16
jan

La haine des gros bouchons qui flottent ? (après celle des grands zoiziaux de métal)

La semaine dernière, au bureau, on a joué au Lotto.

Bien sûr, le plus amusant, dans cette procédure, ce sont les jours qui précèdent, durant lesquels on fantasme sur ce qu’on va faire avec tout cet argent qui tombe du ciel.

Des bains de champagne ?

Acheter un joli duplex ?

Créer une maison d’accueil pour rats abandonnés (et accessoirement maîtres de rats célibataires bruns et ténébreux) ?

Faire une croisière ?

Voilà ce dont nous avons parlé toute la semaine : nos projets à développer grâce à tout ce pognon.

Bien sûr, les jours qui suivent le tirage sont plus tristounets, mais soit.

Ainsi donc (pléonasme), nous avons causé vacances, la semaine dernière, et plus particulièrement croisière.

Et lorsque Mostek a évoqué le principe de la croisière, j’ai applaudi des deux mains et des deux pieds, car j’ai vécu, j’ai testé, j’ai approuvé, j’ai adoré et je n’ai envie que d’une chose : réitérer.
J’ai donc raconté quelques souvenirs.  Les jacuzzis avec vue sur ciel tout bleu.  Le pont du bateau désert sur lequel j’ai dansé, seule, un soir, face au coucher de soleil.  Les succulents repas chaque soir.  Les buffets pizzas à 18 heures.  Les kilos pris durant le séjour.  Le mini hublot de ma cabine.  La big terrasse de la cabine de nos compagnons de route.  Bref, un souvenir magique que cette croisière.

Et puis, ce samedi, aux infos, l’inimaginable.  L’inconcevable.
Encore plus inconcevable pour moi que j’ai séjourné sur un de ces gigantesques hôtels flottant.  Le Costa Victoria, que c’était, le mien.  
On a beau savoir que nul bateau n’est insubmersible, on ne peut y croire.  On le sait, mais cela reste une éventualité lointaine, une possibilité presqu’impossible…

Puis j’ai vu les images à la TV.  Le bateau sur le flanc.  Les témoignages des survivants.  J’ai imaginé la terreur des passagers.  Je me suis imaginée à leur place.  Facilement, puisqu’à leur place, j’y étais, il y a quelques années. A 21h15, dans ce salon luxueux, à dévorer de bons petits plats, en songeant déjà à l’excursion du lendemain… 

Fort heureusement, beaucoup s’en sortent « indemnes », avec une énorme frayeur et des bagages disparus.  Mais même quelques morts, c’est déjà trop.  Même une seule victime, c’est trop.  On ne devrait jamais mourir en vacances.  On ne devrait jamais mourir tout court, mais c’est un autre débat que je devrais avoir avec chais pas qui.

Et puis surtout, le fait que le capitaine ait commis une erreur de navigation, ce que l’enquête déterminera même si tout le monde le pense actuellement, c’est dramatique, mais qui peut prétendre ne jamais avoir commis d’erreur dans sa profession ?  Bon, ok, moi, si je commets une erreur, mes clients n’en périront pas, ils risquent juste de m’assassiner.  Mais qu’il ait abandonné le navire purement et simplement, pour sauver sa peau avant celle de ses passagers, ben ça c’est d’une lâcheté sans nom.  Ça, c’est vraiment intolérable.  Même s’il paraît que ce n’est pas illégal.

Clair que désormais, plus personne ne montera sur une de ces villes flottantes sans repenser à ces images qui circulent partout.


Et en plus, depuis ce matin, Mostek chante, chante et chante encore, sans le faire exprès, juste parce qu’on en a parlé au taf et qu’à force, ben on ne pense plus que bateau, mer et capitaine, « Ohé ohé capitaine abandonné ».

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16
jan

Toujours tourner sept fois sa main sur son clavier avant d’écrire

L’autre jour j’ai écrit à un de mes contacts, un mââââle : « ah le gros lombric, j'aime »

Et je vous vois venir avec vos gros sabots tout crottés et vos esprits mal tournés… tout comme le mien, après avoir écrit ces sept petits mots.

Pas une bonne idée de dire ou d’écrire qu’on aime les gros lombrics, de nos jours.

Mais rassurez-vous, point de confusionnation possible, c’était en réponse à un récit de voyage to London : «  On n'a pas pris le grand oiseau de fer, on a pris le gros lombric qui rampe sous l'eau. »

Ouf, je l’ai échappé belle.  La prochaine fois, j’apprendrai à me taire.

07:32 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
jan

Nom d'un bachibouzouk...

Je vous ai déjà parlé de ma haine pour Tintin et de ce qui la justifie (j'espère ne pas me farcir un procès en diffamation, sait-on jamais).

Je découvre avec un effroi abominablement abominable que La Une, alias la RTBF, diffuse des publicités pour des figurines, dont la musique de fond est cette horrible musique de mon enfance, traumatisante à souhait.

Vade retro Tintinas.

07:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
jan

Mon mythe Ikéa s’effondre lamentablement

Ikéa, pour moi, ce sont trois choses incontournables :

1.- Acheter minimum un truc inutile à chaque visite, pour que le plaisir soit plus intense.  Passqu’acheter de l’utile, c’est bien, mais c’est pas orgasmique. (orgasme, plaisir intense, c’est juste pour attirer les visiteurs).  La dernière fois par exemple j’ai acheté une lampe rose fuchsia orientable, qui me fait penser à un gros œil d’alien, voire au doigt d’ET quand il hurle « maison ».

2.- Manger sur place, pour que l’excursion Ikéenne soit complète.  Pas des boulettes suédoises, pour moi, mais manger quelque chose, pour le plaisir de faire une pause, de déguster un truc pas trop mauvais pour pas trop cher et de penser aux achats à venir, car en général on mange entre l’étage et le rez, à Hognoul.

3.- Acheter un gâteau au Daim congelé pour le dévorer dans les jours qui suivent.  Bon, là, pas besoin d’explication…

L’autre jour, je suis donc allée chez Ikéa.

J’y ai acheté : un arrosoir, des multiprises, des clips pour sachets, des cintres et un tapis de douche.

Premier incontournable zappé.  Rien d’orgasmique, rien de joyeux, rien d’inutile.  J’ai bien songé aux stickers cactus, puis je les ai remis en rayon, songeant que j’ignorais ou les coller.  Regrets.

Ensuite, on n’a pas mangé sur place.  Enfin juste un hot-dog car j’allais tomber d’inanition et de désespoir.  Pour l’inanition, le hot-dog a aidé, pas pour le désespoir.

Second incontournable oublié.

Enfin le gâteau au Daim n’existe plus.  Oui, vous lisez bien, c’est le drame de ma vie.  Ils l’ont remplacé par une pâle imitation, dans laquelle ils ont eu l’idée suédoise, pour ne pas dire saugrenue, d’insérer de la crème fraîche entre la pâte et le chocolat de nappage.  Dégueu, malgré les promesses de la vendeuse « y’a de la crème fraîche en plus et c’est encore meilleur ».  J’ai donc passé mon temps à décoller le nappage, gratter la crème, recoller le nappage, pour enfin manger ce gâteau avec trois milligrammes de caramel.

Troisième incontournable disparu en fumée.

Ma vie s’effondre, c’est clair et net.  La route jusqu’au 21 décembre 2012 sera bien longue.

5
jan

La fin du monde c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?

Ça fait des années qu’ils nous bassinent avec le 21 décembre 2012.  The end of the world.

A se demander pourquoi on continue à bosser et à vivre notre train-train quotidien, si le monde périt dans moins d’un an.  Je propose qu’on vide nos comptes en banque et qu’on fasse la fête jour après jour après jour après jour… non ?

Mais chais pas, aujourd’hui, y’a comme des airs de fin du monde.  En tout cas chez moi.

Ce matin, au bureau, j’étais seule, abandonnée de tous.

Entre les craquements sinistres du bâtiment, lequel est zébré de fissures, laissant imaginer qu’au futur coup de vent tout va s’écrouler comme un château de cartes, une porte qui claquait toutes les trois secondes comme si  un fantôme tentait de pénétrer les lieux et le sifflement du vent je sais pas où je sais pas comment mais ça faisait un bruit phénoménal, j’avais le trouillomètre à zéro.

Jamais ressenti un tel soulagement en voyant débouler le premier collègue.

Quelques heures plus tard, bruit phénoménal d’un truc qui tombe, violemment.  Nan, juste une drache plus que nationale, avec un vent à décorner les biquettes.

Encore plus tard, une fois chez moi, ciel gris, craquement sinistre et atroce : le quartier va-t-il s’envoler ?  Et mon home sweet home ?

Et puis, dans ma boîte mail que du « mauvais présage 2012 » :

Le Vif me dit, dans sa newsletter : « La fin du monde en 2012 ? Alors que l'apocalypse est -encore- annoncée pour décembre 2012, revenons sur cette peur... vieille comme le monde. Lisez plus »

Un spam me dit : « 2012, Selon les dires de plusieurs Oracles comme nostradamus ou encore la sybille, la fin du monde ou l'apocalypse serait prévue pour le 21 Décembre 2012  
2012 (Fin Du Monde 2012) : La fin du monde...
Bonne lecture et bonne journée »  Merci, elle sera bonne, ma journée, avec pareilles news.

Un autres spam me dit : « Bonjour, Vous recevez ce message car Fin2012.info vient de vous ajouter comme contact à : http://fin2012.agence-presse.net
 Cette invitation vous est personnelle et gratuite.
 Vous recevrez ainsi de temps à autres de ses nouvelles. »  Manquerait plus que ça que ça soit pas gratuit d’avoir des infos sur la fin du monde, et puis de toute façon non, merci, je veux pas de nouvelles de la fin du monde, est-ce CLAIR ?

Non mais sérieux, ils vont nous bassiner avec ça jusque quand ?

(jusqu’au 22 décembre 2012, j’imagine, ça promet…)

16:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : 2012, fin du monde, apocalypse |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |