18
nov

L’éponyme

 

jeuecriture.jpg

 

Salut ma puce,

Comment va là-bas ?

Ça me fait tout bizarre de t’écrire après tant et tant d’années de silence.  Je t’imagine déjà en train de t’esclaffer en découvrant que j’ai eu cette idée totalement saugrenue.  Et alors, j’ai toujours été saugrenue, non ?  Puis peu importe, il le faut.  Il le faut je te dis.  C’est ainsi.  C’est écrit… ou ça va l’être.

...

 

Cette histoire est à découvrir en intégralité dans le livre que j'ai écrit à deux plumes avec Rachel Colas :

Histoires à mourir de vivre

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(Ceci est ma participation au jeu d'écriture du blog à 1000 mains d'après un dessin de Marlène).

2
mai

Jeux d’écriture – blog à 1000 mains - Writecrossing

writecrossing
J'avais remarqué ce blog en cliquant sur un lien il y a quelques semaines.

Par le biais d'une photo, il propose un exercice d'écriture.  J'ai déjà tenté ça autrefois (cf rubrique Anaïs s'attèle à l'écriture, le site proposant les ateliers à l'époque ayant disparu).

Alors, je m'y remets, via cette photo qui m'a un peu inspirée...

Writecrossing

Le bookcrossing, ce phénomène nouveau qui consiste à abandonner volontairement un livre dans un lieu public, afin d'en permettre la lecture au plus grand nombre, moi, j'adore.  J'adore l'idée de ne pas abandonner un livre sous la poussière d'une bibliothèque mais de lui offrir une seconde vie.  L'idée de lui rendre sa liberté...

Mais je n'aime que l'idée.  Car en pratique, je ne parviens pas à m'y résoudre.  Mes livres sont mes amis.  Ils font partie de ma vie.  Partie de moi.  Quand j'ai aimé un livre, je le range pieusement (traduction : je l'entasse là où je trouve encore de la place, dans la masse informe que constitue ma bibliothèque, sans classement aucun, réduisant à néant toute chance de le retrouver facilement ultérieurement.)  Mes livres sont mes bébés.   L'idée même d'en abandonner ne serait-ce qu'un seul sur un banc, même en sachant qu'il sera peut-être adopté par quelqu'un de formidable, m'angoisse.  Et si ce quelqu'un le jetait dans la première poubelle, au milieu des pelures de bananes, des seringues et des préservatifs usagés (ben quoi, on est dans un parc hein).  Si ce quelqu'un n'en lisait que deux pages puis l'abandonnait dans une bibliothèque aussi mal rangée que la mienne (alors, tant qu'à faire, je le garde) ?  Si ce quelqu'un allumait un feu avec ?  Si ce quelqu'un s'asseyait dessus par distraction ?  Si ce quelqu'un était un chien errant ?

...

 

Cette histoire est à découvrir en intégralité dans le livre que j'ai écrit à deux plumes avec Rachel Colas :

Histoires à mourir de vivre

couverture definitive pt.jpg


11
fév

Discussion philosophiquement philosophique

Les discussions philosophiques ça me connaît : jupe ou jeans demain ?  Pourquoi ai-je toujours envie de chocolat après les lasagnes farniente ? Pourquoi ai-je choisi « le célibat ne passera pas par moi » comme titre du blog, alors que c'est faux ?  Slip ou caleçon pour homdemavie ?  Docteur Kovac ou Docteur House, à moins que Docteur Mamour ?

Lors d'une discussion sur le thème « et les amours, quoi de neuf », avec une lectrice du blog qui se reconnaîtra (oui, je parle de toi, qui a osé poser cette question qui tue, cette question à cinq balles qui déprime toute bloggueuse célibataire en période pré-ovulation), bref, suite à cette question, je réponds « un désert désertiquement désert ».

Je réalise alors l'intérêt de cette expression imagée, et je note que je la réutiliserai à l'occasion pour le blog, lors d'un billet sur le vide affectif de ma pauvre vie sordide (pleurons quelques secondes, 1, 2, 3, 4, 5 voilà, merci).

A quoi elle me réplique « dis plutôt un désert désertiquement désertique alors ».

Oh et puis à quoi bon... autant vous livrer toute la conversation philosophique sur le désert de nos vies, brut de décoffrage.

Moi : « le désert désertiquement désert ... tiens je pourrai la replacer » (joie de la créatrice qui a une idée géniale)

Elle : « mets désertiquement désertique alors... ça ajoute encore à l'image » (lueur d'intelligence de la blonde qui a trouvé une idée sidérante)

Moi : « Oui c'est vrai ... finalement, quelle est la différence entre désert et désertique ? » (réveil du neurone assoupi)  « enfin oui... y'en a une » (le neurone est totalement réveillé)

Elle : « sûrement » (son neurone émerge à l'instant)

Moi : « attends, je demande à Robert » (pour les novices sur le blog, Robert n'est pas mon compagnon de vie, soyez attentifs puisque j'ai parlé de désert affectif, mais mon compagnon de survie orthographique)

Longue recherche à la page 310 de Robert...

Moi : « Désert c'est 'sans personne', désertique c'est 'aride' » (le neurone a résumé les définitions, fatigue après longue journée de boulot dans des dossiers de m... avec des clients de m... et des collègues de m... - prière au lecteur de ne pas tenter de fignoler la définition par le biais de détails inutiles).

Elle : « ok ... alors désertique est le mot juste... » (nos deux neurones entament une danse de la joie, ils sont plus intelligents qu'il y a deux secondes)

Moi : « oui mais désertique sonnait plus désert que le désert... » (le neurone repart dormir, ça commence à bien faire)

Elle : « tu avais ENCORE raison... je m'incline... » (le neurone va bouder dans l'hémisphère gauche)

Moi : « oh non ne t'incline pas » (sous-entendu « ton neurone pourrait tomber et disparaître »)

Elle : « quant à dire que c'est aride... »

Moi : « oui, on peut le dire, ma vie sentimentale est aride, donc désertique peut le faire.  Bon, j'écrirai un désert désertiquement désert, voire désertique ».

Voilà comment une vie sentimentale en désert désertiquement désert ou désertique peut faire en sorte qu'un billet soit pondu, et que deux neurones soient un peu plus intelligents.  Qui dira après ça que les discussions sur MSN ramollissent les cerveaux des internautes ?  Pas moi.  Pas elle.  Pas le mien, de neurone.  Pas le sien non plus. 

photo issue de : http://pictures.traveladventures.org

desert

17
mar

Tremble, Anaïs…

J’ai peur.  Partout.  Tout le temps.  De plus en plus.  De tout.  De rien.  Peur.  De tant de choses.  Et j’ai toujours eu peur.  Ça doit être une tare génétique.  Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai vraiment toujours eu peur.

Mais ma plus grande peur, c’est la peur du noir.  Classique.  Banale.  Une angoisse qui m’obligeait, enfant, à me rouler en nem dans mes couvertures afin d’éviter que l’un de mes quatre membres ne soit arraché par un monstre nocturne.  Une terreur qui faisait que je laissais la lumière allumée afin d’exorciser tous ces démons prêts à m’attaquer.  Et surtout, chaque soir, il y avait cet escalier à monter.  Neuf marches.  Puis encore neuf autres.  Dans le noir le plus complet.  Cette crainte permanente que des bras sortent des murs pour m’y attirer, m’emmener dans leur monde invisible et inconnu.  Quelle idée aussi de tapisser ces murs d’un velours vert chite.  Typique pour traumatiser les mômes, le velours vert chite. J’aurais pu courir dans cet escalier, afin d’échapper au danger au plus vite, mais mon incompétence légendaire et génétique en EPS (Education Physique et Sportive que ça s’appelait, mais je l’avais rebaptisée Enfer Permanent et Sadique) m’en empêchait.  Courir moi ? Impossible.  Je montais donc les escaliers dans ce noir angoissant, pas à pas, lentement, telle une drosophile à l’attaque de son bout de bidoche, je regagnais mon lit et je me roulais en nem, enfin vous connaissez le topo.  Ensuite, tant bien que mal, je m’endormais. 

Et le matin, dès l’aube, à l’heure où blanchissait la campagne, lorsque j’entendais zinzinuler les merles et les rouge-gorge, je savais que j’étais encore en vie, alléluia, et qu’une journée pleine de lumière allait enfin s’offrir à moi.  J’étais sauvée… jusqu’au soir suivant.

Encore actuellement, je me roule en nem dans mon lit, sait-on jamais que les monstres existeraient bel et bien et tenteraient de m’arracher une jambe.

Encore actuellement, il n’est point question pour moi de quitter mon salon pour rejoindre ma chambre sans tout éclairer sur mon passage : le hall (non tapissé de velour vert chite), le hall de nuit et, enfin, la chambre.  Que la lumière soit.

Peur du noir.  A mon âge ?  Oui.  Et même pas honte.

J’ai peur.  Partout.  Tout le temps.  De plus en plus.  De tout.  De rien.  Peur.  De tant de choses.  Et j’ai toujours eu peur.  Ça doit être une tare génétique.  Du plus loin que je m’en souvienne, j’ai vraiment toujours eu peur.

Billet en réponse au tag de Kryseys et qui est également ma participation au défi-mot. 

 

En partenariat avec Tann's

29
fév

Mon atelier d'écriture...

Vous savez comme j’ai eu du mal à me mettre à cet atelier d’écriture, éprise de liberté que je suis, en bonne sagittaire.  Puis je me suis prise au jeu… au point de tenter le tout pour le tout avec la dernière épreuve … : écrire un poème en acrostiche alphabétique, ou acrostiche simple...  Déjà, moi, et la poésie, ça fait trois, vous l’aurez constaté en découvrant les œuvres que j’avais écrites durant mon adolescence.
Alors, bon, ben je vous demande votre indulgence indulgemment indulgente, j’ai fait mon chtit possipppp’.  Allez voir les œuvres des autres scribouilleurs ici, elles valent le déplacement.  Actuellement, les sujets sont proposés par les membres… le prochain est le mien… à découvrir prochainement, pour ceux qui ne lisent pas mon blog depuis peu, les autres connaissant ce texte que j’avais rédigé, suite à un défi de Nuages…

J’aurais voulu trouver les mots adéquats
Et il semble que ce ne sera pas le cas
Tu es le seul qui a fait vibrer mon cœur
Alors même que tu as fait mon malheur
Ignore-moi, je t’en conjure
Même si pour moi c’est une déchirure
Eloigne-toi à tout jamais
Résigne-toi à m’oublier
Aimes-en une autre au plus vite
Isole-toi de mon aura maléfique
Tu trouveras ta satisfaction ailleurs
Où t’attend, j’en suis sûre, ton vrai bonheur
Un amour nouveau est l’ultime solution
Jette-toi corps et âme dans cette magique potion
Oublie tout ce que nous avons jusqu’ici vécu
Une page se tourne et tout a disparu
Referme la porte doucement derrière toi
Sors d’ici et surtout ne te retourne pas