11
mai

Opération "je me fais des frayeurs"

Vous le savez, je ne grimpe jamais dans les grands zoiseaux de métal, même si mon rêve le plus grand le plus haut le plus beau, c'est d'aller à New-York, ce qui pose un léger souci, je suis d'accord.  Un jour, j'irai à New-York avec Homdemavie, et on prendra un bateau et tout notre temps pour y aller, en profitant du luxe de ses installations, en faisant des folies genre Loana dans le jacuzzi.  Voilà.

Donc je n'y grimpe pas, mais ça m'intéresse, ces bestiaux qui volent.  Sans doute car ça paraît contre nature, de faire grimper dans le ciel un truc aussi gros, voilà.

Alors, j'ai regardé l'émission qui tente de faire la vérité sur le crash du vol Rio Paris.  Apparemment cet avion s'est crashé dans l'océan Atlantique y'a genre deux ans.  J'avoue que ça m'était sorti de la tête.  Et j'ignorais que les boîtes noires avaient coulé à 4000 mètres et n'avaient pas été retrouvé.  Et que, par conséquent, les causes du crash étaient encore mystérieuses, ou presque.

De toute façon, dès que je dis que je prends pas les zoiseaux de métal, on me bassine avec les statistiques à la noix sur ce moyen de transport le plus sûr.  Je sais.  Les statistiques ne tuent pas les phobies, cependant.  Statistiquement, combien d'araignées de maison ont tué de femmes ?  Statistiquement, combien de souris blanches ont mangé d'humains ?  Statistiquement, combien de fois le chiffre 666 a-t-il engendré la venue du Diable ?  Tout ça pour dire que les statistiques hein... ça y'en a pas être compatible avec les phobies, voilà.

Donc j'ai regardé.

Et j'ai appris plein de choses.

Déjà, j'ai appris que les pilotes pilotent de moins en moins.  Que tout est automatisé.  Et qu'en cas de souci, ils sont pas armés pour réagir, surtout quand l'avion ralentit.  Un avion qui ralentit, c'est pas juste un avion qui ralentit, ça provoque des tas de trucs à son aile et ça le fait tomber, paf, à la verticale, ou alors partir en vrille.  Et dans ce cas là, le pilote, ben, il doit réagir, mais va réagir quand t'as pas l'habitude et que ton gros zavion part dans tous les sens.

Puis j'ai appris un truc incroyable, que l'eau peut rester liquide même avec des températures largement en dessous de zéro.  Ça porte un nom, que j'ai oublié.  Mais que si quelque chose "entre" dans ce phénomène, paf, ça regèle.  Quelque chose comme... un avion.  Alors ça givre sur la sonde qui sert à tout, et l'avion perd ses repères, et son pilote automatique, et il ralentit... et pour la suite, relire le paragraphe précédent.

J'ai aussi appris que, dans le cas qui nous occupe, l'avion aurait subi tout ça, et paf le givre, et paf la perte des repères, et paf le ralentissement et paf la chute libre.  Mais que les pilotes auraient peut être quasi évité le drame, vu que l'avion est arrivé à l'horizontale sur l'océan, comme s'ils avaient rattrapé le coup, mais trop tard.  Et ça m'a fait vraiment mal, car j'ai imaginé l'horreur de cette chute libre pour les passagers, les hôtesses et les pilotes désemparés.

J'ai enfin appris, enfin non, j'ai eu confirmation que non, vraiment non, peu importe les statistiques, je ne monterai jamais dans ces zoiseaux de métal.  

Impossible.

Et vous ?

5
mai

J'ai le trouillomètre à zéro quand Skynet parle des ampoules

Je savais que le mercure c'était caca boudin.  Pourtant je l'ai connu, dans le thermomètre de mon enfance, le mercure.  Pire, je me souviens en avoir vu sur le sol un jour, c'était tout joli ce métal liquide argenté, je l'ai touché je pense.  C'était à l'école si mes souvenirs sont bons.

Glups.

Ça m'angoisse ça, de savoir que j'ai touché du joli mercure si toxique, ça s'évacue par l'organisme combien d'années plus tard, docteur ?

Récemment, j'ai vu une émission qui disait que les ampoules économiques, si formidables, si tout, en contenaient, du mercure.  Les ampoules économiques seraient-elles caca boudin ?  Passqu'on y disait que si l'ampoule se casse... bonjour la casse avec les vapeurs de mercure.

Bon.

Et là, je reçois la newsletter Skynet qui révèle une enquête allemande selon laquelle outre les problèmes de mercure bien connus pour la santé et le recyclage (passque recycler les ampoules en fin de vie, je vous dis pas la galère), ben ces ampoules seraient cancérigènes, surtout quand elles sont près de la tête, surtout quand elles n'ont pas une enveloppe de verre tout autour.

Re-glups.

Direction mes deux lampes de salon, l'une à droite, l'autre à gauche... de ma tête.  Je sais que j'y ai mis des ampoules économiques.

De chez Ikéa.

L'une a une enveloppe de verre, enfin un truc mat et pas très lisse, dans une matière indéfinissable.  Déjà ça de pris.

L'autre pas.  Ancienne ampoule, du temps oùsqu'on voyait le tube tordu.  

Re-re-glups.

Direction mon stock d'ampoules.

J'y trouve :

- cinq ampoules économiques sans protection, gros soquets, représentant une partie de mon héritage

- deux ampoules économiques sans protection, petits soquets, achetées y'a un bail, Ikéa

- quatre ampoules économiques avec protection, gros soquets, achetées y'a deux ans, Ikéa

- deux ampoules économiques avec protection, petits soquets, achetées y'a deux ans, Ikéa

- deux ampoules flammes économiques avec protection, petits soquets, achetées y'a deux ans, Ikéa (dingue le stock que j'ai pu faire y'a deux ans)

- six ampoules normales 25 watts, achetées avant la fin des ampoules normales, au cas où

- six ampoules normales 40 watts, achetées avant la fin des ampoules, normales au cas où

- deux ampoules flammes normales 25 watts, achetées y'a dix ans, devant servir à remplacer mes 14 ampoules flammes posées y'a dix ans, toujours en vie (dingue la durée de vie de ces trucs)

- une ampoule pour spot halogène

- une giga ampoule économique Ikéa pour ma cuisine, quand mon ampoule géante achetée y'a dix ans mourra

- une ampoule spot normale, 25 watts, petit soquet

- six ampoules style normales gros soquets mais contenant un halogène, achetée chez Ikéa l'an dernier, pour pas utiliser des économiques dans les endroits de passage comme WC ou halls (après avoir failli m'étaler dans mon hall après remplacement d'une ampoule standard mourue par une ampoule économique qui éclairait deux heures trop tard)

Voilà.

Je dois en avoir oublié, en plus.

Quand je vous dis que je suis un hamster.

Tout ça sachant que, en dix ans de vie dans mon humble demeure, qui contient tout de même 9 ampoules dans les halls, 1 dans le WC, 4 dans la cuisine (mais avant, 1, vive ma nouvelle cuisine), 13 dans mon living, 2 dans ma chambre, 3 dans ma sdb, 2 dans mon dressing (ça en jette, un dressing hein ?), 3 dans ma cave, 4 sur ma terrasse, soit un total de ... tadaaaaaam... 41 (qui peut recompter pour moi ?), j'ai changé en tout et pour tout deux ampoules : une dans mon salon (qui était, en plus, une ampoule laissée par l'ancien proprio), une dans mon hall (là oùsque j'ai failli m'étaler après changement).

Dingue.  Je ne me comprends pas.

Bref, dans ce stock d'ampoules, j'ai cherché de quoi remplacer les trois ampoules économiques près de ma tête, deux dans le living, une dans ma chambre, sur ma jolie lampe de chevet.

Ben vous n'allez pas le croire, j'avais pas de quoi les remplacer.  Car me fallait une gros soquet et deux petits soquets.  Et j'avais pas de petits soquets.  Comme quoi, être un hamster ne suffit pas toujours.

J'ai donc remplacé mes ampoules vilaines pas belles petits soquets par un spot et une ampoule flamme.  Pas grave, on les voit pas. 

Keski faut pas faire pour survivre en ce bas monde.

Me reste maintenant à arrêter de manger des graisses hydrogénées, de subir les fumées de cigarette des gens en rue, d'ingurgiter des pesticides, des colorants, des conservateurs et de me mettre au soleil.

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21:52 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
avr

J’ai rencontré Pat Ibulaire

Bon, clair que j’aurais préféré rencontrer Saint-Nicolas avec ses chocolats, mais j’ai pas eu le choix.

Alors j’ai rencontré Pat Ibulaire.  Vous connaissez ?  C’est un personnage du Journal de Mickey ou de Super Picsou ou de … ben je sais plus, ce sont les trois journaux que je lisais quand j’étais môme, le Journal de Mickey était hebdomadaire, le … mensuel et le Super Picsou tous les deux mois (mais chais pas comment on dit, car bimensuel c’est deux fois par mois non ?)  Au milieu des gentils donc, y’avait le méchant, Pat Ibulaire.

Le matin, je suis la première à arriver au bureau.  Enfin pas tout à fait, vu que la femme de ménage technicienne de surface est là avant moi, bien avant moi.  Elle est cool et après notre conversation matinale habituelle, savoir le lundi « ça va, ben comme un lundi, oui vivement vendredi », le mardi « ça va, fatiguééééééééééééééée », le mercredi « ça va, vivement le wiiiiiiiiiikende », le jeudi « ça va, ouiiiiiiiiii, demain wiiiiiiiiiiiiiiikeeeeeeeeeeeeeeeeendeeeeeeeeeeeuh » et le vendredi « ça va, yes yes yes, que du bonheur c’est vendredi et demain c’est samedi on fout l’camp d’ici oh (ça se chante hein ça) », je rejoins mes pénates.

Soudain, même pas assise l’Anaïs, on sonne.

Trop tôt pour être le facteur.

Vu que je bosse dans le bureau « fort fort lointain », comme Shrek, il me faut un temps fou pour rejoindre le hall d’accueil et l’ouvre-porte.  J’entame donc ma randonnée jusqu’à la porte d’entrée, pas après pas, marche après marche, persuadée que c’est pas le facteur.  Et que j’ai pas envie d’ouvrir, du coup, mais c’est mon devoir.

Durant le trajet, ça sonne à nouveau, de façon impatiente.  Oui, l’impatience se remarque dans le coup de sonnette, vous n’aviez jamais remarqué ?

Après ce long périple, j’arrive à quelques mètres de la porte quand, soudain, le drame se produit : les coups de sonnettes exaspérés ont laissé place à des coups répétés sur la porte, assortis de mouvements violents sur ladite porte, pauvre petite chose fragile secouée pire qu’un morceau de fruit dans un blender à smoothies.  L’individu aimable qui sonnait gentiment à la porte a laissé place à une sorte d’Incroyable Hulk excédé de ne pouvoir entrer…  Et moi aussi je suis excédée de ce manque de respect.  Tout bien réfléchi, je suis plus effrayée qu’excédée, car c’est l’aube et je suis seule, la technicienne de surface m’ayant lâchement abandonnée pour se réfugier à la cave, une fois que les coups répétés ont commencé.  Et l’individu insiste, secouant la porte à qui mieux mieux, dans l’espoir vain de la voir céder… ce qui serait, somme toute, assez amusant.  Non ?  Non.

Je prends donc mon courage à deux pieds, j’ouvre la porte, et découvre… une petite dame toute menue toute frêle, à l’air courroucé de la puce face à un Sphynx.  L’air de rien, elle me remet un courrier.  Un simple courrier !  Un bête courrier.  Puis elle s’en va, toujours l’air de rien.  Tout ça pour ça…

Je vous le dis, ma bonne Dame, la clientèle n’est plus ce qu’elle était.

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12
avr

ça m'a donné la chair de poule... et vous ?

J'ai trouvé ça beau... puis émouvant... puis choquant.  Déstabilisant.  Angoissant.  C'est sans doute le but.

Votre avis ?

12
avr

De l'avantage d'en avoir fini avec Carré Viiip à la folie Barbiiie

L'an dernier, on m'a annoncé que la Belgique tentait une expérience écologique : fournir des hamsters à des familles, afin qu'ils produisent de l'électricité.  J'ai trouvé ça génial, j'en voulais.  Poisson d'avril.

Cette année, on m'a annoncé que les Black Eyed Peas réservaient Walibi pour une semaine.  J'ai trouvé ça irrespectueux pour les abonnés à l'année qui seraient privés de leur parc durant sept jours.  Poisson d'avril.

Cette année encore, on m'a annoncé la fin de Carré Viiip.  J'ai trouvé ça abominable, comment allais-je pouvoir poursuivre mon expérience sociologique préférée, découvrir les pires melons de France et les pires aspirants melons ?  Poisson d'avril... ah ben non, merde alors.

Mais avant d'en terminer définitivement avec cette aventure aussi brève que ridiculement passionnante, je m'en voudrais de ne pas vous livrer une dernier petite Viiipade, émanant de je sais plus qui, mais on s'en moque : "j'ai la franchise d'être franc".  Et dans Carré Viiip, on pouvait remplacer par n'importe quels adjectifs et substantifs : j'ai la bêtise d'être bête, j'ai la stupidité d'être stupide, j'ai l'intelligence d'être intelligent (mouahahah), j'ai la melonnade d'avoir le melon...

Bref, Carré Viiip, c'est bel et bien fin. 

Mais en matière d'expérience sociologique, nous n'avons pas perdu au change, chers téléspectateurs de TF1, car Carré Viiip est remplacé par Confessions Intimes, ce summum de l'aveu de bêtise absolue, cette télé-réalité directement chez l'habitant ma bonne dame.

Ce vendredi, nous avons partagé la vie d'une fada des majorettes et d'une obsédée du tuning.  Inoubliable.  Mais pire encore fut notre "candidate" du vendredi précédent, celui où Carré Viiip est mort de sa moche mort.  J'ai nommé celle qui rêve d'être Barbie, de vivre comme Barbie, de se vêtir comme Barbie et d'évoluer dans le monde de Barbie.  Le summum du summum de Confessions Intimes... quoiqu'il faut avouer que dans cette émission, chaque fois qu'on pense avoir atteint le pire du pire, y'a toujours le pire du pire du pire qui reste à venir, ça maintient le suspense.

Mais ce qui m'angoisse, c'est que je pense avoir chopé le virus de la Barbiïte aigue, j'ignorais que c'était contagieux, mais voilà, c'est ainsi.  Regardez ce que j'ai acheté rien que ce samedi.  Promis, si je m'offre de l'électro rose layette, si je fonce au rayon Barbie de mon supermarché pour m'offrir toute la collection et si je me fais des mèches roses, j'appelle un psy.  Si vous pensez que je dois déjà l'appeler maintenant, tapez 1.

Je vous propose donc :

Pour le jardin, le lampion solaire et le bac à nénuphar surmonté de sa libellule métallique.

 

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Pour l'intérieur, le plaid douillet, les bougeoirs chaleureux et la lampe-E.T. (passque l'ampoule, je vous jure, on dirait l'oeil d'une bestiole descendue du ciel).

 

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