13
jan

Nom d'un bachibouzouk...

Je vous ai déjà parlé de ma haine pour Tintin et de ce qui la justifie (j'espère ne pas me farcir un procès en diffamation, sait-on jamais).

Je découvre avec un effroi abominablement abominable que La Une, alias la RTBF, diffuse des publicités pour des figurines, dont la musique de fond est cette horrible musique de mon enfance, traumatisante à souhait.

Vade retro Tintinas.

07:27 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

12
jan

Mon mythe Ikéa s’effondre lamentablement

Ikéa, pour moi, ce sont trois choses incontournables :

1.- Acheter minimum un truc inutile à chaque visite, pour que le plaisir soit plus intense.  Passqu’acheter de l’utile, c’est bien, mais c’est pas orgasmique. (orgasme, plaisir intense, c’est juste pour attirer les visiteurs).  La dernière fois par exemple j’ai acheté une lampe rose fuchsia orientable, qui me fait penser à un gros œil d’alien, voire au doigt d’ET quand il hurle « maison ».

2.- Manger sur place, pour que l’excursion Ikéenne soit complète.  Pas des boulettes suédoises, pour moi, mais manger quelque chose, pour le plaisir de faire une pause, de déguster un truc pas trop mauvais pour pas trop cher et de penser aux achats à venir, car en général on mange entre l’étage et le rez, à Hognoul.

3.- Acheter un gâteau au Daim congelé pour le dévorer dans les jours qui suivent.  Bon, là, pas besoin d’explication…

L’autre jour, je suis donc allée chez Ikéa.

J’y ai acheté : un arrosoir, des multiprises, des clips pour sachets, des cintres et un tapis de douche.

Premier incontournable zappé.  Rien d’orgasmique, rien de joyeux, rien d’inutile.  J’ai bien songé aux stickers cactus, puis je les ai remis en rayon, songeant que j’ignorais ou les coller.  Regrets.

Ensuite, on n’a pas mangé sur place.  Enfin juste un hot-dog car j’allais tomber d’inanition et de désespoir.  Pour l’inanition, le hot-dog a aidé, pas pour le désespoir.

Second incontournable oublié.

Enfin le gâteau au Daim n’existe plus.  Oui, vous lisez bien, c’est le drame de ma vie.  Ils l’ont remplacé par une pâle imitation, dans laquelle ils ont eu l’idée suédoise, pour ne pas dire saugrenue, d’insérer de la crème fraîche entre la pâte et le chocolat de nappage.  Dégueu, malgré les promesses de la vendeuse « y’a de la crème fraîche en plus et c’est encore meilleur ».  J’ai donc passé mon temps à décoller le nappage, gratter la crème, recoller le nappage, pour enfin manger ce gâteau avec trois milligrammes de caramel.

Troisième incontournable disparu en fumée.

Ma vie s’effondre, c’est clair et net.  La route jusqu’au 21 décembre 2012 sera bien longue.

5
jan

La fin du monde c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?

Ça fait des années qu’ils nous bassinent avec le 21 décembre 2012.  The end of the world.

A se demander pourquoi on continue à bosser et à vivre notre train-train quotidien, si le monde périt dans moins d’un an.  Je propose qu’on vide nos comptes en banque et qu’on fasse la fête jour après jour après jour après jour… non ?

Mais chais pas, aujourd’hui, y’a comme des airs de fin du monde.  En tout cas chez moi.

Ce matin, au bureau, j’étais seule, abandonnée de tous.

Entre les craquements sinistres du bâtiment, lequel est zébré de fissures, laissant imaginer qu’au futur coup de vent tout va s’écrouler comme un château de cartes, une porte qui claquait toutes les trois secondes comme si  un fantôme tentait de pénétrer les lieux et le sifflement du vent je sais pas où je sais pas comment mais ça faisait un bruit phénoménal, j’avais le trouillomètre à zéro.

Jamais ressenti un tel soulagement en voyant débouler le premier collègue.

Quelques heures plus tard, bruit phénoménal d’un truc qui tombe, violemment.  Nan, juste une drache plus que nationale, avec un vent à décorner les biquettes.

Encore plus tard, une fois chez moi, ciel gris, craquement sinistre et atroce : le quartier va-t-il s’envoler ?  Et mon home sweet home ?

Et puis, dans ma boîte mail que du « mauvais présage 2012 » :

Le Vif me dit, dans sa newsletter : « La fin du monde en 2012 ? Alors que l'apocalypse est -encore- annoncée pour décembre 2012, revenons sur cette peur... vieille comme le monde. Lisez plus »

Un spam me dit : « 2012, Selon les dires de plusieurs Oracles comme nostradamus ou encore la sybille, la fin du monde ou l'apocalypse serait prévue pour le 21 Décembre 2012  
2012 (Fin Du Monde 2012) : La fin du monde...
Bonne lecture et bonne journée »  Merci, elle sera bonne, ma journée, avec pareilles news.

Un autres spam me dit : « Bonjour, Vous recevez ce message car Fin2012.info vient de vous ajouter comme contact à : http://fin2012.agence-presse.net
 Cette invitation vous est personnelle et gratuite.
 Vous recevrez ainsi de temps à autres de ses nouvelles. »  Manquerait plus que ça que ça soit pas gratuit d’avoir des infos sur la fin du monde, et puis de toute façon non, merci, je veux pas de nouvelles de la fin du monde, est-ce CLAIR ?

Non mais sérieux, ils vont nous bassiner avec ça jusque quand ?

(jusqu’au 22 décembre 2012, j’imagine, ça promet…)

16:54 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : 2012, fin du monde, apocalypse |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
déc

Liège, quelques jours plus tard…

Plus d’une semaine déjà que l’impensable s’est produit à Liège.  Estomaquée, moi avoir été, comme beaucoup de Belges j’imagine, comme beaucoup de personnes, toutes nationalités confondues.  Je dis toujours que si quelqu’un pète un câble et veut en finir avec la vie, je ne lui jetterai pas la pierre, je ne le traiterai pas de lâche, qu’il fasse ce qu’il estime bon pour lui.  Mais qu’il n’entraîne personne dans sa chute, ni inconnus choisis au hasard sur une place liégeoise, ni ses enfants, ni son conjoint, personne.

Lorsque le drame a été annoncé, j’ai suivi les annonces sur le net, les rumeurs surtout, avec effroi et étonnement.

Mais, outre l’horreur totale des décès, of course, ce qui m’a le plus sciée ce sont les réactions des gens sur les forums de discussion.  Stupéfiantes.  Choquantes.

Exemples.

Le « moi je moi je moi je » : je suis passé la 5 minutes avant les faits! j'aurais pu mourir c'est horrible !

Le « paranoïa quand tu nous tiens » : Faut se rendre à l'évidence on nous cache quelque chose !

Le « j’ai pas compris que le monsieur il a pas été au magasin dire ‘bonjour je voudrais acheter des armes siouplait c’est pour tuer des gens merci je vous dois combien ?’ » : Comment peut on laisser des condamnés se procurer des armes, là est la question, merci la Belgique

Le « j’angoisse pour ma journée de demain » ou le « je me la joue pince sans rire » (j’arrive pas à me décider sur ce coup là) : la tec va faire grève ?

Le « j’aime le gore » : peut-on avoir un récapitulatif des morts ?

Et la palme d’or revient à le « je me la joue ignoble à souhait » : On est bloqué au bureau : qui va payer les heures sup ?

Et vous, lu ou entendu des trucs du même genre ?

Où va le monde ma bonne Dame, je vous le demande.

07:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

20
nov

Quand je reçois des menaces de mort

Vous n’allez pas le croire mais voilà, j’ai été menacée de mort.  Bon, pas avec une arme, un couteau, un serpent venimeux ou des lasagnes Come a casa, mais menacée tout de même, avec un grand sourire qui plus est.

Je m’apprêtais à passer une soirée de samedi comme toute célibataire qui se respecte en passe, savoir sortie en boîte rencontre nuit torride DVD sordide, pâtes bien grasses et mousse au chocolat, seule avec le rat et la souris (rassurez-vous j’avais passé une joyeuse journée faite de balade au soleil, couscous et tajine dans un nouveau resto de Namur rue de Bruxelles je vous le conseille très sympa très bon et thé à la menthe offert, puis cinéma et un peu de shopping), lorsqu’un coup de téléphone a modifié mon programme : vlà une invitation à manger du fromage et découvrir le Beaujolais nouveau (celui qui a rendu Maria Del Rio saoule dès 6h45 jeudi dernier, c’était trop amusant de l’entendre).

Bon, je réfléchis, j’hésite, entre une soirée solitaire déprimante où une soirée sympa en bonne compagnie, dilemme dilemme dilemme (enfin dilemne, pour les initiés).  Mais je décide de me sacrifier, car je sais que ma présence est indispensable au bonheur de mes hôtes, si si si si, je le sais.  Je sacrifie donc ma soirée solo pour leur faire l’honneur de ma venue.

La soirée se passe, un petit Pastis, de crapuleux chips à la cacahouette (comme des chipitos, forme de chipito, texture de chipito, mais couleur et goût cacahuète, crapuleux je vous dis), un petit verre de Beaujolais nouveau au bon goût de fruits rouges et noirs, et du fromage, et puis plein de discussions.

Quand soudain, pour une raison que je ne m’explique pas, sans doute because le verre de Pastis et celui de Beaujolais, tombe la menace de mort : « je te souhaite de faire une fausse déglutition ».

Si, je vous le jure, j’ai reçu une telle menace, moi qui ai déjà failli périr deux fois en avalant de travers, une fois avec un bonbon rond quand j’étais môme, une fois avec une carotte ronde y’a quelques années, on me souhaite un tel drame, qui peut être mortellement mortel.

Et tout ça avec un sourire.  Niais.  Ou narquois.  Niaisement narquois.  Ou narquoisement niais.

Et puis on me propose de me resservir en vin, en coca, en ce que je veux.  Si ça c’est pas tenter de me faire avaler l’arme du crime, je vous le demande, keske c’est.  Puis on me fait manger une crème brûlée maison.  Puis un thé à la menthe.  si c'est pas de l'incitation à la fausse déglutition, keske c'est ?

Quatre tentatives de meurtre, en somme.

Trop bonnes, ces tentatives de meurtre.  Et fort heureusement, j’ai pas faussement dégluti.  Na.

Super soirée, en résumé, hormis ces vilainetés.

14:29 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |