25
avr

Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Il m’a dit « normalement, vous ne devriez plus avoir mal ».

Cool.

Pas cool.

C’est le « normalement » qui me pose souci.

Et tout bien réfléchi, le « devriez » me pose également souci.

J’aurais préféré une phrase du genre « là, cette fois, plus jamais mal, Miss Anaïs (enfin Miss OK, vu qu’il m’a appelée comme cela toute mon adolescence, lorsque, chaque mercredi, je me pointais chez lui, sourire en coin, bouche cariée, OK sous le bras) », ou alors « c’est sûr à 100.000 %, la douleur a quitté votre dent ».

C’eût été préférable à « normalement, vous ne devriez plus avoir mal ».  Et à ce qu’il a ajouté ensuite « si vous avez mal, je vous prescris des antibiotiques ».

J’ai un souci avec le « si vous avez mal ».

Je veux pas avoir mal. 

Je veux plus avoir mal.

Et voilà.

J’ai mal.

Bah, je devrais avoir l’habitude, depuis le temps qu’elle me donne du fil à retordre, cette dent.  La 24.  Mais je ne m’habitude pas à avoir mal.  Chuis une chochotte moi, ma bonne Dame, une chochotte qui n’a jamais supporté les bobos.

Mais j’ai mal.

Ça va passer, je veux y croire. 

Faut dire qu’après des piqûres qui piquent, des fraises qui fraisent, et tout le toutim, ben c’est véritablement un cabinet dentaire qui s’est installé dans ma bouche.  Pas que l’odeur, tout le matos avec. 

L’avantage d’être myope, chez le dentiste, c’est que pour ne pas voir tous les instruments de torture qui me menacent, il me suffit d’ôter me bésicles.

Sauf qu’il aurait mieux valu que je sois presbyte et pas myope car, même sans lunettes, lorsque la jolie main de dentiste chéri s’approche avec, non pas la fraise, qui est mon amie depuis belle lurette, mais un instrument tournant sur lequel est fichée une longue tige de métal qui va entrer dans ma dent évidée jusqu’à la pointe de sa racine, ben en étant myope et pas (encore trop) presbyte, je vois tout.

Alors je ferme les yeux, et je m’imagine dans un champ plein de jolies fleurs, mon visage caressé par un tendre soleil… à moins qu’il ne s’agisse d’une main masculine tout aussi tendre.  Le vent me fait frissonner, à moins qu’il ne s’agisse toujours de cette main.  Le bzzzzzzzzzz bzzzzzzzzzzzzzz de l’abeille me fait ouvrir les yeux.  Nan, pas une abeille, juste cette tige qui nettoie ma dent, encore et encore, faut c’qui faut hein, faut souffrir pour être... euh pour être quoi au juste ?

Allez, je m’en vais chercher une paille et tenter d’ingurgiter un liquide quelconque en attendant que ma face d’hémiplégique se réveille.

Illu de Ptitbordel.

malauxdents.jpg

12:32 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
avr

J'ai vu mon premier "Li bia vélo"

Li bia vélo, c'est le vélib' namurwès ma bonne Dame.

Inauguré en grande pompe ce samedi.

Et tout à l'heure, j'en ai vu une floppée en ville, bien accrochés à leur distributeur.

Puis, j'ai vu mon vrai premier, avec quelqu'un dessus.

J'étais en voiture, au feu rouge, attendant qu'il devienne vert.

Le bia vélo se pointe, au feu également, mais il continue d'avancer, et traverse, tant bien que mal, entre les voitures qui viennent de la perpendiculaire sans s'arrêter, en toute logique, puisque pour eux c'est vert.

J'ai cru sa dernière heure arrivée, mais il avait le dieu des vélos avec lui.  Je pense qu'il serait temps d'instaurer un permis cycliste, car à ce train-là, enfin à ce vélo-là (ah ah ah) ils vont pas faire long feu, les bia vélos... (tiens, "s" à bia ?)

20:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

23
avr

Traumatisée !

Vous le savez, j’ai des soucis dentaires, depuis le 30 janvier dernier.  Ça commence à faire long, surtout quand je me dis qu’avant mes rendez-vous de janvier, dont le but était de maintenir ma santé dentaire en état en réparant tout ce qui pouvait l’être, donc avant ces rendez-vous, je n’avais aucune douleur, et depuis c’est l’enfer, enfin un petit aperçu de l’enfer dentaire.

Et quand je me dis que j’ai souscrit une assurance dentaire qui prendra court le 1er juillet, date où, je l’espère, tout sera réglé (y’a intérêt), là c’est l’enfer dentaire de mon portefeuille.

Bref, depuis ce 30 janvier dernier, j’ai mal.  J’ai mal là quand j’inspire trop d’air froid ou que je mâche quelque chose, mais vraiment mal, genre intenable.  J’ai mal ici quand le froid s’en mêle et même sans rien faire, ça pince, ça lance, c’est lancinant, aigu et sourd à la fois, avec la sensation que la dent explose ou implose, c’est selon.  Et puis là, j’ai mal aussi tiens.

L’autre jeudi, ne tenant plus, en l’absence de mon dentiste chéri, qui skiait allègrement ou se vautrait dans un transat, ignorant tout de mon lit de douleur, j’ai été hébergée par un autre dentiste, dont le but était de me sauver la vie.  Il a donc dévitalisé la dent incriminée, qui a continué à me faire mal durant quatre jours, puis, petit à petit, heure après heure, ça s’est un tantinet estompé, même si bien sûr il n’est toujours pas question de m’en servir, de cette dent, ni de l’autre, la première, là, dont je vous parlais.

Mais c’est plus supportable.

Sauf que j’ai eu l’impression d’avoir un cabinet dentaire en bouche depuis cette dévitalisation.  Odeur et goût, difficile de cerner, mais sensation d’avoir un dentiste en plein boulot, version miniature, là, sur ma langue.  Boire ou manger quoi que ce soit n’y a rien changé, la sensation persiste, vive les « pansements ».

Et il y a quelques minutes, confortablement assise sur mon WC, j’ouvre la porte de l’armoire dans laquelle je fourgue tout ce qui peut être utile dans des toilettes et me vlà envahie d’une odeur de dentiste, mais grave.

Je referme la porte.  Je crois à un mirage olfactif dû au traumatisme.

Je rouvre la porte et me penche (vous auriez dû voir le spectacle, moi, à demi-déshabillée, penchée jusqu’au sol pour humer l’intérieur de mon armoire), ça sent toujours.

Je referme dubitativement.

Et j’ouvre une troisième fois, la dernière, celle qui confirme que non, ce n’est pas un mirage.

Traumatisée je vous dis, avec toutes ces odeurs de dentisterie.

L’avantage est que je peux faire une thérapie de désensibilisation : me suffit d’ouvrir mon armoire et d’y plonger mon pif pour me préparer psychologiquement à mon rendez-vous chez dentiste adoré, plus que deux fois dormir…

19:40 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
avr

La cour de récré

Vous vous ennuyez en ce jeudi nuageux et frisquet ?  Envie d'une petite guerre de cour de récré comme au bon vieux temps quand vous sautiez à la corde, en culotte courte ?

C'est ici que ça se passe, à mourir de rire tant la bêtise humaine atteint des limites que je n'imaginais pas, tout ça pour être dans le top des top et recueillir la gloire intersidérale, mondiale, galactique et plus loin encore.

J'ai parfois honte de faire partie d'une telle communauté de blogueurs...

Question du jour : combien de fois le mot "top" apparaît-il sur ce billet, commentaires inclus ? (pour info, le top est le saint-graal, là oùsque tout blogueur intelligent, doué de sa plume et célèèèèèèèèèèèèèèbre doit se trouver - merde j'y suis pas, pourtant me faudrait juste 200 commentaires, si vous pouviez vous y coller...)

12:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

19
avr

Jusqu'où tiendrez-vous ?

Mostek a tenu jusqu'au bout.

Moi jusqu'au second.

Et vous ?


Point noir exceptionnel !!! par macaddict69

12:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |