5
jui

5/7/2016 : mon chat, je t’aime

Ce matin, réveillée à 5h30 par un pipi pressant puis recouchée, j’entends crier un chat qui veut rentrer. Je me dis « ouf, les miens sont en sécurité au chaud, ils ne se feront par attaquer par cet excité ».

 

A 7h30 le chat crie toujours et je me dis que ses maîtres sont vraiment pas sympas de le laisser dehors.

 

A 8h30, je vais me laver les cheveux, le corps, les dents : il crie encore et là le doute m’assaille : « c’est pas un chat à moi quand même ? ».

 

A 9h10 je descends et je n’entends pas Iguaï m’appeler, comme d’habitude, bizarre, j’ouvre la porte de la salle à manger et il m’attend, ouf ouf ouf.

 

C’est là que j’entends hurler Praline à mort, dehors, derrière la porte de la cuisine… C’est donc elle qui était dehors depuis 17h30 la veille, quand je suis partie au Mykonos, resto grec que j’adore, première fois que j’y allais depuis mon retour (mezzé et desserts grecs miaaaaaaaaam). Et pour avoir de la voie, elle en a, elle a dû empêcher tous les voisins de dormir (ça me rappelle quand mes chats n’étaient pas limités à la cour par un filet et que j’avais été la rechercher sur un toit dont elle ne savait redescendre, alertée par des voisins adorables, alors que toute la rue croyait entendre hurler un bébé tant elle criait).

 

J’ai couru très vite à la porte (donc à 5 km heure) lui ouvrir, elle est rentrée dare dare en hurlant, elle a mangé et depuis elle me fait pleins de câlins en ronronnant de bonheur.

 

Vilaine bipède… (j’espère qu’elle a dormi sur le beau coussin dans son tout nouveau panier).

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le corps d'Iguaï, la queue de Praline, sur moi pour un câlin

09:46 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

18
jui

18/6/2016 : AVC

Hier j’ai regardé une émission que j’avais enregistrée sur France 5, qui parlait des AVC. Vous allez me dire « pourquoi regarder des émissions tristes » ? Pour m’informer, et puis ça parlait du cerveau, ça m’intéresse d’en savoir plus.

J’ai appris que quand quelqu’un a un AVC, il faut agir super vite, car il perd 100 neurones par minute si je me souviens bien, et ils ne reviendront pas.

Photo prise sur ma TV des symptômes devant alerter d’un AVC, et c’est là que j’ai tremblé d’effroi, car ce sont les conséquences de mon accident : je n’ai pas eu d’AVC, mais mon cerveau a été touché et je dois tout réapprendre. Heureusement, c’est possible, mes neurones n’ont pas été détruits, mais après avoir été renversée par la voiture, je ne parlais plus français (mais anglais), je ne marchais plus, je ne savais plus mon âge, j’avais oublié mes chats, mes neveu et nièces, je mélangeais les quelques prénoms dont je me souvenais, j’oubliais tout très vite, et j’en passe.

Bref, ce n’était pas « qu’un accident ».

Par chance, je récupère petit à petit, même si on ne sait pas jusqu’où je vais récupérer.

Epuisée, mais positive.

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10:16 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

8
jui

8/6/2016 / 8/6/2010 : y'a six ans, j'écrivais ceci :

Mon testament

Il y a quelques temps, un bichon a hérité de 12 millions de dollars, suite au décès de sa richissime maîtresse.  Le frère de la défunte a hérité de 10 millions de dollars, qu'il doit consacrer exclusivement à la petite bête.  L'histoire ne dit pas ce qu'il adviendrait de l'argent si l'animal venait à décéder (un accident est si vite arrivé, gnark gnark).  Le frère garderait-il son pactole ?  Qui hériterait des 12 millions du bichon qui n'a, sauf erreur, pas rédigé de testament.

Cette histoire incroyable, qui n'arrivera jamais en Gelbique, car un animal belge ne peut hériter de son maître (d'ailleurs je pense que c'est pareil en France, mais j'attends confirmation des juristes français qui viennent s'abreuver de débilités ici), a tout de même eu le mérite de me faire réfléchir à ma succession.

Car il n'est jamais trop tard.

Imaginez que je vienne à mourir cette nuit, d'un arrêt du cœur fulgurant (un cœur qui ne bat pour personne n'a-t-il pas tendance à s'assoupir ?), d'étouffement par absorption inopinée d'un rat baladeur (on avale bien un certain nombre d'araignées par an, pourquoi pas un rat ?) ou d'étranglement par écharpe Strelli (oui je dors avec, faut bien en amortir le coût, et puis en ce moment, y'a plus de saison, après un week-end de pentecôte limite caniculaire, c'est à nouveau l'automne hein, l'hiver ne tardera pas).

Petite parenthèse : l'heure est grave, je ne parvenais plus à écrire ce mot, « coût », j'ai d'abord écrit « cou », mais je savais qu'il s'agissait de ce que j'ai entre la tête et les épaules, ensuite j'ai opté pour « coup », mais là également, je sentais un stuuuuuuut.  Enfin, j'ai trouvé « coût », mais après d'interminables secondes.  Ce n'est pas normal.  Mon neurone serait-il malade ? Fin de la petite parenthèse.

D'abord, si je venais à mourir, vous n'en seriez pas avertis.  Ce blog resterait silencieux à jamais.  Vous seriez interloqués.  Estomaqués.  Lassés.  Et vous disparaîtriez à jamais.  Vous oublieriez le blog et ma personne, et personne ne saurait que je suis en train de me faire dévorer par les vers, enfin non, personne ne saurait que mes cendres reposent ici ou là (j'ai pas encore fait mon choix).

Ensuite, si je venais à mourir, ben je n'ai pas d'héritier.  Pas d'époux qui profiterait de ma fortune.  Pas d'enfant qui attendrait sa majorité pour la dilapider.  Rien.  Nada.  Angoisse.  Même le rat ne pourrait hériter, cf mon explication qui précède.

Mais alors, qui va profiter de mes fringues, mes bottes, mes écharpes Strelli, mes godasses Pataugas, mes lasagnes surgelées, mon bordel, mes 1.478 livres, mes 246 DVD et mes piles de magazines ?

Et surtout, diantre, qui nourrira le rat, le câlinera, le caressera, l'aimera ?

Sacrebleu, pitiééééééééééé, je veux pas mourir.  Jamais.  Ou pas tout de suite.

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14:25 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

4
mai

4/5/2016 : pourquoi se souvient-on des trucs inutiles ?

J’ai perdu la mémoire et elle revient petit à petit. Ouf me direz-vous, je me souviens désormais de mes mots de passe, du fonctionnement du voocorder, de mon numéro de téléphone, de la frappe à dix doigts (je m’en souviens, j’ai pas dit que je pratiquais comme avant), de ma rue, de ma cuisine équipée, du nom des fruits et des légumes, de celui de certaines fleurs, de mes chats, de leurs noms même si je mélange souvent, et j’en passe…

Mais je me souviens aussi de ma peur panique des avions et des insectes tigrés, totalement inutile quoi, et aussi de ça, que j’ai raconté à mes proches et que je viens de retrouver :

« La minute blonde : et une pizza, une (publié le 15/03/2007)

L'autre jour je me commande une pizza scampis. Vous connaissez ? Une pizza, des scampis, de l'ail, des tomates fraîches, trois tonnes de mozzarella, et le tour est joué. 1.500 calories au bas mot, mais keske c'est bon !

Me voilà donc partie chercher ma pizza scampis.

J’entre dans mon resto italien favori. Mmmmh ça sent bon la pizza, bonheur et orgasme gustatif en perspective. Oh ils ont rénové, c’est joli. Et le four à pizza a changé de place, quel boulot pour refaire tout ce resto ma parole.

Je me précipite au comptoir « bonjour je viens chercher ma pizza scampis », « une pizza scampis ? je n’ai qu’une margarita en commande ? Une scampis, euh, non je vois rien. On vous la fait en vitesse, désolé Mamzelle ». Je prends mon mal en patience, je garde mon calme, j’attends.

Quand soudain l’évidence m’explose au visage… J’hésite entre éclater de rire, faire semblant de rien en sifflotant bêtement ou rougir comme la sauce tomate qui commence à garnir ma pizza : je me suis trompée de resto ! J’ai commandé chez X et me voilà chez Y… Blonde !

A-t-on idée aussi de mettre deux restos italiens dans deux maisons similaires espacées de quelques mètres, avec deux longues salles prolongées de deux vérandas, et deux fours à pizzas (mais situés à deux endroits différents).

Je me confonds en excuses, je deviens couleur aubergine de honte, et je pars en vitesse chercher ma pizza scampis quasi froide dans mon resto habituel.

Et comme je n’ai nullement peur du ridicule, je raconte cette bourde à tout qui croise mon chemin depuis. Ils sont morts de rire, à chaque fois. Et lorsqu’ils me croisent, ils ne manquent pas de me demander « tu aimes toujours les pizzas scampis ? ». Suis-je donc la seule brune à cervelle de blonde en Belgique ?

Blonde ! »

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14:03 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
avr

17/4/2016 : noms !

Une des conséquences de l’accident est « le manque du mot », même si ça va mieux. C’est ainsi que j’avais oublié le prénom de mon beau-frère, qui s’est vu affublé de tous les noms d’oiseaux possibles et imaginables, le plus persistant étant « Anus ». Va comprendre !

Vu que je parlais plus français, tout a dû revenir lentement, notamment les fruits, les légumes et les couleurs, que je mélange encore : ma sœur me dit « fuchsia », je crois comprendre mais je traduis et je vois « turquoise ». Ce n’est qu’un exemple mais ça prouve qu’il y a encore du travail.

Hier, pas moyen de me souvenir du nom de deux choses :

- un chanteur français, qui jouait dans Le Roi Soleil avec Emmanuel Moire (que j’ai écouté, je l’adorais, et je l’adore toujours, j’ai ressenti le même « truc », émotion totale, limite larmes, folle envie de chanter…). J’ai demandé à plusieurs personnes qui ne savaient pas, dont un pote qui connaît aussi bien les chanteurs français que moi les hommes politiques du même pays, c’est dire…

Et cette nuit, ça m’est revenu : Christophe Mae.

Je ne l’aime pas tellement, même si je l’ai vu en concert à Ciney je crois, au Tempo Festival je crois (bis), mais je voulais me souvenir quoi.

- Une marque de sacs qui était à la mode quand j’étais ado, j’en ai deux et deux portefeuilles aussi, c’est de là qu’est venue cette question : quelle nom ? J’ai demandé à ma sœur en parlant d’une amie qui en avait un. Sa réponse : « comment veux-tu que je me souvienne du sac qu’avait ton amie y’a 25 ans ? » Soit.

Et cette nuit, ça m’est revenu : Paquetage.

 

Ce matin, j’avais oublié, pensant à Equipage. Mais je savais que je commettais une erreur. Et Paquetage m’est revenu. Yesssssssssssssssssss.

Chuis contente.

(ps : je me souviens très bien maintenant de Flo)

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11:51 Écrit par Anaïs dans Anaïs tremble d'effroi | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |