14
mar

Parce qu'une image est parfois plus parlante que des mots

deuil.jpg

(source de l'image inconnue)

Edit : c'est une image de Ladyxzeu, une adorable blogueuse qui a participé à Planète célibataire, je me disais bien que ce style me rappelait quelqu'un, mais pas moyen de retrouver, merci Catherine.  Et Ladyxzeu est dans mes liens d'artisssss'

14:34 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
mar

Message reçu sur mon Facebook about my first love

"Bonjour,
je me permets de vous contacter car je suis à la recherche, dans le cadre de l'émission "Premier Amour", de personnes célibataires, avec un univers (artistes, sportifs, passionnés en tout genre) qui souhaitent retrouver un de leurs amours de jeunesse.
Si vous êtes intéressée par le concept, n'hésitez pas à me contacter au 06 84 32 27 01.
Bien à vous,
Irène"

Ai-je envie de revoir mon premier amour, that's the question.

Et puis, c'est qui mon premier amour ?  Mon premier beguin d'ado qui était homo ?  Mon amour platonique qui a mené à bernique (pour la rime, j'ai hésité avec "qui n'a pas mené à la nique", mais c'était trop vulgaire) ?  Mon premier vrai amour que je pensais qu'il durerait toujours ?  That's the second question...

Non, finalement, moi j'ai pas envie de retrouver mon premier amour, j'ai envie de trouver mon nouvel amour, na.

21:55 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

28
fév

La phrase qui tue du jour...

Moi "rho hier sur Hidden Chronicle (mon jeu fétiche sur FB, qui fait que ce blog est en grève depuis), j'ai quelqu'un qui m'a encore envoyé un défi, alors que je gagne 8-0, et là il a fait que 20.000 points, moi chuis cap d'en faire 1.000.000 minimum".

Mostek "finger in the noze".

Moi "oui, il est courageux le gars, de continuer à me défier..."

Et Mostek "ben tu continues bien à me défier alors que tu perds 1-12".

Et ma main dans ta gu..., tu veux qu'elle te défie, des fois ?

12:00 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

22
jan

J’ai testé la zone de rencontres de la rue de l’Ange à Namur

NDLR : ce billet n’intéressera que ceusses qui vivent à Namur, capitale de la Wallonie, région (jusqu’à quand ?) de Belgique, royaume d’Europe, continent de la grosse boule bleue, planète du système solaire.  

Mais en fin de compte, non, il intéressera tous ceux qui marchent ou qui roulent, puis tous ceux qui aiment lire de très longs billets de ma part, très très longs…  Donc il intéressera tout le monde, CQFD.

Ma ville a plein de projets.

C’est formidable.

Bon, si elle pouvait avoir le projet de surveiller la nuit ceusses qui procèdent à des dépôts sauvages de toutes leurs merdes dans les rues, d’attraper les voleurs de mon argent quand, gentiment, j’accepte de faire de la monnaie et de mettre des PV aux voitures qui refusent de me laisser traverser le matin quand je vais gentiment bosser, la vie serait parfaite, mais ma ville a des projets et c’est déjà formidable.

Parmi ces projets, désormais abouti, celui de rénover la rue de l’Ange et sa jolie place éponyme.

En faire ce qu’ils appellent une zone de rencontres.  

Oh oh oh, sont-ils sponsorisés par la page orange ?  Va-t-on pouvoir y croiser des célibataires bruns et ténébreux ?  Boire des verres en faisant connaissance ?  Draguer lourdement sur les terrasses ?

Non.

D’après les dessins que j’ai vus, au moment du début des travaux, je ne sais plus où d’ailleurs, une zone de rencontres est une zone où voiture, bus, camions, motos, vélos, poussettes, chaises roulantes, piétons, chiens, tyrannosaures et escargots (hé, on est à Namur hein) se croisent, s’entrecroisent et se croisent encore, sans que les uns doivent être sur les trottoirs et les autres sur la rue.  Plus de trottoir, plus de rue, juste une zone où tout le monde s’aime d’amour, se respecte et, comme on dit en anglais (because en français je trouve pas l’expression exacte), « care for each other ».

Trop de la balle, non, une zone de rencontres ?

En plus, en été, on pourra manger son bout de pizza hut dégoulinant de gras ou suçoter sa boule de sorbet fraise home made par le Glacier de Namur, carrément sur la rue, comme ça, à l’aise blaise, cool raoul, relax max, en profitant des rayons du soleil, des gazouillis des pigeons (oui, bon, ça roucoule, mais gazouillis, c’est joli non ?).

Et qui sait, dans cette ambiance paradisiaque, si les rencontres avec des bruns ténébreux ne seraient pas envisageables… en option quoi, histoire que la place de l’Ange se transforme, pour certains, en place de Cupidon.

Ça a pris du temps, bien sûr, l’aménagement de cette place et de cette rue.  Enormément de temps, mais on dit que patience est mère de… euh de quoi ?  Sûreté non ?

Résultat :

Un magnifique ange tout doré.  Eblouissant.  Lunettes de soleil vivement conseillées.

Une rue où trottoirs et zone de circulation restent à explorer.

De jolis bancs en bois dans tous les sens.

Et…

Et…

Et…

Des voitures dans tous les sens (bis).  Et à toutes les vitesses mais surtout à toute vitesse.  

Et plus de passages pour piétons.

Au début, j’ai cru que les travaux n’étaient pas terminés et je ne cessais de me demander « mais quand eske la ville va enfin prendre son pot de peinture blanche et son pinceau en poils de mammouth pour nous redessiner les passages pour piétons entre les quatre coins et la rue Marchovelette ? ».  

Ben oui, accessoirement, soit dit en passant, juste comme ça quoi, c’est pratique pour traverser, un passage pour piéton, même si ce n’est malgré tout pas une traversée de tout repos ni sans danger, croyez la piétonne qui vit en moi.

Au fil du temps, j’ai fini par capter (tilt) : pas de passage pour piétons, puisque plus de séparation zone de circulation / zone piétonne.  

ZONE DE RENCONTRES, on t’a dit, Anaïs.  Donc zone pour tous, avec priorité aux piétons, qu’ils disent.  Ils ne font que le dire, bien sûr.

Ils disent aussi que le stationnement y est interdit.  Logique, puisque les piétons peuvent circuler librement, de façon prioritaire.  

En pratique, il en va tout autrement.

La première fois où j’ai failli mourir, c’était aux quatre coins.

J’ai eu l’outrecuidance, marchant sur le trottoir qui n'en est plus vraiment un, de vouloir traverser vers les magasins de bijoux d’en face.  Mon goût pour la pacotille a failli me tuer.  Moi, je voulais juste traverser, n’ayant pas encore assimilé le principe de la zone de rencontres sur laquelle je peux me balader sans crainte, sans devoir me coller aux façades et donc sans traverser, puisque je suis chez moi.  J’ai donc regardé à gauche (puis à droite, en réflexe ridicule, vu que la rue est à sens unique) et j’ai vu débouler un bus, sur la bande qui lui est réservée.   Bêtement, je me suis dit « ok, le passage piéton n’a pas encore été refait, mais il va me laisser passer », alors que j’aurais dû me dire « zone de rencontres, traverse où tu veux, et viva la vida ».  Mais j’ai vu dans le regard du chauffeur (parfois, ma myopie me laisse un répit) « toi, tu dégages, bouffonne ».  Et je me suis alors dit « bête Anaïs, pas de passage piéton, tu ne peux pas passer, vilaine, révise ton code de la route », et j’ai reculé gentiment pour laisser passer le mastodonte (et dans la foulée sauver ma peau), à la vitesse de 20 à l’heure en degrés Fahrenheit et non Celsius, soit genre 40 à l’heure au minimum.  Je le croyais dans son droit, il n’en était rien.  Mais comme je le dis souvent, grossièrement, « gros pouet pouet, petite quéquette ».  Un dicton qui se confirme régulièrement, au sens figuré hein.

La seconde fois où j’ai failli mourir… ben y’a pas de seconde fois.

Car désormais, lorsque je me trouve aux quatre coins, je choisis l’un des deux "trottoirs" et je tente de ne le quitter sous aucun prétexte.  Je tiens à ma vie hein.  Et si, témérairement, je dois traverser, car, après une course à l’Inno, je dois aller m’approvisionner en lasagnes Farniente chez Match, j’attends, bien souvent désespérément, qu’il n’y ait plus de voitures, car sans passage piéton, je n’ose m’engager comme je le fais habituellement, l’image de ma carcasse envoyée en l’air par un 4/4 hystérique ne me donnant nullement envie de prendre un tel risque.

Et bien sûr, dans toute cette histoire, s’ajoutent les dizaines de véhicules qui stationnent en toute impunité le long des trottoirs, trottoirs qui… n’existent plus, je vous le rappelle.  Comment se garer le long d'un trottoir inexistant, ça, je cherche encore l'explication.  Ils ont de la place, puisque les zones interdites de stationnement avant les passages piéton ont disparu.  Que du bonheur quoi !  Bon, accessoirement, il est bien indiqué aux quatre coins que le stationnement est interdit partout en zone de rencontres, et ce afin de faciliter les rencontres, faut-il encore le répéter, mais nous sommes en 2012, que diable, une zone de rencontres, mais pour quoi faire ?  A Namur, ville de mon enfance, berceau de mes premiers pas (je deviens triste là, il est temps que ce billet se termine) on ne se rencontre plus, on ne se salue plus, on ne se regarde plus.

Finalement, cette zone piétonne est devenue une zone de non-droit pour les piétons.  Mais la rue de l’Ange porte désormais vraiment très bien son nom.  Car à voir ce qui s’y passe quotidiennement, que j’observe confortablement assise dans le mastodonte qui me sert de moyen de transport (c’est bien plus secure, comme dirait JCVD), je crains que, dans les semaines à venir, l’un ou l’autre piéton ne soit malencontreusement transformé en ange par ces automobilistes tout puissants.  

C’est malheureusement la seule solution pour que les choses changent : qu’un drame se produise.

Photos de Christian Delwiche, créateur du célèbre site de photos Bia bouquet et de cette page Facebook.  Et puis celle-ci aussi.

 

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16
jan

La haine des gros bouchons qui flottent ? (après celle des grands zoiziaux de métal)

La semaine dernière, au bureau, on a joué au Lotto.

Bien sûr, le plus amusant, dans cette procédure, ce sont les jours qui précèdent, durant lesquels on fantasme sur ce qu’on va faire avec tout cet argent qui tombe du ciel.

Des bains de champagne ?

Acheter un joli duplex ?

Créer une maison d’accueil pour rats abandonnés (et accessoirement maîtres de rats célibataires bruns et ténébreux) ?

Faire une croisière ?

Voilà ce dont nous avons parlé toute la semaine : nos projets à développer grâce à tout ce pognon.

Bien sûr, les jours qui suivent le tirage sont plus tristounets, mais soit.

Ainsi donc (pléonasme), nous avons causé vacances, la semaine dernière, et plus particulièrement croisière.

Et lorsque Mostek a évoqué le principe de la croisière, j’ai applaudi des deux mains et des deux pieds, car j’ai vécu, j’ai testé, j’ai approuvé, j’ai adoré et je n’ai envie que d’une chose : réitérer.
J’ai donc raconté quelques souvenirs.  Les jacuzzis avec vue sur ciel tout bleu.  Le pont du bateau désert sur lequel j’ai dansé, seule, un soir, face au coucher de soleil.  Les succulents repas chaque soir.  Les buffets pizzas à 18 heures.  Les kilos pris durant le séjour.  Le mini hublot de ma cabine.  La big terrasse de la cabine de nos compagnons de route.  Bref, un souvenir magique que cette croisière.

Et puis, ce samedi, aux infos, l’inimaginable.  L’inconcevable.
Encore plus inconcevable pour moi que j’ai séjourné sur un de ces gigantesques hôtels flottant.  Le Costa Victoria, que c’était, le mien.  
On a beau savoir que nul bateau n’est insubmersible, on ne peut y croire.  On le sait, mais cela reste une éventualité lointaine, une possibilité presqu’impossible…

Puis j’ai vu les images à la TV.  Le bateau sur le flanc.  Les témoignages des survivants.  J’ai imaginé la terreur des passagers.  Je me suis imaginée à leur place.  Facilement, puisqu’à leur place, j’y étais, il y a quelques années. A 21h15, dans ce salon luxueux, à dévorer de bons petits plats, en songeant déjà à l’excursion du lendemain… 

Fort heureusement, beaucoup s’en sortent « indemnes », avec une énorme frayeur et des bagages disparus.  Mais même quelques morts, c’est déjà trop.  Même une seule victime, c’est trop.  On ne devrait jamais mourir en vacances.  On ne devrait jamais mourir tout court, mais c’est un autre débat que je devrais avoir avec chais pas qui.

Et puis surtout, le fait que le capitaine ait commis une erreur de navigation, ce que l’enquête déterminera même si tout le monde le pense actuellement, c’est dramatique, mais qui peut prétendre ne jamais avoir commis d’erreur dans sa profession ?  Bon, ok, moi, si je commets une erreur, mes clients n’en périront pas, ils risquent juste de m’assassiner.  Mais qu’il ait abandonné le navire purement et simplement, pour sauver sa peau avant celle de ses passagers, ben ça c’est d’une lâcheté sans nom.  Ça, c’est vraiment intolérable.  Même s’il paraît que ce n’est pas illégal.

Clair que désormais, plus personne ne montera sur une de ces villes flottantes sans repenser à ces images qui circulent partout.


Et en plus, depuis ce matin, Mostek chante, chante et chante encore, sans le faire exprès, juste parce qu’on en a parlé au taf et qu’à force, ben on ne pense plus que bateau, mer et capitaine, « Ohé ohé capitaine abandonné ».

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