17
mai

La théorie du complot

L’autre soir, après un bon morceau de gâteau, il était déjà plus de 23 heures, soit la pleine nuit pour moi qui vais me coucher avec les poules et les poussins, lorsque nous en sommes venus à discuter du 11 septembre.  Chais plus pourquoi, chais plus comment, mais on en a causé.  Et on a causé de JFK.  Et le débat fut passionnant, avec des vidéos étonnantes et/ou débiles, sur fond de musique à la « talalalalala » - ben si, vous savez, le générique de cette série sur les ET, hyper connue, avec l’agent Mulder si je me souviens bien, dont le nom m’échappe).  Et l’actualité actuellement actuelle, avec ce que l’on appelle déjà l’affaire DSK, m’a remis en tête cette soirée.

Une soirée dédiée à la théorie du complot.

Avez-vous déjà remarqué comme la théorie du complot a plus de succès dans notre société que les manons de Léonidas, même celles avec noisette ?

Vous voulez des exemples ?  Facile…

Commençons par le complot du 11 septembre.  Les avions ont été envoyés par le gouvernement américain, pour avoir un alibi afin de provoquer une guerre.  Et y’a des preuves, notamment des restes d’un certain explosif ayant fait tomber les tours, et puis des images d’explosion aussi, et plein plein plein de preuves, à découvrir sur le net si le cœur vous en dit.

Ensuite, le complot de JFK.  Le Président des Etats-Unis n’a pas été assassiné par un déséqulibré, à Dallas, à côté de son épouse toute de rose vêtue (cf la série Les Kennedy, que j’ai suivie, à l’affût des scandales, même qu’ils étaient peu nombreux, grosse déception).   Il a été éliminé par son propre gouvernement, car jugé gênant, voire pour d’autres raisons obscures que mon neurone comprend mal.

Puis, bien sûr, le complot Michaël Jackson.  Il n’est pas mort, mais a juste feint de mourir pour échapper aux concerts à venir, qui l’angoissaient.  Accessoirement, il aurait rejoint Elvis Presley.  Le grand perdant dans tout ça, c’est son médecin…

Depuis hier, enfin, le complot de DSK.  Il n’a pas agressé sexuellement ou violé ou séquestré une femme de chambre noire (la couleur ayant bien sûr son importance), tout cela est une machination pour qu’il ne devienne jamais président et pour d’autres raisons liées au FMI que mon neurone comprend mal.  D’autant que des infos circulaient très (trop) vite sur twitter.

Puis le complot de mon boss adoré qui a décidé de me virer, j’en rêve chaque nuit.  Et s’il est si gentil avec moi, c’est pour mieux noyer le poisson, en attendant de me jeter.  Et j’ai des preuves, mais uniquement en rêve… pour le moment.

Le plus angoissant, dans ces théories du complot, ce ne sont pas les théories du complot en elles-mêmes.  Non, le plus angoissant c’est que, en se penchant sur ces théories, en les analysant, en les disséquant, en lisant une masse d’infos, les commentaires des gens, les sites web qui naissent aussi vite que des portées de souris… on finit par (quasiment) y croire.  Et par se dire « Pourquoi croire une théorie plutôt qu’une autre ?  Les avions lancés par Al Quaïda sont-ils plus crédibles que ceux lancés par les States ?  JKF tué par un déséquilibré ou plutôt par son gouvernement ?  DSK, malade sexuel ou pauvre victime d’un complot sordide ? Mon boss qui me vire ou qui m’augmente ? »  Car finalement, personne ne sait rien, chacun pense savoir, mais personne ne sait (et moi je sais qu’on ne sait jamais, comme disait Jean Gabin – c’était lui hein ?).  Personne ne sait, à part les véritables responsables.  Et ils gardent leur secret bien au chaud…

PS : la série, ça m’est revenu, c’est X-files.  Lalalalalala…

Merci à Laurence pour cette vidéo :

13
mai

De l'art de visiter les WC

Vous savez que chaque année, je vais au FIFF (pour rappel, le Festival International du Film Francophone de Namur, ou le Festival des Individus Foutrement Favorisés).

J’ai également le plaisir, lors des nombreuses séances auxquelles j’assiste, de tester les toilettes des cinémas namurois (ça faisait un bail, en grande habituée de l’Acina que je suis devenue).

Dans ces toilettes, une file permanente.  Logique.  300 spectateurs, dont moitié de femmes, toutes ayant un besoin pressant.  6 toilettes.  Cherchez l’erreur.

Mais la véritable erreur elle est ici : lors de chacune de mes attentes, j’observe ces femmes. Elles entrent, sortent, prennent leur temps ou pas.  Mais aucune d’elles, je dis bien aucune, ne s’est lavé les mains après son passage au petit coin.  Aucune !

Moi qui croyais innocemment que seuls les hommes étaient adeptes du manque d’hygiène, voici que les femmes se mettent à répandre leurs germes sur les sièges bleus des cinémas, sur les bâtons de leurs friskos, sur les poignées de portes et dieu sait où encore (et je préfère ne pas le savoir, argh).   

Je veux bien admettre que, chez elles, cocoonement lovée dans leur petit canapé, elles fassent l’impasse sur le lavage de mains, après tout, personne ne les voit agir de la sorte.  Mais devant une telle grappe d’autres femmes, comment osent-elles ?

Je l’ai pourtant compris une fois mon tour venu.  Lorsque j’ai voulu me laver les minettes.  Pour accéder à l’évier, au savon tout propre (puisque pas utilisé) et aux serviettes immaculées, j’ai dû franchir la foule, affronter les regards me faisant comprendre que je dérangeais, me contorsionner pour accéder au jet d’eau et partir sans m’essuyer les mains, sous peine d’être lynchée.  Un challenge !

Prochain challenge, tester ce petit matos disponible sur le marché et permettant aux femmes de faire pipi debout.  Mon verdict dans quelques semaines…

 Illu de Petit Bordel.

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06:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
mai

Opération "je me fais des frayeurs"

Vous le savez, je ne grimpe jamais dans les grands zoiseaux de métal, même si mon rêve le plus grand le plus haut le plus beau, c'est d'aller à New-York, ce qui pose un léger souci, je suis d'accord.  Un jour, j'irai à New-York avec Homdemavie, et on prendra un bateau et tout notre temps pour y aller, en profitant du luxe de ses installations, en faisant des folies genre Loana dans le jacuzzi.  Voilà.

Donc je n'y grimpe pas, mais ça m'intéresse, ces bestiaux qui volent.  Sans doute car ça paraît contre nature, de faire grimper dans le ciel un truc aussi gros, voilà.

Alors, j'ai regardé l'émission qui tente de faire la vérité sur le crash du vol Rio Paris.  Apparemment cet avion s'est crashé dans l'océan Atlantique y'a genre deux ans.  J'avoue que ça m'était sorti de la tête.  Et j'ignorais que les boîtes noires avaient coulé à 4000 mètres et n'avaient pas été retrouvé.  Et que, par conséquent, les causes du crash étaient encore mystérieuses, ou presque.

De toute façon, dès que je dis que je prends pas les zoiseaux de métal, on me bassine avec les statistiques à la noix sur ce moyen de transport le plus sûr.  Je sais.  Les statistiques ne tuent pas les phobies, cependant.  Statistiquement, combien d'araignées de maison ont tué de femmes ?  Statistiquement, combien de souris blanches ont mangé d'humains ?  Statistiquement, combien de fois le chiffre 666 a-t-il engendré la venue du Diable ?  Tout ça pour dire que les statistiques hein... ça y'en a pas être compatible avec les phobies, voilà.

Donc j'ai regardé.

Et j'ai appris plein de choses.

Déjà, j'ai appris que les pilotes pilotent de moins en moins.  Que tout est automatisé.  Et qu'en cas de souci, ils sont pas armés pour réagir, surtout quand l'avion ralentit.  Un avion qui ralentit, c'est pas juste un avion qui ralentit, ça provoque des tas de trucs à son aile et ça le fait tomber, paf, à la verticale, ou alors partir en vrille.  Et dans ce cas là, le pilote, ben, il doit réagir, mais va réagir quand t'as pas l'habitude et que ton gros zavion part dans tous les sens.

Puis j'ai appris un truc incroyable, que l'eau peut rester liquide même avec des températures largement en dessous de zéro.  Ça porte un nom, que j'ai oublié.  Mais que si quelque chose "entre" dans ce phénomène, paf, ça regèle.  Quelque chose comme... un avion.  Alors ça givre sur la sonde qui sert à tout, et l'avion perd ses repères, et son pilote automatique, et il ralentit... et pour la suite, relire le paragraphe précédent.

J'ai aussi appris que, dans le cas qui nous occupe, l'avion aurait subi tout ça, et paf le givre, et paf la perte des repères, et paf le ralentissement et paf la chute libre.  Mais que les pilotes auraient peut être quasi évité le drame, vu que l'avion est arrivé à l'horizontale sur l'océan, comme s'ils avaient rattrapé le coup, mais trop tard.  Et ça m'a fait vraiment mal, car j'ai imaginé l'horreur de cette chute libre pour les passagers, les hôtesses et les pilotes désemparés.

J'ai enfin appris, enfin non, j'ai eu confirmation que non, vraiment non, peu importe les statistiques, je ne monterai jamais dans ces zoiseaux de métal.  

Impossible.

Et vous ?

5
mai

J'ai le trouillomètre à zéro quand Skynet parle des ampoules

Je savais que le mercure c'était caca boudin.  Pourtant je l'ai connu, dans le thermomètre de mon enfance, le mercure.  Pire, je me souviens en avoir vu sur le sol un jour, c'était tout joli ce métal liquide argenté, je l'ai touché je pense.  C'était à l'école si mes souvenirs sont bons.

Glups.

Ça m'angoisse ça, de savoir que j'ai touché du joli mercure si toxique, ça s'évacue par l'organisme combien d'années plus tard, docteur ?

Récemment, j'ai vu une émission qui disait que les ampoules économiques, si formidables, si tout, en contenaient, du mercure.  Les ampoules économiques seraient-elles caca boudin ?  Passqu'on y disait que si l'ampoule se casse... bonjour la casse avec les vapeurs de mercure.

Bon.

Et là, je reçois la newsletter Skynet qui révèle une enquête allemande selon laquelle outre les problèmes de mercure bien connus pour la santé et le recyclage (passque recycler les ampoules en fin de vie, je vous dis pas la galère), ben ces ampoules seraient cancérigènes, surtout quand elles sont près de la tête, surtout quand elles n'ont pas une enveloppe de verre tout autour.

Re-glups.

Direction mes deux lampes de salon, l'une à droite, l'autre à gauche... de ma tête.  Je sais que j'y ai mis des ampoules économiques.

De chez Ikéa.

L'une a une enveloppe de verre, enfin un truc mat et pas très lisse, dans une matière indéfinissable.  Déjà ça de pris.

L'autre pas.  Ancienne ampoule, du temps oùsqu'on voyait le tube tordu.  

Re-re-glups.

Direction mon stock d'ampoules.

J'y trouve :

- cinq ampoules économiques sans protection, gros soquets, représentant une partie de mon héritage

- deux ampoules économiques sans protection, petits soquets, achetées y'a un bail, Ikéa

- quatre ampoules économiques avec protection, gros soquets, achetées y'a deux ans, Ikéa

- deux ampoules économiques avec protection, petits soquets, achetées y'a deux ans, Ikéa

- deux ampoules flammes économiques avec protection, petits soquets, achetées y'a deux ans, Ikéa (dingue le stock que j'ai pu faire y'a deux ans)

- six ampoules normales 25 watts, achetées avant la fin des ampoules normales, au cas où

- six ampoules normales 40 watts, achetées avant la fin des ampoules, normales au cas où

- deux ampoules flammes normales 25 watts, achetées y'a dix ans, devant servir à remplacer mes 14 ampoules flammes posées y'a dix ans, toujours en vie (dingue la durée de vie de ces trucs)

- une ampoule pour spot halogène

- une giga ampoule économique Ikéa pour ma cuisine, quand mon ampoule géante achetée y'a dix ans mourra

- une ampoule spot normale, 25 watts, petit soquet

- six ampoules style normales gros soquets mais contenant un halogène, achetée chez Ikéa l'an dernier, pour pas utiliser des économiques dans les endroits de passage comme WC ou halls (après avoir failli m'étaler dans mon hall après remplacement d'une ampoule standard mourue par une ampoule économique qui éclairait deux heures trop tard)

Voilà.

Je dois en avoir oublié, en plus.

Quand je vous dis que je suis un hamster.

Tout ça sachant que, en dix ans de vie dans mon humble demeure, qui contient tout de même 9 ampoules dans les halls, 1 dans le WC, 4 dans la cuisine (mais avant, 1, vive ma nouvelle cuisine), 13 dans mon living, 2 dans ma chambre, 3 dans ma sdb, 2 dans mon dressing (ça en jette, un dressing hein ?), 3 dans ma cave, 4 sur ma terrasse, soit un total de ... tadaaaaaam... 41 (qui peut recompter pour moi ?), j'ai changé en tout et pour tout deux ampoules : une dans mon salon (qui était, en plus, une ampoule laissée par l'ancien proprio), une dans mon hall (là oùsque j'ai failli m'étaler après changement).

Dingue.  Je ne me comprends pas.

Bref, dans ce stock d'ampoules, j'ai cherché de quoi remplacer les trois ampoules économiques près de ma tête, deux dans le living, une dans ma chambre, sur ma jolie lampe de chevet.

Ben vous n'allez pas le croire, j'avais pas de quoi les remplacer.  Car me fallait une gros soquet et deux petits soquets.  Et j'avais pas de petits soquets.  Comme quoi, être un hamster ne suffit pas toujours.

J'ai donc remplacé mes ampoules vilaines pas belles petits soquets par un spot et une ampoule flamme.  Pas grave, on les voit pas. 

Keski faut pas faire pour survivre en ce bas monde.

Me reste maintenant à arrêter de manger des graisses hydrogénées, de subir les fumées de cigarette des gens en rue, d'ingurgiter des pesticides, des colorants, des conservateurs et de me mettre au soleil.

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21:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
avr

J’ai rencontré Pat Ibulaire

Bon, clair que j’aurais préféré rencontrer Saint-Nicolas avec ses chocolats, mais j’ai pas eu le choix.

Alors j’ai rencontré Pat Ibulaire.  Vous connaissez ?  C’est un personnage du Journal de Mickey ou de Super Picsou ou de … ben je sais plus, ce sont les trois journaux que je lisais quand j’étais môme, le Journal de Mickey était hebdomadaire, le … mensuel et le Super Picsou tous les deux mois (mais chais pas comment on dit, car bimensuel c’est deux fois par mois non ?)  Au milieu des gentils donc, y’avait le méchant, Pat Ibulaire.

Le matin, je suis la première à arriver au bureau.  Enfin pas tout à fait, vu que la femme de ménage technicienne de surface est là avant moi, bien avant moi.  Elle est cool et après notre conversation matinale habituelle, savoir le lundi « ça va, ben comme un lundi, oui vivement vendredi », le mardi « ça va, fatiguééééééééééééééée », le mercredi « ça va, vivement le wiiiiiiiiiikende », le jeudi « ça va, ouiiiiiiiiii, demain wiiiiiiiiiiiiiiikeeeeeeeeeeeeeeeeendeeeeeeeeeeeuh » et le vendredi « ça va, yes yes yes, que du bonheur c’est vendredi et demain c’est samedi on fout l’camp d’ici oh (ça se chante hein ça) », je rejoins mes pénates.

Soudain, même pas assise l’Anaïs, on sonne.

Trop tôt pour être le facteur.

Vu que je bosse dans le bureau « fort fort lointain », comme Shrek, il me faut un temps fou pour rejoindre le hall d’accueil et l’ouvre-porte.  J’entame donc ma randonnée jusqu’à la porte d’entrée, pas après pas, marche après marche, persuadée que c’est pas le facteur.  Et que j’ai pas envie d’ouvrir, du coup, mais c’est mon devoir.

Durant le trajet, ça sonne à nouveau, de façon impatiente.  Oui, l’impatience se remarque dans le coup de sonnette, vous n’aviez jamais remarqué ?

Après ce long périple, j’arrive à quelques mètres de la porte quand, soudain, le drame se produit : les coups de sonnettes exaspérés ont laissé place à des coups répétés sur la porte, assortis de mouvements violents sur ladite porte, pauvre petite chose fragile secouée pire qu’un morceau de fruit dans un blender à smoothies.  L’individu aimable qui sonnait gentiment à la porte a laissé place à une sorte d’Incroyable Hulk excédé de ne pouvoir entrer…  Et moi aussi je suis excédée de ce manque de respect.  Tout bien réfléchi, je suis plus effrayée qu’excédée, car c’est l’aube et je suis seule, la technicienne de surface m’ayant lâchement abandonnée pour se réfugier à la cave, une fois que les coups répétés ont commencé.  Et l’individu insiste, secouant la porte à qui mieux mieux, dans l’espoir vain de la voir céder… ce qui serait, somme toute, assez amusant.  Non ?  Non.

Je prends donc mon courage à deux pieds, j’ouvre la porte, et découvre… une petite dame toute menue toute frêle, à l’air courroucé de la puce face à un Sphynx.  L’air de rien, elle me remet un courrier.  Un simple courrier !  Un bête courrier.  Puis elle s’en va, toujours l’air de rien.  Tout ça pour ça…

Je vous le dis, ma bonne Dame, la clientèle n’est plus ce qu’elle était.

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