21
fév

Campagne de pub !

Régulièrement je lis le commentaire “je suis tombé sur ton blog par hasard”… Ce qui m’inspire la nouvelle campagne de pub que je lance ce jour !

toanais

Anaïs, vous ne viendrez plus chez moi par hasard !

21:43 Écrit par Anaïs dans Anaïs se la pète | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

16
fév

15 février : bonheurs et papillons

15 février 2007. 9h48. La pluie du 14 (bien fait pour les zamoureux qui auront été drachés nationalement) a fait place à un soleil magnifique. Le ciel est bleu, pas un nuage, la vie pourrait être belle. La vie est belle, c’est décidé ! Je m’en vais shoppinger. Claquer du fric. Le faire voler. Vider la bourse. J’ai lu que nous ne pouvons être tenus responsables des achats compulsifs que nous faisons. C’est la faute à la dopamine. La dopamine crée le plaisir. Elle stimule le cerveau quand on mange, quand on fait l’amour, et quand on claque du fric. Je comprends maintenant pourquoi j’adore manger, pourquoi j’adore dépenser, et pourquoi j’adore faire l’amour (enfin d’aussi loin que je m’en souvienne…).

Comme la dopamine n’est secrétée qu’au moment même de l’achat, ce plaisir fou disparaît immédiatement après. D’où l’intérêt d’acheter encore et encore et encore et encore… ce que j’ai décidé de faire ce 15 février.

J’ai le cœur en joie. J’ai décidé d’appliquer la maxime « on récolte ce qu’on sème ». A force de râler sur tout et partout, je risque d’attirer le malheur à moi. Allez Anaïs, hauts les cœurs, fais du bien autour de toi, souris à la vie et la vie te sourira. Ma résolution durera ce qu’elle durera, mais chaque moment gagné sur la morosité est une petite victoire.

Dans le bus, j’entends un « ploc ». Je vois un petit truc au sol, qui vient de tomber du sac d’une dame. Bigleuse comme je suis, ça peut aussi bien être un bout d’emballage de mars (non, je ne l’engueulerai pas pour son manque de civisme, je vais tenir, je dois tenir) qu’une pince pleine de pellicules grasses (beurk, les pellicules grasses sont plus répugnantes que les sèches). Discrètement, je m’approche de l’objet. Une boucle d’oreille. Je sais le drame que c’est, ne plus avoir qu’une boucle d’oreille orpheline, inutilisable, vouée à la dépression et à la mort. Je cours après la dame, qui semble tellement surprise de ma gentillesse qu’elle m’en remercie trois fois. C’est trop cool de sourire à la vie !

A moi les magasins, et un nouveau jeans slim pas trop slim pour mes grosses fesses, un, et deux DVD romantiiiik pour rêver-pleurer-rire-espérer, deux, et un bouquin pour mon namoureux, un, (enfin mon futur namoureux, c’est le devoir d’Evelyne, le présent pour mon namoureux, à voir sur mon blog à quatre mains), et un petit croissant pour garder l’énergie, et un petit pshiiiiit de parfum volé ni vu ni connu (Alien de Mugler, écoeurant, sucré, vomitif à souhait, j’en suis raide dingue), et une petite bouffe sympathique dans un italien en bonne compagnie.

Direction Strelli où ma surprise m’attend. J’y vais pour m’offrir une écharpe. Et voilà qu’on m’offre une écharpe ! La vendeuse, adorable, semble émue, elle lâche un « c’est mignon… ». C’est mignon, en effet. Et qu’est-ce qu’elle est mignonne, mon écharpe papillon !

Le soleil est toujours là, et il brille vachement en ce 15 février, mamma mia.

Je rentre chez moi, mon précieux cadeau dans les bras, je m’y accroche, des fois qu’un voleur à la tire soit tenté par cette inscription sur le sac luxueux qui contient la chose : Olivier Strelli (je sais je suis parano, mais j’ai des excuses, ayant subi une légère agression traumatisante durant des fêtes de wallonies pas cool – pleurez une minute dans vos chaumières en mémoire de moi). Je me la pète avec mon beau sac. Oh oh, ça va, ne me jetez pas la pierre, le reste de mes achats est dans un sac Hache & Aime, no soucy, je ne suis pas une grosse poule de luxe, qu’on se le dise, même si ça me botte, le luxe luxueusement luxueux.

Dans le bus, encore, une mémé. Y’a foule. Un bus sardines. « Allez mémé, prenez ma place ». Elle est contente, elle s’y installe, son petit-fils sur les genoux. Je l’avais pas vu le petit-fils, j’ai fait deux heureux pour le prix d’un. La Meuse défile sous mes yeux, le soleil lui donne quelques reflets d’or (oui je copie Trenet et sa mer et ses reflets d’argent, c’est interdit ?). C’est trop cool de sourire à la vie !

Je rentre at home. Mon bordel m’attend. Mon rat m’attend. Pas le temps de traîner, j’ouvre mon précieux présent. Je le déballe (un cadeau se déballe toujours, pour l’effet bonheur). Je m’enroule autour de mon écharpe papillon et je pars, fière comme un paon, au cinéma. L’illusionniste. Quel film. J’adore les films à fin imprévisible. Du style Sixième Sens. Du style The Others. Ma naïveté fait que je ne découvre le pot au rose qu’au moment où le scénariste l’a décidé, pas avant (parfois quelques millièmes de seconde avant, mais c’est rare). Voilà un film à fin imprévisible. Joli. Jolie soirée. Joli 15 février. C’est trop cool de sourire à la vie.

16 février. 10h48.

Je mets mon manteau, m’emballe dans ma toute douce nouvelle écharpe Strelli papillon, musique dans l’oreille gauche, musique dans l’oreille droite, et à moi la Meuse, les canards, les cygnes amoureux, les oies qui font peur. Prison break attendra. Fait trop beau pour se vautrer ! Je m’en vais sourire à la vie.

Je croise un cygne noir, magnifique, c’est mon premier je fais un vœu. Je croise un jeune couple amoureux, un père de famille heureux, des vieux grincheux. La vie. Ça doit être les endorphines sécrétées durant la marche, mais je me sens bien.strelli

16:42 Écrit par Anaïs dans Anaïs se la pète | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

13
fév

La rançon de la gloire

Flash back.

30 janvier 2007.

Et voilà. J’ai raté un épisode entier de Docteur House ce mardi 30 janvier 2007. Ma vie est anéantie. Mon monde et toute son organisation s’écroulent lamentablement.

Et tout ça pour quoi ? Tout ça pour ça !

J’ai passé deux heures passionnantes à répondre à une interview par mail. Pour Vlan. Il l’a finalement voulue, l’interview, Monsieur Journaliste. On a beaucoup négocié, car j’étais intransigeante au niveau photo. Quand c’est non, c’est non, avec Anaïs. Comme la rubrique s’appelle Regards, j’ai proposé une photo de mon regard. Que je suis intelligente et comme j’ai des idées géniales ! Journaliste l’a trouvée géniale mon idée. Tellement géniale qu’il s’est empressé de proposé de me rendre visite d’urgence pour l’interview. Rendez-vous fut pris.

Sauf qu’il avait pas mon adresse, et qu’il la réclamait pas. Plus de nouvelles du tout du tout. Etait-il, comme nombre de mes « prétendants », mort durant un reportage à haut risque dans une région sinistrée de Belgique ? Non il était malade. Donc il m’a posé un semi-lapin. J’ai l’habitude. Oui mais bon, si même les « non prétendants » me posent des lapins, où va-t-on, je vous le demande ma bonne Dame. Alors je fus très énervée, et vous savez comme je peux être énervée, très trèèèèès énervée. Parce qu’être malade au point de même plus avoir la force d’envoyer un petit mail pour annuler, c’est bien typiquement masculin ça hein (douillet va) !

En plus, pour la petite histoire, j’avais été chez la coiffeuse exprès pour l’occasion. Mais ça personne ne le sait, parce que c’est vachement ridicule d’aller chez la coiffeuse pour être bien coiffée, alors que seuls mes deux yeux globuleux vont paraître dans cette presse internationale. Vachement ridicule ou vachement féminin. Et puis quand on reçoit un journaliste qui se dit fan de votre blog, on se doit être au meilleur de sa forme, jolie comme un cœur, des fois que Cupidon passerait par là (de mon âge Journaliste ? Ben j’en sais rien. Célibataire ? Ben aucune idée. Mais on s’en fiche, laissez-moi rêver en paix, ça ne coûte rien et ça fait du bien).

Donc j’ai été chez la coiffeuse pour rien de rien. Enervée, que j’étais. Vous pensez que je peux demander des dommages et intérêts à Vlan, pour le préjudice subi (en tout cas le remboursement du shampooing-coupe-brushing ?)

Mais finalement, une fois ma colère retombée comme un soufflé froid, j’ai accepté l’interview, par mail, vu l’urgence. (Et puis bon, hein, c’est cool une interview, et faut dire que par mail c’est plus ma tasse de thé, et on va pas cracher sur une petite interview).

Répondre aux question, j’ai adoré, j’espère que cela vous amusera tout autant de lire mes délires. Le plus ardu fut la négociation pour la photo. J’avais une photo de moi en noir et blanc (les femmes sont toujours plus belles en noir et blanc, cette absence de couleur magnifie le teint et efface les rides). Je passe un temps fou à la couper pour ne plus montrer que mes yeux de biche (non j’ai pas envoyé la photo en entier avec mission de la couper eux-mêmes – pas confiance en Journaliste ? Alloooooons, qu’allez-vous imaginer là). Et voilà qu’il était pas content, Journaliste, il voulait de la couleur, ou plutôt son Boss voulait de la couleur (je hais les boss, c’est définitif). Oui mais moi j’ai pas de la couleur, et si je sais transformer une photo couleur en photo noir et blanc, je ne sais pas comment on fait l’inverse. Sous la menace (si si, j’ai senti une menace latente), j’appelle la personne qui est censée détenir la photo originale, donc ayant la qualité inégalable d’être encore colorée, et je m’emberlificote dans mes explications (me faut cette photo de toute urgence, pour l’envoyer à quelqu’un avec qui j’ai rendez-vous, je la retrouve pas, envoie-la moi IM-ME-DIA-TE-MENT, sinon il va annuler le rendez-vous, question de vie ou de mort, mon avenir sentimental en dépend, tu veux avoir mon célibat sur la conscience, rallume ton pc, envoie moi ça, par pitiééééé, merciiii). Et c’est reparti pour un tour à couper le nouvel envoi en couleur.

En exclusivité interplanétaire, je vous retranscris le texte ayant accompagné l’envoi de cette photo totalement monstrueuse puisqu’en couleur (mais Boss de Journaliste sera ravi j’espère) :

« la voilà donc (ndlr : la photo couleur) mais il faudrait franchement estomper mes abominables rides à l'intérieur des yeux, blanchir ma peau par pitié et supprimer les veines de l'oeil. Enfin j'espère que le format sera minuscule dans l'article, car autant j'aimais bien la photo noir et blanc, autant en couleur c'est monstrueux. J'espère que personne ne me reconnaîtra par pitié :) »

Complexée moi ? Meuh non, vachement pas. Je le dis d’ailleurs dans l’interview… que je vous conseille d’aller lire immédiatement dans votre Vlan (du moins pour les brusselaires, pour les autres je vous la retranscrirai, pleurez pas…).

Le mot de la fin : quelques jours plus tard, lors d’échange de mails pour le fignolage, le journaliste m’écrit « Un collègue a lu votre billet sur, précisément, les boîtes de nuit (que j'espère aussi publier entièrement dans le papier) : il a été épaté par votre don pour l'écriture. » Ces mots vont résonner longtemps dans ma tête, « votre don pour l’écriture ». Je nage dans le bonheur, à défaut de nager dans l’amour…

15:50 Écrit par Anaïs dans Anaïs se la pète | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

17
jan

Les dés sont jetés

Voilà, les dés sont jetés, j’ai eu la journaliste de « ça se discute » au téléphone, elle m’a exposé les tenants et aboutissants de l’émission (qu’en grand fan devant l’Eternel je connaissais déjà), j’ai appris qu’elle avait découvert mon blog via Evelyne (merciii Evelyne), qu’un sujet sera tourné sur les séminaires d’Evelyne (mais ça je l’avais déjà lu).

J’ai précisé que si je ne me débrouillais pas trop mal en écriture, quand il s’agissait de parler en public, de plus sur un plateau de TV, et en plus devant le beau Jean-Luc Delarue, je n’étais pas sûre d’assurer. Que ça ne montrerait pas vraiment ce qu’est le blog. Vu que je l’avais déjà abreuvée d’un flot de paroles ininterrompu sur le célibat, l’idée qu’on s’en faisait, le jugement qu’on subissait (qui m’énerve parfois plus que d’être célibataire, d’ailleurs), l’évolution des mentalités, la crainte de révéler qu’on recherche l’amour sur le net, son évolution également, elle m’a rassurée sur mes capacités d’expression…

Mais je reste cependant persuadée que je n’ai pas envie d’aller témoigner à visage découvert sur le célibat, j’adore écrire sur le sujet, et sur bien d’autres d’ailleurs, car ce blog a beau s’appeler « Le célibat ne passera pas par moi », je ne parle pas que de ça, vous n’en disconviendrez pas. Ça m’a tentée, je l’admets, aller chez Delarue, c’est tout de même quelque chose. Mais c’est m’exposer à trop de choses qui sont opposées à la façon dont j’ai créé ce blog : anonyme !

Si je comprends l’intérêt de témoigner à visage découvert (d’ailleurs, une célibataire qui se cache, c’est tout de même un peu plan plan, ce refus d’assumer), je ne peux m’y résoudre.

Je comprends par contre mal l’intérêt d’écrire mon nom complet pour un article dans le Vlan. Ils ont en effet refusé l’article sous ce prétexte. Je voulais bien le donner au journaliste, bien sûr, mais pas qu’il soit publié. Tant qu’à faire autant mettre aussi mon adresse, pour les livraisons de fleurs. J’imagine déjà le topo ; des dizaines de princes charmants sur chevaux blancs, un bouquet de roses à la main. Donc, pas de nom, pas d’article (ça me rappelle l’immonde blague « pas de bras, pas de chocolat » que vous connaissez sans doute, nul besoin de la raconter). Or, comme nom, Anaïs, c’est mignon non ? Bon j’ai eu mes quelques lignes de compliments, mais j’aurai pas mon interview. J’ai déjà pas eu celle de la radio au dauphin, j’aurai pas celle de Delarue (admettez que je monte en grade, un journal régional, une radio nationale, une TV française, éh !). C’est ainsi. Le pire est que je ne peux en parler à personne, me vanter d’avoir été contactée par Delarue, ou presque, que j’aurais pu avoir mes cinq minutes de gloire, personne ne peut le savoir. Dure réalité du blog anonyme.

Petite déception, un soupçon de regrets peut-être. Mais ça me fait toute de même une petite fierté que mon blog ait suscité l’envie de me faire témoigner, moi, la p’tite belch. Le prochain contact sera le bon, je le sens, je le sais (de la beauté des femmes on ne revient jamais – Sardou), ça sera un journaliste hebdo qui voudra faire un article avec des extraits de mon blog, ou, mieux, les publier en intégralité. Na. Je sais, je deviens orgueilleuse…

18:37 Écrit par Anaïs dans Anaïs se la pète | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |

15
jan

Anaïs chez Delarue ?

Anaïs adoooooore Delarue. Depuis toujours. Et l’adorait encore plus quand il était célibataire. Elle a déjà été à l’enregistrement de son émission, lors d’un petit WE à Paris pour son anniversaire, c’était très chouette. Anaïs a déjà été invitée à cette émission lorsqu’elle participait sur les forums du site de l’émission, notamment sur le célibat (ses périodes « célibat » sont nettement plus nombreuses que ses périodes « couples », et c’est un euphémisme » - mais ne lui dites pas que je l’ai dit, elle m’en voudrait). A l’époque déjà, sa plume avait donné envie à une journaliste de lui faire témoigner de sa situation. Elle avait refusé.

Alors, imaginez sa tête, quand, ce jour, à quasi 16h, après plusieurs heures sans le moindre commentaire sur le blog, des heures sinistres donc, elle découvre ceci :« Bonjour,
Je m'appelle Audrey, je suis journaliste pour "Ca se discute" et je prépare actuellement une émission sur le thème des relations hommes/femmes.
Nous recherchons des témoignages de couples et de célibataires qui souhaiteraient témoigner de leurs expériences amoureuses et de leurs visions du sexe opposé. Nous souhaitons construire un échange autour de la question : "les hommes et les femmes sont-ils faits pour s'entendre?"
Je me permets de vous contacter suite à ma visite sur votre blog. Si vous êtes intéressée par notre sujet d'émission, vous pouvez me joindre au 01 … ou sur arobin@reservoir-prod.fr.
A très bientôt j'espère!
Cordialement,
Audrey Robin. »

Anaïs va-t-elle se fourvoyer, rompre le secret, dévoiler son identité à la France entière, la Belgique, la Suisse, les Dom-Tom et tout qui a un satellite ?

Pesons le pour et le contre :

Le pour :
- Anaïs a toujours rêvé d’une micro « célébrité », un petit succès éphémère
- Anaïs serait ravie d’avoir plus de visites sur le blog, et surtout plus de commentaires
- avec énormément de chance, un rédacteur en chef passe par là, est séduit et propose une chronique à la petite Anaïs
- ça en boucherait un coin à Flair, qui n’a même pas daigné répondre lorsqu’Anaïs lui a envoyé son « ode à Flair », pas un petit merci, rien de rien : à bas Flair et ses journalistes impolies et pas proches des lectrices en fin de compte (elles s’en mordraient les doigts quand la célèbre Anaïs serait dans toute la presse française et internationale)
- le gentil Boulu offre le ticket de train à Anaïs (merci la Esse Enne sait Bé)

Le contre :
- Anaïs n’écrit pas trop mal mais s’exprime comme un pied
- Anaïs a un accent belge et refuse d’alimenter la base de données des belges qui se paient la gêne en France
- Anaïs est déjà passée à la TV, mais uniquement en Belgique, elle a beau revoir les images, elle se trouve monstrueuse, elle a fait des fautes de français, elle était rouge pivoine (en plus la TV ça fait prendre 10 kg c’est bien connu)
- Anaïs a déjà témoigné anonymement dans un giga mensuel français, elle avait dû aller à Paris et elle n’en garde pas un souvenir génial
- vous l’aurez constaté, Anaïs adore témoigner, écrire, raconter des trucs, bref laisser une petite trace d’elle, mais de là à laisser une grosse trace qui tache, il y a un pas
- Anaïs n’a pas peur du ridicule (non pas que l’émission soit ridicule, elle l’adore, mais témoigner de sa dure vie de célibattante pourrait la rendre ridicule une fois alleye), mais y’a une différence entre se ridiculiser devant une ou quelques personnes et se ridiculiser devant la France entière, la Belgique, la Suisse, les Dom-Tom et tout qui a un satellite
- Anaïs a toujours dit qu’elle voulait rester totalement anonyme, alors si c’est pour montrer sa tête à la TV « je suiiiiiiiiiiiiiiiis Anaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis », elle sera grillée
- Anaïs n’a pas envie d’avoir une manifestation des hommes qui l’ont rencontrée devant chez elle à son retour de France « pendez-la haut et court »
- Anaïs a refusé d’être interviewée sur la radio au dauphin (alors qu’il y avait à la clé un article dans Flair en prime), de peur qu’on reconnaisse sa voix, alors montrer sa tête…
- Anaïs a refusé une grosse interview dans Vlan, car son identité devait être dévoilée
- les fans d’Anaïs découvriraient qu’elle est d’une banalité rare, moche (ils s’en doutent), bête (ils le savent déjà), pas drôle (là, ils en doutent encore)
- les enregistrements terminent tard, Anaïs n’a pas envie de loger toute seule dans Paris, quand bien même on lui offrirait un Palace, Anaïs a peur le soir, seule, dans une grande ville effrayante
- les enregistrement n’ont plus lieu à la Maison de la Radio, et Anaïs n’aime pas les changements, elle n’a pas le sens de l’orientation
- là où Anaïs bosse, on n’aime pas la TV, on n’aime pas les témoignages, on n’aime donc pas qu’Anaïs aille témoigner à la TV, et même si elle ne dit rien, elle est sûre que la zapette les mènera tous sur France 2 le jour dit, et que le lendemain elle vivra la honte du siècle
- Anaïs elle voit des clients toute la journée, là aussi ça sera la honte du siècle, euh, du millénaire, quand ils la regarderont tous d’un air pathétique
- plus elle y réfléchit, plus Anaïs n’a pas envie d’avoir droit à des questions pièges du genre « avez-vous déjà été heureuse en amour » « pensez-vous y parvenir un jour » et autres trucs encore plus humiliant qu’elle n’imagine même pas mais qui vont l’anéantir en direct, la laisser sans voix (car Anaïs n’a pas la réplique cinglante facile, elle prend son temps, et du temps elle n’en aura pas)
- Jean-Luc est maintenant casé, heureux et jeune papa, Anaïs perd ainsi toute chance d’un coup de foudre sur le plateau (comme entre Benji et et Flavie – oui elle sait qu’ils ont rompu, qu’importe, ça reste un coup de foudre mythique).

En résumé, Anaïs elle a peur de se lancer dans une telle aventure. Alors à moins qu’un fan club de bloggeurs célibataires ne l’accompagne, ne soit sur le plateau avec elle, Anaïs n’ira pas. A moins que Reservoir Prod la déguise en femme star avec énormes lunettes, perruque blonde, et la dissimule derrière une vitre brouillée, l’affuble d’une voix de canard, Anaïs n’ira pas.
C’était peut-être la chance de sa vie, mais non, elle n’imagine pas comment elle pourrait dire oui. Anaïs est fragile en fin de compte. Forte en apparence, mais si fragile en dedans.Les dés sont jetés, Anaïs ne dévoilera pas son identité à la France entière, la Belgique, la Suisse, les Dom-Tom et tout qui a un satellite.

Donnez votre point de vue à Anaïs en commentaire, elle adorerait…

20:45 Écrit par Anaïs dans Anaïs se la pète | Lien permanent | Commentaires (15) |  Facebook | |  Imprimer | | | Pin it! |