4
mai

4/5/2016 : pourquoi se souvient-on des trucs inutiles ?

J’ai perdu la mémoire et elle revient petit à petit. Ouf me direz-vous, je me souviens désormais de mes mots de passe, du fonctionnement du voocorder, de mon numéro de téléphone, de la frappe à dix doigts (je m’en souviens, j’ai pas dit que je pratiquais comme avant), de ma rue, de ma cuisine équipée, du nom des fruits et des légumes, de celui de certaines fleurs, de mes chats, de leurs noms même si je mélange souvent, et j’en passe…

Mais je me souviens aussi de ma peur panique des avions et des insectes tigrés, totalement inutile quoi, et aussi de ça, que j’ai raconté à mes proches et que je viens de retrouver :

« La minute blonde : et une pizza, une (publié le 15/03/2007)

L'autre jour je me commande une pizza scampis. Vous connaissez ? Une pizza, des scampis, de l'ail, des tomates fraîches, trois tonnes de mozzarella, et le tour est joué. 1.500 calories au bas mot, mais keske c'est bon !

Me voilà donc partie chercher ma pizza scampis.

J’entre dans mon resto italien favori. Mmmmh ça sent bon la pizza, bonheur et orgasme gustatif en perspective. Oh ils ont rénové, c’est joli. Et le four à pizza a changé de place, quel boulot pour refaire tout ce resto ma parole.

Je me précipite au comptoir « bonjour je viens chercher ma pizza scampis », « une pizza scampis ? je n’ai qu’une margarita en commande ? Une scampis, euh, non je vois rien. On vous la fait en vitesse, désolé Mamzelle ». Je prends mon mal en patience, je garde mon calme, j’attends.

Quand soudain l’évidence m’explose au visage… J’hésite entre éclater de rire, faire semblant de rien en sifflotant bêtement ou rougir comme la sauce tomate qui commence à garnir ma pizza : je me suis trompée de resto ! J’ai commandé chez X et me voilà chez Y… Blonde !

A-t-on idée aussi de mettre deux restos italiens dans deux maisons similaires espacées de quelques mètres, avec deux longues salles prolongées de deux vérandas, et deux fours à pizzas (mais situés à deux endroits différents).

Je me confonds en excuses, je deviens couleur aubergine de honte, et je pars en vitesse chercher ma pizza scampis quasi froide dans mon resto habituel.

Et comme je n’ai nullement peur du ridicule, je raconte cette bourde à tout qui croise mon chemin depuis. Ils sont morts de rire, à chaque fois. Et lorsqu’ils me croisent, ils ne manquent pas de me demander « tu aimes toujours les pizzas scampis ? ». Suis-je donc la seule brune à cervelle de blonde en Belgique ?

Blonde ! »

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14:03 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
avr

17/4/2016 : noms !

Une des conséquences de l’accident est « le manque du mot », même si ça va mieux. C’est ainsi que j’avais oublié le prénom de mon beau-frère, qui s’est vu affublé de tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables, le plus persistant étant « Anus ». Va comprendre !

Vu que je parlais plus français, tout a dû revenir lentement, notamment les fruits, les légumes et les couleurs, que je mélange encore : ma sœur me dit « fuchsia », je crois comprendre mais je traduis et je vois « turquoise ». Ce n’est qu’un exemple mais ça prouve qu’il y a encore du travail.

Hier, pas moyen de me souvenir du nom de deux choses :

- un chanteur français, qui jouait dans Le Roi Soleil avec Emmanuel Moire (que j’ai écouté, je l’adorais, et je l’adore toujours, j’ai ressenti le même « truc », émotion totale, limite larmes, folle envie de chanter…). J’ai demandé à plusieurs personnes qui ne savaient pas, dont un pote qui connaît aussi bien les chanteurs français que moi les hommes politiques du même pays, c’est dire…

Et cette nuit, ça m’est revenu : Christophe Mae.

Je ne l’aime pas tellement, même si je l’ai vu en concert à Ciney je crois, au Tempo Festival je crois (bis), mais je voulais me souvenir quoi.

- Une marque de sacs qui était à la mode quand j’étais ado, j’en ai deux et deux portefeuilles aussi, c’est de là qu’est venue cette question : quelle nom ? J’ai demandé à ma sœur en parlant d’une amie qui en avait un. Sa réponse : « comment veux-tu que je me souvienne du sac qu’avait ton amie y’a 25 ans ? » Soit.

Et cette nuit, ça m’est revenu : Paquetage.

 

Ce matin, j’avais oublié, pensant à Equipage. Mais je savais que je commettais une erreur. Et Paquetage m’est revenu. Yesssssssssssssssssss.

Chuis contente.

(ps : je me souviens très bien maintenant de Flo)

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11:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

26
mar

26/03/2016 : snif – joyeuses pâââââques

Ce 26 mars 2016, j'aurais eu 20 ans d'ancienneté au bureau, et voilà je pleure ;(

Allez, joyeuse pâques !

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12:12 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
fév

opérée

Le 15 janvier j’ai été opérée.

En hôpital de jour, mais tout de même sous anesthésie totale.

J’ai toujours en la trouille des opérations, et « non non rien n’a changé, tout tout à continué », comme chantait l’autre.

On m’a pourtant dit « m’enfin, t’as été plus gravement opérée après l’accident ». Ouais, j’ai été trépanée, parait. J’ai bien dit « parait », vu que j’étais dans le coma, j’ai pas eu peur. CQFD.

En plus, chais même pas ce qu’on fait quand on « trépane » quelqu’un. Et je préfère ne pas savoir, comme je préfère ne pas savoir comment on m’a opérée des deux yeux, n’en déplaise à tout ceux qui m’ont demandé « et il a fait comment pour enlever les yeux, le chirurgien » ? Dingue, comme les gens sont curieux. J’ai gardé mes cheveux (pas comme après l’accident où j’ai été rasée, maintenant j’ai les cheveux courts et non teints, avant ils étaient longs et teints, mais pas trop blancs sans teinture, c’est déjà ça), on n’est pas passé par le cerveau, je n’ai pas de cicatrice, donc tirez-en la conclusion qui s’impose…

Donc je suis arrivée à l’hôpital à 7h15, première opérée, youpiiiiiiiiiiiie, sous la première neige, youpiiiiiiiiiiie (bis).

J’avais pas déjeuné, très obéissante moi être.

Je me suis mise en robe d’opération sur le lit et j’ai attendu (attendu elle n’est jamais venue zaï za¨za¨zaï na na na na na), ben si l’infirmière est venue me donner un calmant pour l’anesthésie, à faire fondre sous la langue, ce que j’ai fait, puis bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz, dodo, après avoir dit, avec mon humour fou, après avoir croqué le calmant « aaaah, j’ai bien déjeuné ». Et donc après, bras de morphée, zzzzzzzzzzzzzzzhhhhhhhhhhhhhhh, je me souviens de rien, j’ai rouvert les yeux comme j’ai pu, et pigé que j’avais été opérée en salle de réveil.

A 16h, j’avais faim, le meilleur sandwich de ma vie que j’ai eu, et puis une danette vamille miam miam. J’ai pas eu de nausées, donc j’avais faim. Très faim. Comme Grosse Bouffe (mes référence sont restée les même, ma culture aussi).

Vers 18h, après avoir vu le chirurgien, super sympa et content de lui, même s’il faudra un mois pour voir le résultat, j’ai pu partir et j’ai acheté des modules de paix en sortait (c’est pas comme si c’était mes premiers, j’ai de quoi faire le tour de ma cour en modules, mais ça sera ses souvenirs de cette journée mémorable du 15 janvier où il a neigé).

Depuis, je vois six chats et non trois.

 

18:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

11
fév

ça aurait pu être pire…

Ouaaaaaais, je saaaaais, ça aurait pu être pire.

Déjà, elle aurait pu, au lieu de juste me blesser, me tuer.

Elle aurait pu, au lieu de juste me casser un nerf de l’œil, nécessitant une opération, me rendre aveugle.

Elle aurait pu, au lieu de créer de grosses difficultés de marche nécessitant un rolateur, me clouer dans une chaise roulante.

Elle aurait pu m’empêcher de bosser… ah ben ça elle l’a fait.

Non je rigole (car le sens de l’humour et les larmes sont ce qui m’a sauvée), mais ça aurait pu être pire : j’aurais pu mourir, être en chaise, perdre mon cerveau et surtout ne pas savoir rentrer chez moi, j’aurais pu ne pas revoir mes chats et même ne pas me souvenir d’eux, vu que je les avais oubliés, j’aurais pu beaucoup de choses encore…

Mais j’aurais pu ne pas être renversée et continuer ma petite vie, mon petit job, mes collègues, mes amies, ma famille…

On m’a dit « avec du recul, beaucoup de recul, cet accident vous aura apporté du positif ». Ouiiiiiiiiis, beaucoup de recul alors… vraiment beaucoup ! Plus tard…

18:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |