounours, Carrefour = le monde de Cruella, Sher Kan et Javotte réunis.

Chez Carrefour, ils ont eu une idée de génie en matière de 100 % remboursés : indiquer dans le rayon « 100 % remboursé, s’adresser à l’accueil ».

Donc ben moi, je m’adresse à l’accueil.

Mais de l’intérieur.

Or, l’accueil donne vers l’entrée, on y accède bien plus facilement quand on entre ou sort du magasin.  Mais moi, j’ai toutes mes courses, donc je suis contrainte d’aller du « mauvais » côté de l’accueil, du côté obscur de la force : là oùsqu’une vitre avec des trous permet de s’adresser, normalement, aux gentilles hôtesses souriantes.  Un peu comme en prison quoi.

J’arrive donc, je me terre derrière ma vitre, et comme y’a trois clients à l’accueil, du bon côté, je patiente en attendant mon tour.  Les deux cerbères hôtesses s’occupent de deux clients, puis du troisième.  Entre-temps, bien sûr, plein d’autres clients sont arrivés et font la file du bon côté.  Vraiment du bon côté, puisque moi, on me jette des regards en coin, on passe à 3 centimètres du vitrage criblé de trous (de balles ?), mais je ne suis rien, je n’existe pas.  Elles me voient, je le vois, mais elles m’ignorent.

Et les clients continuent à arriver et à être servis du bon côté, tandis que moi je patiente en silence.  Jusqu’au moment où ça suffiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit, et où je hausse le ton, d’un « y’a moyen qu’on s’occupe de moi » ?  Sèche, moi y’en a être, mais marre moi y’en avoir.  Une vitre avec des trous de balles, je veux bien, mais si derrière la vitre avec des trous de balles, y’a encore d’autres trous de balles, là je dis non.

Et, enfin, miracle miraculeusement miraculeux, j’ai droit à un regard.  Pas un sourire, non, faut pas rêver, un simple regard, à la limite du « keskelle me veut celle-là ? ».  Et je pose ma question sur les remboursés, comment skon fait et tout et tout.  Très sèchement, mon hôtesse particulière me répond que j’ai qu’à payer et revenir chercher la paperasse.  Sans autre explication, débrouille-toi Anaïs.

J’obtempère, je passe à la caisse, en selfscan, grande nouveauté du jour, près d’une hôtesse absolument adorable, je me dois de le dire, vraiment adorable, comme quoi c’est possible de l’être.  Lorsque sa voisine entend que j’ai été considérée comme invisible durant un temps fou à l’accueil pas accueillant, elle vient s’inquiéter de savoir si c’est d’elle dont je parle.  Et lorsque je l’informe que non, bien sûr, que je parle de l’accueil, le vrai, celui de là-bas au loin, la moue qu’elle tire en dit long sur la réputation qu’a l’accueil de ce grand magasin…

Après avoir payé, je retourne faire encoooore la file à l’accueil, mais du bon côté cette fois, sans trous de balles (du moins niveau vitrage), et je récupère les précieux documents, distillés au compte-goutte comme un bien plus précieux que le Yun kun kun.  Fort heureusement, je connais la marche à suivre en matière de remboursés, sinon j’aurais pas récupéré mes sousous, vu qu’à l’accueil du Carrouf, ben on fait tout sauf du véritable accueil.

Je propose dès lors que Carrefour rebaptise son accueil.  Car « désaccueil » siérait bien mieux à ce lieu de perdition.  Faut appeler un chat un chat, non mais.

08:04 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |